Carrière de talc de Trimouns

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Carrière de talc de Trimouns
Image illustrative de l'article Carrière de talc de Trimouns
Carrière de talc de Trimouns
Coordonnées 42° 48′ 30″ N 1° 48′ 05″ E / 42.808333, 1.801389 ()42° 48′ 30″ Nord 1° 48′ 05″ Est / 42.808333, 1.801389 ()  
Pays Drapeau de la France France
Région française Midi-Pyrénées
Localité voisine Lordat, Vernaux et Bestiac
Voie d'accès N20 puis D20
Altitude de l'entrée 1540m

Géolocalisation sur la carte : Ariège

(Voir situation sur carte : Ariège)
Carrière de talc de Trimouns

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées

(Voir situation sur carte : Pyrénées)
Carrière de talc de Trimouns

La carrière de talc de Trimouns est située sur le massif de Tabe (ou massif du saint Barthélémy) dans le département de l'Ariège, en région Midi-Pyrénées (France), et est partagée entre les territoires des communes de Lordat, Vernaux et Bestiac.

De la carrière est tiré le talc de Luzenac, l'usine de transformation se trouvant sur cette commune. C'est l'une des plus importantes carrières de talc du monde, assurant 8 % de la production mondiale[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Trimouns vient de l'occitan Tres monts (« Trois monts ») et désigne les trois sommets présents sur le site avant l'exploitation industrielle du minerai de talc.

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Le gisement de talc exploité par cette carrière est situé sur le flanc de la montagne de Saint-Barthélémy (massif de Tabe) entre 1650 et 1 800 mètres d'altitude, surplombant la vallée de l'Ariège. Il s'étend sur le territoire nord des communes de Lordat, Vernaux et Bestiac, et légèrement sur le territoire sud de la commune de Montségur[2].

Géologie[modifier | modifier le code]

Minéralogie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les bennes de l'usine en 1900.
Transport du talc par téléphérique, vers 1900

L'exploitation du gisement de talc de Trimouns a commencé à la fin du XIXe siècle.

L'exploitation de la carrière a été assurée par la Société des Talcs de Luzenac 1905 à 1988, avant d’être reprise par le Groupe Luzenac, filiale de la société Rio Tinto.

En 2007, des inquiétudes ont pesé sur l'avenir du site au moment du rachat du groupe Alcan, dont dépend la société, par Rio Tinto, le leader mondial de l'aluminium[3].

Durant l'été 2011, la carrière de talc de Trimouns (et toutes les activités du Groupe Luzenac) a été reprise par le groupe Imerys.

Production[modifier | modifier le code]

Téléphérique acheminant le talc brut.
L'usine de Luzenac.

Le talc extrait à plus de 1 600 mètres d'altitude est d'abord trié à la pelle mécanique, puis acheminé par un téléphérique de 5 km jusqu'à l'usine de transformation située au fond de la vallée, plusieurs centaines de mètres plus bas. Le moteur de ce téléphérique est réversible ; en fonctionnement normal, ce téléphérique fournit de l'électricité[réf. souhaitée]. C'est là que l'on procède au séchage, au broyage et au conditionnement.

400 000 tonnes de talc sont produites chaque année en moyenne, destinées à divers secteurs industriels (papier, peintures, plastiques, caoutchoucs, céramiques, cosmétiques…).

245 salariés permanents travaillent sur le site de Luzenac, auxquels s'ajoutent 56 employés saisonniers entre avril et novembre[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Société anonyme des Talcs de Luzenac, L'épopée du talc de Luzenac, Talc de Luzenac (2005), 173 p.
  • Gilles Castroviejo, L'épopée du talc : poème historique sur le talc de Luzenac, Ariège, C. Lacour, Nîmes, 1996
  • Jean-Pol Fortuné, Le gisement de talc de Trimouns près Luzenac (Ariège), Éditions du B.R.G.M., 1980
  • Éric Massy-Delhotel, « Luzenac : un minéral qui prend de la hauteur », Mines et carrières, juillet-août 2002, vol. 84, p. 29-32
  • Pierre Mercier, Un moulin devient une multinationale, l'usine des Talcs de Luzenac, C. Lacour, Nîmes, 2003, 309 p. (ISBN 2-7504-0243-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]