Montjoie-le-Château

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Montjoie-le-Château
Montjoie-le-Château.
Montjoie-le-Château.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Canton Maîche
Intercommunalité Communauté de communes de Saint-Hippolyte
Maire
Mandat
Claude Martelet
2014-2020
Code postal 25190
Code commune 25402
Démographie
Population
municipale
31 hab. (2014)
Densité 5,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 02″ nord, 6° 54′ 09″ est
Altitude Min. 395 m – Max. 773 m
Superficie 5,39 km2
Localisation

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Montjoie-le-Château est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Monte Gyena en 1239 ; Læti mons en 1369 ; Montjoye-sur-Doub en 1377 ; Montjoye en 1398 ; Montjoie en 1790 ; Montjoie-le-Château depuis le 24 janvier 1922[1].

« Montjoie » serait un dérivé du germanique mundgawi (« protection du territoire ») qui aurait été mal traduit par le latin mons gaudii (« mont de la joie »)[2]. L'oïl montjoie est attesté au sens de « monticule servant d’observatoire, tas de pierre ou édicule pour indiquer le chemin ou pour garder un souvenir glorieux »[3] et sa traduction en occitan montjòia prend le sens de « bloc de pierre servant de borne ou de limite ou consacrant un souvenir ».

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Villars-lès-Blamont Haute-Ajoie
(CH, Jura)
Rose des vents
Chamesol N Vaufrey
O    Montjoie-le-Château    E
S
Soulce-Cernay Courtefontaine

Histoire[modifier | modifier le code]

Siège d'une seigneurie puis baronnie créée par les seigneurs de Glère elle sera transmise aux barons de Thuillières par le mariage de la fille de Guillaume II de Glère-Montjoie avec Didier de Montreux. De cette union naitra Jeanne, dame de Montreux en Ferrette, qui va épouser Guillaume de Thuillières donnant ainsi naissance à la branche de Thuillières-Montjoie.

Article détaillé : Seigneurie de Montjoie-le-Château.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Joseph Klinguer[4]    
mars 2014 en cours Claude Martelet SE Ouvrier
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 31 habitants, en augmentation de 10,71 % par rapport à 2009 (Doubs : 1,76 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
107 108 106 90 131 158 166 165 160
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
136 140 127 125 123 120 120 136 123
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
89 83 90 50 61 43 34 34 30
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
31 29 23 17 21 22 24 33 31
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Donjon du château de Montjoie
Article détaillé : Château de Montjoie-le-Château.

Restes d'un imposant château bâti dès le début du XIIIe siècle par les sires de Glère, durant les guerres de Méranie.

Assiégé sans résultat en 1428 par Jean de Thierstein, bailli de Ferrette, il fut pris en 1444 par les troupes impériales, en 1475 par les confédérés helvétiques lors de Guerres de Bourgogne et ne fut définitivement mis en ruines qu'en juin 1635 par les troupes françaises du Maréchal de La Force.

Laissons l'Abbé Richard (in Essai sur l'histoire de la Maison & Baronnie de Montjoie - 1860 - Besançon) nous conter sa triste fin : "le 22 mars 1634, le rhingrave Otto-Louis, général des Suédois, après avoir défait les troupes du marquis de Bade, allié du duc de Lorraine, qui soutenait les Espagnols, arrive bientôt sur les frontières de la Franche-Comté et somme le baron de Montjoie de lui livrer passage, sous peine d'être traité en ennemi. Le baron en réfère aux gouverneurs du comté de Bourgogne, ainsi qu'au marquis de Conflans, et réclame leur secours sans quoi, disait-il, il ne pouvait se défendre et était contraint d'accepter la protection de la France, qui lui était offerte. Le marquis lui répond sur-le-champ qu'il n'a rien à craindre, puisqu'il est placé sous l'égide de l'empereur ; que si le rhingrave attaque les montagnes, il a 10000 hommes de milice et des montagnards armés pour voler à son secours. Cette réponse encourage le baron de Montjoie qui, comprenant que la défense des montagnes lui appartient, envoie au rhingrave la réponse du marquis et lui refuse le passage. Otto-Louis n'ose s'avancer plus loin. Le baron de Montjoie est moins heureux l'année suivante. Le maréchal de La Force, commandant un corps français de 12000 hommes, vient camper à la fin de mai 1635 sous le château de Montjoie. Saint-Belmont, capitaine lorrain, s'était jeté dans la forteresse, dont l'assise sur un roc élevé au milieu d'une vallée profonde était sa meilleure défense. Une sommation est signifiée à Saint-Belmont, et il refuse de se rendre. Pour attaquer la forteresse avec avantage, le maréchal avait à loger son canon sur un tertre incliné de l'autre côté du ravin, au couchant ; mais pour y arriver, il n'y avait qu'un chemin dans l'étroit espace de cette coupure, au pied même des murs du château. Saint-Belmont tuait à coups de mousquet les bœufs et les chevaux attelés pour monter les canons ; et tant qu'il eut des munitions, jamais l'ennemi ne put occuper avec son artillerie le point dominant la forteresse. Quand la poudre vint à manquer, le capitaine lorrain ne se rendit pas encore : il subit plusieurs volées de canon et ne capitula qu'après que la brèche fut praticable, après plus de trois semaines d'une honorable défense. Les vainqueurs firent sauter les tours et les murailles du château, en brûlèrent les maisons, ainsi que celles du bourg ; la chapelle seule fut épargnée, ses murailles, rougies par le feu à l'extérieur, attestent encore de nos jours l'intensité de l'incendie."

Des tentatives de restauration ont été entreprises dans le courant des années 1980 (consolidation du donjon pentagonal, défrichement général du site, fouilles partielles qui ont mis au jour une superbe série de carreaux de poêle recouverts d'une glaçure à base de plomb de couleur verte et datant de la fin du XVIe siècle ainsi que quelques objets hétéroclites : clous en fer forgé, broche en bronze d'un clavendier, monnaies (rappen de Brisach & double parisis royal de Charles IV)...

Un boulet de canon, d'un diamètre d'environ 9 centimètres, datant du siège du château de 1635, a été mis au jour dans les années 1930, il est actuellement en possession d'un particulier du village.

Ce site castral d'une surface de plus de 85 ares, possédait trois enceintes. La chapelle castrale était enserrée entre la première et la seconde enceinte. Il est encore possible d'admirer les vestiges de la seconde enceinte ainsi que de la porterie qui était protégée par une massive tour en encorbellement. Cette dernière présente au visiteur un superbe mur à gros bossages. Il doit dater du XVe siècle. Les vestiges du massif donjon pentagonal (similaire à celui de Montbéliard ou du Bernstein dans le Bas-Rhin) sont encore des plus imposants. On peut y voir l'emplacement de deux cheminées superposées au premier et au second étage. À droite de la cheminée au premier étage sont un lave-mains et l'accès aux latrines donnant dans le fossé.

À noter les vestiges des caves comblées de gravats (logis seigneuriaux à côté du donjon), d'une salle souterraine desservie par un escalier et éclairée par une petite fenêtre (derrière la tour en encorbellement), ainsi que l'emplacement d'une poterne taillée dans le roc et donnant accès dans la combe du château.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Claudine de Montjoie (1571-1612) qui mourut en odeur de sainteté selon la légende : fille de Jean II, réputé pour son avarice et son absence de cœur, elle fit d'importantes aumônes contre l'avis de ses parents. Un jour son père la surprit alors qu'elle descendait au bourg, il lui fit ouvrir son tablier et aussitôt les vivres qui s'y trouvaient se transformèrent en un bouquet de roses. Son père en fut transformé. Inhumé dans la chapelle de Montjoie, son corps s'est conservé jusqu'à nos jours. Il est visible dans une châsse dans la paroi à droite de la nef.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 4, Besançon, Cêtre,
  2. Anne Lombard-Jourdan, Montjoie et Saint-Denis ! Le centre de la Gaule aux origines de Paris et de Saint-Denis, Paris, Presses du CNRS, 1989, (ISBN 2-87682-029-3), p. 64.
  3. « Étymologie Montjoie », wiktionaire
  4. [PDF] Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Nicolas Richard, Essai sur l'histoire de la maison et baronnie de Montjoie, 1860 Google livres

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]