Montlebon

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Montlebon
Montlebon
Montlebon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Morteau
Maire
Mandat
Catherine Rognon
2020-2026
Code postal 25500
Code commune 25403
Démographie
Gentilé Belmontoise, Belmontois
Population
municipale
2 209 hab. (2021 en augmentation de 9,14 % par rapport à 2015)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 02′ 33″ nord, 6° 36′ 29″ est
Altitude Min. 750 m
Max. 1 287 m
Superficie 27,27 km2
Aire d'attraction Morteau
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Morteau
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Montlebon
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Montlebon
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Montlebon
Liens
Site web www.montlebon.fr

Montlebon est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté. Les habitants de la commune sont les Belmontois et Belmontoises[1]. Elle est intégrée au parc naturel régional du Doubs Horloger.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Monlebon en 1373 ; Mont le Bon en 1649 ; Montlebon depuis 1692[2].

Les habitants de Montlebon s'appellent les Belmontois(es).

Les habitants sont très accueillants et ce petit village est un petit endroit paisible, avec beaucoup d’événements et de manifestations, comme la descente d'alpage et un spectacle "Son et lumière".

La commune est située dans le Val de Morteau (Haut-Doubs) à la frontière suisse (Le Cerneux-Péquignot).

L'altitude est comprise entre 750 et 1 287 mètres au Meix-Musy (Station de ski alpin et de ski de fond fort connue du Val) .

Cette commune est constituée de trois villages plus ou moins indépendants qui ont chacun leur église, leur cimetière, leur salle des fêtes : Montlebon, Derrière-le-Mont et les Fontenottes. Aujourd'hui Montlebon seul possède une école. Autrefois, Derrière-le-Mont et les Fontenottes en avaient une également, moins importante.

En outre, la commune compte sur son territoire de nombreux lieux dits, connus pour leurs loisirs ou leur histoire ( La Voie Bournez, Le Gardot, Volçon, Cornabey, ...)

Le hameau de Derrière-le-Mont.
Le hameau des Fontenottes.


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 7,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 486 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 11,5 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Le Russey », sur la commune du Russey à 16 km à vol d'oiseau[5], est de 7,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 667,0 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 36 °C, atteinte le ; la température minimale est de −32 °C, atteinte le [Note 1],[6],[7].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[8]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[9].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montlebon est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[10],[11],[12].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Morteau, dont elle est une commune du pôle principal[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 21 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (48,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (47,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,3 %), prairies (36,5 %), zones agricoles hétérogènes (9,8 %), zones urbanisées (4,4 %), terres arables (0,6 %), zones humides intérieures (0,3 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire[modifier | modifier le code]

Fin 1793, deux communes furent constituées :

Montlebon, comprenant la partie basse, soit les hameaux de Montlebon Sur-la-Seigne, Chinard, Cornabey, Sur-le-Fourg, le Mont Gaudichot, le Châtel et les Mourlets ;

Les Maucerneux-Dessus, composée de Derrière-le-Mont, le Rondot, les Fontenottes, les Sarrazins, le Cerneux-Péquignot et les fermes des écarts dans ce secteur.

En 1799, les deux communes sont réunies puis, en vertu du traité de Paris de 1814, Le Cerneux est cédé à la Principauté de Neuchâtel, alors prussienne. Ce n'est que le 1er février 1819, que le maire de Montlebon avise les habitants du hameau qu'ils ne sont plus français. Entre 1819 et 1821, ils seront "Suisses à titre provisoire" et le 16 octobre 1821, ils sont définitivement naturalisés[16].

La commune a abrité à partir des années 1920 et jusqu'en 1984 l'usine de couverts de table Vermot-Gaud (marque Aluminonickel), bâtie sur des plans du cabinet d'architecture Oesch et Rossier, du Locle (Suisse).

Le 24 juillet 2023, un violent orage avec une tornade a fait de nombreux dégâts à travers la commune ainsi que la région.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Montlebon Blason
De sable au mont d’or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
ca. 1999 ? Jean-Luc Dewitte    
mars 2001 mars 2008 Albert Rognon UMP Conseiller général du canton de Morteau (2004 → 2015)
mars 2008 mars 2014 Christophe André[17] UMP  
mars 2014 En cours
(au 25 mai 2020)
Catherine Rognon DVD Agricultrice
3e vice-présidente de la CC du Val de Morteau
Les données manquantes sont à compléter.
Hôtel de ville de Montlebon
Vue du centre-bourg de Montlebon
Vue du centre-bourg de Montlebon
Paysage hivernal de Montlebon

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[19].

En 2021, la commune comptait 2 209 habitants[Note 4], en augmentation de 9,14 % par rapport à 2015 (Doubs : +1,89 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6981 2971 3981 1191 1741 2561 2541 2681 298
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3201 2791 3741 3111 3561 3941 3621 2181 228
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2251 2131 2171 1091 2241 2651 2771 2211 317
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
1 3941 4351 4651 4041 5871 7101 8731 9191 984
2018 2021 - - - - - - -
2 1092 209-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Couvent des Minimes de la Seigne. Le couvent a été construit dans le dernier quart du XVIIe siècle. Le couvent est aujourd’hui occupé par la mairie et l'église paroissiale, les bâtiments sont propriétés de la commune. Les façades et toitures des bâtiments conventuels ainsi que la chapelle font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le [22].
  • Plusieurs bâtiments recensés dans la base Mérimée :
    • L'église de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste au lieu-dit Derrière le Mont[23]
    • L'église du Rosaire au lieu-dit Les Fontenottes[24]
    • La chapelle Sainte-Anne au lieu-dit Les Cernoniers[25]
    • L'oratoire Saint-Laurent au lieu-dit Sur le Petit Fourg[26]
    • La ferme Cairey-Remonnay au lieu-dit Les Cernoniers[27]
  • Les fontaines.
  • La grotte de Grande Cave et le belvédère du Vion Billard.
  • La vallée du Chataignot affluent rive droite du Doubs.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La descente d'alpage est une fête folklorique puisqu'il n'y a plus d'alpage dans le val de Morteau depuis plusieurs décennies. Au cours de cette journée, l'Association Pour le Partage Avec Tous (APPAT), souhaite rappeler ou présenter au public la vie de nos aïeux. Le défilé s'organise autour de 300 vaches qui descendent de la montagne. Pour cette journée, ces animaux portent une coiffe particulière appelée des bout-à-culs. Les chars, tractés par des chevaux comtois, sont des vitrines de la vie d'autrefois. Il est également possible d'apprécier les prestations des harmonies des villages alentour. La population belmontoise apporte également sa contribution, les grands comme les petits. Depuis 1990, la manifestation est programmée tous les deux ans, le troisième dimanche de septembre.
  • Seign'art
Le couvent des minimes de Sur La Seigne accueille l'exposition. Elle regroupe une trentaine d'artistes résidant dans la commune. Peinture, musique, chant, sculpture, patchwork, culture de bonzaï, modélisme, etc., sont à l'honneur. La manifestation est programmée tous les deux ans, le troisième dimanche de septembre en alternance avec la descente d'alpage.
  • Son et Lumière
Le son et lumière est organisé tous les 2 ou 3 ans dans le village de Montlebon sur la place des Minimes. Il regroupe 50 à 100 figurants pour jouer des scènes d'autrefois, sous une bande son. Les derniers thèmes abordés furent l'horlogerie du val de Morteau, l'invasion des Vikings à Montlebon, ou encore la Première Guerre mondiale (joué en 2011). Il est organisé par l'APPAT, association belmontoise (Association Pour le Partage avec Tous).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le nom des habitants du 25 - Doubs - Habitants », sur www.habitants.fr (consulté le ).
  2. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 4, Besançon, Cêtre, .
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  5. « Orthodromie entre Montlebon et Le Russey », sur fr.distance.to (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Le Russey », sur la commune du Russey - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Station Météo-France « Le Russey », sur la commune du Russey - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  9. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  10. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  12. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  16. « Quand Le Cerneux-Péquignot catholique devint neuchâtelois », sur ArcInfo (consulté le ).
  17. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  22. « Couvent des Minimes de la Seigne », notice no PA00101689, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Église paroissiale de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste », notice no IA00013854, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Église paroissiale du Rosaire », notice no IA00013855, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Chapelle Sainte-Anne », notice no IA00013852, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Oratoire Saint-Laurent », notice no IA00013856, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Ferme Cairey-Remonnay », notice no PA00101797, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. Cf. Thierry Choffat, Jean-Marie Thiébaud, Gérard Tissot, Les Comtois de Napoléon - Cent destins au service de l'Empire, Cabédita, collection Archives vivantes, 2006, p. 243-244

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]