Elvire Popesco

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Elvire Popesco
Description de l'image Elvira-Popescu-1.jpg.
Nom de naissance Elvira Popescu
Naissance
Colentina, Royaume de Roumanie
Nationalité Drapeau de la Roumanie Roumaine
Drapeau de la France Française
Décès (à 99 ans)
Paris 16e
Profession Comédienne

Elvire Popesco, pseudonyme d'Elvira Popescu, est une comédienne roumaine[1] et française, née le à Colentina, quartier de Bucarest (Roumanie)[2] et morte le à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née en 1895, un oncle, comédien, la prépare au conservatoire. À seize ans, elle débute au Théâtre national de Bucarest dans une pièce de William Shakespeare[3]. Devenue sociétaire du théâtre national de Bucarest en 1914, elle joue dans plusieurs tragédies et quelques films muets. Elle épouse un autre comédien, Aurel Athananesco. Elle crée aussi, à Bucarest, deux théâtres, le Theatrul Excelsior en 1919, et le Theatrul Mic en 1923[3].

Affiche de 1925 peinte et signée par Charles Gesmar, où sur un fond rose une jeune et souriante Elvire Popesco, d'une élégance emblématique du Paris des Années folles, très maquillée, coiffée à la garçonne, les cheveux roux, semble poser avec une assurance crâne, les mains sur les hanches. Elle porte des boucles d'oreilles pendantes avec perles et est vêtue avec une veste noire richement brodée, avec un épais col de fourrure noire. Sur une épaule est posée une écharpe blanche, peut-être de soie.
Affiche de Charles Gesmar (1925).

La même année 1923, elle part pour la France. À Paris, elle fait la rencontre de l'auteur Louis Verneuil. Il est impressionné par son talent et lui écrit une comédie : Ma cousine de Varsovie jouée à partir de décembre 1923. Dès ce mois de décembre 1923, l'authenticité de sa veine comique et son accent font d'elle un « monstre sacré » du théâtre de boulevard. Devenue l'interprète privilégiée de Louis Verneuil, elle triomphe également dans Tovaritch (Jacques Deval, 1933), La Machine infernale (1954), mais aussi dans des pièces de Henri Bernstein et d'André Roussin : Nina (1949), La Mamma (1957) et La Voyante (1971).

Remariée en avec Maximilien Sébastien Foy (1900-1967), elle devient ainsi baronne puis comtesse Foy et tient dans la propriété de Mézy-sur-Seine (la villa Paul Poiret, qu'elle rachète en 1934[4]), un salon fréquenté par le Tout-Paris.

Directrice du théâtre de Paris (1956-1965), puis du théâtre Marigny, elle a, au cinéma, une carrière moins remarquée : La Présidente (Fernand Rivers, 1938), Tricoche et Cacolet (Pierre Colombier, 1938), Ils étaient neuf célibataires (Sacha Guitry, 1939), Paradis perdu (1938) et Austerlitz (Abel Gance, 1959), Plein Soleil (René Clément, 1960), etc.

Elle est une des reines du théâtre de boulevard durant les années 1960-1970. En 1979, à l'âge de quatre-vingt-quatre ans, Elvire Popesco reprend encore son rôle de La Mamma qu’André Roussin lui avait écrit en 1957. En 1987, elle se voit décerner un Molière «pour sa carrière» . Et le président Mitterrand lui remet, en juin 1989, la cravate de commandeur de la Légion d'honneur[3].

Tombe de Elvire Popesco (cimetière du Père-Lachaise, division 85).

Elvire Popesco meurt en 1993 à son domicile parisien, à 97 ans[3]. Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 85), à Paris.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Films muets

Films parlants

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

La salle Popesco du théâtre Marigny, dans le Jardin des Champs-Élysées, qui a sa propre entrée sur le côté du bâtiment.
Entrée de la salle Popesco du théâtre Marigny, dans les jardins des Champs-Élysées à Paris.
La salle de cinéma Elvire Popesco, à la facade recouverte de bois, située au bout d'une allée, sur le site de l'
Le cinéma Elvire Popesco, sur le site de l'antenne de Bucarest de l'Institut français de Roumanie.

Récompense[modifier | modifier le code]

Décoration[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Au sein, à Paris, du théâtre Marigny où elle joua et qu'elle dirigea, la seconde salle, ex Petit-Marigny, puis salle Gabriel, a été rebaptisée salle Popesco.
  • La salle de cinéma de l'antenne principale, à Bucarest, de l'Institut français de Roumanie est nommée en hommage à Elvire Popesco.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ascultă Vocea Elvirei Popescu la Radio România Cultural » [vidéo], sur YouTube (consulté le ).
  2. http://encinematheque.fr/oeil/Y023/index.php
  3. a b c et d « La mort d'Elvire Popesco. L'accent du bonheur », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. Bénédicte Burguet, « Le paquebot moderniste de Paul Poiret », Vanity Fair no 5, novembre 2013, pages 88-89.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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