Ochancourt

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Ochancourt
L'église et le cimetière.
L'église et le cimetière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Friville-Escarbotin
Intercommunalité Communauté de communes du Vimeu Industriel
Maire
Mandat
Daniel Gallet
2014-2020
Code postal 80210
Code commune 80603
Démographie
Gentilé Ochancourtois
Population
municipale
293 hab. (2013)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 06′ 15″ Nord 1° 36′ 57″ Est / 50.1042, 1.6158
Altitude Min. 45 m – Max. 79 m
Superficie 3,95 km2
Localisation

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Ochancourt est une commune française, située dans le département de la Somme en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

La commune est nommée Ochincourt en picard.

Ses habitants sont appelés les Ochancourtois et les Ochancourtoises. Nom jeté : on se moque parfois de « chés dor' in l'air d'Ochincourt » (« les Dors en l'air d'Ochancourt »), portés à avoir « la tête en l'air ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

« L'épaisseur de la terre végétale à Ochancourt est de 20 à 40 centimètres. Souvent, on trouve environ un mètre d'argile mêlée aux cailloux : du bief. Jusqu'à la nappe d'eau s'étend généralement de la craie. Cependant, au Mesniel, un terrassier nous a assuré qu'il y avait moins de terre végétale et moins d'argile[1]

Une voûte souterraine dont l'entrée est sculptée dans la craie se situe dans un pré. On évoque la possibilité de la présence de souterrains dans le sous-sol communal.

« L'endroit le moins élevé du territoire se trouve à l'entrée sud du bois d'Arrest[1]. »

Hydrographie[modifier | modifier le code]

« Ochancourt possède un « rio », fossé d'un mètre de large qui sert « d'égout » avec la mare aux ruisseaux de la commune. Il prend naissance à 40 m. du carrefour, au plus bas de la rue de Franleu et mène son eau dans une mare située en bordure du bois d'Arrest. Lorsque cette mare déborde, l'eau s'écoule à travers le bois dans l'allée du fond pour aller se perdre dans un pré à un kilomètre du sous-affluent de la Somme : l'Avalasse, qui passe à Arrest et rejoint l'Amboise à Estrébœuf[1]. »

Situation[modifier | modifier le code]

La commune se trouve à proximité de la route Abbeville-Le Tréport. Abbeville étant distante de 18 km et Le Tréport de 22 km.

Située sur le fertile plateau du Vimeu, la localité a vu ses habitations s'organiser autour de deux axes perpendiculaires principaux : la route départementale (RD 48), nord-sud, et l'axe Nibas-Franleu, est-ouest.

Le Mesnielle, autrefois un écart relevant de la paroisse de Franleu, est aujourd'hui aggloméré à Ochancourt.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Nibas Arrest Franleu Rose des vents
Nibas N Franleu
O    Ochancourt    E
S
Nibas Valines Valines
Map commune FR insee code 80603.png

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve la forme latinisée de Oscencurte en 1154[2], Urcionis curtis en 1164[3],[4], puis Occecourt, Ochecourt, Ochencourt, et finalement Ochancourt[5].

Dans les environs, on trouve : Saucourt, Vaudricourt, Woincourt, Béthencourt, Méréaucourt, Biencourt.

Tous ces noms de villages se terminent par -court. Ce sont le plus souvent des hameaux ou de petits villages ; l'appellatif toponymique -court (> français moderne cour) est issu du gallo-roman CŌRTE qui signifie « cour de ferme, ferme ». Cet appellatif est généralement précédé d'un nom de personne germanique. Ces formations toponymiques datent du Moyen Âge. Cette façon de nommer les lieux serait liée à l'apport germanique du VIe siècle[Note 1],[6]. En effet, les toponymes en -court typiques de l'extrême nord et nord est de la France sont calqués sur les noms de lieux en -hof, -hov, -hoffen, -hoven « cour de ferme, ferme » des pays de langue germanique (Flandres, Alsace-Lorraine, Pays-Bas, Allemagne), ainsi aux Béthencourt, Bétancourt, etc. correspondent Bettenhof, Bettenhoffen, Bettenhoven, etc.

Le premier élément Ochan- s'explique par le nom de personne germanique Occing[7], dont le suffixe -ing a régulièrement donné -en, noté par la suite -an ou moins probablement du nom de personne germanique Ursio, issu du latin ursus « ours », au cas régime en -on de l'ancien français, altéré en -an par la suite. Le -ch- est caractéristique du chuintement normanno-picard.

Le nom du hameau, Le Mesnielle, est issu de mesnil (ou maisnil), avec un élément -elle indéterminé. Ce nom de lieu apparait vers le Xe siècle. Il s'agit d'un terme gallo-roman *MASIONILE, dérivé du latin mansio (maison) qui désigne une exploitation rurale dotée d'une maison d'habitation. Son nom est porté localement, sous la royauté, par la famille du Mesnil de Fiennes, alliée aux Le Roy d'Hantecourt[b 1].

Le lieu-dit les Vignes[8], bien exposé, témoigne de la culture du raisin sur le territoire.

Histoire[modifier | modifier le code]

D'après le "Dictionnaire biographique international des écrivains" d'Henri Carnoy, l'abbé Hoin a écrit l'histoire du village.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Trouvé sur le territoire de la commune par un chasseur, ce silex taillé, témoigne d'une présence humaine très ancienne.
Le monument 1914-1918, situé espace du souvenir, était auparavant sur la place du village

Un silex taillé, des haches polies, découverts sur le territoire d'Ochancourt, attestent de la présence de nos ancêtres préhistoriques[9].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les études réalisées par un cabinet spécialisé, pour l'élaboration de la carte communale, ont mis en évidence la présence d'un parcellaire bâti remontant à l'époque gauloise.

Une « chaussée romaine qui allait de Saint-Valery à Beauvais en passant par Estrébœuf, Arrest, Valines, Le Translay et Poix[a 1] » devait très logiquement traverser Ochancourt.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La Terre des tombes, située sur le territoire de la commune, marque, dit-on, le lieu où furent inhumés des combattants ayant participé à la bataille de Saucourt remportée par le roi des Francs, Louis III, et son armée contre les Normands en août 881.

Article détaillé : Bataille de Saucourt-en-Vimeu.

Gaston Vasseur (Nibas et ses annexes), nous apprend que ce fut également le lieu où les deux armées se rencontrèrent. Les Normands auraient laissé 8 000 des leurs sur le champ de bataille[10], [a 2].

On trouve dès 1284, Guy d'Ossencourt (Ochancourt) et damoiselle Béatrice sa femme. Comme seigneurs capitaux, ils confirment le don fait en 1276 à l'abbaye de Séry (commune de Bouttencourt) par Jean de Nibas de « deux journaux de terre sis à Escarbotin à la condition que les religieux résidant à Friville feraient tous les ans son anniversaire[11] ».

Il y avait à Ochancourt plusieurs seigneuries portant le nom de la seigneurie principale[3],[4].

La famille d'Anvin de Hardenthun s'établit à Ochancourt dès le XVe siècle. Elle est maintenue dans sa noblesse sur preuves remontant à Pierre d'Anvin de Hardenthun, seigneur du lieu en 1494[12], [13].

Les coutumes locales furent rédigées en 1507[3].

Jacques Le Boucher, seigneur du Mesnil-lès-Franleu, est maïeur d'Abbeville en 1597[14]

Dans le chœur de l'église de Maisnières se trouve la pierre sépulcrale de Jean-Baptiste L'Esperon d'Ochancourt, chevalier et seigneur d'Hercelaine (Harcelaines, hameau de Maisnières), mort le , à 89 ans[Note 2].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

  • Les cahiers de doléances de la commune (datant de 1789 et identiques à ceux de Nibas) sont consultables sur le site des archives départementales, p. 312 à p. 313[15].
  • À la suite des lois du 21 décembre 1789 et du 15 janvier 1790, Le Maisnil et Ochancourt font partie du département de la Somme, du district d'Abbeville et du canton de Franleu. En l'an X, le canton de Franleu est supprimé. La commune est alors rattachée au canton d'Ault[a 3], jusqu'à la création du canton de Friville-Escarbotin en 1985.
  • Le 23 octobre 1791, le maire démissionne car un conflit entre les membres du conseil peut conduire à la démolition de l'église et la dispersion de ses biens[b 2].
  • Le , Antoine Get, 38 ans, Charles Turle, 38 ans et Charles Legay, 30 ans, sont désignés pour le fournissement du contingent, à la demande des députés de la Convention nationale[16],[b 3].
  • En 1794, les familles nobles Danthecourt et Dumesnil sont emmenées à Abbeville. Les scellés sont posés sur leurs papiers et biens divers, à la réquisition du citoyen André Dumont, représentant du peuple[b 4].
  • Le 26 juillet1842, Féréol Bellaches, époux de Catherine Humel, occupé à labourer, tue, avec le coutre de sa charrue, un loup blessé, caché dans un champ de trèfle[17].
  • 1849 : comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure peut, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration du suffrage universel. Voici la répartition (en nombre) de quelques-uns des patronymes des 116 électeurs[18] (saisie non exhaustive) :
Anquier Parmentier Legay Forestier Delattre Vannier Tellier Ozenne Roger Petit
12 16 8 5 3 3 3 4 1 1
  • À cause des évènements liés à la guerre de 1870, Pierre Alfred Lenne, né à Ochancourt le , garde mobile, décède à Paris en 1871[10].
  • Pendant la guerre 1914-1918, des soldats indous campent derrière le château[19]. Treize noms de morts pour la patrie figurent sur le monument édifié en 1921, à la faveur d'une souscription publique[20].
  • Fin mai 1940, quand les troupes allemandes approchent, les habitants évacuent le village[19].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Le nombre d’habitants de la commune étant compris entre 100 et 500, le nombre de membres du conseil municipal est de 11[21]. Deux adjoints épaulent le maire.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Georges Quehen    
1945 1959 Louis Ozenne   agriculteur
1959 1963 Ernest Boucher   démission
mars 1963 août 1990 Maurice Petit   agriculteur
Décédé en fonction (27 ans en fonction comme maire)
septembre 1990 mars 2008 Michel Tondellier   enseignant
mars 2008 en cours
(au 6 mai 2014)
Daniel Gallet   Réélu pour le mandat 2014-2020 [23]

En 2013, Ochancourt est une quatorze des communes qui constituent la communauté de communes du Vimeu Industriel (CCVI).

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Ochancourt relève du tribunal d'instance d'Abbeville, du tribunal de grande instance d'Amiens, de la cour d'appel d'Amiens, du tribunal pour enfants d'Amiens, du conseil de prud'hommes d'Abbeville, du tribunal de commerce d'Amiens, du tribunal administratif d'Amiens et de la cour administrative d'appel de Douai[24].

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Les revenus fiscaux de la commune d'Ochancourt proviennent de plusieurs types d’impôts. Les pourcentages de l'imposition étaient en 2010 de[25] :

Taxe Part communale Part Intercommunalité Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 8,71 % 5,09 % 12,20 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 21,77 % 9,60 % 17,66 % 4,26 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 31,93 % 17,11 % 34,61 % 7,11 %
Cotisation foncière des entreprises (ex-TP) 14,79 % 8,40 % 0,00 % 0,00 %

Finances locales[modifier | modifier le code]

Ochancourt appartient à la strate des communes ayant une population comprise entre 250 et 500 habitants. Le tableau ci-dessous montre le résultat comptable par habitant sur 2013, ainsi que le solde de financement des investissements, toutes données comparées à la moyenne de la strate.



Sources des données : les comptes des communes - Ochancourt[26].

Strate : communes de 250 à 500 habitants.

Taux de fiscalité directe en 2013.
Taxe Taux voté à Ochancourt Taux moyen de la strate
d'habitation 16,07 % 14,34 %
foncière sur le bâti 21,77 % 11,88 %
foncière sur le non-bâti 33,48 % 29,85 %
Sources des données : les comptes des communes - Ochancourt[26].

Taxes en pourcentage de la valeur locative cadastrale.

Strate : communes de 250 à 500 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 293 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
310 309 343 324 371 376 400 412 407
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
400 426 422 427 416 395 389 348 340
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
298 288 287 280 246 228 222 226 223
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
229 213 189 241 253 235 255 267 284
2013 - - - - - - - -
293 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2004[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune fait partie d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI), géré par un syndicat intercommunal à vocation scolaire, (SISCO), qui regroupe les écoles de trois communes : Franleu, Ochancourt et Valines. Elle dispose d'une école primaire à classe unique accueillant des élèves des trois collectivités.

Les collégiens d'Ochancourt ont accès au collège La Rose-des-vents de Friville-Escarbotin[29] et peuvent ensuite poursuivre leurs études au lycée du Vimeu, toujours à Friville-Escarbotin. Le lycée du Vimeu est labellisé lycée des métiers de l’industrie et du secteur tertiaire[30].

Associations locales[modifier | modifier le code]

En 2007, la commune compte dix associations[31] :

  • association amicale des anciens élèves d'Ochancourt (AAAEO) : organisation de voyages et sorties culturelles ou récréatives ;
  • association Ochancourt Chasse : gestion de la chasse associative au niveau local ;
  • comité des fêtes : organisation des animations locales (brocante, fêtes diverses);
  • Oiseau club de Picardie : pour les amateurs d'élevage d'oiseaux ;
  • club des aînés : association qui réunit les retraités et propose des animations ;
  • association de gymnastique d'Ochancourt AGO) : pour l'entretien, séances salle Maurice-Petit ;
  • association USEP de l'école d'Ochancourt : sport à l'école ;
  • Olympique Tennis de Table Ochancourtois (OTTO) : affilié à l'UFOLEP, entraînement, rencontres sportives ;
  • coopérative scolaire : gestion des activités scolaires et extra-scolaires ;
  • association des organisateurs de rèderies et brocantes de la Somme (AORBS) : pour la défense et l'organisation des brocantes ou réderies.

Manifestations culturelles et festives[modifier | modifier le code]

Le comité des fêtes, coordonnateur des manifestations locales s'implique dans l'organisation.

  • Brocante : le premier dimanche de juin.
  • Fête locale : dernier dimanche d'août.
  • Fête du sport et du cheval : deuxième dimanche de septembre.

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun établissement de santé n’est implanté à Ochancourt. Des cabinets de médecine générale se tiennent à Feuquières-en-Vimeu et Friville-Escarbotin (5 km). L'hôpital le plus proche est celui d'Abbeville. Des pharmacies sont installées à Arrest, Friville-Escarbotin et Feuquières-en-Vimeu.

Sports[modifier | modifier le code]

En dehors d'un plateau d'éducation physique qui comprend un court de tennis en accès libre, Ochancourt ne dispose pas d’infrastructure sportive. La salle communale peut toutefois être utilisée pour le tennis de table, la gymnastique des écoliers ou des adultes.

Le pré communal est voué à des activités équestres.

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional, Le Courrier picard et les hebdomadaires régionaux, L'Éclaireur du Vimeu et l'Informateur, relatent les informations locales.

La commune est en outre dans le bassin d’émission de la chaîne de télévision France 3 Picardie.

L’information institutionnelle est assurée par plusieurs publications périodiques : le bulletin municipal d’informations diffusé par la commune d'Ochancourt, Ochancourt-info, le bulletin d’informations de la communauté de communes du Vimeu industriel (CCVI), le bulletin du conseil général de la Somme, Vivre en Somme et celui du conseil régional de Picardie, Agir en Picardie.

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune d'Ochancourt fait partie de l'ensemble paroissial catholique de Fressenneville au sein du diocèse d'Amiens.

Économie[modifier | modifier le code]

Ce tableau (en référence) regroupe les chiffres clés de l'économie communale[32].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, une usine de chromage a connu un certain essor, en face de l'église. Les locaux ont été repris par les « Caves d'Ochancourt », commerce de vin, pendant une vingtaine d'années.

La commune compte plusieurs chambres d'hôtes et gîtes. Ces lieux d'accueil permettent de résider à proximité de la côte picarde.

L'Atelier de Décolletage du Vimeu (ADV) est le principal centre d'activités de la commune.

En 2013, il ne reste plus que deux exploitations agricoles basées dans le village. Une seule pratique encore la production laitière et l'élevage.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Ouen[33], dont la partie la plus ancienne, maçonnée en silex grossièrement taillés, est datée du XIIe siècle. Malgré de nombreuses réparations attestées par ses murs en un mélange de brique et moellon de craie, son clocher penche sérieusement. C'était un lieu de pèlerinage pour les sourds qui s'y rendaient le dimanche qui suit l'Ascension[34].
  • Les chapelles du cimetière et du carrefour dont celle des d'Anvin de Hardenthun, seigneurs du lieu. Leur famille remonterait aux croisades (1191). Leur dernier représentant portait le titre de baron[Note 6].
  • Le chemin dit du tour des Haies permet de contourner entièrement l'agglomération à pied, à cheval ou à vélo. Certaines portions se nomment : ruelle des Contrebandiers, ruelle des Soupirs, ruelle Coppegueule[Note 7]...
  • Croix et calvaires.
  • Le circuit de la terre cordière qui peut faire l'objet d'une randonnée pédestre bucolique.
  • Ochancourt se trouve sur le circuit de la mésange, boucle de 28 km proposée à la randonnée cycliste par le syndicat mixte Baie de Somme Grand Littoral Picard.
  • Le monument aux morts pour la patrie, espace du souvenir, et les trois tombes de soldats alliés du Commonwealth, à l'entrée du cimetière.
  • Le château du XVIIIe siècle, rue de Nibas. Le jardin est inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel[35].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maurice Petit (1927-1990), maire de 1963 à 1990, sut motiver les habitants pour la construction bénévole de la salle polyvalente qui porte son nom.
  • L'abbé Billoré, apiculteur du début du XXe siècle, propriétaire d'un rucher exceptionnel : la cité des abeilles.

Ce rucher renommé a donné lieu à l'édition d'une série de cartes postales très recherchées par les collectionneurs.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Document utilisé pour la rédaction de l’articleGaston Vasseur, Nibas et ses annexes depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, 67 rue Saint-Jacques 75005 Paris, Le Livre d'Histoire-Lorisse, reprise de l'édition de 1929, , 294 p. (ISBN 2-84373-565-3, ISSN 0993-7129)
  1. p. 116
  2. p. 123
  3. p. 169
  • Document utilisé pour la rédaction de l’articleAndré Vidal et Jean-Luc Martin, Registre pour servir aux délibérations de la commune d'Ochancourt & bailliages 1790-1797, transcription, comité des fêtes d'Ochancourt, coll. « Les Mémoires d'Ochancourt », 4è trimestre 1993, 66 p.
  1. p. 29
  2. p. 9
  3. p. 18
  4. p. 30
  5. p. 57
  6. p. 12

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Proposition émise en 1976, par Maurice Lebègue, professeur de Français à l'École Normale d'Amiens, à la suite d'un travail réalisé sur l'origine des noms des communes de la Somme.
  2. inscription sur la pierre tombale dans l'église
  3. démission pour raisons de santé
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  6. inscriptions à l'intérieur de la chapelle
  7. = coupe-gorge

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Echos de la mare, journal scolaire, 1947
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  3. a, b et c René de Belleval, Les fiefs et les seigneuries du Ponthieu et du Vimeu, Paris, Dumoulin, 1870, p. 249
  4. a et b http://www.columbia.edu/cu/lweb/digital/collections/cul/texts/ldpd_8627109_000/pages/ldpd_8627109_000_00000259.html
  5. Extrait de « Ochancourt, notre village » document réalisé en 1981 par les écoliers locaux
  6. Jacques Chaurand et Maurice Lebègue, Noms de lieux de Picardie, éditions Bonneton, 232 p., novembre 2000, p. 71 à p. 80, (ISBN 978-2-862-53265-3).
  7. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35000 noms de lieux, 4 volumes, Genève : Droz, 1990-1998
  8. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, Archives départementales de la Somme, tome 2, Amiens, p. 386, vue 196/267.
  9. Ochancourt-Info, bulletin municipal, 2001
  10. a et b Histoire d'un village picard. Nibas et ses annexes, par Gaston Vasseur, 1929, impr. de G. Bourgeois ; Méricourt-Ribemont
  11. Darsy, L'abbaye de Séry, dans le tome XXVIII des Mém. de la Soc. Des Antiquaires, année 1861, p. 222
  12. René de Belleval, Nobiliaire de Ponthieu et de Vimeu, Lemer-Ainé, imprimeur-libraire, Amiens, place Périgord, 8, 1861-1862, p. 157
  13. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65066b/f3.image
  14. Ernest Prarond, Histoire de cinq villes, p.203
  15. http://archives.somme.fr/ark:/58483/a0113409565588ytyui/1/1
  16. Registre pour servir aux délibérations de la commune d'Ochancourt et bailliages 1790-1797, édité par le comité des fêtes d'Ochancourt, 4è trimestre 1993, André Vidal, Jean-Luc Martin
  17. Jacques Dulphy, Les loups dans la Somme, janvier 1988, imp. Colombel, Amiens, p. 245
  18. Liste électorale d'Ochancourt, Archives Départementales de la Somme, Amiens, 1849
  19. a et b mémoire des anciens, Ochancourt-info, bulletin municipal
  20. http://archives.somme.fr/ark:/58483/a011371807350nkijhy/1/1
  21. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
  22. Dictionnaire du personnel politique de la Somme (1800-1945), Archives départementales de la Somme, Amiens
  23. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ (consulté le 9 juin 2014)
  24. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et des libertés (consulté le 23 janvier 2014).
  25. url=http://www.taxe.com/index-impots-somme-ochancourt~80603.html
  26. a, b et c « Les comptes de la commune d'Ochancourt », sur le site de la Direction de la Comptabilité publique au sein du ministère des Finances (consulté le 29 janvier 2015).
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  29. http://etablissements.ac-amiens.fr/voir/?rne=0800033B
  30. http://etablissements.ac-amiens.fr/0800061g/
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  32. http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/esl/comparateur.asp?codgeo=com-80603
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  34. Lucien de Chantereine, Revue des traditions populaires, 16è année, n°4, avril 1901
  35. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/mersri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IA80000612