Gérald Collot

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Gérald Collot
Gérald Collot.jpg
Naissance
Décès
Nationalité
Drapeau : France Française
Activités
Artiste peintre, lithographe, historien de l'art
Autres activités
Conservateur du Musée de Metz, créateur de vitraux
Formation
Études supérieures d'archéologie et d'histoire de l'art, Université de Nancy
Maître
Mouvement
Père
Ernest-René Collot
Distinctions

Gérald Collot est un artiste peintre, lithographe abstrait et historien de l'art français né le 22 janvier 1927 à Paris et mort le 11 octobre 2016[1]. Il fut conservateur du musée de Metz de 1957 à 1987, puis vécut à Courquetaine (Seine-et-Marne).

Biographie[modifier | modifier le code]

Gérald Collot est le fils du peintre Ernest-René Collot (1904-1955), élève d'Émile Othon Friedz[2], également critique d'art dans les colonnes du Figaro et auteur d'un livre sur les peintres de l'École de Pontoise[3]. De mère lorraine, étudiant à l'université de Nancy (ville où il a grandi), Gérald Collot commence simultanément à peindre de façon autodidacte en 1946 et connaît sa première exposition à Nancy en 1954[2]. C'est en 1955 qu'avec un mémoire consacré au peintre et graveur lorrain Étienne Cournault il obtient son diplôme d'études supérieures d'archéologie et d'histoire de l'art[4]. En même temps, ses liens avec Alfred Manessier et Roger Bissière, son exposition à la Galerie du Haut-Pavé que vont suivre ses participations aux salons parisiens, situent Gérald Collot au cœur du monde des artistes de l'École de Paris[4].

Entré en décembre 1956 en tant que jeune conservateur stagiaire au musée de Metz, puis nommé conservateur en 1957 pour le demeurer trente années durant[4], Gérald Collot y reste apprécié comme « un homme marquant : il donne un élan formidable au musée en faisant réaliser trente-cinq nouvelles salles. Devancier, original, il déploie les collections et marque véritablement la muséographie française par des choix très audacieux »[5], agissant simultanément dans les domaines de l'archéologie[6], de la peinture abstraite des décennies 1950-1960 (Olivier Debré, Mario Prassinos, Robert Wogensky, Zao Wou-Ki...), son propre courant au sein de l'École de Paris[7], mais aussi de la peinture figurative (André Minaux, Édouard Pignon, Henry de Waroquier). C'est ainsi avec les dessins et maquettes de Jacques Villon et Roger Bissière pour les vitraux de la cathédrale Saint-Étienne de Metz, témoignages de l'introduction de l'art moderne dans une ville de Metz appelée à être reconstruite autrement au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, que Gérald Collot inaugure en 1957 sa politique d'acquisitions.

En 1987, Jean Bazaine s'entoure de neuf autres artistes dont Gérald Collot, Alfred Manessier, Geneviève Asse, Elvire Jan, Jean Le Moal et Lucien Lautrec pour la réalisation, sur le thème Mort et résurrection, des vitraux des cinquante-trois baies de la Cathédrale Saint-Dié de Saint-Dié-des-Vosges[8].

Avec son épouse née Marthe Hamue (1925-2015), Gérald Collot s'installe alors définitivement à Courquetaine où ils reposent ensemble aujourd'hui.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Thèmes en peinture[modifier | modifier le code]

  • Bruges, 1967-1969.
  • Au seuil de la nuit, 1989.

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Evolution de la peinture en France de 1905 à 1914, préface et catalogue de G. Collot, Metz, Le Lorrain, 1958.
  • Édouard Pignon, co-écrit avec Georges Fouquet, Éditions des Musées de Metz, 1960.
  • Metz, Éditions Hachette, 1961.
  • La civilisation gallo-romaine dans la cité des médiomatriques - Monuments et sanctuaires de l'eau, la vie à la maison, le commerce, les cultes, Éditions du Musée archéologique de Metz, 1964.
  • « La recherche archéologique à Metz de 1956 à 1966 », dans Bulletin de la Société lorraine des études locales dans l'enseignement public, n°29, mai-août 1966.
  • Les origines du christianisme dans l'ancien évêché de Metz du IVe au XIIe siècle, co-écrit avec Françoise Brunet, Éditions des musées de Metz, 1966.
  • Clément Kieffer, co-écrit avec Jean Schneider, Éditions des musées de Metz, 1967.
  • Grenier de Chèvremont - Esquisse d'un musée du Moyen âge et de la Renaissance, Éditions des musées de Metz, 1967.
  • Étienne Cournault, Éditions du Musée des beaux-arts de Nancy, 1968.
  • « André Bellard (1890-1969) », dans Annuaire de la Société d'histoire et d'archéologie de la Lorraine, tome LXX, 1970.
  • Picasso - Œuvre gravé, 1904-1968, Éditions du Musée des beaux-arts de Caen, 1974.
  • Le nouveau musée de Metz, Éditions des musées de Metz, 1975.
  • « Nouveaux aspects du musée d'histoire - Musée d'histoire de Metz », dans Museum, vol.XXIX, n°2/3, pages 106-113, Éditions de l'UNESCO, 1977 (lire en ligne).
  • Jean Bazaine, Éditions des musées de Metz, 1978.
  • Gravure expressionniste allemande - Époque de la Brücke, co-écrit avec Georg Wilhelm Költzsch (de), Éditions de la Direction régionale des affaires culturelles, Metz, 1979.
  • La sculpture du Haut Moyen Âge, Éditions des musées de Metz, 1980.
  • Le cadre de la vie quotidienne de l'Antiquité à la Renaissance, Éditions du Musée d'art et d'histoire de Metz, 1980.
  • Le chancel de Saint-Pierre-aux-Nonnains, in Patrimoine et culture en Lorraine, Éditions Serpenoise, 1980.
  • Sculptures religieuses régionales du Moyen Âge et de la Renaissance, Éditions du Musée d'art et d'histoire de Metz, 1983.
  • Histoire de Metz, co-écrit avec François-Yves Le Moigne, Jeanne-Marie Demarolle, Alain Girardot, Claude Lefebvre, Gérard Michaux, Michel Parisse, François Reitel et François Roth, Éditions Privat, 1986.
  • « Le jubé des Grands-Carmes de Metz », dans Les cahiers lorrains, n°1, 1989.
  • Couleurs de neiges (montagnes et neige dans l'art), co-écrit avec Pierre Dumas, Gilbert Durand, Armand Henry-Amann et Dominique Ponneau, Éditions du Musée savoisien de Chambéry, 1992.

Vitraux[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Galerie du Haut-Pavé, Paris, 1955.
  • Galerie Pierre Domec, Paris, 1963.
  • Couper Gallery, Londres, 1963.
  • Galerie Jaquester, Paris, 1991.

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « ...Des toiles très sobres où de grands pans d'ocres et de rouges apparaissent sur un fond généralement noir, en rappel des cimetières orthodoxes qu'il avait vus lors d'un voyage en Russie. » - Dictionnaire Bénézit[2]

Prix et distinstions[modifier | modifier le code]

Musées et collections publiques[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Borgeaud, Collot, Galerie Pierre Domec, 1963.
  • Paintings by Gérald Collot, Couper Gallery, Londres, 1963.
  • René Huyghe de l'Académie Française et Jean Rudel, L'art et le monde moderne, t. II, Larousse, 1970.
  • Jean-Pierre Greff, Geneviève Asse, Jean Bazaine, Jacques Bony, Gérald Collot, Dominique Gutherz, Elvire Jan, Lucien Lautrec, Jean Le Moal, Alfred Manessier, Claire de Rougemont, Musée de Saint-Dié, 1988.
  • Annick Pély-Audan, « Gérald Collot », Cimaise, n°193, avril-mai 1988.
  • Annick Pély-Audan, Gérald Collot - Le sens de la peinture, Galerie Jaquester, 1991.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.
  • Jean-Pierre Greff, « Le vitrail au XXe siècle : éclats et éclipses », dans ouvrage collectif sous la direction d'Anne-Marie Charbonneaux et Norbert Hillaire, Architectures de lumières, vitraux d'artistes, 1975-2000, Marval, Paris, 2000.
  • Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001 ((lire en ligne).
  • Joseph Silesi, Et le verre épousa la lumière, ou l'histoire du vitrail des origines à nos jours, Actes du Festival international de géographie, Saint-Dié-des-Vosges, 2005 ((lire en ligne).
  • Kevin Alexandre Kazek, « Le Musée de la Cour d'Or, une histoire partagée », dans La revue de l'histoire, Bordeaux, janvier 2013 (lire en ligne).
  • Raphaël Mariani, « L'art moderne au Musée de Metz (1957-1987) », dans La collection d'art moderne. Musée de La Cour d'Or – Metz Métropole, Milan, Silvana Editoriale, 2014, p. 12-23.
  • Julien Trapp, L'archéologie à Metz, Presses universitaires de Rennes, 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]