Rosureux

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Rosureux
Rosureux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Canton Valdahon
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Maîche
Maire
Mandat
Jérôme Boillon
2014-2020
Code postal 25380
Code commune 25504
Démographie
Population
municipale
78 hab. (2017 en diminution de 1,27 % par rapport à 2012)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 13′ 08″ nord, 6° 41′ 16″ est
Altitude Min. 428 m
Max. 972 m
Superficie 6,14 km2
Localisation
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Rosureux

Rosureux est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rosureux est situé dans la vallée du Dessoubre à quelques kilomètres du site Notre-Dame-de-Consolation.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Sainte-Foy au XIVe siècle ; Rosureux depuis 1614[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Charmoille Vaucluse, Battenans-Varin Rose des vents
Bretonvillers N Saint-Julien-lès-Russey
O    Rosureux    E
S
Plaimbois-du-Miroir Bonnétage

Histoire[modifier | modifier le code]

D'abord simple ermitage appelé "Sainte Foy" au XIVe siècle, Rosureux commença à exister lorsque, un siècle plus tard, les religieux de Vaucluse y firent construire deux moulins : le moulin banal et le moulin de la Thouyère. Mais à peine né, le village, situé sur un axe de passage, eut à souffrir de l'armée des Confédérés en 1474. Les habitants se réfugièrent dans les grottes du voisinage (ils retrouveront ce réflexe de survie lors des ravages de la soldatesque de Bernard de Saxe-Weimar pendant la guerre de Dix Ans).

La Révolution française ne rencontra pas beaucoup d'échos à Rosureux. Le 18 juin 1793, le comité de Salut Public du district dénonça le sieur Journot qui "réclamait l'autel et le trône", mais cette affaire n'eut pas de suite. Par contre, lors du soulèvement de la Petite Vendée, cinq habitants de Rosureux (Claude François Pepiot, Eloi et François-Xavier Relange, François-Joseph Journot et Jean-Ignace Simon) passèrent en jugement. Le 7 février 1794, un certain Félix Simon, 61 ans, fut accusé d'avoir traité les députés, les patriotes et les prêtres assermentés "de gueux, de vauriens, de canailles sans foi, sans loi, sans religion". Nodier le fit traduire devant le tribunal révolutionnaire de Paris qui le condamna à la guillotine. Rosureux devint l'un des refuges préférés des prêtres réfractaires. Le 9 janvier 1796, les gendarmes arrêtèrent l'abbé Filsjean sur la route de Belleherbe mais plusieurs habitants de Rosureux et de Charmoille les obligèrent à le relâcher. Le retour à Rosureux aux cris de "vivent les aricots" fut un triomphe. Le prêtre trouva asile chez Ignace Journot et plusieurs hommes commandés par Jean-Ignace Simon, adjoint, se portèrent volontaires pour lui servir de gardes du corps. Enfin, le 26 mai 1797, on coupa l'arbre de la Liberté.

C'est aussi le village où naquit l'entreprise d'horlogerie "Prêtre et fils" en 1854 sur la rive droite du Dessoubre. Mondialement réputée cette entreprise a vendu des horloges au Brésil, en Tunisie, en Espagne, mais surtout en France et en Suisse, ceci dès le début du XXe siècle.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Raymond Minotto FN  
mars 2008 2014 Sylvie Grandmougin[2] SE  
mars 2014 En cours Jérôme Boillon SE Agent technique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2017, la commune comptait 78 habitants[Note 1], en diminution de 1,27 % par rapport à 2012 (Doubs : +1,51 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
201225198227308280237264245
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
224231246232244250241190210
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
206182192144144161148118138
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
125117818210281948178
2017 - - - - - - - -
78--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Sainte-Foy avec son clocher comtois (dôme à l'impériale)
  • le Dessoubre avec un beau barrage à angle droit en amont du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Raymond Minotto. Maire de 2001 à 2008.
  • Robert Redford. Venait régulièrement pêcher dans la commune. Il y aurait d'ailleurs développé sa vision de Et au milieu coule une rivière.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 5, BESANÇON, CÊTRE,
  2. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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