Ax 3 Domaines

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42° 42′ 03″ N 1° 48′ 50″ E / 42.70083, 1.8139

Ax 3 Domaines
Vue aérienne de la station.
La piste bleue « Bonascre » d'Ax 3 Domaines
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Ariège
Localité Ax-les-Thermes
Site web www.ax-ski.com
Géographie
Coordonnées 42° 42′ 03″ Nord 1° 48′ 50″ Est / 42.70083, 1.8139  
Massif Pyrénées
Altitude 1 380 m
Altitude maximum 2 400 m
Altitude minimum 1 400 m
Ski alpin
Remontées
Nombre de remontées 17
Télécabines 1 + 1 reliant Ax-les-Thermes
Télésièges 4 + 2 débrayables
Téléskis 7 + 2 télécordes
Débit Au total et sur les deux sens, environ 33 000 (personnes/heure)
Pistes
Nombre de pistes 35
     Noires 6
     Rouges 10
     Bleues 10
     Vertes 9
Total des pistes 80 km
Installations
Nouvelles glisses
Snowpark
Ski de fond
Nombre de pistes 1
Total des pistes 5 km
Neige artificielle
Canons 215
Superficie 28 hectares soit 24 km

Géolocalisation sur la carte : Ariège

(Voir situation sur carte : Ariège)
Ax 3 Domaines

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées

(Voir situation sur carte : Pyrénées)
Ax 3 Domaines

Ax 3 Domaines, anciennement appelée « Ax-Bonascre », est une station de sports d'hiver des Pyrénées créée en décembre 1955 et située en Ariège. La station est implantée à huit kilomètres d'Ax-les-Thermes sur les hauteurs de la commune, au cœur de la vallée d'Ax, dans la vallée de la Haute-Ariège. Elle est distante de 30 kilomètres de la frontière entre la France et l'Andorre au sud, 30 kilomètres de Tarascon-sur-Ariège au nord-ouest, 20 kilomètres du col de Pailhères à l'est et 120 kilomètres de Toulouse au nord.

Ax 3 Domaines est composé de vingt-neuf pistes réparties sur trois domaines skiables, celui de Bonascre à faible altitude, celui du Saquet à moyenne altitude, et celui des Campels à haute altitude, soit en tout quatre-vingt kilomètres de pistes. Il existe également depuis 2009 une piste de ski de fond. Pour pallier les aléas climatiques, 205 canons à neige couvrent la station.

La station ne se limite pas à la seule pratique du ski l'hiver, mais s'ouvre progressivement vers d'autres horizons, à savoir la randonnée ou le VTT l'été.

En décembre 2012, elle fait partie des premières stations françaises à être couverte par le système Street View de la société Google[1].

Sommaire

Toponymie[modifier | modifier le code]

« Ax 3 Domaines » est la dénomination récente de la station : avant 2001, elle portait le nom d'« Ax-Bonascre », Bonascre étant depuis le milieu des années 1970 le domaine le plus accessible et le mieux équipé des trois.

« Ax » fait référence à la commune d'Ax-les-Thermes sur laquelle la station se situe. Le village tire son appellation de l'occitan « Acqs » qui, étymologiquement, dérive du latin aquæ, « les eaux »[2] ou aquis, « aux eaux »[3].

Les « 3 Domaines » sont bien entendu les trois domaines skiables de Bonascre (du nom du plateau de Bonascre), du Saquet (le pic Saquet ou pic du Saquet était au XIXe siècle une autre dénomination pour le sommet dit la Tute de l'Ours[4] ; aujourd'hui il s'agit d'une crête distincte située plus au nord) et des Campels (la Jasse des Campels est un vallon qui s'étend au sud-ouest de ce sommet).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et relief[modifier | modifier le code]

Le village d'Ax-les-Thermes est situé dans les Pyrénées, à proximité d'Andorre, et est implanté au confluent de l'Oriège, de l'Ariège et de la Lauze. La station est quant à elle située à environ huit kilomètres au sud-ouest de la commune, sur les hauteurs.

Relief de la station[modifier | modifier le code]

Les pistes du domaine du Saquet, au milieu des sapins.

Le plateau de Bonascre, qui appartient au village axéen, se situe à 1 390 mètres d'altitude[5]. Ce dernier se caractérise par une longueur d'un kilomètre sur une largeur de 450 mètres[5].

Le domaine de Bonascre, premier des trois qui constituent la station, s'étage entre 1 400 mètres et 2 000 mètres d'altitude[5]. Il se situe principalement sur les bois de la Crémade et de Manseille, appartenant tous deux à la forêt domaniale d'Ax-les-Thermes.

Le domaine du Saquet, quant à lui, se démarque par une altitude plus élevée, entre 1 800 et 2 300 mètres d'altitude[5]. Il couvre en partie le bois de la Griolle. Il est délimité à l'ouest par la vallée de Savignac, et à l'est par les jasses de Mansèdre, de Bisorne et des Campeillots, qui plongent vers la cascade d'Escaleilles puis sur la rivière Ariège. Cette dernière est par ailleurs longée par la route nationale 20 qui mène vers Mérens-les-Vals puis L'Hospitalet-près-l'Andorre. Au sud, il laisse place au domaine dit des Campels.

Le domaine des Campels se distingue par une altitude élevée, entre 1 700 et 2 400 mètres[5]. Il est en grande partie accoté à la Tute de l'Ours (2 254,7 mètres[5]). Le point culminant de la station se situe un peu plus au sud, au-delà de la Couillade de Llerbès, à 2 305 mètres[5]. Les Campels s'étalent également vers deux pics : d'une part celui de Carroutch à 1 871 mètres[5], et d'autre part vers celui du Savis, qui culmine à 1 958 mètres[5]. Ce dernier est un peu excentré et isolé par rapport au reste de la station.

Reliefs alentours[modifier | modifier le code]

Au nord-ouest, on peut distinguer le Signal du Chioula à 1 507 mètres[5]. Au nord-est on peut repérer le port de Pailhères à 2 001 mètres[5]. À l'est, se trouve le pic de Brasseil (communément surnommé la « dent d'Orlu ») à 2 222 mètres[5], mais également le pic de Roque Rouge à 2 321 mètres[5]. Au sud, le pic de Rulhe, point le plus élevé des alentours avec une altitude de 2 783 mètres[5], est parfaitement visible à l'arrière-plan, tout comme les sommets andorrans, situés à une vingtaine de kilomètres à vol d'oiseau. Au sud-est, culmine le pic des Estagnols à 2 352 mètres[5] et surtout le pic de Cimet à 2 423 mètres[5]. On retrouve aussi le plus modeste pic de Canals à 2 140 mètres[5]. Au sud-ouest, le pic d'Espaillat pointe à 2 263 mètres[5]. Enfin, à l'ouest, c'est la cime de Bourbourou à 2 021 mètres[5] qui se dresse le plus haut. Le domaine skiable du plateau de Beille (1 800 mètres[5]) est également peu éloigné.

Vue panoramique sur les montagnes aux alentours de la station, en direction des Pyrénées-Orientales vers le Sud-Est. À l'arrière plan à droite, le pic des Estagnols à 2 352 mètres, avec dans son sillage au centre le pic de Cimet à 2 423 mètres. À sa droite et culminant à 2 140 mètres, le pic de Canals. Au premier plan à droite, les deux pics du Savis d'une part (1 958 mètres) et de Carroutch (1 871 mètres) d'autre part.

Accès et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier interne[modifier | modifier le code]

Le village d'Ax-les-Thermes est traversé de part en part par la route nationale 20 en direction d'Andorre. Toutefois, la circulation extrêmement dense (liaison entre Toulouse et Barcelone via Andorre) a conduit les pouvoirs publics à créer une déviation en périphérie[6] pour près de 70 millions d'euros. Après de gros problèmes de financement[7], le projet devrait être finalisé d'ici 2014, soit neuf ans après le début du chantier, particulièrement important. La déviation prévoit en effet un contournement depuis Savignac-les-Ormeaux sur une longueur de 5,6 kilomètres, soit 1,2 million de mètres cubes à déplacer et trois viaducs à bâtir. Le premier a été achevé en 2005, le second en 2008 tandis que le troisième est achevé au cours de l'année 2010.

La route départementale 820 permet de relier les 8,5 kilomètres séparant le village du plateau de Bonascre[5]. Une fois au sommet du plateau, la rue principale, l'avenue de la Griolle, mène au pied des pistes.

Réseau routier périphérique et connexions ferroviaires[modifier | modifier le code]

La route nationale 20 longe la station. Elle relie principalement Toulouse et Pamiers à Andorre puis à la Catalogne et Barcelone. Dans un premier temps, elle épouse les contours de l'Ariège avant de buter peu après L'Hospitalet-près-l'Andorre sur les contreforts du col du Puymorens (1 920 mètres[5]) et ceux du port d'Envalira (2 409 mètres), plus haut col d'Europe maintenu ouvert à la circulation toute l'année[8], à la hauteur du Pas de la Case (2 050 mètres[5]).

Vers l'est, la commune d'Ax-les-Thermes est reliée à l'Aude par le port de Pailhères (2 001 mètres[5]) sur la route départementale 25, depuis le petit village ariégeois de Mijanès et les gorges de l'Aude. La route mène à la station d'Ascou-Pailhères, partenaire de son homologue axéenne.

On peut également rejoindre le département de l'Aude par le col du Chioula (1 431 mètres[5]) qui mène quant à lui vers les Pyrénées audoises, la vallée de l'Hers-Vif et le village de Prades via la route départementale 613.

La station, de par sa situation relativement proche de la métropole midi-pyrénénne, est prisée des Toulousains[9],[10]. D'une part, le village d'Ax-les-Thermes, en contrebas d'Ax 3 Domaines, est un passage obligé vers l'Andorre sur la route nationale 20. D'autre part, une gare SNCF, située sur la ligne Toulouse - La Tour-de-Carol dessert le village environ cinq fois par jour, et donc de facto la station, en établissant une connexion privilégiée vers Toulouse.

Sentiers, pistes de randonnée et chemins[modifier | modifier le code]

La piste de la Griole, petit chemin forestier menant au Saquet depuis Bonascre, avec le pic de Rulhe en toile de fond (2 783 mètres).

Outre les routes départementales et nationales, la station comporte toute une série de sentiers, pistes de VTT et des chemins de randonnée. Le chemin de grande randonnée communément dénommé GR10 passe à proximité du domaine des Campels. Il existe d'ailleurs trois refuges non gardés pour accueillir les randonneurs, dont celui de la Jasse et du Ruhle.

Depuis le début des années 2000, 231 kilomètres de pistes de VTT homologuées par la Fédération française de cyclisme ont été créés, balisés et aménagés.

Climat[modifier | modifier le code]

La température est calculée pour une altitude de 1 400 mètres, celle du pied des pistes du domaine de Bonascre[5]. En moyenne, il pleut 1 013,5 mm sur 66 jours par an[11]. Le brouillard embrume les pistes en moyenne 20,1 jours par an ; le tonnerre gronde 29,5 jours ; il grêle 2,4 jours en moyenne ; il neige approximativement 15,2 jours par an (à relativiser néanmoins car basé sur une altitude de 400 mètres, soit en plaine) ; et enfin il gèle environ 150 jours par an.

De plus, les pistes reçoivent en moyenne 1 972 heures par an de rayonnement direct. Le vent souffle quant à lui à 30,7 km/h en moyenne tout au long de l'année, tandis que le taux d'humidité avoisine les 78 %.

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 3,9 5,1 6,9 9,0 12,5 16,0 19,0 18,5 16,9 12,8 7,5 4,4 17,0
Températures minimales moyennes (°C) - 5,7 - 4,9 - 3,4 - 0,9 2,1 5,5 7,7 7,6 5,1 1,5 - 2,9 - 5,3 6,5
Températures moyennes (°C) - 0,9 0,1 1,7 4,1 7,3 10,7 13,4 13,0 11,0 7,1 2,3 - 0,5 11,8
Source : Archives climatologiques mensuelles - Saint-Girons (1961-1990) - avec application du gradient de diminution de température de 0,6 °C pour une variation de 100 mètres

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

L'isard des Pyrénées, très présent dans la région.
Le Lis des Pyrénées, observable en vallées d'Ax.

La réserve nationale de faune d'Orlu, vaste de 4 000 hectares, se situe à une vingtaine de kilomètres de la station. La faune y est donc sensiblement la même. Ainsi, la région se caractérise par une des plus fortes densités d'isards[12] de la chaîne pyrénéenne. Il est possible d'apercevoir d'autres espèces, plus rares, comme la marmotte, le gypaète barbu (rapace charognard de plus de deux mètres cinquante d’envergure), le grand tétras, l'aigle royal ou encore la perdrix grise des Pyrénées (Perdix perdix hispaniensis), le lagopède alpin des Pyrénées (Lagopus mutus pyrenaicus) et le lézard des Pyrénées[13],[14].

Flore[modifier | modifier le code]

La station abrite trois bois, gérés par l'Office national des forêts : le bois de la Crémade, le bois de Manseille et celui de la Griolle. Tous trois appartiennent à la forêt domaniale d'Ax-les-Thermes. Outre le sapin pectiné, on peut observer toutes sortes de végétaux remarquables, comme le lis des Pyrénées (Lilium pyrenaicum), la gentiane ou l'anémone soufrée (Pulsatilla alpina apiifolia)[15].

Histoire de la station[modifier | modifier le code]

Chronologie[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative, située à l'emplacement de l'ancien téléphérique, retraçant l'histoire de la station.
  • 1952 : la décision est prise par le conseil municipal, sous l'impulsion du maire, Paul Salette, de créer une station de ski pour dynamiser la ville d'Ax-les-Thermes pendant la longue saison d'hiver.
  • 1953 : début des travaux de construction d'un téléphérique reliant la vallée (au niveau de la RN20, peu après la troisième Bazerque) au Saquet.
  • 1955 : inauguration au mois de décembre du téléphérique reliant la RN20 au Saquet et mise en place des deux premiers téléskis.
  • 1958 : construction d'un télésiège une place pour desservir le domaine des Campels.
  • 1963 : création de la route (D820) entre Ax-les-Thermes et le plateau de Bonascre.
  • 1964 : construction d'une télécabine deux places entre le plateau de Bonascre et le Saquet.
  • 1965 : mise en place de deux téléskis sur le plateau de Bonascre.
  • 1968 : début de l'urbanisation du plateau de Bonascre.
  • 1972 : mise en place du télésiège de la Crémade et du téléski de Manseille.
  • 1975 : transformation de la télécabine de deux à quatre places.
  • 1978 : construction du télésiège du Savis.
  • 1986 : création du télésiège du Rébenty.
  • 1987 : aménagement de la télécabine de quatre à six places.
  • 1992 : installation des deux premiers canons à neige artificielle.
  • 1998 : extension du réseau de neige artificielle.
  • 2000 : construction d'un télésiège six places, débrayable.
  • 2001 : nouvelle appellation commerciale : Ax 3 Domaines.
  • 2002 : construction d’une télécabine de seize places reliant Ax-les-Thermes au Plateau de Bonascre.
  • 2003 : extension supplémentaire du réseau de neige artificielle.
  • 2004 : création d'une retenue d'eau de 45 000 m3.
  • 2006 : extension supplémentaire du réseau de neige artificielle et création d'un télésiège quatre places, ainsi que deux pistes supplémentaires à Mansèdre.
  • 2008 : création du télésiège six places du Lièvre Blanc et reprofilage de certaines pistes.
  • 2009 : création de nouvelles pistes, dont la première dédiée au ski de fond.
  • 2010 : extension importante du réseau de neige artificielle et reprofilage de certaines pistes des Campels

Les pionniers (1955-1960)[modifier | modifier le code]

Alors que les premières traces de la pratique du ski en vallées d'Ax remontent à la fin du XIXe siècle[16], la discipline prend son essor entre les années 1930 et la Seconde Guerre mondiale. Quelques jeunes Axéens profitaient, lors des week-ends hivernaux, des joies de la neige. Réunis en groupes, ces derniers prenaient le train jusqu'à Porté-Puymorens où ils remontaient par la suite les pentes abruptes du col du Puymorens ou celles du Pas de la Case, qui à l'époque, ne comptait que de modestes baraquements faits de planches pour accueillir les rares visiteurs[16]. Le col du Chioula était lui aussi propice à ces activités récentes. Les jeunes étaient encadrés par quelques notables du village ; à savoir le docteur Gomma, le notaire Oustric et l'hôtelier Calvet[16]. Bien entendu, il n'existait pas encore de remontées mécaniques.

L’ancien téléphérique menant au Saquet, avec la RN 20 et la ligne de chemin de fer Toulouse - Latour-de-Carol en contrebas.

Dans les années d'après-guerre, les Axéens confient la tête de la municipalité à Paul Salette, rugbyman de première ligne[17], qui va développer la vie thermale d'Ax-les-Thermes. Mais le village rentre en léthargie l'hiver, aussi lors du conseil municipal du 17 février 1952, le maire propose de « mettre fin à l'inactivité de la population lors des longs mois d'hiver »[17]. Ainsi, il souhaite aménager un accès vers les champs de neige en altitude. La première idée émerge : il s'agirait de transporter les skieurs à Bonascre, puis au Saquet, via un téléphérique[17]. L'investissement apparaît comme trop lourd pour la petite commune, qui compte à peine 1 500 habitants[18]. Le conseil général ariégeois s'engage dès 1950[17] à prendre en charge la moitié des financements nécessaires à la construction d'un engin mécanisé (une télébenne était envisagée) partant d'Ax-les-Thermes vers le plateau de Bonascre. Ce dernier devait à terme se muter en une station d'altitude. Le 17 février toujours, le conseil municipal valide le projet d'un téléphérique doté d'une cabine de 35 places[17]. Entre temps, le conseil général, en désaccord politique avec le maire radical Paul Salette, se désengage progressivement du projet. Finalement, le projet aboutit, mais est réalisé à moindre coût en le faisant partir du lieu-dit du Berduquet[17] sur le bord de la route nationale 20, dans les gorges de l'Ariège, à plus de quatre kilomètres de la cité axéenne. L'appareil rivalise avec les plus performants de l'époque : la gare basse se situe à 970 mètres[17], et la gare haute à un peu plus de 2 000. Il faut six minutes pour grimper les 1 030 mètres de dénivelé[17]. La capacité est relativement faible, entre 250 et 300 skieurs à l'heure. La consommation en électricité est forte, et les Axéens sont quelque peu surpris par la hausse substantielle des impôts locaux[17].

La gare basse de l’ancien téléphérique du Berduquet menant au Saquet.

Au sommet du Saquet, un seul commerce fait office de bar-restaurant. Il est bâti en tôles[16]. On dénombre dix employés lors de la première saison d'exploitation en 1955[16] et un seul moniteur diplômé, qui est par ailleurs le directeur de la station. Naturellement, les pistes ne sont pas damées.

Le Saquet compte alors deux téléskis et l'attente est parfois interminable[19]. Les jours de grande affluence, la descente dans la vallée s'effectue parfois très tard le soir[19], après 22 heures.

En 1958, pour la troisième saison d'exploitation, le domaine skiable s'élargit aux Campels, dont les pentes sont plus abruptes et l'enneigement plus important[19]. Un télésiège monoplace est construit pour relier les Campels au Saquet. D'épaisses couvertures sont fournies aux skieurs pour ne pas qu'ils arrivent transis de froid après les treize minutes d'ascension[19].

Au début des années 1960, Paul Salette décède et c'est un inspecteur de l'Éducation nationale, Mario Beulay-Gue, qui prend la tête de la municipalité axéenne[19]. La clientèle de la station est pour l'instant aisée, d'origine bourgeoise[19], mais la démocratisation du ski en France est amorcée.

L'urbanisation du plateau de Bonascre (1960-1970)[modifier | modifier le code]

L'arrivée au plateau de Bonascre.

Mario Beulay-Gue, fraîchement élu, va enfin mettre en œuvre ce qui avait été originellement prévu la décennie précédente par Paul Salette et son équipe, à savoir urbaniser le plateau de Bonascre[19]. En 1963, la route reliant Ax-les-Thermes à Bonascre (D820) est construite. Lors de la séance du 8 mai 1967, le conseil municipal vote largement l'urbanisation de ce plateau naturel, situé huit kilomètres au-dessus d'Ax-les-Thermes, à 1 400 mètres d'altitude. Selon le géographe Rémy Knafou[20], qui a établi une typologie des stations de ski françaises, la période est à la création de stations dites « intégrées » ou « stations de troisième génération ». Ces projets trouvent leur origine dans une volonté gouvernementale, parallèlement au développement des stations balnéaires de la côte languedocienne, dans un cadre de « déclaration d’utilité publique » offrant des facilités aux promoteurs privés et la possibilité d’expropriation (« Plan neige »). Le promoteur décide de l’ensemble des aménagements urbanistiques, commerciaux, techniques (remontées mécaniques…). Ces stations sont conçues à partir d’un point de chute (souvent le parking), supérieur à 1 400 m, à proximité desquels se trouvent les « immeubles en front de neige » avec tout le confort et des services à proximité, généralement dans un site en forme d’amphithéâtre.

Le plateau de Bonascre, avec à l'arrière-plan les pistes et la télécabine menant au Saquet.

Une télécabine de deux places transporte les skieurs vers le Saquet. Elle est doublée dès 1972 par le télésiège de la Crémade, pour faire face à un afflux de plus en plus important[19]. En 1975, elle passe de deux à quatre places, pour une capacité de 750 skieurs par heure.

Dans la foulée, Roger Amoros, un Axéen d'origine ayant travaillé dans les Alpes à Vars pendant de longues années, prend en main la station. Il va transformer la station familiale[19] en une véritable entreprise de sports d'hiver. L'urbanisation du plateau de Bonascre s'accompagne d'une professionnalisation évidente de la station[19] : le personnel, bien plus nombreux, est équipé en vêtements chauds facilement repérables par le client, les pistes sont damées et la sécurité est pour la première fois confiée à des pisteurs secouristes. Par le passé, elle était assurée par la gendarmerie.

L'expansion (1970-2000)[modifier | modifier le code]

Un pharmacien de 33 ans, Alain Aybram, est élu en 1977 à la tête de la municipalité d'Ax-les-Thermes [21]. Ce dernier va poursuivre les efforts d'expansion et de modernisation de la station aux trois domaines. Une télécabine de six places est bâtie pour monter au Saquet en 1986, tandis que trois télésièges sont installés aux Campels pour en améliorer l'exploitation : il s'agit de ceux de l'Ours, du Rébenty et de Savis[22]. La télécabine menant vers le Saquet passe de quatre à six places.

Le téléphérique du Berduquet, dont l'exploitation avait perduré de façon de plus en plus marginale, se voit interdit de fonctionnement car trop vieillissant par une circulaire ministérielle en 1979[22]. Une mise aux normes apparaît trop coûteuse pour le faible intérêt qu'elle constituerait : la route menant au plateau de Bonascre (D820) a marqué le déclin inexorable de l'ancien téléphérique, mal situé et isolé en périphérie de la ville.

Alain Aybram désire concrétiser le projet de Paul Salette, qui souhaitait que la station profite à la ville, de construire un téléphérique entre Ax-les-Thermes et le plateau de Bonascre. En 1989, la nouvelle municipalité de Gérard Balista arrête le projet alors que les marchés ont été signés et les travaux débutés[22].

La modernisation (2000-2010)[modifier | modifier le code]

La nouvelle télécabine reliant Ax-les-Thermes à Ax 3 Domaines.

Alain Chenebeau, nouveau maire de la ville en 2001, poursuit le processus de modernisation. D'une part en modifiant l'appellation de la station, qui se mute d'« Ax-Bonascre » en « Ax 3 Domaines » (référence à Bonascre, au Saquet et aux Campels), et d'autre part en réalisant de lourds investissements. Le premier consiste à remplacer les deux téléskis de la Tute de l'Ours en un télésiège[22] débrayable à gros débit. Un programme important d'extension du réseau de neige artificielle est lancé, avec la création d'une retenue d'eau et d'une usine à neige. Cet équipement permet d'assurer un bon enneigement des pistes les plus commerciales. L'ancien projet de Paul Salette de téléphérique entre Ax-les-Thermes et le plateau de Bonascre est repris, puis amélioré. La télécabine est achevée en 2002. D'une longueur de 2 800 mètres pour 750 mètres de dénivelé, elle place Ax-les-Thermes à huit minutes du pied des pistes et transporte 1 600 personnes par heure[22]. Elle permet de doubler la route départementale menant à Bonascre et constitue un trait d'union entre la cité thermale et sa station.

En outre, un snowpark est construit, attirant une clientèle encore plus jeune et diversifiant les modes de glisse. En 2009, ce dernier est baptisé « Natural Forest Park »[23]. Il est composé de plus de 10 modules, ainsi que des bosses et des obstacles : « Border cross, Big air, zone jibs et zone débutants »[23].

Entre l'an 2000 et 2007, une vague d’investissements lourds s'opère. 32,5 millions d'euros (13 millions pour la seule année 2006[24]) sont consacrés dans de nouvelles pistes et infrastructures[25]. Deux nouveaux télésièges sont construits, dont celui du Lièvre Blanc. D'une longueur de 2 635 mètres et d'une vitesse de 6 mètres par seconde[26], il est le plus long et le plus rapide de France[24]. Conçu et construit par la société Poma, il est inauguré en mars 2009 par Martin Malvy, président du conseil régional de Midi-Pyrénées[27]. Plus récemment, la station s'est équipée en matériel facilitant l'accès aux pistes pour les personnes handicapées et est donc labellisée depuis 2002[28] « Espace Loisir Handisport » par la Fédération française handisport (FFH)[29].

L'après-ski n'est pas pour autant laissé de côté, puisque des thermes (« Couloubret ») sont construits dès 2006 à Ax-les-Thermes[30].

Économie de la station[modifier | modifier le code]

Évolution du chiffre d'affaires[modifier | modifier le code]

L'évolution du chiffre d'affaires de la station est largement tributaire des conditions météorologiques. Alors qu'il était de 6,025 millions d'euros en 2004/2005[31] et de 6,250 millions d'euros en 2005/2006, il chute entre 2006/2007 et 2007/2008 (il est en effet descendu à 2,5 millions d'euros en 2006/2007[32] puis 4,526 millions d'euros la saison suivante[33] à la suite d'un enneigement moins clément ; soit une baisse d'environ 100 000 skieurs par rapport à une année classique). Il est remonté à 7,455 millions d'euros en 2008/2009[32] ,[34], où le site connait un record de fréquentation[35],[36]. En 2009/2010, le chiffre d'affaires s'est stabilisé à 7,1 millions d'euros, avec 6,6 millions d'euros pour la seule station d'Ax et 500 000 euros pour celle d'Ascou-Pailhères[37], soit un total de 355 000 skieurs. En 2009, la station axéenne était la 54e station française en termes de chiffre d'affaires[32] (calculé en comptant la saison hivernale et estivale), soit la sixième du massif pyrénéen[32]. Cela se traduit concrètement par une fréquentation d'environ 370 000 skieurs durant la saison 2008/2009[34]. Faute à un enneigement difficile, la saison 2010/2011 est soldée par un déficit de 400 000 euros, compensé dès l'année suivante.

Évolution du chiffre d'affaires de la SAVASEM depuis sa création en 2004

Saisons Chiffre d'affaires (en euros) Nombre de skieurs
2004/2005 6 025 000 365 000
2005/2006 6 250 000 370 000
2006/2007 2 500 000 188 000
2007/2008 4 526 000 238 966
2008/2009 7 455 000 370 000
2009/2010 7 100 000 355 000
2010/2011 5 600 000 280 000
2011/2012 6 500 000 300 000
Sources des données : SAVASEM[31],[33],[34],[37],[32]

Structure[modifier | modifier le code]

Le chiffre d'affaires de la SAVASEM a globalement augmenté depuis 2004 malgré des années de fortunes diverses pour l'enneigement.
Le logo de la SAVASEM depuis 2004.

La station compte 160 salariés en pleine saison hivernale 2009/2010, 250 en 2010/2011[38], et ce avec une grande proportion de saisonniers puisque le total d'employés permanents s'élève à 67[34]. Elle génère de surcroît plus de 600 emplois dans les environs[25] en 2010. Elle est actuellement dirigée par Fabrice Esquirol. En 2012, on estime en effet à 7 euros de retombées dans l'économie locale pour chaque euro consommé sur la station de ski, soit entre 40 et 55 millions d'euros chaque année.

En partenariat avec la municipalité d'Ax-les-Thermes, une société d'exploitation mixte a été créée le 1er décembre 2004[31]. Il s'agit de la SAVASEM (Ski alpin des vallées d'Ax, Société d'économie mixte)[39]. La société possède en 2010 un capital social de 1 195 740 euros[40]. Outre l'exploitation commerciale de la station axéenne, elle prend en charge l'autre station de ski alpin d'Ascou-Pailhères[37]. La station du Chioula n'est pas gérée directement par la société d'exploitation mais travaille en collaboration avec celle-ci. La SAVASEM est une société de droit privé, mais reste néanmoins détenue à 84,98 % par les collectivités territoriales[31]. La création d'un regroupement des stations de Peyragudes, du Tourmalet, de Luz-Ardiden, de Gourette et de La Pierre Saint-Martin sur le massif pyrénéen sous l'appellation N'PY (Nouvelle Chaîne des Pyrénées) au début des années 2000 a motivé la création de la SAVASEM en 2004[41]. Trois critères primordiaux ont mené les dirigeants à créer cette structure. Le premier relève du plan économique : une telle société peut gérer sa trésorerie comme elle l'entend, ce que ne pouvait faire la municipalité axéenne par le passé. La deuxième raison est elle aussi d'ordre économique, puisqu'il s'agit de mutualiser les forces avec la station voisine d'Ascou-Pailhères pour réaliser des économies d'échelle. La troisième raison qui a mené à créer la SAVASEM est de nature sociale puisqu'il s'agit d'harmoniser les conditions de travail entre les deux stations[31]. Cet accord a permis de centraliser les équipements, ressources, secours et moyens techniques. La volonté de se prémunir de manière plus efficace contre les aléas climatiques et les années de faible enneigement a également encouragé sa création, avec l'intégration dans le plan prévisionnel d'une marge de tolérance d'une mauvaise saison sur cinq[41].Le conseil d'administration de la société est présidé par Pierre Peyronne, maire d'Ax-les-Thermes. Le contrat est valable pour dix ans, soit jusqu'en décembre 2014.

De plus, les stations d'Ax, du Chioula, d'Ascou-Pailhères et du Plateau de Beille sont partenaires et réunies sous l'appellation « Vallées d'Ax », gérée par l'office du tourisme[42]. Enfin, depuis 2009, la station est partenaire avec son homologue andorranne de Grandvalira[23].

La structure de la SAVASEM, société d'exploitation mixte d'Ax 3 Domaines[23].
La structure de la SAVASEM[modifier | modifier le code]

Les organismes publics, à savoir la municipalité d'Ax-les-Thermes (34 %), le Conseil général de l'Ariège (25 %), la Communauté de communes des vallées d'Ax (25 %), la municipalité d'Ascou (0,49 %) et la municipalité de Mérens-les-Vals (0,49 %) détiennent donc respectivement 84,98 % du capital[34]. Les organismes privés quant à eux se partagent les 15,02 % restants : Pas Grau international, filiale de SAETDE (6,41 %), le Crédit mutuel (5,38 %) et enfin la Caisse d'épargne - SOREPAR avec 3,23 %[34]. En outre, d'autres partenaires touristiques font partie de la structure : les commerçants axéens et des alentours, l'Office de tourisme des vallées d'Ax mais aussi le comité départemental du tourisme.

Projets futurs[modifier | modifier le code]

Lors de la création de la SAVASEM en 2004, les dirigeants axéens ont émis le souhait d'associer la commune de Mérens-les-Vals (participation de 0,49 % au capital) avec en ligne de mire un projet de remontée mécanique entre Mérens-les-Vals et le Domaine du Saquet à l'horizon 2014[41], liée à un autre important projet d'hébergement, afin de « capter la clientèle catalane »[41] sur la route menant à l'Andorre, particulièrement fréquentée en toute saison.

Marketing[modifier | modifier le code]

Publicités[modifier | modifier le code]

Vue sur le Saquet depuis la piste des « 3 Jasses », avec le TSF2 Savis au loin.
  • En 2008, le rugbyman néo-zélandais Byron Kelleher, joueur du Stade toulousain, est le porte-drapeau de la station axéenne. Il apparaît sur toutes les publicités de la station[43].
  • En 2009, la station a misé sur la Panthère rose[44] pour sa campagne promotionnelle annuelle. Le personnage de Blake Edwards constitue le contre-pied au slogan « Ax, le blanc tendance »[45],[46]. « On prend le parti d'être là où on ne nous attend pas » explique Cyril Bardin, responsable communication. « Tout le monde nous disait que ce serait dur de trouver mieux que Byron. La Panthère rose reste indémodable. 90 % de la planète a accès à la télévision donc à la Panthère Rose. »[43]. Le maire axéen, Pierre Peyronne souhaite « se différencier de ses concurrents. La Panthère rose, c'est à la fois une image familiale et jeune »[43]. La campagne est principalement visible dans le Métro de Toulouse. Le budget annuel alloué à la communication est de 100 000 euros.

Logos[modifier | modifier le code]

Le logo de la station a toujours représenté une montagne, avec à l'arrière plan un soleil radieux. Par la suite, et si les couleurs ont évolué, passant du bleu et brun au bleu et jaune, puis au contraste blanc et noir, le dessin d'origine n'a guère été modifié. En dessous du logo, on note la présence imagée des trois domaines (Bonascre, Saquet et Campels). Il convient de noter qu'en 2009, 2010 et 2011, l'emblème de la station, à savoir la Panthère rose, a imposé au logo une pointe de rose.

Slogans[modifier | modifier le code]

  • « Ax : le blanc tendance » - Entre 2004 et 2009
  • « Ax : le blanc tendance, by la panthère rose[47] » - Depuis 2009

Animations[modifier | modifier le code]

Depuis l'hiver 2003, la station organise chaque année au mois de février un festival : « l'Oxygène pour les oreilles ». Il se caractérise par de nombreuses animations et concerts. Pour sa septième édition en 2009, Keziah Jones était l'invité d'honneur. Les BB Brunes étaient également présents. De même, chaque année, un réveillon est organisé aux pieds des pistes[48].

Présentation de la station[modifier | modifier le code]

Les trois domaines[modifier | modifier le code]

Domaine de Bonascre[modifier | modifier le code]

Plan de la station en direction du Nord avec la difficulté des pistes et les remontées mécaniques.

Le Plateau de Bonascre est situé à 1 390 mètres d'altitude[5]. Le premier domaine de Bonascre s'étale entre 1 400 et 2 000 mètres[5] et compte neuf pistes. Il est équipé d'une télécabine (Station Saquet), de deux téléskis (Baby, Lusclade), d'un fil neige (Bonascre) et de deux télésièges (Lièvre Blanc, Mansedre). C'est un domaine conçu pour les débutants avec des pistes peu difficiles[49]. On y trouve deux pistes vertes (« 3 Jasses » et « Boulevard de la Griole »), quatre pistes bleues (« Bonascre », « FontFrede », « Manseille » et « Sapin »), deux pistes rouges (« Bisorne » et « Pylone ») et une piste noire (« Mansèdre »)[50].

Domaine du Saquet[modifier | modifier le code]

Le deuxième domaine, celui du Saquet, se situe entre 1 800 et 2 300 mètres[5] et compte dix pistes. Il est équipé de quatre téléskis (Casse, Col, Chalet, École), d'un fil neige (Saquet) et de deux télésièges (Ours, Tute). C'est un domaine réservé au plus grand nombre, avec des pistes faciles et d'autres plus difficiles. De même, le snowpark Natural Forest Park se situe dans cette portion de la station[49]. On y trouve trois pistes vertes (« Saquet », « Chalet » et « École »), deux pistes bleues (« Casse » et « Jonction Plateau »), trois pistes rouges (« Ours », « Compétition » et « Tremplin ») et une piste noire (« Tute »)[50].

Domaine des Campels[modifier | modifier le code]

Le troisième domaine, celui des Campels, se situe entre 1 700 et 2 400 mètres d'altitude[5] et compte onze pistes. Il est équipé d'un téléski (Orry) et de deux télésièges (Savis, Rebenty). C'est le domaine le moins commercial, le moins fréquenté et le plus vaste[49]. Il abrite les pistes les plus complexes à appréhender pour les skieurs les moins entraînés. On y trouve trois pistes bleues (« Corniche », « Jonction Savis » et « Savis »), cinq pistes rouges (« Berger », « Combes », « Coqs », « Isard » et « Orry ») et trois pistes noires (« Campeillots », « Couillade » et « Olympique »)[50].

Remontées mécaniques[modifier | modifier le code]

Les télésièges[modifier | modifier le code]

TCD16 Ax - Bonascre[modifier | modifier le code]

La télécabine seize places à pinces débrayables entre le village d'Ax-les-Thermes et la station, relie la vallée et la montagne, la cité thermale et le front de neige dédié aux sports d'hiver en neuf minutes et quinze secondes[51]. Elle a été inaugurée lors de l'hiver 2002. Elle a permis alors de décongestionner très sensiblement la route départementale 820, unique accès depuis la démolition de l'ancien téléphérique du Berduquet en 1979. Qualifiée de « trait d'union », cette nouvelle installation moderne a permis de rajeunir l'image de la station avec le renfort de multiples campagnes de communication. Pourtant, ce projet imaginé par l'un des fondateurs de la station, Paul Salette, à la fin des années 1950, a mis plus de trente années à voir le jour. Alain Aybram, maire d'Ax-les-Thermes entre 1977 et 1989[21] souhaite concrétiser le projet d'une nouvelle liaison vers la station. Au milieu des années 1980, le télécabine reliant Bonascre au Saquet est profondément remanié et modernisé. L'installation passe de quatre à six places durant l'hiver 1986 / 1987. Il est alors prévu d'utiliser ces anciennes cabines. Celles-ci sont stockées à côté de la gare basse pendant cinq années, jusqu'en 1992[51]. Les travaux de fondation des gares hautes et basses de ce nouveau télécabine entre Ax et la station commencent. Une succession de deux hivers avec un enneigement très faible ont raison du projet[51]. Peu après les élections municipales de 1989, le nouveau maire de la ville Gérard Balista décide d'arrêter le chantier[22]. Les cabines sont vendues et les fondations des gares sont laissées à l'abandon pour près d'une décennie. Les travaux reprennent au cours de l'année 2002. L'une des principales difficultés consiste alors à réaménager les fondations des deux gares pour passer d'une cabine de quatre à seize places[51]. L'inauguration a lieu lors de l'hiver 2002/2003.

L'installation est composée de deux gares « Satellit » (ce type de gare fût pour la première fois installé en 2000 dans la station d'Hauteluce en Savoie[51]). Les cabines sont de type « Espace 16 » ou « Ariana 16[52] » et ont été conçues par une filiale de Poma, à savoir Sigma Composites. Ces dernières sont constituées de deux banquettes de quatre places face à face, les huit autres passagers étant debout.

Télécabine à pinces débrayables 16 places Ax - Bonascre[51]
Caractéristiques administratives Caractéristiques d’exploitation Caractéristiques géométriques Caractéristiques techniques Caractéristiques des cabines Caractéristiques du câble
Nom : TCD16 Ax - Bonascre Saison d’exploitation :
hiver & été
Altitudes Gare aval / Gare amont : 714 m / 1 382 m Type de gares : « Satellit » Type de véhicules : « Espace 16 » ou « Ariana 16 » Constructeur du câble : Tréfileurope
Exploitant : SAVASEM Vitesse d’exploitation : 5,2 m/s Dénivelé : 668 m Gare motrice / Gare tension : amont / aval Capacité : 16 personnes Diamètre : 53,50 mm
Constructeur : Pomagalski Durée du parcours : 9 min 15 s Longueur : 2 867 m Puissance du moteur principal / Type de tension : 692 kW / Hydraulique Masse à vide / Charge utile : 1 045 kg / 1 280 kg Longueur : 5 900 m
Inauguration : 2002 Débit / Débit théorique (Par sens) : 1 100 personnes/h / 1 500 personnes/h Pente moyenne / Pente maximale : 24 % / 67 % Nombre de pylônes / Sens de la ligne : 22 / Droite Nombre : 33
TCD6 Bonascre[modifier | modifier le code]

La télécabine six places à pinces débrayables entre le plateau de Bonascre et celui du Saquet a été réalisée en 1987[53]. Cette dernière fût construite au même endroit qu'une ancienne télécabine quatre places, qui elle-même avait succédé à une télécabine deux places, construite dès 1979 lors de la fermeture du téléphérique vieillissant du Berduquet[54], afin de le remplacer. Ces modifications successives sont toujours apparentes à l'heure actuelle, puisque certains pylônes des anciens télécabines ont été conservés[54]. Ce télécabine de Bonascre se situe dans l'axe majeur de la station et permet de mener les skieurs et clients de la station vers les deux autres domaines, le Saquet d'une part et les Campels d'autre part. Jusqu'en 2008, il s'agissait de l'unique moyen pour se rendre vers la grande majorité du domaine skiable. De ce fait, un encombrement de plus en plus important a conduit les dirigeants axéens à le doubler par un télésiège puissant et à forte capacité, celui du Lièvre Blanc[27], dont le chantier débute en 2006[26]. La gare aval a pour caractéristique de comporter un garage pour les cabines en grande partie souterrain[53]. La ligne survole les pistes, notamment le « Boulevard de la Griole », « Bonascre » et « Sapin »[50].

Télécabine à pinces débrayables 6 places Bonascre - Saquet[53],[54]
Caractéristiques administratives Caractéristiques d’exploitation Caractéristiques géométriques Caractéristiques techniques Caractéristiques des cabines
Nom : TCD6 Bonascre - Saquet Saison d’exploitation :
hiver & été
Altitudes Gare aval / Gare amont : 1 391 m / 2 013 m Type de gares : Poma Type de véhicules : « Œufs »
Exploitant : SAVASEM Vitesse d’exploitation : 5 m/s Dénivelé : 622 m Gare motrice / Gare tension : amont / aval Capacité : 6 personnes
Constructeurs : Pomagalski & Denis Creissels SA Durée du parcours : 9 min 3 s Longueur : 2 720 m Puissance du moteur principal / Type de tension : 670 kW / Hydraulique Charge utile : 450 kg
Inauguration : 1987 Débit (Par sens) : 2 200 personnes/h Pente moyenne / Pente maximale : 24 % / 37 % Nombre de pylônes / Sens de la ligne : 33 / Droite Nombre : 135
TSD6 Lièvre Blanc[modifier | modifier le code]

L'augmentation croissante de la fréquentation de la station depuis l'inauguration du télécabine six places à pinces débrayables entre le plateau de Bonascre et celui du Saquet en 1987 a progressivement mené à une congestion récurrente et inévitable de ce dernier, étant l'unique moyen d'accéder à la partie haute du domaine skiable axéen. Fort de ce constat, la création d'un nouveau télésiège de haute capacité[26] est prévue dans le plan d'investissements de 2006. Il s'agit du télésiège débrayable six places du Lièvre blanc, construit dès 2006, mis en service en 2007 et inauguré en mars 2009[27]. Son chantier se déroula durant la même période que le télésiège quatre places de Mansèdre; période durant laquelle un vieux télésiège menant à mi-pente vers le Saquet fut détruit ainsi qu'un téléski, libérant ainsi de l'espace pour la création de trois nouvelles pistes[55]. Cet ensemble de travaux coûta 12 millions d'euros[55]. La particularité de ce télésiège relève en son strict parallélisme avec la télécabine six places de Bonascre, à savoir avec une gare aval et une gare amont situées côtes à côtes. Dès lors, son rôle de décongestion et désengorgement apparaît nettement. Cet équipement est l'un des plus longs de France mais également le plus rapide de son genre avec une vitesse d'exploitation de 6 m/s[26],[27],[55], soit 21,6 km/h. L'installation est composée de deux gares « Multix » revêtues de bois. L'été, ce télésiège est utilisé par les piétons et vététistes puisqu'un crochet permet de transporter les vélos[55],[56]. L'embarquement se déroule dans le contour même de la gare[55]. Ce télésiège possède des caractéristiques impressionnantes avec une portée maximum de 214 m (entre deux pylônes) et une hauteur de survol maximale de plus de 25 m[55]. La ligne traverse et survole les piste à de nombreuses reprises, notamment celles du « Boulevard de la Griole », « Bonascre » et « Sapin »[50].

Télésiège à pinces débrayables 6 places du Lièvre Blanc[27],[26]
Caractéristiques administratives Caractéristiques d’exploitation Caractéristiques géométriques Caractéristiques techniques Caractéristiques des véhicules Caractéristiques du câble
Nom : TSD6 du « Lièvre Blanc » Saison d’exploitation :
hiver & été
Altitudes Gare aval / Gare amont : 1 400 m / 2 014 m Type de gares : « Multix » Type de véhicules : « Multix 6 » Constructeur du câble : Tréfileurope
Exploitant : SAVASEM Vitesse d’exploitation : 6 m/s Dénivelé : 614 m Gare motrice / Gare tension : amont / aval Capacité : 6 personnes Diamètre : 50 mm
Constructeur : Pomagalski Durée du parcours : 7 min 20 s Longueur : 2 635 m Puissance du moteur principal / Type de tension : 1 032 kW (516 kW x2) / Hydraulique (pression nominale 122 bar) Type d’embarquement : Angle à 90 ° Longueur : 5 425 m
Inauguration : 2009 Débit (Par sens) : 3 000 personnes/h Pente moyenne / Pente maximale : 24 % / 55 % Nombre de pylônes / Sens de la ligne : 24 / Droite Nombre : 128
TSD6 Tute[modifier | modifier le code]

Le télésiège débrayable de Tute achemine les skieurs depuis le plateau du Saquet jusqu'à celui des Campels, non loin de la Tute de l'Ours, culminant à une altitude de 2 254,7 mètres[5]. Il a été construit au cours de l'année 2000 par le fabricant italien Leitner[57] et ce afin de décongestionner le télésiège deux places Ours. D'ailleurs, la gare amont est située en parallèle de la sienne. L'une des caractéristiques majeures de ce télésiège réside en une très forte compression dès les deux premiers pylônes afin de suivre la pente[57].

Télésiège à pinces débrayables 6 places de Tute[57]
Caractéristiques administratives Caractéristiques d’exploitation Caractéristiques géométriques Caractéristiques techniques
Nom : TSD6 « Tute » Saison d’exploitation :
hiver
Altitudes Gare aval / Gare amont : 1 858 m / 2 294 m Type de gares : Leitner
Exploitant : SAVASEM Vitesse d’exploitation : 5 m/s Dénivelé : 436 m Gare motrice / Gare tension : amont / aval
Constructeurs : Leitner Durée du parcours : 4 min 30 s Longueur : 1 340 m Puissance du moteur principal / Type de tension : 700 kW / Hydraulique
Inauguration : 2000 Débit (Par sens) : 1 800 personnes/h Pente moyenne / Pente maximale : 35 % / 64 % Nombre de pylônes / Sens de la ligne / Nombre véhicules : 14 / Droite / 64
TSF4 de Mansèdre[modifier | modifier le code]

Le télésiège de Mansèdre a été construit dès 2006 au cours de la vague d'investissements mis en œuvre cette année-là et qui permit la construction du télésiège débrayable six places du Lièvre blanc[27] ainsi que la création de trois nouvelles pistes[55]. Deux de ces nouvelles pistes, « FontFrede » et « Manseille » nécessitèrent l'installation d'une remontée mécanique, car étalées sur un espace encore vierge du domaine[58]. La ligne du télésiège survole donc ces nouvelles pistes[50].

Télésiège 4 places de Mansèdre[58]
Caractéristiques administratives Caractéristiques d’exploitation Caractéristiques géométriques Caractéristiques techniques
Nom : TSD6 « Mansèdre » Saison d’exploitation :
hiver
Altitudes Gare aval / Gare amont : 1 645 m / 2 029 m Type de gares : Orion
Exploitant : SAVASEM Vitesse d’exploitation : 2,3 m/s Dénivelé : 384 m Gare motrice / Gare tension : amont / aval
Constructeurs : Pomagalski Durée du parcours : 7 min 20 s Longueur : 1 009 m Type de tension : Hydraulique
Inauguration : 2006 Débit / Débit théorique (Par sens) : 1 500 personnes/h / 2 200 personnes/h Pente moyenne / Pente maximale : 41 % / 70 % Nombre de pylônes / Sens de la ligne / Nombre véhicules : 14 / Droite / 90
TSF3 Rébenty[modifier | modifier le code]

Le télésiège trois places du Rébenty dessert la zone des Campels, domaine où se situent la majorité des pistes rouges et noires. L'installation remonte à 1985 et fut réalisée par le constructeur français Pomagalski, comme sur la majorité de la station à l'exception du télésiège de Tute dont la conception fut laissée à Leitner. Le télésiège du Rébenty est situé sur un terrain particulièrement escarpé et accidenté, marqué par deux ruptures de pente[59]. La gare amont est constituée d'un simple retour fixe[59].

Télésiège 3 places du Rébenty[59]
Caractéristiques administratives Caractéristiques d’exploitation Caractéristiques géométriques Caractéristiques techniques
Nom : TSF3 du « Rébenty » Saison d’exploitation :
hiver
Altitudes Gare aval / Gare amont : 1 850 m / 2 350 m Type de gares : Delta
Exploitant : SAVASEM Vitesse d’exploitation : 2,3 m/s Dénivelé : 535 m Gare motrice / Gare tension : aval / aval
Constructeurs : Pomagalski Durée du parcours : 12 min 20 s Longueur : 1 852 m Type de tension : Hydraulique
Inauguration : 1985 Débit (Par sens) : 1 125 personnes/h Pente moyenne / Pente maximale : 30 % / 53 % Nombre de pylônes / Sens de la ligne / Nombre véhicules : 20 / Gauche / 158
TSF2 Ours[modifier | modifier le code]

Le télésiège deux places Ours se situe à proximité de la gare amont de la télécabine six places à pinces débrayables entre le plateau de Bonascre et celui du Saquet. Ce télésiège est donc placé au cœur de ce dernier domaine, bien qu'il permette également de rejoindre celui des Campels[50]. Il a été inauguré en 1982. La principale caractéristique de l'appareil repose sur un double sens de montée (à l'instar du télésiège du Savis), un accès à la descente fermé dans ses deux gares hautes, et la présence d'une gare intermédiaire juchée dans une sorte de cuvette naturelle, permettant d'embarquer soit vers le Saquet (ce tronçon est dénommé « Retour station ») soit vers les Campels[60] (où il est alors une alternative au télésiège de Tute, les deux lignes étant quasiment parallèles et menant au même endroit). Ce système de double embarquement et débarquement a conduit les concepteurs à réduire sa vitesse d'exploitation. Néanmoins, un tel système expose à des arrêts récurrents, d'autant plus en période d'affluence[60]. Le télésiège survole quelques pistes[50], notamment celle de l'« Ours », qui a donné son nom à l'équipement.

Télésiège 2 places de l'Ours[60]
Caractéristiques administratives Caractéristiques d’exploitation Caractéristiques géométriques Caractéristiques techniques
Nom : TSF2 de l'« Ours » Saison d’exploitation :
hiver
Altitudes Gare du « Saquet » / Gare intermédiaire / Gare des « Campels » : 2 040 m / 1 900 m / 2 245 m Type de gares : Delta
Exploitant : SAVASEM Vitesse d’exploitation : 2,25 m/s Dénivelé Saquet / Campels : 140 m / 345 m Gare motrice / Gare tension : Gare « Bonascre »
Constructeurs : Pomagalski Durée du parcours : 12 min 44 s Longueur : 1 720 m Type de tension : Hydraulique
Inauguration : 1982 Débit (Par sens) : 1 200 personnes/h Pente moyenne / Pente maximale : 22 % / 40 % Nombre de pylônes / Sens de la ligne / Nombre véhicules : 21 / Gauche / 214
TSF2 Savis[modifier | modifier le code]

Le télésiège deux places du Savis se situe dans une sorte de goulet naturel entre deux flancs de montagne, au sein du domaine des Campels. De ce fait, il est un peu isolé et excentré par rapport au reste de la station. À l'image du télésiège de l'Ours, celui du Savis fonctionne à double sens de montée[61] (et donc là aussi fermé à la descente) à partir d'une gare intermédiaire nichée dans ce creux naturel. Il permet soit de remonter vers le Saquet pour retourner vers la station, soit de gravir le Pic du Savis qui culmine à 1 958 mètres[5]. Comme pour celui de l'Ours, une telle configuration n'épargne pas les arrêts d'exploitation en période d'affluence. En direction du Pic du Savis, la ligne survole la piste rouge « Isard »[50]. La gare amont sur le versant du Pic du Savis est constituée comme au télésiège du Rébenty d'un simple retour fixe[61]. En direction du Saquet, la ligne est plus longue de deux pylônes (dix contre huit dans l'autre sens d'exploitation[61]) et survole la piste noire des « Campeillots »[50] sur un terrain difficile. La gare amont sur le versant du Saquet est la gare motrice de l'installation, par une facilité d'électrification par rapport aux deux autres[61]. Ce télésiège compte parmi les installations les plus anciennes de la station. Il fut inauguré en 1979[61].

Télésiège 2 places de Savis[61]
Caractéristiques administratives Caractéristiques d’exploitation Caractéristiques géométriques Caractéristiques techniques
Nom : TSF2 du « Savis » Saison d’exploitation :
hiver
Altitudes Gare du « Pic de Savis » / Gare intermédiaire / Gare du « Saquet » : 1 930 m / 1 720 m / 2 060 m Type de gares : Delta
Exploitant : SAVASEM Vitesse d’exploitation : 2,20 m/s Dénivelé Savis / Saquet : 210 m / 340 m Gare motrice / Gare tension : Gare du « Saquet »
Constructeurs : Pomagalski Durée du parcours : 13 min 1 s Longueur : 1 720 m Type de tension : Hydraulique
Inauguration : 1979 Débit (Par sens) : 1 000 personnes/h Pente moyenne / Pente maximale : 54 % / 66 % Nombre de pylônes / Sens de la ligne / Nombre véhicules : 18 / Droite / 208

Neige artificielle[modifier | modifier le code]

La station compte, en 2012, 205 canons à neige haute pression[23] ainsi que deux retenues d'eau de 45 000 m3. La première est située entre le domaine de Bonascre et celui du Saquet à 1 740 m d'altitude, l'autre sur le domaine du Saquet à 2 045 m. Une troisième retenue d'eau, plus modeste, est située aux Campels, à proximité du télésiège du Rébenty. Ces installations font d'Ax la station la mieux équipée des Pyrénées sur ce point[25]. Chaque année, le réseau de neige artificielle est agrandi sensiblement, l'objectif étant de couvrir la quasi-totalité du domaine skiable. En 2010 notamment, 38 nouveaux canons à neige sont installés sur les pistes « Savis », « Berger » et « Jonction Savis »[62], portant à 25 % la zone de couverture des enneigeurs, soit 26 hectares[62]. Ces nouveaux équipements permettent de connecter la neige de culture du Saquet avec celle des Campels. Au total, ce sont cinq salles de pompage qui alimentent ces 205 enneigeurs, qui sont eux-mêmes supervisées via un bureau de contrôle dont les informations sont centralisées sur ordinateur[63]. Un ingénieur est chargé de contrôler l'ensemble du système[64].

Au cours de l'année 2012, plus de 300 mètres de barrières à neige ont été installés à des emplacements précis, choisis pour leur exposition au vent. La neige est ainsi récupérée, stockée, retravaillée puis acheminée aux endroits où elle fait défaut. Ces barrières permettent de produire naturellement 25 000 m3 de neige par hiver[65].

Environnement[modifier | modifier le code]

Le développement de la station ne se fait pas aux dépens de l'environnement : les agents de l'Office national des forêts entretiennent et régénèrent la forêt (bois des Planes, bois de la Crémade, bois de Mansèdre et bois de la Griolle) en coupant et plantant de jeunes plants ou en installant des barrières de protection[62], tandis que la fédération pastorale permet aux troupeaux de pâturer sur les pelouses d'estives naturelles et d'entretenir ainsi les pistes. « Ici, ce n’est pas une montagne musée. Avant d’engazonner une piste, nous rencontrons les pastoraux pour déterminer le choix des végétaux, nous avons demandé à l’association des naturalistes de l’Ariège de procéder à l’inventaire de la faune et de la flore. Cela nous permet de prendre en compte le milieu avant de réaliser de nouveaux aménagements. Nous sommes conscients de la beauté de cet environnement préservé » explique Fabrice Esquirol, directeur de la station[25]. D'autre part, les installations de canons à neige essaient de ménager la montagne. Dans ce sens, les retenues d'eau en altitude sont limitées tout comme le captage de l'eau des rivières[62], qui s'effectue parfois directement depuis des canalisations d'Électricité Réseau Distribution France de la vallée de Savignac-les-Ormeaux[66] (notamment entre la station basse de pompage de Carcos dans la vallée de Savignac, et la station haute de Bonascre, où l'eau est acheminée 1 000 m plus haut[63] avec un volume d’eau turbinée de 400 m3/h[63]) dans des ouvrages enterrés dans le sol[62].

Clubs[modifier | modifier le code]

La station abrite plusieurs associations et clubs, dont le « Ski Club Ax[67] », qui compte un grand nombre d'adhérents[68],[69]. Elle organise des entraînements réguliers, pour les pré-poussins (5 à 9 ans), les poussins (10 à 11 ans), benjamins (12 à 13 ans), minimes (14 à 15 ans), cadets (16 à 17 ans), juniors (18 à 19 ans) et seniors (plus de 20 ans)[70], et ce de décembre[64] à avril. Le club axéen est dirigé par Valérie Gayet[71].

Autres sports[modifier | modifier le code]

Ski de fond[modifier | modifier le code]

Depuis 2009, la station compte une piste de ski de fond[25],[72]. Elle est aussi partenaire avec celle du Chioula, sur les hauteurs au nord d'Ax-les-Thermes et celle du plateau de Beille, deux stations spécialisées dans le ski de fond.

Randonnée[modifier | modifier le code]

La station comporte toute une série de pistes de randonnée, praticables en VTT, ainsi que de sentiers pour les raquettes l'hiver. Le chemin de grande randonnée communément dénommé GR10 passe à proximité du Domaine des Campels[5]. Il existe d'ailleurs trois refuges non gardés pour accueillir les randonneurs, dont celui de la Jasse et du Ruhle.

Vélo tout terrain (VTT)[modifier | modifier le code]

Depuis le début des années 2000, 231 kilomètres de pistes de VTT homologuées par la Fédération française de cyclisme ont été créées, balisées et aménagées[56] dans les vallées d'Ax. Une importante partie de ces pistes se situe dans la station. Depuis 2009, ces chemins ont été classés de la même manière que les pistes de ski[73], à savoir par couleurs : vert pour les pistes faciles et accessibles à tous, bleu pour les chemins moyennement difficiles mais nécessitant un entraînement minimal, rouge pour les pistes plus délicates nécessitant une bonne condition physique et un matériel de qualité et noire pour les pistes difficiles réservées aux spécialistes de la discipline. Certains passages peuvent nécessiter de passer à pied.

La station compte deux pistes vertes qui se composent d'un petit circuit. Ces deux derniers sont situés à Bonascre et au Saquet. Il existe également trois pistes bleues. Les deux premières relient le Saquet à plus de 2 150 mètres d'altitude au plateau de Bonascre. La troisième conduit vers le village Ax-les-Thermes en contrebas de la station. On distingue également deux pistes rouges : la première relie de nouveau le Saquet à Bonascre tandis que la deuxième se caractérise par un circuit aux alentours de Bonascre. Enfin, deux pistes noires ont été aménagées : la première s'élance du Saquet vers Bonascre tandis que la seconde mène de Bonascre à Ax-les-Thermes en passant sous la télécabine notamment. Du sommet du Saquet aux rives de l'Ariège à Ax-les-Thermes, il est ainsi possible d'effectuer une descente de près de 15 kilomètres avec 1 500 mètres de dénivelé négatif.

Entre 2008 et 2010, un « bike park » a été construit et aménagé. Ce dernier permet d'effectuer des figures et facilite l'initiation à la discipline. Il est situé entre la D820 et la télécabine menant à la station, à deux kilomètres de celle-ci. Des compétitions et animations sont organisées au cours des mois d'été, notamment le Mountain Pyrénées Tour[74]. Deux remontées mécaniques sont en service durant l'été afin de faciliter les descentes. Tout d'abord la télécabine entre le village et la station mais également le télésiège du Lièvre Blanc[56]. Le domaine des Campels n'est lui pas balisé pour la pratique du vélo tout terrain.

Speed riding[modifier | modifier le code]

La station offre la possibilité de pratiquer le speed riding[23].

Divers[modifier | modifier le code]

En été, des activités sportives diverses sont organisées, comme la « Trotin’herbe » et le « mini-dévalkart » ou encore l'équitation, la natation et le tennis[29] et ce dans le parc situé au centre du plateau de Bonascre.

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Présentation de la montée[modifier | modifier le code]

La montée depuis Ax-les-Thermes par la D820 est assez courte mais présente une pente moyenne élevée. Le record de la montée est détenu par le coureur espagnol Roberto Laiseka, qui le vendredi 20 juillet 2001, lors de la 12e étape du Tour de France 2001, grimpa vers les trois domaines axéens depuis Ax-les-Thermes (depuis l'Avenue du Général Leclerc D820, vers l'entrée du Plateau de Bonascre) en 22 minutes et 55 secondes[75], soit une moyenne de 23,560 km/h. L'ascension peut constituer un enchaînement soit avec le Port de Pailhères soit par celui du Chioula. Depuis le Tour de France du centenaire en 2003, c'est le Port de Pailhères qui est systématiquement emprunté au détriment du col du Chioula, plus facile.

Traditionnellement, l'arrivée du Tour de France se fait sur l'Avenue du bois des Planes.

Position Cycliste Temps Vitesse moyenne Année
1er
Drapeau de l'Espagne Roberto Laiseka
22min55s
23,560 km/h
2001
2ème
Drapeau des États-Unis Lance Armstrong
22min57s
23,530 km/h
2001
3ème
Drapeau du Royaume-Uni Christopher Froome
23min12 s
23,280 km/h
2013
4ème
Drapeau de l'Allemagne Jan Ullrich
23min18s
23,180 km/h
2003
5ème
Drapeau de l'Allemagne Jan Ullrich
23min20s
23,140 km/h
2001
6ème
Drapeau de l'Espagne Haimar Zubeldia
23min20s
23,140 km/h
2003
7ème
Drapeau des États-Unis Lance Armstrong
23min25s
23,060 km/h
2003
8ème
Drapeau du Kazakhstan Alexandre Vinokourov
23min35s
22,900 km/h
2003
9ème
Drapeau de l'Italie Ivan Basso
23min37s
22,870 km/h
2003
10ème
Drapeau des États-Unis Lance Armstrong
23min40s
22,820 km/h
2005

L'ascension d'Ax-3-Domaines est classée en 1re catégorie par le Tour de France, mais comme il s'agit d'une arrivée au sommet, les points attribués pour le classement de la montagne sont doublés.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Caractéristiques de l'ascension :

  • Altitude : 1 372 m ;
  • Départ : Ax-les-Thermes (716 m) ;
  • Dénivellation : 656 m ;
  • Longueur : 7,9 km ;
  • Pente moyenne : 8,3 % ;
  • Kilomètre le plus pentu : 10,5 % ;
  • Pente maximale : 17 %.

Tour de France[modifier | modifier le code]

Le Tour de France cycliste a fait étape à cinq reprises dans la station axéenne :

À noter les déclassements ultérieurs de Lance Armstrong, maillot jaune à l'issue des étapes axéennes de 2003 et 2005[76].

Le passage du Tour de France 2001[modifier | modifier le code]

À l'occasion de la douzième étape du Tour de France 2001, entre Perpignan et Ax-Bonascre (appellation de l'époque), le Colombien Félix Cárdenas remporte la plus belle victoire de sa carrière. Il parvient à se défaire de Roberto Laiseka et résiste au retour du futur vainqueur final Lance Armstrong ainsi que de Jan Ullrich[77]. Malgré tout, le Basque Laiseka réalise l'ascension la plus rapide en 23 minutes 5 secondes[78]. François Simon, qui a au départ onze minutes d'avance sur Andrei Kivilev, conserve son maillot jaune en finissant à quatre minutes de Cárdenas[77],[79]. L'étape passait par le col du Chioula, franchi en tête par l'Italien Paolo Bettini. C'est la seule fois que l'enchainement Chioula-Bonascre a été proposé sur le Tour de France[79].

Le passage du Tour de France 2003[modifier | modifier le code]
Carlos Sastre, vainqueur du Tour de France 2008 et vainqueur à Ax 3 Domaines en 2003.

Le Tour de France du centenaire s'arrête à Ax 3 Domaines le samedi 19 juillet 2003, après une étape de 197,5 kilomètres dont le départ est donné à Toulouse (plus précisément de la Cité de l'Espace)[80]. Au pied du port de Pailhères, col Hors Catégorie[81] culminant à 2 001 mètres d'altitude[5], Carlos Sastre, José Luis Rubiera et Juan Miguel Mercado s'extirpent d'un peloton très éprouvé et réduit à son plus simple élément[80]. Les trois hommes franchissent le col en tête, et plongent dans la descente.

Derrière, Lance Armstrong semble en difficulté. Peu avant le sommet, le Suisse Laurent Dufaux s'échappe à son tour et effectue une descente très rapide, dans l'optique de rejoindre les échappés. Il n'y parvient pas et se fait rejoindre. Dans la montée de Bonascre, Patrice Halgand attaque lui aussi dans le peloton : il est repris après un kilomètre, tant le rythme est élevé. La chaleur est suffocante[80] et devant, Carlos Sastre lâche ses deux compagnons de fugue. Il résiste et remporte l'étape. Ce dernier franchit la ligne d'arrivée en brandissant une tétine, dans le but de remercier sa femme et son très jeune fils. L'image marque les esprits[82].

Derrière, Lance Armstrong est attaqué. Il paraît en difficulté depuis la veille, où il a essuyé une contre-performance unique depuis 1999 dans le contre-la-montre entre Gaillac et Cap'Découverte écrasé par l'Allemand Jan Ullrich. Ce dernier se détache dans les deux derniers kilomètres, après avoir contré le Kazakh Alexandre Vinokourov. L'Allemand ne reprend finalement que sept secondes. Le suspens est encore à son comble une semaine avant l'arrivée à Paris.

Le passage du Tour de France 2005[modifier | modifier le code]
Le col 1re catégorie de Bonascre lors de la 14e étape du Tour de France 2010.

Le passage du Tour de France 2003 ayant donné pleine satisfaction à l'organisateur Amaury Sport Organisation, l'épreuve refait étape en vallée d'Ax le samedi 16 juillet 2005[83]. L'enchaînement Port de Pailhères - Bonascre propose un parcours difficile et spectaculaire. L'étape relie Agde et la station de sports d'hiver axéenne sur une distance de 220,5 kilomètres. Comprenant six sommets dont un point culminant à 2 001 mètres (Port de Pailhères) et une arrivée en altitude, c'est une étape typique de montagne.

Peu après le départ, un groupe de quinze coureurs s'évade du peloton. Au vingtième kilomètre, dix coureurs, dont Alexandre Moos, Juan Manuel Gárate, Stefano Garzelli et Georg Totschnig sont échappés. Dans les gorges de l'Aude, au pied du Port de Pailhères, leur avance est de 9 min 30.

Le maillot jaune Lance Armstrong se retrouve très rapidement isolé de ses coéquipiers de l'équipe cycliste Discovery Channel après l'attaque groupée de l'équipe cycliste T-Mobile. Alors qu'on le croit lâché, Armstrong rattrape Jan Ullrich et Ivan Basso. Georg Totschnig parvient à s'échapper du groupe de tête à l'avant de la course et passe le col en tête, suivi par Stefano Garzelli à 52 secondes. Le groupe Armstrong, Ullrich, Basso, Floyd Landis et Levi Leipheimer pointe à 3 min 50.

Dans la rapide descente vers Ascou-Pailhères et Ax-les-Thermes, un groupe de onze coureurs se reforme derrière Totschnig et Garzelli toujours en tête. Les onze coureurs, dont Garzelli, repris à son tour, sont rejoints par Armstrong, Ullrich et Basso qui augmentent le tempo de la course dans la montée du dernier col ; seul l'Autrichien Totschnig parvient à résister et finalement à l'emporter avec une avance de 56 secondes sur le deuxième, Lance Armstrong. Georg Totschnig devient le premier Autrichien à obtenir une victoire d'étape depuis le Tour de France 1932[84].

Le passage du Tour de France 2010[modifier | modifier le code]
Amaël Moinard franchit la ligne d'arrivée de la 14e étape du Tour de France 2010.

Le 14 octobre 2009, Christian Prudhomme dévoile le parcours du Tour de France 2010. Après cinq ans d'absence, l'enchaînement Port de Pailhères - Bonascre est remis à jour. La quatorzième étape relie Revel à Ax le dimanche 18 juillet 2010 après 184 kilomètres. « Pailhères, cela a été un coup de cœur et une évidence », explique le directeur du Tour de France. « C'est, pour moi le géant du XXIe siècle. J'adore l'enchaînement Pailhères-Ax 3 Domaines. Il faut que le côté romanesque du sport cycliste soit de retour[85]. »

À la suite d'une tentative en solitaire du champion d'Allemagne sur route Christian Knees, un groupe de douze coureurs se détache sur les routes du Lauragais[86]. Le peloton ne relâche cependant pas son effort et Jens Voigt, Janez Brajkovič, Rémy Di Grégorio, Dimitri Champion, Thomas Rohregger, Rubén Pérez Moreno, Koos Moerenhout se relèvent laissant Geraint Thomas, David Zabriskie, Pavel Brutt, José Iván Gutiérrez, Stéphane Augé et Amaël Moinard poursuivre. Finalement, le peloton insiste jusqu'à ce que Gutiérrez abandonne le groupe de tête peu après Castelnaudary. Benoît Vaugrenard ainsi que Christophe Riblon, Jurgen Van de Walle et Pierre Rolland rejoignent ensuite les autres échappés. Ce groupe de neuf constitué bénéficie d'une avance qui culmine à 10 minutes 10 secondes au kilomètre 70 sur un peloton mené par les coéquipiers de Denis Menchov (Rabobank) et d'Alberto Contador (Astana). Dès les premières rampes du port de Pailhères, à l'entrée de Mijanès, l'avance des échappés diminue à 4 minutes 5 secondes. Le Francilien Christophe Riblon (AG2R La Mondiale) attaque à 11 kilomètres du sommet. Moinard et Van de Walle parviennent un temps à le suivre avant d'être lâchés. Riblon bascule avec 37 secondes d’avance sur Moinard et 2 minutes 40 secondes sur le groupe du maillot jaune. Dans la descente, le coureur en tête maintient son écart et aborde les premières pentes de la montée finale vers le Plateau de Bonascre. Derrière, le Kazakh Alexandre Vinokourov lance son effort et durcit le rythme en tête du groupe des favoris. Cependant, Alberto Contador et le maillot jaune Andy Schleck se neutralisent. Denis Menchov et Samuel Sánchez en profitent pour se détacher à quatre kilomètres du sommet. À l'avant, Riblon parvient à s'imposer en solitaire[87] au terme d'un raid de près de 170 kilomètres. Menchov et Sánchez franchissent ensemble la ligne d'arrivée Avenue du Bois des Planes avec 54 secondes de retard, les autres favoris pointant à 1 minute 8 secondes[88]. Christophe Riblon a effectué l'ascension en 25 minutes 52 secondes tandis que le Russe Denis Menchov est le coureur ayant réalisé l'ascension la plus rapide de l'étape en 23 minutes 46 secondes[78].

Malgré le succès populaire que constitue ces arrivées, comme les précédentes, le passage de la grande boucle dans l'Ariège pour les années à venir semble pourtant compromis après l'annonce faite en janvier 2010 par Augustin Bonrepaux, président du conseil général de l'Ariège, que « les villes d'accueil ariégeoises du Tour de France 2010 ont de la chance. Cela risque d'être la dernière fois que l'Ariège accueillera l'épreuve[89] ». En effet, le conseil général réclame que la chambre de commerce et les communes traversées paient elles aussi pour recevoir le Tour[90]. Jusqu'à 2010, c'était le conseil général qui finançait le passage de l'épreuve dans sa majeure partie. Malgré cette menace, et ce dès l'année suivante en 2011, le département ariégeois accueille de nouveau la Grande Boucle à l'occasion de la quatorzième étape entre Saint-Gaudens et le Plateau de Beille[91],[92].

Le passage du Tour de France 2013[modifier | modifier le code]

Ax 3 Domaines est à nouveau au programme de le centième édition du Tour de France en 2013, dix années après le Tour du centenaire. Après un départ de Castres, la station fait figure d'arrivée de la première étape pyrénéenne après un passage par le col de Pailhères[93], comme lors des précédentes éditions à l'exception de 2001[94]. L'étape fait 195 kilomètres dont 130 de plat avant l'enchainement Pailhères-Ax[95].

En début d'étape, Johnny Hoogerland (Vacansoleil-DCM), Jean-Marc Marino (Sojasun), Christophe Riblon (AG2R La Mondiale) et Rudy Molard (Cofidis) s'échappent et comptent au maximum plus de 9 minutes d'avance sur le peloton[96]. Sous l'impulsion des formations Orica-GreenEDGE, équipe du maillot jaune Daryl Impey, et Sky, cet écart diminue jusqu'à atteindre une minute au début de l'ascension du col de Pailhères[97]. Riblon part seul avant d'être rejoint et dépassé par Nairo Quintana (Movistar) puis par Pierre Rolland (Europcar). Quintana franchit seul le sommet, suivi de Rolland puis du peloton[97].

Rolland rejoint Quintana au début de la montée finale avant d'être distancé par le Colombien. Le rythme imposé par Richie Porte (Sky) permet de distancer l'ensemble des rivaux de son chef de file Christopher Froome ainsi que Quintana. Froome remporte cette huitième étape qui se conclut à Ax 3 Domaines devant Porte et prend également le maillot jaune[96],[97].

Route du Sud[modifier | modifier le code]

La Route du Sud cycliste s'est achevée à deux reprises dans la station axéenne :

La Route du Sud a fait étape pour la première fois à Bonascre en 2002[98]. Entre Luzenac et Bonascre, le Belge Dave Bruylandts remporte la quatrième étape devant Koldo Gil et Andrei Kivilev. L'Américain et futur coéquipier de Lance Armstrong, Levi Leipheimer remporte le classement général final[99],[100].

En 2006, le Français Patrice Halgand l'emporte à Bonascre devant Pierrick Fédrigo et Przemysław Niemiec. Le Français Thomas Voeckler remporte le classement général final[101],[102].

Ronde de l'Isard[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ronde de l'Isard d'Ariège.
La ligne d'arrivée des épreuves cyclistes dans la station se situe généralement Avenue du bois des Planes.

La Ronde de l'Isard fait étape pour la première fois dans la station axéenne le 22 mai 2010.

La Ronde de l'Isard, l'une des épreuves cyclistes internationales réservées aux coureurs espoirs, enchaîne le 22 mai 2010 le col du Chioula avec l'ascension vers les trois domaines d'Ax, au terme d'une étape de 149,1 kilomètres. Le départ de celle-ci est donné de Montgaillard[103],[104]. Les organisateurs avaient originellement prévu de passer par le port de Pailhères et de calquer le parcours sur celui de la quatorzième étape du Tour de France 2010, mais le passage du Tour de l'Aude féminin à Limoux le même jour les a contraint de substituer le col du Chioula au port de Pailhères[105]. Après avoir réalisé une descente du col du Chioula qualifiée « d'anthologie » par les suiveurs[106], le Belge Yannick Eijssen l'emporte avec autorité sur Nicolas Capdepuy[107], deuxième à 47 secondes[108] et l'Américain Andrew Talansky, troisième quant à lui à 53 secondes. Ce dernier réalise pourtant l'ascension la plus rapide en 25 minutes et 50 secondes[109] (trois minutes et vingt secondes de plus que le record de l'ascension détenu par Sastre). Eijssen en profite malgré tout pour prendre la tête du classement général la veille de l'arrivée finale à Saint-Girons, à l'issue de laquelle il parvient à s'imposer. Lors de la Ronde de l'Isard de 2009, les deux futurs coureurs professionnels Alexandre Geniez et le champion du monde espoirs Romain Sicard s'étaient départagés pour la victoire finale, remportée par le premier coureur cité[110].

Références[modifier | modifier le code]

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  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 1, Genève, Librairie Droz,‎ 1990, p. 293
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  8. « Présentation d’Ax-les-Thermes  », Lac des Pyrénées.com, consulté le 16 avril 2010.
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Hélène Teisseire, Ax-les-Thermes et ses environs, Ax-les-Thermes, Alan Sutton Eds,‎ juin 2005, 144 p. (ISBN 2849102261)
  • Rémy Knafou, Thèse sur les stations intégrées de sports d'hiver dans les Alpes françaises, vol. 66, Paris,‎ 1978, 319 p. (ISBN 2225494126, lire en ligne)
  • Ax-les-Thermes, porte de l'Andorre : Guide du touriste et de l'alpiniste dans les vallées de la Haute-Ariège et des régions limitrophes, Ax-les-Thermes, Lacour-Ollé,‎ 1935, 95 p. (ISBN 2750414652)
  • Paul Perret et Eugène Sadoux, Les Pyrénées françaises : L'Adour, la Garonne et le pays de Foix, vol. 3, Paris, Bibliothèque nationale de France, Librairie H.Oudin,‎ 1884, 476 p. (lire en ligne), p. 428

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