Morre

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Morre
Morre
Halte SNCF de Morre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Intercommunalité Grand Besançon Métropole
Maire
Mandat
Jean-Michel Cayuela
2020-2026
Code postal 25660
Code commune 25410
Démographie
Gentilé Morriers
Population
municipale
1 321 hab. (2021 en diminution de 1,49 % par rapport à 2015)
Densité 251 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 13′ 35″ nord, 6° 03′ 58″ est
Altitude Min. 245 m
Max. 490 m
Superficie 5,27 km2
Unité urbaine Besançon
(banlieue)
Aire d'attraction Besançon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Besançon-5
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Morre
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Morre
Liens
Site web morre-village.fr

Morre est une commune française située dans le département du Doubs, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté, à 5 km de Besançon.

Morre tiendrait son origine de maïodorum (« grande porte ») et de mayorre (« rocher »). Morre représente donc la grande porte dans le rocher, la porte taillée.

Ses habitants s'appellent les Morriers et les Morrières.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au pied des falaises de Montfaucon, le vieux village et son église au clocher pyramidal sont implantés dans une combe.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Montfaucon Rose des vents
Besançon N Saône
O    Morre    E
S
Fontain La Vèze

Transport[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes  81 ,  82  et  83  du réseau de transport en commun Ginko.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[2].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 259 mm, avec 13,7 jours de précipitations en janvier et 9,9 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Besançon », sur la commune de Besançon à 4 km à vol d'oiseau[3], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 157,0 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 40,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,7 °C, atteinte le [Note 1],[4],[5].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[6]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Morre est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[8],[9],[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de Besançon, une agglomération intra-départementale regroupant 13 communes[11] et 141 245 habitants en 2021, dont elle est une commune de la banlieue[12],[13].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 310 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[14],[15].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (30,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (34,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (29 %), zones agricoles hétérogènes (20,3 %), zones urbanisées (17,2 %), zones humides intérieures (15,3 %), prairies (9,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,8 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Maiodurum en 1049 ; Maiorra en 1189 ; Mayorre en 1228 ; Mahorre en 1260 ; Morre depuis 1303[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

Par décret royal du , les communes de la Chevillotte, de Gennes, de Mamirolles, de Le Gratteris, de Montfaucon, de Morre et de Saône faisant alors partie du canton de Roulans, arrondissement de Baume, département du Doubs seront distraites de ce canton et réunies au canton sud de la ville de Besançon, arrondissement de Besançon[18].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 En cours
(au 31 mai 2020)
Jean-Michel Cayuela[19],[20]
Réélu pour le mandat 2020-2026
PS Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[22].

En 2021, la commune comptait 1 321 habitants[Note 4], en diminution de 1,49 % par rapport à 2015 (Doubs : +1,89 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
278278347315398414423469489
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
448424408392692544395370403
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
360384389323336357329301331
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4356671 1761 0099981 1541 2131 2211 296
2014 2019 2021 - - - - - -
1 3351 3421 321------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le sanctuaire de Notre-Dame de la Libération avec sa statue de vierge à l'enfant haute de 6 m[25].
  • L'église Saint-Fort.
  • La croix de mission, bénie le . Elle a dû être déposée, par mesure de sécurité, le . Elle se situait sur le Roc Clair qui domine le village.
  • Les 2 vierges aux bras ouverts (environ 0,8 m de hauteur), veillant sur le tronçon de la RN57 traversant la commune : 50 m avant le panneau d'entrée d'agglomération[26] et à l'intérieur du tunnel du trou-au-loup[27].
  • La cascade du Trou de l’Enfer sur le site "Ravin du Val d'Enfer", inscrit le [28].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Victor Corbet ( à Bolandoz - à Morre) est enterré dans le cimetière du village. Il fut professeur de chirurgie à l'hôpital Saint-Jacques de Besançon et eut le mérite d'y introduire, en , la pratique de l'anesthésie générale à l'éther, trois mois après la première mondiale de Boston et un mois après la première de Paris[29].

Une rue porte son nom dans un nouveau lotissement du village.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  3. « Orthodromie entre Morre et Besançon », sur fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Station Météo-France « Besançon », sur la commune de Besançon - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  5. « Station Météo-France « Besançon », sur la commune de Besançon - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  8. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Unité urbaine 2020 de Besançon », sur insee.fr (consulté le ).
  12. « Base des unités urbaines 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  14. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  16. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  17. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 4, Besançon, Cêtre, .
  18. Collection complète des lois, décrets d'intérêt général, traités ..., Volume 22 Par France, Jean Baptiste Duvergier page 198
  19. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  20. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  25. Le sanctuaire est sur la commune de Morre, le parking avec son belvédère sur Besançon.
  26. À droite en venant de Besançon, surmontée de l'inscription "Posuerunt me custodem" (Ils m'ont établie leur gardienne). Elle date de 1857.
  27. A gauche en venant de Besançon. Au dessus est inscrit : "À l'honneur de Marie". La statue a été installée vers 1865, année de fin des travaux d'aménagement du tunnel.
  28. « Fiche Site Inscrit », sur donnees.franche-comte.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
  29. CHU de Besançon

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]