Plateau de Beille
| Plateau de Beille | ||
Plateau de Beille lors de l'Ariégeoise 2010 |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Midi-Pyrénées | |
| Département | Ariège | |
| Localité | À compléter | |
| Site web | www.beille.fr | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Massif | Pyrénées | |
| Altitude | 1800 m | |
| Altitude maximum | 2000 m | |
| Altitude minimum | 1650 m | |
| Ski alpin | ||
| Téléskis | 1 | |
| Noires | 2 (21 km) | |
| Rouges | 5 (32,3 km) | |
| Bleues | 5 (14 km) | |
| Vertes | 1 (1 km) | |
| Total des pistes | 68,3 km km | |
| Ski de fond | ||
| Total des pistes | 70 km (+ 45 km raquettes) km | |
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Le plateau de Beille est un massif montagneux pyrénéen situé dans le département de l'Ariège. Il se trouve au sud de la vallée de l'Ariège entre Tarascon et Ax-les-Thermes au-dessus des villages des Cabannes, d'Albiès et de Vèbre. L'accès routier au plateau (D 522) part des Cabannes.
Longtemps, ce plateau a seulement été un lieu d'élevage, surtout bovin. Il est récemment devenu le site d'une importante station de sports d'hiver des Pyrénées, principalement vouée à la pratique du ski de fond, avec des pistes situées entre 1650 et 2000 m d'altitude. Par ailleurs, le plateau de Beille est un point de passage du sentier de grande randonnée GR 10 qui parcourt les Pyrénées d'est en ouest.
Enfin, depuis 1998, l'ascension depuis les Cabannes jusqu'au plateau constitue régulièrement l'ascension finale d'une étape du Tour de France. Le plateau de Beille présente d'ailleurs la particularité que tous ceux qui ont remporté l'étape à son sommet ont par la suite gagné le Tour à Paris, sauf depuis cette année 2011.
Sommaire |
Géographie du plateau[modifier]
Le plateau de Beille est délimité par la vallée de deux affluents de l'Ariège : l'Aston à l'ouest, le ruisseau de Labail[1] à l'est. Il se termine au sud par le Col de Finestres (1967 m) où passe le GR 10 ; au nord, par le versant qui tombe abruptement vers la vallée de l'Ariège.
Si on considère l'ensemble du domaine ainsi délimité, on a affaire à des replats dont l'altitude se situe environ entre 1700 et 2000 mètres, sur une superficie d'à peu près 1450 hectares[2].
Géologie[modifier]
Le substrat du plateau est essentiellement composé de gneiss (gneiss de Riète ou de l'Aston), c'est-à-dire un granite métamorphisé par des remontées plutoniques. Formé durant le cénozoïque, il a subi un premier soulèvement lors de la formation des Pyrénées il y a 40 à 50 millions d'années, divers arasements entre 25 millions d'années et 10 millions d'années, puis un nouveau soulèvement[3]. Au quaternaire, son pourtour fut délimité par de profondes vallées glaciaires.
Faune et flore[modifier]
Le plateau de Beille est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I[4]. Son habitat est composé de pelouses rases, de forêts de pins à crochets en altitude, d'une hétraie-sapinière sur ses versants moins élevés, de landes et de quelques tourbières. Dans les tourbières poussent la droséra intermédiaire (Drosera intermedia) et la drosera à feuilles rondes (Drosera rotundifolia) ainsi que le lycopode des tourbières (Lycopodiella inundata), espèces rares et protégées, mais aussi la potentille des marais (Potentilla palustris) et la linaigrette vaginée (Eriophorum vaginatum)[5].
En ce qui concerne la faune, on notera en particulier la présence du grand tétras, de l'aigle royal, du gypaète barbu et, pour les mammifères, de la martre (Martes martes) et de l'isard.
La station de ski[modifier]
Créée en 1988, la station de ski nordique du plateau de Beille fut ouverte dès 1989. Les infrastructures comprennent 70 km de pistes de ski de fond, 42 km de pistes de raquettes, un stade de biathlon et une école de traîneau à chien. En été sont organisées, entre autres, des activités de trottinettes tractées par des chiens de traîneau et des promenades de découverte du pastoralisme. Des sentiers VTT suivent le tracé des pistes de ski de fond. Il s'agit d'une station de jour : à l'exception de bivouacs dans des structures légères, lesquels ont été mis en place à partir de 2007, aucun hébergement n'est assuré[6].
En termes de fréquentation et chiffre d'affaires, Beille était en 2008 la première station de ski nordique dans les Pyrénées et la 4ème au niveau français[6]. Pour l'hiver 2011, la station a enregistré 128 journées d'exploitation ayant généré environ la vente de 64 667 journées nordiques pour un chiffre d'affaires de 440 334 €.[réf. souhaitée]
La gestion est effectuée par la Régie des Espaces Nordiques des Vallées d'Ax (RENVA) sous la tutelle de la communauté de communes des Vallées d'Ax[6]. La station est partenaire avec ses voisines d'Ax 3 Domaines, du Chioula et d'Ascou-Pailhères.
Tour de France et cyclisme[modifier]
Le plateau de Beille est un lieu de passage régulier de diverses courses cyclistes. Il a ainsi été découvert par la Route du Sud en 1995, puis par le Tour de France en 1998 et constitue une année sur deux la montée finale pour les cyclosportifs de l'Ariégeoise.
Profil de la montée[modifier]
- Départ : Les Cabannes (535 m) via Pech
- Arrivée: 1 790 m
- Dénivellation : 1 255 m
- Longueur : 15,9 km
- Pente : 7,9 % (maximum à 10,8 %)
Avec 7,9 % de moyenne sur 15,9 km, il s'agit d'une ascension redoutable. Les douze premiers kilomètres s'effectuent généralement en forêt et les quatre derniers s'effectuent à découvert à travers les pâturages, où des bovins traversent parfois la route.
Alors que les routes de la vallée sont pratiquement planes, dès qu'ils quittent la place centrale des Cabannes, les coureurs se heurtent à une rampe très abrupte pour parvenir à hauteur du château de Gudanes (commune de Château-Verdun). Durant les premiers kilomètres, le goudron est lisse puis devient rugueux, ce qui ajoute à la difficulté. La forêt offre très peu de répit, la pente est forte et régulière avec de nombreuses épingles et ce n'est qu'au 6e km qu'il est possible d'observer un replat d'environ 400 mètres. Les pourcentages sont souvent supérieurs à 8 % ; le 9e km, qui précède la petite fontaine Henri IV, est même à 10 % de moyenne.
Après la sortie de la forêt, les pourcentages sont un peu moins élevés mais plus irréguliers. Au 12e km, on passe devant la Cabanne de Pierrefite avec un replat de courte durée suivi d'une rupture de pente difficile. Après avoir franchi un peu plus loin une double épingle, le final offre une pente modérée et l'arrivée a lieu sur le grand parking devant le bâtiment de la station, à 1 790 mètres d'altitude.
Passages du Tour de France[modifier]
Depuis sa découverte par le Tour de France en 1998, le plateau de Beille a servi d'arrivée d'étape à cinq reprises (en 1998, 2002, 2004, 2007 et 2011). L'ascension a toujours été classée hors-catégorie dans le classement de la montagne.
Les trois premiers vainqueurs d'étapes dont l'arrivée est jugée au Plateau de Beille ont été vainqueur du Tour à son arrivée sur les Champs-Élysées. Ce fut le cas pour Marco Pantani en 1998, pour Lance Armstrong qui y a réalisé un doublé en 2002 et 2004 (mais dont les titres lui furent retirés en octobre 2012) et pour Alberto Contador en 2007 qui a remporté le Tour de France suite à l'exclusion du Danois Michael Rasmussen[7].
| Année | Étape n° | Départ de l'étape | Distance | Vainqueur | Maillot jaune à l'issue de l'étape |
Durée de l'ascension |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1998 | 11 | Bagnères-de-Luchon | 170 | 43 min 30 s[8] | ||
| 2002 | 12 | Lannemezan | 198 | 45 min 43 s | ||
| 2004 | 13 | Lannemezan | 205 | 45 min 40 s[9] | ||
| 2007 | 14 | Mazamet | 197 | 44 min 7 s[8] ou 44 min 17 s[9] | ||
| 2011 | 14 | Saint-Gaudens | 168 | 46 min 5 s[9] |
C'est le grimpeur italien Marco Pantani qui détient le record de l'ascension la plus rapide en 43 min 30 s[10] en 1998. Cependant, il faut noter que cette année-là l'arrivée sur le plateau de Beille était située à 1747 mètres tandis que pour toutes les autres fois, elle était située à 1780 mètres.
Route du Sud[modifier]
Le Plateau de Beille a également été sept fois arrivée d'étape de la Route du Sud.
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Galerie[modifier]
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Pente difficile au départ de la montée à la sortie des Cabannes
Notes et références[modifier]
- ou ruisseau de Lavail, selon les cartes IGN.
- [PDF] Pierre-Damien Dessarp, Du plan de gestion environnementale au plan de développement territorial : l'exemple original du plateau de Beille en Pyrénées ariègeoises. Mémoire de fin d'études. Paris, Institut des sciences et industries du vivant et de l'environnement, juillet 2008, p. 7.
- Pierre-Damien Dessarp, ibid., p. 10.
- Fiche ZNIEFF 730011933 - Plateau de Beille Mont Redon Prat Moll
- Pierre-Damien Dessarp, ibid., p.12.
- Pierre-Damien Dessarp, ibid., pp. 26-29.
- Rasmussen avait menti sur ses lieux d'entrainement afin d'échapper aux contrôles antidopage inopinés
- Tour de France : Contador inférieur à Armstrong dans les Pyrénées, sur cyclismag.com, 27 juillet 2007. Consulté le 16 juillet 2011
- (en) The Tour leaves the Pyrenees with more questions: State of the race and insights, sur sportsscientists.com, 18 juillet 2011. Consulté le 18 juillet 2011
- Magazine Le Cycle n°367, septembre 2007, page 68
Voir aussi[modifier]
Bibliographie[modifier]
Généralités[modifier]
- [PDF] Pierre-Damien Dessarp, Du plan de gestion environnementale au plan de développement territorial : l'exemple original du plateau de Beille en Pyrénées ariègeoises. Mémoire de fin d'études. Paris, Institut des sciences et industries du vivant et de l'environnement, juillet 2008.
Cyclisme[modifier]
- Le Plateau de Beille. Le Juge de Paix, article paru dans le magazine Le Cycle n°367, septembre 2007, p 64-68
- Plateau de Beille. La montée du sacre, article paru dans le magazine Le Cycle hors-série n°506 H, juillet 2005, p 102-104
Articles connexes[modifier]
- Liste des stations de sports d'hiver des Pyrénées
- Liste des cols des Pyrénées
- 14e étape du Tour de France 2007
- 14e étape du Tour de France 2011