Nibas

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Nibas
Mairie.
Mairie.
Blason de Nibas
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Friville-Escarbotin
Intercommunalité Communauté de communes du Vimeu
Maire
Mandat
René Roussel
2014-2020
Code postal 80390
Code commune 80597
Démographie
Population
municipale
846 hab. (2015 en augmentation de 0,71 % par rapport à 2010)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 06′ 06″ nord, 1° 35′ 21″ est
Altitude Min. 27 m
Max. 97 m
Superficie 12,65 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-nibas.fr/

Nibas est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Nibas comprend cinq annexes :

- Saucourt ;
- Rembehen ;
- Le Bocquet ;
- Wailly ;
- Petit-Saucourt.

Le territoire est limité par les communes d'Arrest, Ochancourt, Valines, Feuquières, Fressenneville, Friville-Escarbotin, Saint-Blimont et Pendé.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dès 809, Dom Grenier relève Nibat. En 1262, apparaît Nibas, Nisbat en 1301, Nybas en 1539[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Dans une carrière, à la sortie du village, vers Saucourt, des haches en silex, très bien taillées, des ossements et des dents d'éléphants ont été trouvés[a 1].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Un cimetière gallo-romain est mis en évidence dès 1885, de nombreux objets sont exhumés[a 2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La Terre des tombes, située sur le territoire de la commune d'Ochancourt, marque, dit-on, le lieu où furent inhumés des combattants ayant participé à la bataille de Saucourt remportée par le roi des Francs, Louis III, et son armée contre les Vikings en août 881. Gaston Vasseur (Nibas et ses annexes), nous apprend que ce fut également le lieu où les deux armées se rencontrèrent. Les Vikings auraient laissé 8 000 des leurs sur le champ de bataille[a 3].

Article détaillé : Bataille de Saucourt-en-Vimeu.

En 1262 et 1269, l'abbaye de Saint-Valery possède la vicomté et toute justice à Nibas[b 1].

Pendant l'hiver 1657-1658, la fonte des neiges provoque l'inondation d'une grande partie des maisons[b 2].

En 1690, les de Ponthieu viennent de prendre le titre de Nibas. Ils tiennent une ferme en trois fiefs relevant en partie de l'abbaye et en partie de M. d'Ochancourt l'Éperon[b 3].

En 1791, les biens de la commune appartenant aux religieux de Saint-Valery, aux minimesses d'Abbeville et au prieuré Saint-Pierre d'Abbeville sont vendus de janvier à juillet, par lots[b 4].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Les cahiers de doléances de 1789 sont consultables sur le site des archives départementales, p. 304 à p. 312[2].

Le 9 janvier 1821, une femme se noie dans l'Avalasse à Rimbehen. Une croix de fer forgé marque l'emplacement du drame[3].

Lors de la guerre de 1870, six hommes du village trouvent la mort. La troupe prussienne occupe la commune.

Nibas a perdu 31 de ses enfants lors de la Première Guerre mondiale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1983 Firmin Demonchy[4]    
mars 1983 2008 Gilbert Creuset PCF  
mars 2008 en cours
(au 6 mai 2014)
René Roussel DVG Réélu pour le mandat 2014-2020[5]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

En 2015, la commune comptait 846 habitants[Note 1], en augmentation de 0,71 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
827 922 925 944 923 1 036 1 026 977 987
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
965 961 987 915 911 888 900 886 912
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
822 806 749 679 715 698 697 651 713
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
728 712 652 719 809 749 812 837 846
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Relevant de l'académie d'Amiens, la commune gère une école primaire qui compte 65 élèves à la rentrée scolaire 2017[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Un des deux colombiers qui encadraient la porte d'entrée du manoir subsiste à Rimbehen. Rond, appareillé de brique et de pierre, son toit est en poivrière[11].
  • L'église Saint-Valery est du XVIe siècle, le clocher actuel date de 1748.
  • La chapelle de Saucourt, ruinée par les guerres, elle est reconstruite en 1697. Elle est consacrée à saint Louis[b 5].
  • Le château de Saucourt appartenait avant 1800 à la famille Blancart. Il fut détruit en partie par un incendie en 1846[b 6].Il est actuellement la résidence de la famille de Colnet.
  • Croix médiéviale de Saucourt. En tuf, placée autrefois dans un champ, près d'un moulin à vent encore visible au XIXe siècle, elle aurait témoigné de la mort d'un jeune garçon, frappé par une aile du même moulin. Dans la mémoire locale, elle rappelle la bataille de Saucourt, en 881. Elle a été restaurée en 2009 et replacée près du carrefour entre la RD 925 et la RD 48[12].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Rocque (1696-1760), né et mort à Nibas, il y écrit trois ouvrages d'astronomie et géométrie[a 6].
  • Marius Touron (1882-1915), poète charron, habitant de Nibas, lauréat de l'Académie française, mort à la guerre. Une rue du village porte son nom[13].
  • Gaston Vasseur[14] (1904-1971), linguiste et historien picard, auteur de nombreux ouvrages sur la région du Vimeu, particulièrement d'une Histoire de Nibas et ses annexes, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, imprimerie G. Bourgeois, à Méricourt-Ribemont, prix Le Prince 1923, couronné par la Société des antiquaires de Picardie. Gaston Vasseur est aussi l'auteur du Dictionnaire des parlers picards du Vimeu (Somme) , publié en 1963, réédité en 1998, ouvrage essentiel qui a posé une pierre majeure dans la dialectologie picarde. Considéré comme un ouvrage de référence, ce dictionnaire est à la fois un ensemble de définitions précises et un véritable outil de travail. Il s’adresse tant au spécialiste qu'au chercheur (avec ses indications phonétiques) et à l’utilisateur profane (grâce à une graphie proche du français).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Nibas (Somme).svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

de gueules à la hache franque d'argent, couronnée d'or et accostée de deux épées hautes d'argent garnies d'or[Note 2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  2. Décision du conseil municipal en 1980.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Document utilisé pour la rédaction de l’articleGaston Vasseur, Nibas et ses annexes depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, 67 rue Saint-Jacques, 75005 Paris, Le Livre d'Histoire-Lorisse, reprise de l'édition de 1929, , 294 p. (ISBN 2-84373-565-3, ISSN 0993-7129)
  1. p. 115
  2. p. 116
  3. p. 123
  4. p. 169
  5. p. 170
  6. p. 191
  1. p. 91.
  2. p. 92
  3. p. 92
  4. p. 93
  5. p. 96
  6. p. 95

Autres[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Garnier, « Dictionnaire topographique du département de la Somme » in Mémoire de la société des antiquaires de Picardie, A. Picard, Paris, 1878, p. 110 (lire en ligne) [1]
  2. Documents pour servir à l'histoire de la Révolution française dans le département de la Somme.
  3. Jean-Louis Gaillard, Fressenneville, el poéyi d'chés metteux d'fu, collection Souvenance, édit. Vague verte à Woignarue-80460, mai 1995, p.43
  4. Le Courrier picard, édition Picardie maritime, 9 décembre 2016, « L'hommage à Firmin Demonchy », p. 9.
  5. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 9 avril 2014, p. 16.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. L'école sur le site du ministère de l'éducation nationale.
  11. André Guerville, Pigeonniers et girouettes en Pays de Somme, F. Paillart, éditeur, Abbeville, 2007, p. 195
  12. Le Courrier picard, 19 août 2014, édition d'Abbeville, p.V.
  13. http://www.premiumwanadoo.com/memorial-morts-pour-la-france-80/memorial/nibas/nibas.htm
  14. http://www.encyclopedie.picardie.fr/index.php/Gaston_Vasseur