Jean-Pierre Bel

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Jean-Pierre Bel
Jean-Pierre Bel en novembre 2011.
Jean-Pierre Bel en novembre 2011.
Fonctions
6e président du Sénat français
En fonction depuis le 1er octobre 2011
(2 ans, 11 mois et 0 jour)
Prédécesseur Gérard Larcher
Président du groupe SOC au Sénat
1er octobre 200430 septembre 2011
Prédécesseur Claude Estier
Successeur François Rebsamen
Sénateur de l'Ariège
En fonction depuis le 1er octobre 1998
Élection 27 septembre 1998
Réélection 21 septembre 2008
Prédécesseur Germain Authié
Maire de Lavelanet
19 mars 200119 mars 2008
Prédécesseur Bernard Marty
Successeur Marc Sanchez
Maire de Mijanès
14 mars 198319 juin 1995
Successeur Jean-Jacques Resplandy
Biographie
Date de naissance 30 décembre 1951 (62 ans)
Lieu de naissance Lavaur, Tarn (France)
Nationalité Française
Parti politique PS
Diplômé de Université Toulouse 1 Capitole
Profession Juriste
Résidence Petit Luxembourg (Paris)

Jean-Pierre Bel
Présidents du Sénat français

Jean-Pierre Bel, né le 30 décembre 1951 à Lavaur (Tarn), est un homme politique français, président du Sénat depuis 2011.

Diplômé de l'université Toulouse 1 Capitole, il fut le maire de Mijanès, puis de Lavelanet, deux communes de l'Ariège, qu'il représente au Sénat depuis son élection en 1998.

Élu à la présidence du groupe des sénateurs socialistes en 2004, il mène l'opposition sénatoriale jusqu'en 2011, après la victoire relative de la gauche aux élections sénatoriales, à l'issue desquelles il est élu président du Sénat par ses pairs. Premier président socialiste du Sénat sous la Ve République, il déclare vouloir quitter l'institution après les élections de 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Une famille de résistants[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Bel naît dans une famille de résistants communiste[1]. Son père est un cadre commercial, sa mère est une employée aux PTT[2].

Après ses études secondaires au lycée Berthelot de Toulouse, il obtient une maîtrise puis un DEA de droit public à l'université des sciences sociales à Toulouse[2],[3]. Responsable, de 1977 à 1982, d'un centre de vacances à Font-Romeu, il dirige un office de tourisme avant d'épouser la fille de Robert Naudi, président du Conseil général de l'Ariège, de 1985 à 2001[4] ; de ce mariage naissent deux filles. Divorcé, Jean-Pierre Bel est marié en seconde noces à un mannequin originaire de Cuba, avec laquelle il a une fille[5],[6].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960-1970, Jean-Pierre Bel connaît son premier engagement au sein de réseaux de solidarité avec les mouvements espagnols en lutte contre la dictature franquiste, actifs dans le sud de la France. Ces réseaux s'occupent en France de l'accueil des réfugiés, assurent la liaison entre les militants des deux côtés des Pyrénées et apportent un soutien actif aux mouvements de lutte en Espagne en y acheminant agents et matériel. Arrêté lors d'une opération de convoyage, Jean-Pierre Bel est emprisonné quelque temps en Espagne[4].

Il milite à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), qu'il quitte en 1978, pour s'installer à Mijanès, le village natal de sa femme en Ariège. Il rejoint le PS en 1983, lorsqu'il se présente aux élections de la commune.

Maire, puis sénateur[modifier | modifier le code]

C'est en 1983 que Jean-Pierre Bel entame son chemin en politique, après avoir été maire de Mijanès, une petite commune ariègeoise de 90 habitants.

Neuf ans plus tard, en 1992, il est élu conseiller régional de Midi-Pyrénées[2].

En 1997, Bel est nommé conseiller technique dans le cabinet du ministre des Relations avec le Parlement Daniel Vaillant, et ce jusqu'en 1998, année au cours de laquelle il est élu sénateur de l'Ariège sous l'étiquette socialiste[2].

Après avoir quitté ses fonctions de maire de Mijanès, en 1995, il est élu au Conseil général de l'Ariège en 1998, dans le canton voisin de Lavelanet, et siège jusqu'à son élection à la tête du chef-lieu en 2001[2].

De 2001 à 2004, Jean-Pierre Bel occupe les fonctions de secrétaire du Sénat[2]. À la suite des élections sénatoriales du 26 septembre 2004, il succède à Claude Estier à la présidence du groupe socialiste du Sénat. Il se présente à l'élection du président du Sénat face au président sortant, le sénateur RPR Christian Poncelet, qui brigue un troisième mandat.

En 1998, Jean-Pierre Bel devient membre du Conseil national de la montagne, jusqu'en 2001[2].

Il intègre le conseil national du Parti socialiste en 1993, et siège au bureau national jusqu'en 2003. Il est secrétaire national aux fédérations de 1994 à 1997, puis secrétaire national chargé des élections jusqu'en 1998. Proche de François Hollande, il est secrétaire national auprès du premier secrétaire de 1997 à 2007[2].

Il préside l'Association des maires et des élus de l'Ariège depuis 2001, et appartient au bureau de l'Association des maires de France de 2001 à 2006[2].

Lors des élections municipales de 2008, ne souhaitant pas se représenter comme maire, il laisse la tête de liste à son premier adjoint Marc Sanchez qui lui succède à la mairie[7].

Le 21 septembre 2008, il est réélu sénateur de l'Ariège, obtenant 76,21 % des suffrages au premier tour. Il présente à nouveau sa candidature pour le Petit Luxembourg, mais échoue une fois de plus, face, cette fois, à l'ancien ministre UMP, Gérard Larcher. Jean-Pierre Bel devient alors membre de la Commission des affaires économiques et du plan.

Président du Sénat[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Bel et le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone.

À l'issue de la victoire de la gauche aux élections sénatoriales du 25 septembre 2011, Jean-Pierre Bel est élu président du Sénat le 1er octobre 2011, avec 179 voix[8], contre 134 voix au président sortant, Gérard Larcher, et 29 voix à la candidate centriste Valérie Létard[9],[10]. Il devient ainsi le premier président socialiste de la Chambre haute du Parlement français sous la Ve République. Sa présidence est marquée par des critiques quant à sa faible autorité comme par la défiance des communistes, qui, votant comme l'opposition de droite sur certains textes, a amené le Sénat à rejeter plusieurs textes présentés par le gouvernement socialiste, dont la réforme territoriale[11],[12].

Le 5 mars 2014, Jean-Pierre Bel annonce, dans une tribune parue dans le quotidien Le Monde[13], son prochain départ du Sénat, déclarant qu'il ne comptait pas se présenter devant les grands électeurs pour le scrutin sénatorial de l'automne à venir. Il est ainsi le premier président du Sénat de la Ve République ne se déclarant pas candidat à sa propre succession pour la présidence de la Chambre haute du Parlement.

Détails des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats parlementaires

Mandats locaux

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Pierre Bel : un apparatchik en pleine lumière
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Notice biographique, Who's Who in France, 2011
  3. Michel Urvoy, « Jean-Pierre Bel : cherchez le défaut ! », Ouest-France,‎ 1er octobre 2011 (lire en ligne)
  4. a et b « Jean-Pierre Bel, la révolution au Palais », portrait dans Le Monde, 1er octobre 2011
  5. « Sénat : Bel, l'Ariégeois au pied du plateau », La Dépêche, 26 septembre 2011
  6. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/05/08/97001-20120508FILWWW00458-hollande-plaisante-avec-sarkozy.php
  7. elections-senatoriales-2008-en-ariege-la-bataille-est-engagee.html « Elections sénatoriales 2008 en Ariège : la bataille est engagée ! », Ariege News,‎ 28 août 2008 (consulté le 14 septembre 2008)
  8. « Jean-Pierre Bel, premier président socialiste de l’histoire du Sénat », France Info,‎ 2011 (lire en ligne)
  9. « Sénatoriales : vers un duel Larcher-Bel le 1er octobre », Le Parisien,‎ 25 septembre 2011 (consulté le 25 septembre 2011).
  10. « Jean-Pierre Bel élu à la présidence du Sénat », Le Nouvel Observateur,‎ 1er octobre 2011 (consulté le 1er octobre 2011).
  11. Sophie Huet, « La droite déterminée à reprendre le Sénat », Le Figaro, vendredi 18 juillet 2014, page 4.
  12. Anne Rovan, « Jean-Pierre Bel, une étoile filante à la Haute Assemblée », Le Figaro, vendredi 18 juillet 2014, page 4.
  13. http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/03/05/pourquoi-je-ne-serai-plus-candidat-par-jean-pierre-bel_4377945_823448.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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