Carla-Bayle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bayle.
Le Carla-Bayle
Mairie
Mairie
Blason de Le Carla-Bayle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Ariège
Arrondissement Pamiers
Canton Le Fossat
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de la Lèze
Maire
Mandat
Jean-Luc Couret
2014-2020
Code postal 09130
Code commune 09079
Démographie
Gentilé Carlanais
Population
municipale
786 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 09′ 05″ N 1° 23′ 39″ E / 43.1513888889, 1.39416666667 ()43° 09′ 05″ Nord 1° 23′ 39″ Est / 43.1513888889, 1.39416666667 ()  
Altitude 396 m (min. : 236 m) (max. : 411 m)
Superficie 35,52 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ariège

Voir sur la carte administrative de l'Ariège
City locator 14.svg
Le Carla-Bayle

Géolocalisation sur la carte : Ariège

Voir sur la carte topographique de l'Ariège
City locator 14.svg
Le Carla-Bayle

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Carla-Bayle

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Carla-Bayle

Le Carla-Bayle est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont les Carlanais. C'est une ancienne citadelle huguenote.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Carla-Bayle est située à 50 km de Toulouse, à 30 km de Foix et à 30 km de Pamiers, au nord-ouest du département de l'Ariège. Le village est situé sur un piton rocheux perché à 400 m, surplombant les vallées de la Lèze et de l’Arize et offrant une vue sur les Pyrénées toutes proches. Les environs sont constitués de collines et de coteaux boisés en zone de piémont.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il semblerait que le lieu hébergeait déjà un oppidum gallo-romain.

Les premières traces écrites ne remontent cependant qu’à 960 après J.-C. et concernent le don de Carla au comte de Carcassonne par l'évêque de Toulouse.

Au XIe siècle, le village fait partie du comté de Foix dont le comte est Roger-Bernard Trencavel. Il décide d'y faire construire un château au XIIe siècle.

Au XIIIe siècle, le village s'entoure de remparts et l'église est construite au centre afin de devenir une bastide.

Après la croisade contre les Albigeois, le village qui se nomme Castlardo devient propriété du roi de France.

Au XVIe siècle, le village prend le nom de Carla-le-Comte qu'il gardera jusqu'à la Révolution française. C'est une forteresse dépendant du comte de Foix et dont l'influence est importante dans la région. Au XVIe siècle, une communauté protestante apparaît au Carla et le village devient un centre de résistance protestant durant les guerres de religion.

En 1663, une partie des remparts sont détruits. Les catholiques et protestants vivent alors ensemble en relative paix dans le village.

Entre 1790 et 1794, Carla-le-Comte absorbe Martignac, Marens et Niac.

Le Carla a été chef-lieu de canton durant la Révolution (de 1790 au 8 pluviôse an IX (28 janvier 1801)).

Lors de la Révolution, Carla-le-Comte prend le nom de Carla Bayle puis du Carla-le-Peuple. Elle reprend le nom de Carla-le-Comte après la tourmente révolutionnaire puis, en 1879, elle reprend le nom de Carla-Bayle, en souvenir de l'écrivain Pierre Bayle qui est un symbole républicain.

Récemment, le village a subi de gros travaux de restauration mettant en valeur ses rues, ses bâtiments municipaux ou religieux et les bâtiments des particuliers arborant de belles couleurs. Les remparts ont également été restaurés partiellement.

La participation financière de Laurent Fabius (qui y possède une résidence sur la commune) sur sa réserve parlementaire, a permis de financer la réhabilitation des Flots Bleus, la salle des fêtes du complexe touristique et la réfection des façades de la maison Couloumiès, sur la place de la mairie[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Carla-Bayle Blason De gueules, à un lion d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 2014 Jean-Luc Couret PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 786 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 480 1 800 1 476 1 710 1 842 1 931 1 909 1 926 2 030
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 011 1 977 1 969 1 867 1 801 1 658 1 562 1 518 1 415
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 324 1 294 1 278 1 012 997 998 961 847 799
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
720 602 538 469 578 645 722 726 755
2011 - - - - - - - -
786 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Quelques entreprises sont installées sur la commune comme une usine d'abattage de volailles ou une entreprise spécialisée dans les technologies de l'information et de la communication. Le tourisme joue aussi un rôle important dans l'économie de la commune. Un village de vacances est installé près du lac du Carla-Bayle. De nombreux artisans et artistes sont présents dans le centre du village et animent les rues durant la saison touristique.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Remparts du XIIe siècle
  • Une église datant de 1687 est construite sur l’emplacement du château féodal dont elle garde le plan et le site. Les pierres des ruines des remparts ont servi à sa construction. Le clocher pignon date de 1896. Elle a été restaurée en 1996.
  • Un temple datant de 1884. Il est constitué de deux étages à double galerie. Cet édifice a été inscrit au registre des Monuments historiques en 1991.
  • Le musée Pierre Bayle a été inauguré le 18 novembre 1989 par Lionel Jospin dans la maison natale du philosophe. Il retrace la vie et les œuvres de Pierre Bayle ainsi que l'histoire du protestantisme au XVIIe siècle et XVIIIe siècles.
  • Le lac du Carla-Bayle de 15 hectares.
  • La place de l'Europe avec sa fontaine et le globe consacré à Pierre Bayle et son inscription : "Je suis citoyen du monde"
  • Les remparts entourant le village ont reçu le prix départemental des rubans du patrimoine après leur restauration[4].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Bayle (1647-1706), philosophe
  • Mathieu Joseph Jean Freyche, né le 8 juin 1901 au Carla-Bayle, et mort le 8 mai 1992 à Annemasse, est un médecin français
  • Joël Freyche né en 1903 au Carla-Bayle, fût plus jeune agrégé de grammaire et linguiste, professeur et poète
  • René Freyche né en 1907 au Carla-Bayle, mort en 2002, instituteur, puis commissaire de police divisionnaire, membre de l'Association Nationale des Résistants de 1940
  • Laurent Fabius y possède une résidence secondaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :