Plaimbois-Vennes

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Plaimbois-Vennes
Plaimbois-Vennes
La cascade de Vermondans
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Intercommunalité Communauté de communes des Portes du Haut-Doubs
Maire
Mandat
Lucien Thibault
2020-2026
Code postal 25390
Code commune 25457
Démographie
Population
municipale
102 hab. (2018 en augmentation de 5,15 % par rapport à 2013)
Densité 9,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 05″ nord, 6° 32′ 29″ est
Altitude Min. 470 m
Max. 1 003 m
Superficie 10,8 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Valdahon
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Plaimbois-Vennes

Plaimbois-Vennes est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le Pleinbois, Plaimbois derrier Vennes en 1618[1]. C'est un petit village de montagne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Plaimbois-Vennes est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (68,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (67,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (68,2 %), prairies (28,3 %), zones agricoles hétérogènes (3,5 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mise en valeur des terres de l'actuelle commune de Plaimbois-Vennes fut peut-être dirigée dès les environs du XIIe siècle par les moines bénédictins du prieuré de Morteau[9]. En effet, Vennes avait la gardienneté du prieuré et par extension celle d’Eysson qui fut le centre paroissial jusqu'en 1592. Mais la grande vague d’habergements eut lieu au XIIIe siècle, sous l’impulsion des seigneurs de Vennes, et dans le temps même où se faisait la mise en valeur des Hautes Terres. Les « halbergeons » réduisirent « à plain » les pentes boisées du Mont Aurèbe, et le village reçut un nom français : il fut le « Plaimbois derrière Vennes ».

Plaimbois-Vennes fut d'abord dotée d'une chapelle, qui devint église à la fin du XVIe siècle. L'église actuelle, sous le vocable de saint Sébastien, date de 1778. Elle fut coiffée d'un dôme en 1838. À côté d'elle se trouve le monument aux morts qui rappelle le souvenir des victimes des différentes guerres. La dernière fut le colonel Camille Loichot (1888-1945), mort pour la France en déportation.

Les plus anciennes familles citées au village sont les Monnot et les Brulot, présentes avant la Guerre de Trente Ans, et dont les descendants résident toujours. Après les ravages de cette guerre, plusieurs familles d'origine suisse vinrent s'installer au village. Par ailleurs, la famille Roussel a fait l'objet d'une étude spécifique. À partir de sources, documents d'archives divers et rigoureusement référencés, « la saga des ROUSSEL » (ou deux siècles de tribulations montagnonnes) d'Arc-sous-Cicon à Plaimbois-derrière-Vennes retrace l'histoire quotidienne et mouvementée de laboureurs autarciques du Haut-Doubs - du XVIIIe au XXe siècle - relatée et illustrée par Claude Maigret, descendant de cette famille. Le texte, comme la riche iconographie associée, ont été publiés dans le recueil 2007 de la Société d'émulation du Doubs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juillet 2008 En cours Charline Cassard[10] DVD Employée
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2018, la commune comptait 102 habitants[Note 2], en augmentation de 5,15 % par rapport à 2013 (Doubs : +1,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
214193195192222236281291266
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
243252253246246220223256221
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
211196174160159151142148127
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1097565535366717273
2013 2018 - - - - - - -
97102-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Cascade du moulin de Vermondans et son moulin.
  • Calvaire de Pierre Lamadou[15] : érigé à la mémoire de l'ermite Pierre GARDIEN qui vécut pendant quarante-cinq ans dans une grotte proche, dans le dénuement le plus complet, s’imposant une dure pénitence et vivant de ce que la forêt pouvait lui offrir. Il échangeait avec le visiteur quelques pommes de terre et morceaux de pain dur contre des tranches de champignons séchés de couleur brune ou blanche, indispensables à l’époque pour s’éclairer, qu’il ramassait sur le tronc des arbres et que l’on appelle amadou. C’est pour cela qu’il était surnommé Pierre Lamadou.
  • La vallée de la Reverotte

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Gardien (1747-1792), ermite à Vermondans, dit Pierre l'Amadou[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 5, BESANÇON, CÊTRE, .
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 14 mai 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Jean Courtieu (dir.), Dictionnaire des communes du Doubs, article Plaimbois-Vennes, éditions Cêtre, Besançon, 1982.
  10. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. http://www.lapeyratte.fr/lermite-de-plaimbois-viennes.html
  16. Marie-Claire Drezet, L'ermite de Plaimbois-Vennes : Pierre Gardien, L'Harmattan, Paris, 1994, (ISBN 2738423809).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]