Gare du Tréport - Mers

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Le Tréport - Mers
Image illustrative de l’article Gare du Tréport - Mers
Le bâtiment voyageurs et l'entrée de la gare
(en ).
Localisation
Pays France
Commune Le Tréport
Quartier Port
Adresse Place Pierre-Semard
76470 Le Tréport
Coordonnées géographiques 50° 03′ 46″ nord, 1° 22′ 35″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
CCVS (BV, sauf guichet)
Exploitant SNCF
Code UIC 87317529
Service TER Hauts-de-France
Caractéristiques
Ligne(s) Épinay - Villetaneuse au Tréport - Mers
Voies 6
Quais 4
Transit annuel 34 731 voyageurs (2019)
Altitude 8 m
Historique
Mise en service
Correspondances
Autocars voir Intermodalité

La gare du Tréport - Mers, également appelée gare du Tréport - Mers-les-Bains, est une gare ferroviaire française, terminus de la ligne d'Épinay - Villetaneuse au Tréport - Mers, située sur le territoire de la commune du Tréport (à 800 mètres du centre-ville), dans le département de la Seine-Maritime, en région Normandie. Sa localisation est particulière, puisqu'elle se trouve aussi en bord de mer, à quelques mètres de la station balnéaire de Mers-les-Bains, dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France[1].

Elle est mise en service en 1872, par la Compagnie du chemin de fer du Tréport. La faillite de cette dernière entraîne la reprise de l'exploitation par la Compagnie des chemins de fer du Nord, en 1881.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains régionaux du réseau TER Hauts-de-France.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 8 mètres d'altitude, la gare du Tréport - Mers est située au point kilométrique (PK) 182,548 de la ligne d'Épinay - Villetaneuse au Tréport - Mers, dont elle constitue l'aboutissement ; la gare précédente est celle d'Eu.

Sa situation en impasse en fait aussi la gare terminus des trains circulant sur la ligne d'Abbeville à Eu (dont l'exploitation est suspendue et l'avenir incertain[2],[3]), mais également, autrefois, de ceux utilisant la ligne de Rouxmesnil à Eu[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

La « station du Tréport » est mise en service le par la Compagnie du chemin de fer du Tréport, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la section de Gamaches au Tréport[5].

Carte postale ancienne montrant la place de la Gare et le bâtiment voyageurs.
La gare, vers 1900.

La compagnie fait édifier un bâtiment voyageurs, au style classique, qui correspond par sa disposition aux grandes gares de passage du réseau Nord, avec ses deux pavillons aux angles, bien qu'il soit utilisé comme une gare terminus. Les murs sont composés de briques apparentes, comme la plupart des constructions du Tréport. Ses fenêtres en plein cintre à la base et la toiture de ses pavillons d'angle, de type mansarde avec lucarnes, lui confère l'apparence d'une demeure bourgeoise ; son horloge identifie sa fonction de gare, et rappelle le style « bord de mer » qui correspond à l'environnement de Mers-les-Bains. Ainsi, cette construction présente le contraste des deux villes qu'elle dessert.

En 1873, la compagnie met en circulation des trains dits de « bains de mer », en provenance de Paris-Nord. La gare prend le nom du Tréport - Mers en 1887, à la suite d'une demande du Syndicat des propriétaires de la commune de Mers[6].

L'accroissement rapide des activités du port, provoqué par l'arrivée du chemin de fer[7], conduira à l'établissement, à partir de la gare, de voies accédant aux appontements et quais tout proches. Ces opérations, d'abord de pur fait, seront régularisées en 1887, par un premier décret, puis en 1901 par un second, après la création de nouveaux bassins en 1892[8]. Ainsi, sera embranché sur la gare un véritable réseau de desserte portuaire, concédé à l'époque à la Compagnie du Nord[9] ; il est désormais abandonné.

Depuis le , Le Tréport - Mers n'est plus reliée, pour le trafic voyageurs (dont des trains « de plaisir » en provenance de Paris-Saint-Lazare), à la gare de Dieppe par la ligne de Dieppe au Tréport. Désormais déferrée, elle est devenue le chemin vert du Petit Caux (entre Saint-Quentin-au-Bosc et Eu)[4].

En , le dépôt Nord du Tréport dispose d'un pont tournant, et accueille des 141 R et des 230 D du dépôt de Creil, ainsi que des BB 63500 et des BB 66000 du dépôt de Longueau, toutes de passage du fait des liaisons saisonnières « Un jour à la mer[10] ».

Jusque dans les années 1980, le service des « trains de plaisir » demeura très étoffé, avec de nombreuses circulations de trains express. Dans les années 2000, c'est la région Picardie qui a repris leur exploitation et un nouveau service, plus attrayant, avait vu le jour à l'été 2012 (les dimanches).

Les 27 et , la marquise est démontée, tandis que le reste de la façade du bâtiment voyageurs se délabre par manque d'entretien[11]. Par ailleurs, de la fin jusqu'à début [3], compte tenu de la fermeture temporaire des deux lignes y affluant (Beauvais – Abancourt – Le Tréport et Abbeville – Le Tréport), la gare ne reçoit aucun train[2].

En , la communauté de communes des Villes Sœurs (CCVS) a décidé d'acquérir la majorité du bâtiment voyageurs[3] — le guichet restant la propriété de la SNCF —, pour un montant de 280 000 euros ; elle souhaite ainsi le rénover, afin d'y installer l'office de tourisme central de l'intercommunalité. En outre, des vélos en libre-service (en location) devraient être installés à proximité[12],[13].

En 2019, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare est de 34 731 voyageurs. Ce nombre s'élève à 40 868 en 2018, 49 062 en 2017, 50 976 en 2016 et 56 461 en 2015[14].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare de la SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichet, ouvert tous les jours. Elle est également équipée d'automates pour l'achat de titres de transport[15].

Desserte[modifier | modifier le code]

La gare est desservie par des trains TER Hauts-de-France, effectuant la liaison Le Tréport - Mers – Abancourt – Beauvais[15].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parking est aménagé devant le bâtiment voyageurs[15].

Par ailleurs, le réseau Nomad dessert la gare, par les lignes « 3 Villes sœurs » (effectuant des circuits entre Le Tréport, Mers-les-Bains et Eu) et 68 (permettant d'atteindre la gare routière de Dieppe)[16]. En outre, le site est aussi un arrêt du réseau Trans'80, sur les lignes 701 (permettant de rejoindre la gare routière d'Amiens), 702 et 732 (ces deux dernières permettent d'atteindre la gare d'Abbeville ; la 732 est spécifiquement mise en place en tant que substitution à la desserte ferroviaire sur cette liaison[17])[18].

Au cinéma[modifier | modifier le code]

En 2015, une scène du film Ma vie avec James Dean (réalisé par Dominique Choisy) a été tournée dans la gare[19].

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Situation de la gare sur une carte IGN (zoomée à l'échelle 1:17 055), sur geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  2. a et b Anne-Marie Quemener, « Le Tréport a dit au revoir aux trains de la mer », sur courrier-picard.fr, (consulté le 4 septembre 2020).
  3. a b et c Jérôme Buresi, « Le Tréport – Mers : Un retour du train très attendu », sur actu.fr, L'Informateur d'Eu, (consulté le 4 septembre 2020).
  4. a et b Site de la communauté de communes d'Yères et Plateaux : « Le Chemin Vert du Petit Caux » ; lire (ce document est une archive, consultée le ).
  5. Site gallica.bnf.fr, Conseil général de la Seine-Inférieure, « Chemins de fer : rapport de l'inspecteur chargé du contrôle », Rapports et délibérations, 1873, p. 26 ; lire (consulté le ).
  6. Site de la région Picardie, inventaire du patrimoine culturel : « Le réseau ferré de la côte picarde » (cf. l'onglet « Historique ») ; lire (ce document est une archive, consultée le ).
  7. Voir le rapport fait au nom de la commission chargée d'examiner le projet de loi ayant pour objet de déclarer d'utilité publique les travaux destinés à l'amélioration du port du Tréport (Seine-Inférieure), par M. Thiessé, député, Annales du Sénat et de la Chambre des députés, 1880, p. 283 (consulté le ).
  8. Journal des chemins de fer et des progrès industriels, 1901, p. 631 (consulté le ).
  9. Voir : « Notice sur le port et la gare du Tréport », Revue générale des chemins de fer et des tramways, , pp. 551 et s. (consultée le ).
  10. La Vie du rail magazine no 3324 () : « Bonnes feuilles », photo légendée de la p. 63.
  11. infomers2, « Le Tréport / Mers : la gare de la honte », sur infomersblog.wordpress.com, (consulté le 11 novembre 2019).
  12. Louis Vanthournout, « La Communauté de communes des Villes Sœurs rachète la gare du Tréport », sur actu.fr, L'Informateur d'Eu, (consulté le 24 mars 2019).
  13. Sylvie Callier, « Le Tréport : en attendant le retour des trains, la gare prend une nouvelle voie », sur france3-regions.francetvinfo.fr/normandie, (consulté le 11 novembre 2019).
  14. « Fréquentation en gares : Le Tréport - Mers-les-Bains », sur SNCF Open Data, [cf. l'onglet des informations] (consulté le 10 décembre 2020).
  15. a b et c Site SNCF TER Normandie, « Gare Le Tréport-Mers-Les-Bains » (consulté le ).
  16. Site normandie.fr, « Seine-Maritime : lignes régulières » (consulté le ).
  17. Site trans80.hautsdefrance.fr, « Les tarifs » (consulté le ) ; cf. la mention « Usagers de la ligne 732 « Abbeville – Feuquières – Le Tréport » mise en place en substitution de la ligne ferroviaire ».
  18. Site trans80.hautsdefrance.fr, « Lignes qui desservent MERS LES BAINS » (consulté le ).
  19. Jérôme Buresi, « Un film tourné au Tréport en compétition dans un festival à Paris », sur actu.fr, (consulté le 28 mai 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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