Seix

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la commune de l'Ariège. Pour la commune de la Vienne, voir Saix. Pour la commune du Tarn, voir Saïx.
Seix
L'église (à gauche) et la mairie (à droite) vues depuis le pont du Haut-Salat
L'église (à gauche) et la mairie (à droite) vues depuis le pont du Haut-Salat
Blason de Seix
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Canton Oust
Intercommunalité Communauté de communes du canton d'Oust
Maire
Mandat
Christine Téqui
2014-2020
Code postal 09140
Code commune 09285
Démographie
Gentilé Seixois, Seixoises
Population
municipale
773 hab. (2011)
Densité 8,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 51′ 55″ N 1° 12′ 05″ E / 42.8652777778, 1.2013888888942° 51′ 55″ Nord 1° 12′ 05″ Est / 42.8652777778, 1.20138888889  
Altitude 512 m (min. : 495 m) (max. : 2 838 m)
Superficie 86,78 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Seix (en occitan Seish) est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Seixois.

La devise de Seix est "Que som de Seish, cap de paur" soit« Je suis de Seix, je n'ai pas peur », elle est apposée sur l'ensemble des plaques de rue, sous le blason de la commune. La commune de Seix est labelisée Station Verte[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune des Pyrénées en Couserans située dans le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, c'est une commune frontalière avec l'Espagne dans sa partie sud. Le village se trouve à la confluence de la vallée d'Esbintz et de la vallée du Salat.

La vallée de l'Esbintz mène à l'ouest vers le col de la Core qui assure la communication avec la vallée voisine de Bethmale. C'est le plus gros village du Haut-Salat.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Seix
Sentenac-d'Oust Soueix-Rogalle Oust
Bethmale Seix Ustou
Les Bordes-sur-Lez Espagne
Frontière entre l'Espagne et la France
Couflens

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Salat à sa confluence avec l'Alet et le Ruisseau d'Estours

Histoire[modifier | modifier le code]

Aux origines de la commune[modifier | modifier le code]

Le bourg de Seix naît vers 1280 à la suite d'un paréage entre le Seigneur Philippe le Hardi et le Roi, devenant une enclave languedocienne en Couserans. L'histoire de Seix a toujours été liée à la frontière (la commune comporte plusieurs kilomètres de frontière avec l'Espagne).

Vers 1280, selon le texte de la Charte, le roi Philippe III de France accorde à la ville de Seix une exemption d'impôts aux habitants qui s'engagent à protéger la frontière[2] :

« Premierament que cascun habitant al dit loc esta sauf et segur et sia en la salvagarda dels dits seignors estan en son hostal et en son cortin. Item que touta personna que fara injuria à altre en son hostal o en son cortin ab costal peyra ne bastou o ab altras armas debendat sia encourut en la pena de cent sols morlas, la malafeyta a dobada à conoissensa de la cort dels Cossols… Item si nuls home ni nulla fenna s’y pelejaba ab fenna et l’appelaba bagassa s’y probar no ac podia, x x diniers de justicia y a la seignoria et que adoba la honta del damnatge à coneguda de la cort… Item touta personna aja poder de corrigir sa familha sens pena de seignoria fora de trincar membres et de aucir. Et se ac fassia, que sia punit cum las autras en semblant forma de linquans à conoissensa de la cort… Item sy nuls home entra de neit en hostal quand lou seignor de l’hostal lou pot prene et presentar à la seignoria. Et sel plaga o l’aucy que no sia tengut per justicia….Item touta personna pusca cassar en tout temps à so plaser sens que pague à persona deguna pena et que done als seignors la part dit del erugio costumada, so es, de singlar, de ors, de cerf et de cabirol, tant solament. »

— Charte consentie à Toulouse par Philippe le Hardi aux habitants de Seix, vers 1280

En 1391, René de Balby défend les droits sur le comté de Foix à la demande du Roi d'Aragon. En 1258, Seix fut dispensé de l'impôt extraordinaire par François 1er lorsque Charles Quint menaçait d'envahir la France car « les habitants étaient obligés de faire guet nuit et jour sur les ports »[3]. Le roi Henri II confirme également cette charte en 1547 à Toulouse[4], puis Charles IX en 1565, et enfin par Louis XIII en 1625. Cette Charte accorde des privilège excessivement favorables à l'organisation de la commune et sera à l'origine de la prospérité de la Commune pendant plusieurs siècles. Ce n'est pas seulement contre les envahisseurs que les habitants s'enhardissaient, mais également contre l'autorité des seigneurs locaux, tenant à ne dépendre que du Roi[5]. Sa devise, "Soún de Seich, cap de paur" vient de ce statut particulier dont bénéficie la commune, tout autant tournée contre les envahisseurs que contre les Seigneurs locaux. Les Seixois avaient ainsi l'habitude de prononcer la devise de la commune en passant devant les châteaux seigneuriaux[6].

Le château de Seix devient résidence de la famille de Balby après le mariage de Gabrielle de Sers avec Bertrand de Balby qui verra la naissance, le 15 octobre 1598, d’Étienne de Balby : ce dernier (baron de Montfaucon, seigneur de Fabas et de Montardit) achète, le 20 mai 1626, le château de la Tour et le fait reconstruire.

Le temps des sorcières . En 1593, Mathe De Ga et sa fille Philippe Rieu, retirées dans une forêt à proximité de la bourgade de seix, élaboraient moultes potions et onguents à visée médicinale. Ces femmes, dénoncées par leurs fils et frères dont l'un d'eux était curé de seix, furent jugées puis convaincues de sorcellerie. Condamnées au bucher pour "purifier leur âme", la sentence sera exécutée la même année place du Salin à Toulouse.

Le Château de Seix dominant le village

Particularité : Jusqu'à la Révolution, le territoire de Seix est une enclave du Languedoc dans le Couserans dépendant de la Gascogne. Seix servira de porte d'accès ou de défense pour le Royaume de France, le Comté de Foix, le Royaume d'Aragon ou le Comté du Pallars. Voir carte de Cassini.

Seix au XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1942, Louis Napoléon est arrêté en compagnie de trois compagnons avec lesquels il tente de franchir les Pyrénées, via l’Espagne, afin de gagner la France libre. Faisant fi des propositions faites par les Allemands, il choisit de ne bénéficier d’aucun traitement de faveur et se trouve incarcéré au château du Hâ, à Bordeaux, puis transféré à Fresnes. Il demande à être déporté en Allemagne ou libéré sans condition ou concession.

Sous l'impulsion de son maire Roger Barrau, la commune va connaitre de nouveaux aménagements lui permettant d'enrayer son inexorable déclin démographique. En 1980, la mairie inaugure le village de vacances "La souleille des Lannes" et en 1984 aménage la Maison du Haut-Salat dans une ancienne marbrerie[7]. Abritant la bibliothèque municipale jusqu'en 2010, la maison du Haut-Salat est un centre municipal à vocation culturelle, d'animations et d’hébergements de groupes scolaires. Comme pour la plupart des autres communes de l'Ariège, Seix connait en effet un regain démographique depuis le début des années 2000.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Seix

Son blasonnement est : De gueules à deux clefs d'or contre-posées en fasce, soutenues de deux truites d'azur contre-posées également.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Clocher de l'église Saint Étienne

Bien que n'étant pas le chef-lieu de canton, qui se situe dans la ville voisine d'Oust, la commune de Seix abrite le collège Jules-Palmade, une caserne de sapeur-pompiers et un centre de l'ex-DDE. Longtemps logée à Seix, la gendarmerie siège aujourd'hui à Oust.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Christine Téqui PS  
mars 2001 2008 Jean Laffont Divers gauche  
mars 1969 2001 Roger Barrau PS Conseiller général
mars 1969 2001 Sentenac    
mars 19xx 1967 Paul Ané SFIO Conseiller général
mars 19xx   Anselme Courtade    
mars 19xx   Georges Dessort    
mars 1877 19 juillet 1897 Auguste Bordes-Pagès Radical-socialiste Sénateur
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Seix est jumelé avec la commune de Plouha (Côtes-d'Armor) depuis le 15 septembre 2012[8].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le clocher vu depuis la rue du Roy
En 2011, la commune comptait 773 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 255 3 027 3 408 3 497 3 822 3 881 4 004 4 071 3 858
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 814 3 594 3 497 3 282 3 243 3 068 3 117 3 052 3 003
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 068 3 098 2 805 2 141 2 047 1 904 1 816 1 331 1 057
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 030 1 032 1 009 953 806 697 792 806 773
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Le Mirabat, vu depuis Seix

Depuis la fin de l'exploitation des mines de tungstène de Salau, l'activité économique est essentiellement tournée vers le tourisme (le ski avec Guzet-Neige, résidences secondaires, écotourisme, etc.) et le pastoralisme. Seix est en effet la 15e ville d'Ariège comptant le plus grand nombre de résidences secondaires, avec 58,27 % de résidences secondaires sur le territoire de la commune[11].

Les ressources essentielles de la commune sont basées sur le tourisme. Située proche de la station de Guzet-Neige, Seix est une destination privilégiée pendant les vacances d'été comme d'hiver, renforcé par son classement comme Station verte. On compte ainsi trois campings, trois hôtels et trois gîtes, ainsi qu'un village de vacances. La capacité d'accueil des campings est d'environ 160 emplacements, tandis que les gîtes et hôtels peuvent accueillir autant de personnes[12]. Une activité de services est donc développée sur la commune. Deux sociétés de taxis et d'ambulances, ainsi que de nombreux commerces et services publics tels que La Poste, la Direction départementale de l'Équipement ou encore l'Office national des forêts sont présents sur la commune.

Seix conserve également une économie traditionnelle dans le domaine agricole, forestier ou dans la fabrication du fromage de Bethmale et du Rogallais. L'INSEE recense ainsi 111 établissements à Seix en 2009[13].

Marbre vert d'Estours

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Château de la Garde

L'Église du XVIIIe siècle avec un retable baroque représentant la lapidation de saint Étienne et son clocher-mur caractéristique sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques depuis le 27 avril 1965[14]. Construite au XVIIIe siècle, elle fait partie d'ensemble d'église d'influence espagnole dans la région de Saint-Girons. Le fronton et l'encadrement de la porte sont de forme baroque.

Le monument aux morts restauré en pierre avec plaques de marbre ainsi que la petite chapelle de style roman, en cours de restauration, constituent des monuments emblématiques du village.

Le château de Seix ou maison-forte de Seix, dominant le village, date du milieu du XVIe siècle et est inscrit à l'inventaire des monuments historiques[15]. Le Château de Seix a été reconverti en musée et centre d'exposition par la Mairie depuis une dizaine d'année.

Le château du Mirabat est un bâtiment en ruines sur les hauteurs de Seix, au-dessus du château de la Garde. Le château de la Garde, datant du Moyen Âge, est inscrit également au registre des monuments historiques depuis le 08 février 1996[16]. Forteresse défensive sur les hauteurs de Seix, le château serait déjà en ruine depuis le XVIe siècle et est en cours de rénovation. La fiche du château sur le site du ministère de la Culture indique que "selon la tradition, Charlemagne de passage à Seix lors d'une campagne menée contre les Sarrasins, aurait organisé la défense contre l'ennemi, faisant édifier le château de la Garde et y plaçant une garnison"[17].

Vallée d'Angouls, Col de la Core, Étang Long, Mont Valier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Seix dispose de plusieurs établissements d'enseignement de la maternelle au collège[18] : une école maternelle, une école primaire et le collège Jules Palmade. La poursuite de l'enseignement secondaire se déroule au lycée de Saint-Girons.

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Christine Téqui est la première maire de France à avoir le titre de médiateure professionnelle CAP'M dispensée par l'École Professionnelle de la Médiation et de la Négociation. Son mémoire a porté sur politique et médiation professionnelle, thématique qu'elle a exposée lors d'une rencontre régionale des médiateurs professionnels et lors du Symposium annuel de la médiation professionnelle[19]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. stationverte.com
  2. Voir le texte de la Charte et la confirmation par Henri II sur le site de l'École Nationale des Chartes:http://bibnum.enc.sorbonne.fr/gsdl/collect/tap/archives/HASH0781/3c5a4c85.dir/0000005560929.pdf
  3. Cf: Histariege, le site d'Histoire de l'Ariège : http://www.histariege.com/seix.htm
  4. cf.École nationale des Chartes, op. cit.
  5. Site officiel de la Commune de Seix : http://seix.fr//index.php?p=67
  6. ibid.
  7. http://seix.fr//index.php?p=69
  8. Site de la commune de Seix : http://seix.fr//index.php?p=257
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  11. http://fr.wikipedia.org/wiki/Ari%C3%A8ge_(d%C3%A9partement)#Les_r.C3.A9sidences_secondaires
  12. Le tourisme, sur le site de la Mairie : http://seix.fr//index.php?p=99
  13. Données statistiques de l'INSEE : http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/esl/comparateur.asp?codgeo=COM-09285&codgeo=DEP-09
  14. Voir la base Mérimée du Ministère de la Culture: http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA00093918
  15. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA00132657
  16. Voire la fiche sur la base Mérimée du ministère de la Culture : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA09000002
  17. Portail Mérimée, op. cit.
  18. http://seix.fr//index.php?p=87
  19. http://www.mediatoroscope.com/?p=9254

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.