Luzenac

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Luzenac
Vue sur Luzenac depuis le château de Lordat (au centre, l'usine de talc).
Vue sur Luzenac depuis le château de Lordat (au centre, l'usine de talc).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Ariège
Arrondissement Foix
Canton Cabannes
Intercommunalité Communauté de communes des vallées d'Ax
Maire
Mandat
Christian Loubet
2014-2020
Code postal 09250
Code commune 09176
Démographie
Gentilé Luzenaciens
Population
municipale
551 hab. (2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 45′ 53″ N 1° 45′ 52″ E / 42.7647222222, 1.7644444444442° 45′ 53″ Nord 1° 45′ 52″ Est / 42.7647222222, 1.76444444444  
Altitude Min. 594 m – Max. 2 247 m
Superficie 26,43 km2
Localisation

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Liens
Site web luzenac.fr

Luzenac (en occitan Lusenac) est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Midi-Pyrénées.

Elle est notamment connue pour l'exploitation de ses mines de talc et son équipe de football Luzenac Ariège Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans les Pyrénées à :

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Luzenac
Lassur Urs
Luzenac Vernaux
Perles-et-Castelet Unac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 643 hectares ; son altitude varie entre 594 et 2 247 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est traversé par la rivière l'Ariège.

La source de la Fontroune se trouve également sur le territoire de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

On accède à la commune par la RN 20.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare de Luzenac - Garanou est située sur la ligne de Portet-Saint-Simon à Puigcerda (frontière).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 442, alors qu'il était de 396 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 60,6 % étaient des résidences principales, 30,8 % des résidences secondaires et 8,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 64,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 21,2 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 68,4 %, en forte hausse par rapport à 1999 (52,2 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était importante quoiqu'en baisse : 16,8 % contre 22,2 % en 1999, leur nombre ayant diminué de 65 à 45[I 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'une des premières mentions du village date du rôle des feux du comté de Foix réalisé sous le règne de Gaston Fébus. L'exploitation du gisement de talc de Trimouns date de la fin du XIXe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[2].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 1960, quatre maires se sont succédé[3] :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1960 1971 René Espy    
1971 1974 Pierre Bey    
1974 1977 Sylvain Durand    
1977 en cours
(au avril 2014)
Christian Loubet PS Conseiller général
Président de la communauté de communes

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 5 septembre 2014, Luzenac est jumelée avec[4] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Luzenaciens. Le terme Luzenaçois est lui aussi parfois employé, mais à mauvais escient.


En 2011, la commune comptait 551 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
773 227 332 302 384 426 475 506 504
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
461 450 413 378 358 457 413 348 379
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
420 456 516 507 545 573 543 464 785
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
898 956 848 816 690 632 643 638 551
2011 - - - - - - - -
551 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Luzenac est située dans l'académie de Toulouse.

La commune administre une école maternelle et une école élémentaire communales regroupant 72 élèves en 2013-2014[7].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Tribunes du stade Paul-Fédou

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 26 292 €, ce qui plaçait Luzenac au 22 604e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[10].

En 2009, 50,0 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[I 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 327 personnes, parmi lesquelles on comptait 70,3 % d'actifs dont 64,5 % ayant un emploi et 6,5 % de chômeurs[I 5].

On comptait 514 emplois dans la zone d'emploi, contre 460 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 222, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 4] est de 231,8 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre plus de deux emplois par habitant actif[I 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Talc de Luzenac.

Au 31 décembre 2010, Luzenac comptait 42 établissements : un dans l’agriculture-sylviculture-pêche, six dans l'industrie, un dans la construction, vingt-deux dans le commerce-transports-services divers et douze étaient relatifs au secteur administratif[I 7].

En 2011, trois entreprises ont été créées à Luzenac[I 8].

Avant l'âge d'or du talc, le village était renommé pour ses ardoisières.

Un important gisement de talc se trouve dans le massif du Saint-Barthélémy entre 1 700 et 1 850 mètres d'altitude, surplombant la vallée de l'Ariège. Ce gisement est exploité depuis le XIXe siècle et constitue aujourd'hui la plus grande carrière de talc du monde[11].

Aujourd'hui il doit sa réputation à la carrière de talc de Trimouns, un gisement qu'il partage cependant avec d'autres localités : Lordat, Vernaux, Bestiac, Axiat. Cette carrière produit chaque année 400 000 tonnes de talc, destinées à divers secteurs industriels (papier, peintures, plastiques, caoutchoucs, céramiques, cosmétiques). 270 salariés permanents travaillent sur le site de Luzenac, auxquels s'ajoutent 70 employés saisonniers entre avril et novembre[11].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune ne compte aucun monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques[12] et un lieu répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[13] : le « jardin d'agrément du château de Pouech-Luzenac »[14].

Par ailleurs, elle ne compte aucun objet répertorié à l'inventaire des monuments historiques[15] ou à l'inventaire général du patrimoine culturel[16].

On peut toutefois citer l'église Saint-Martin, achevée en 1656 et dotée d'un clocher à 12 pans, d'un portail roman et de trois nefs, ainsi que le pont mentionné depuis le début du XIVe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Michel (1659-1709), peintre qui a notamment fait une reproduction de l'enluminure des Noces de Cana, né à Luzenac.
  • Fabien Barthez (1971), directeur général du club de football depuis décembre 2013.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Gilles Castroviejo, L'épopée du talc : poème historique sur le talc de Luzenac, Ariège, C. Lacour, Nîmes, 1996
  • Jean-Pol Fortuné, Le gisement de talc de Trimouns près Luzenac (Ariège), Éditions du BRGM, 1980
  • Bruno Labrousse, Les politiques ariégeois
  • Éric Massy-Delhotel, Luzenac : un minéral qui prend de la hauteur, in Mines et carrières, juillet-août 2002, vol. 84, p. 29-32
  • Pierre Mercier, Un moulin devient une multinationale, l'usine des Talcs de Luzenac, C. Lacour, Nîmes, 2003, 309 p. (ISBN 2-7504-0243-3)
  • Société anonyme des Talcs de Luzenac, L'épopée du talc de Luzenac, Talc de Luzenac, 2005, 173 p. (ISBN 2-9525781-0-9)
  • Luzenac in Guide vert Michelin Midi-Pyrénées, 2007, p. 137-138 (ISBN 2-06-712160-X) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. au motif « qu'en l'état de l'instruction, et en l'absence notamment de démonstration de la jouissance effective par le club de Luzenac (...) d'installations sportives susceptibles d'accueillir toutes les compétitions prévues, aucun des moyens soulevés par la SASP Luzenac Ariège Pyrénées ne paraît de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée »
  4. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  3. Tableau affiché à la mairie (26.06.2014), [lire en ligne] sur le site de l'association FranceGenWeb.
  4. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 5 septembre 2014).
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. « Ariège (09) > Luzenac > École », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 5 septembre 2014).
  8. Mickaël Louédec, « Luzenac. Cinq mois de bataille et le rêve s’effondre (Chronologie) », Ouest-France,‎ 4 septembre 2014 (consulté le 5 septembre 2014)
  9. Lionel Lasserre, « Luzenac : sans fleurs ni couronnes », La dépêche du midi,‎ 11 septembre 2014 (consulté le 11 septembre 2014)
  10. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 novembre 2013).
  11. a et b Site officiel de la carrière de talc consulté le 31 mai 2009
  12. « Liste des monuments historiques de la commune de Luzenac », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Liste des lieux et monuments de la commune de Luzenac à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Jardin d'agrément du château de Pouech-Luzenac », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Liste des objets historiques de la commune de Luzenac », base Palissy, ministère français de la Culture.
  16. « Liste des objets de la commune de Luzenac à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.