Massat

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Massat
Chapelle de l'Ave Maria de Massat
Chapelle de l'Ave Maria de Massat
Blason de Massat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Canton Massat
(Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Massat
Maire
Mandat
Léon-Pierre Galy-Gasparrou
2008-2014
Code postal 09320
Code commune 09182
Démographie
Gentilé Massatois
Population
municipale
690 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 53′ 23″ N 1° 20′ 55″ E / 42.8897222222, 1.34861111111 ()42° 53′ 23″ Nord 1° 20′ 55″ Est / 42.8897222222, 1.34861111111 ()  
Altitude 651 m (min. : 598 m) (max. : 1 941 m)
Superficie 44,71 km2
Localisation

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Massat (occitan : Maçat) est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Massatois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises située dans les Pyrénées en Couserans sur l'Arac près du Col de Port.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Massat[1]
Boussenac
Biert Massat[1] Saurat
Ercé Le Port Rabat-les-Trois-Seigneurs

Histoire[modifier | modifier le code]

Parcourues à l'époque paléolithique par des tribus rupestres qui laissèrent quelques traces dans les grottes ornées du Ker, les vallées de Massat, sauvages et isolées, n'ont été peuplées qu'à partir du XIe siècle.

Il s'agit d'une "colonisation", encouragée par les Seigneurs de Lomagne pour mettre en valeur ce territoire et résoudre dans leurs domaines un grave problème de surpopulation. Plusieurs chartes de franchises, à partir de 1146, préciseront les droits réciproques des habitants et des seigneurs.

La vallée s'oriente vers une activité industrielle durant presque sept siècles : fabrication de charbon de bois et fonte du minerais de fer dans cinq forges à la catalane. À partir de 1820, avec la découverte du moyen de fondre le fer avec le charbon de houille, la prospérité industrielle de la vallée disparaît.

Ici se situe l'épisode le plus fameux de "la Guerre des demoiselles", dernière grande jacquerie de l'histoire de France qui conduira à la promulgation du Code forestier.

Il ne reste, au XIXe siècle, qu'une activité agricole, essentiellement pastorale, pour une importante production de beurre. Avec un très fort exode rural, amplifié par la guerre de 1914-1918, la vallée se dépeuple vite : 17 000 habitants en 1800 et 1 700 aujourd'hui.

À partir des années 1970, l'arrivée de néo-ruraux, renverse lentement cette tendance. La seule commune de Massat a vu sa population croître de 16,4 % ces quatre dernières années et l'âge moyen s'abaisser de huit ans. Cette situation induit parfois quelques problèmes de cohabitation entre les nouveaux arrivants et la population traditionnelle.[réf. nécessaire]

Les statistiques de la Gendarmerie nationale rangent la vallée parmi les plus paisibles du territoire, bien loin derrière les moyennes nationales en matière de crimes et délits.

L'école de Massat accueille aujourd'hui autant d'enfants qu'en 1956, mais seuls 9 % d'entre eux sont issus de familles authentiquement massatoises.[réf. nécessaire]

La commune de Massat est emblématique d'une forte tradition républicaine : le , après l'anéantissement du maquis d'Ezes par l'armée allemande, un détachement de la Milice s'empara dans la Mairie de l'effigie maçonnique de Marianne qui fut symboliquement fusillée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé : au 1er parti au I d'argent à deux loups d'azur armés et langués de gueules l'un au-dessus l'autre, au II d'or à trois pals alésés combinés en pointe avec une fasce aussi alésée, le tout de gueules; au 2e d'azur à six losanges de gueules, trois mal ordonnés à dextre et trois mal ordonnés à senestre et au chef denché et cousu de gueules ; sur le tout, de gueules à l'ours debout de sable langué et armé d'argent[2].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 Léon-Pierre Galy-Gasparrou Gauche radicale et alternative  
1996 mars 2001 Jean Lapène PS  
juin 1995 1996 Jacques Galy-Fajou PS  
juin 1995 Alain Masse PS  
1923 Georges Galy-Gasparrou Radical socialiste conseiller général, député, ancien ministre
1921 1923 Jean-Marie Servat sans étiquette maire par délégation
1876 1921 Léon Galy-Gasparrou Radical socialiste conseiller général, député
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 690 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 073 7 073 7 638 8 474 9 322 7 180 9 001 8 863 3 922
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 862 4 031 4 140 4 157 4 084 4 088 3 912 3 704 3 540
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 014 3 267 3 058 2 537 2 544 2 005 1 750 1 414 1 057
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
849 746 711 598 624 589 685 707 693
2011 - - - - - - - -
690 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


La chute de la population en 1851 s'explique notamment par la création des communes de Biert et du Port[5].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dans les alentours :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enfant massatois (XIXe siècle)

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

L'Azinat de Massat : voir Cuisine ariégeoise

Sports[modifier | modifier le code]

15e étape du Tour de France 2007.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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