Morre

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Morre
Morre
Halte SNCF de Morre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Intercommunalité Grand Besançon Métropole
Maire
Mandat
Jean-Michel Cayuela
2020-2026
Code postal 25660
Code commune 25410
Démographie
Gentilé Morriers
Population
municipale
1 351 hab. (2018 en augmentation de 1,12 % par rapport à 2013)
Densité 256 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 13′ 35″ nord, 6° 03′ 58″ est
Altitude Min. 245 m
Max. 490 m
Superficie 5,27 km2
Unité urbaine Besançon
(banlieue)
Aire d'attraction Besançon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Besançon-5
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web morre-village.fr

Morre est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté, à 5 km de Besançon.

Morre tiendrait son origine de maïodorum (« grande porte ») et de mayorre (« rocher »). Morre représente donc la grande porte dans le rocher, la porte taillée.

Ses habitants s'appellent les Morriers et les Morrières.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Maiodurum en 1049 ; Maiorra en 1189 ; Mayorre en 1228 ; Mahorre en 1260 ; Morre depuis 1303[1].

Au pied des falaises de Montfaucon, le vieux village et son église au clocher pyramidal sont implantés dans une combe.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Montfaucon Rose des vents
Besançon N Saône
O    Morre    E
S
Fontain La Vèze

Transport[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes  81 ,  82  et  83  du réseau de transport en commun Ginko.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Morre est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Besançon, une agglomération intra-départementale regroupant 13 communes[5] et 137 837 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 312 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (30,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (34,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (29 %), zones agricoles hétérogènes (20,3 %), zones urbanisées (17,2 %), zones humides intérieures (15,3 %), prairies (9,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,8 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Par décret royal du , les communes de la Chevillotte, de Gennes, de Mamirolles, de Le Gratteris, de Montfaucon, de Morre et de Saône faisant alors partie du canton de Roulans, arrondissement de Baume, département du Doubs seront distraites de ce canton et réunies au canton sud de la ville de Besançon, arrondissement de Besançon[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 En cours
(au 31 mai 2020)
Jean-Michel Cayuela[13] [14]
Réélu pour le mandat 2020-2026
PS Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2018, la commune comptait 1 351 habitants[Note 3], en augmentation de 1,12 % par rapport à 2013 (Doubs : +1,53 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
278278347315398414423469489
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
448424408392692544395370403
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
360384389323336357329301331
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
4356671 1761 0099981 1541 2131 2961 335
2018 - - - - - - - -
1 351--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le sanctuaire de Notre-Dame de la Libération avec sa statue de vierge à l'enfant haute de 6 m[19].
  • La croix de mission, bénie le . Elle a dû être déposée, par mesure de sécurité, le . Elle se situait sur le Roc Clair qui domine le village.
  • Les 2 vierges aux bras ouverts (environ 0,8 m de hauteur), veillant sur le tronçon de la RN57 traversant la commune : 50 m avant le panneau d'entrée d'agglomération[20] et à l'intérieur du tunnel du trou-au-loup[21].
  • La cascade du Trou de l’Enfer sur le site "Ravin du Val d'Enfer", inscrit le [22].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Victor Corbet ( à Bolandoz - à Morre) est enterré dans le cimetière du village. Il fut professeur de chirurgie à l'hôpital Saint-Jacques de Besançon et eut le mérite d'y introduire, en , la pratique de l'anesthésie générale à l'éther, trois mois après la première mondiale de Boston et un mois après la première de Paris[23].

Une rue porte son nom dans un nouveau lotissement du village.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 4, Besançon, Cêtre, .
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Besançon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. Collection complète des lois, décrets d'intérêt général, traités ..., Volume 22 Par France,Jean Baptiste Duvergier page 198
  13. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  14. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. Le sanctuaire est sur la commune de Morre, le parking avec son belvédère sur Besançon.
  20. À droite en venant de Besançon, surmontée de l'inscription "Posuerunt me custodem" (Ils m'ont établie leur gardienne). Elle date de 1857.
  21. A gauche en venant de Besançon. Au dessus est inscrit : "À l'honneur de Marie". La statue a été installée vers 1865, année de fin des travaux d'aménagement du tunnel.
  22. « Fiche Site Inscrit », sur www.donnees.franche-comte.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
  23. CHU de Besançon

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]