Orchamps-Vennes

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Orchamps-Vennes
Orchamps-Vennes
Blason de Orchamps-Vennes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Canton Valdahon
Intercommunalité Communauté de communes des Portes du Haut-Doubs
Maire
Mandat
Thierry Vernier
2014-2020
Code postal 25390
Code commune 25432
Démographie
Population
municipale
2 134 hab. (2016 en augmentation de 11,84 % par rapport à 2011)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 05″ nord, 6° 31′ 33″ est
Altitude Min. 725 m
Max. 1 020 m
Superficie 24,79 km2
Localisation

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Orchamps-Vennes est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie du canton de Valdahon et de la communauté de communes des Portes du Haut-Doubs.

Les habitants d'Orchamps-Vennes sont appelés les Oricampiens et Oricampiennes[1]. Sa population avoisine actuellement les 2000 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Loray Vennes Rose des vents
Flangebouche N Fournets-Luisans
O    Orchamps-Vennes    E
S
Gilley

Climat[modifier | modifier le code]

Commune de référence : Pierrefontaine-les-Varans, station météorologique la plus proche, située à 9,3 km à vol d'oiseau.

Ville Record mini Record maxi Quantité de pluie et neige par an Nb de jours avec > 2,5 L/m² par an
Pierrefontaine-les-Varans −31,9 °C 39,3 °C 1319 116
Source : Météo France

Toponymie[modifier | modifier le code]

Orchens en 1139 ; Orchans en Vennes en 1243 ; Orchens in valle de Vennes en 1283 ; Ouchamps en 1614 ; Orchamps en 1618 ; Orchamps en Vennes en 1688[2].

Vennes est un toponyme désignant un pâturage marécageux, du latin vena (canal, source), de "vanne" « retranchement construit dans une rivière pour fermer le passage aux poissons »[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le livre de l'abbé Narbey, alors prêtre au petit séminaire de consolation, et paru en 1868 sous le nom de Les hautes montagnes du Doubs entre Morteau, Le Russey, Belvoir et Orchamps-Vennes, nous conte toute la vie de la contrée.

Le val de Vennes doit son histoire au temps les plus reculés, à proximité d'Orchamps-Vennes se trouve la roche Barchey, c'est-à-dire en celtique la roche percée. Une caverne s'ouvre au centre de l'esplanade et va déboucher à plus de vingt pieds au-dessous, en face d'une roche pyramidale, fort semblable à un menhir, ou pierre dressée, objet de vénération des Gaulois. Des rigoles taillées de main d'homme, sur le roc vif, conduisent en serpentant du côté de cette espèce de menhir, qui est élevé d'environ six mètres, et présente des entailles ou escaliers informes, par lesquels on peut monter au sommet. Les traditions du pays placent en cet endroit des réunions de sorciers, qui depuis des siècles y auraient tenu le sabbat ; ce qui est, au rapport des chercheurs, un souvenir de quelque vieille superstition des druides. Beaucoup d'historiens ont signalé la prédiction des Gaulois pour les roches percées, s'ils ont laissé des traces de leur passage à Barschey, apparemment ils y vinrent offrir des sacrifices à Pluton qui était une divinité particulièrement chère à leurs yeux. Les vieux murs qui sont là, indiquent des travaux du Xe ou du XIe siècle, et peut-être une tour du haut de laquelle on surveillait les Sarrasins fixés sur la montagne voisine.

Le val de Vennes, par sa population, ses églises et ses châteaux, pouvait donc bien attirer les regards au milieu du Xe siècle. Les Sarrasins, quand ils inondèrent la province en 938, ne manquèrent pas d'y affluer par le chemin de la Séquanie à Avenches et à Neuchâtel, et d'y promener la dévastation. Leur but n'était pas seulement de ravager la contrée, ils voulaient s'y établir en maîtres pour en faire une de leurs principautés, comme l'étaient devenues les provinces de l'Espagne. Après s'être emparés des positions importantes, ils y élevèrent des forteresses pour les opposer aux forteresses des Burgondes. Le prince Conrad de Bourgogne s'était résigné à traiter avec eux, face à leur nombre et à leur puissance. Il les reconnaissait légitimes propriétaires des domaines et des places qu'ils avaient occupés. Ils lui payaient cependant annuellement un léger tribut.

Pour dominer le passage important de la vallée de Vennes, ils construisirent à grands frais ou agrandirent la citadelle du bois de Montallo, au sud-ouest d'Orchamps. Si l'on en juge par ses décombres, elle avait des proportions considérables. Elle présentait au sud-est un front de murailles d'environ cent mètres d'étendue, et était entourée de fossés profonds, sauf au nord ou à l'ouest, où la pente abrupte de la montagne en pouvait tenir lieu. La tour principale qui regardait le sud-ouest, avait vingt mètres de circuit, et surveillait le chemin des Edges, aujourd'hui chemin des Âges. Cette forteresse subsista pendant trois cents ans sous le nom de château sarrasin, que lui a conservé la tradition populaire. Elle était à peine éloignée d'une lieue du château de Vennes, que les Sarrasins devaient tenir en échec. Au commencement du XIIIe siècle, le château sarrasin ou de Montallo, n'avait plus ses chevaliers. Trois prétendants se le disputèrent : Amédée III de Montfaucon, possesseur des terres et du château de Cicon ; les sires de Vennes, divisés en plusieurs familles toutes fixées dans l'ancienne forteresse ; et Huont de Belvoir, qui tenait de l'abbaye d'Agaune différents fiefs dans la vallée de Vennes et qui avait élevé l'imposante citadelle de Belvoir. Cette si belle place de guerre qu'était le château sarrasin inquiétait ces trois prétendants, les compétiteurs rasèrent d'un commun accord la forteresse en litige, et rassemblés à Vennes signèrent un traité de paix, charte de 1238, en vertu duquel personne ne pouvait la relever ni en bâtir d'autres dans la vallée. Les murailles qui avaient abrité les Sarrasins furent donc abattues, et les ruines redisent encore aujourd'hui combien leur nom était redoutable dans la contrée.

Orchamps avait son église avant 910, comme la plupart des bourgs importants qui appartenaient à l'abbaye d'Agaune ; peut-être même antérieurement au prieuré d'Eysson, c'est-à-dire avant les premières années du VIIIe siècle. L'abbaye de Saint-Paul de Besançon et Pierre de Domprel s'en disputaient la possession au commencement du XIIe siècle, ce qui suppose d'anciens fondateurs dont les droits étaient déjà perdus, et la fait remonter au temps où l'abbaye de Saint-Maurice en Valais était seule maîtresse dans ces contrées, c'est-à-dire au-delà de l'invasion des Sarrasins.

La commune devint probablement la « capitale » du Val de Vennes dès le début du XVIe siècle parce que les notables s’y installèrent. L'église aujourd'hui magnifiquement restaurée attire, avec le Chemin de Croix de Gabriel Saury, de très nombreux visiteurs.

À ce jour, tous les services d'un village centre sont présents, ainsi qu’une très forte vie associative.

Une fermière en bronze installée près d'une fontaine a contribué à améliorer le cadre de vie. Des réalisations viennent de se faire : une salle pour le sport, une salle de réunions, un espace enfants et une salle des fêtes en cours de rénovation. La population est jeune et l’activité économique en plein dynamisme[réf. nécessaire].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Orchamps-Vennes Blason Coupé: au 1er parti au I: d'argent au sapin de sinople; au II: d'argent semé de billettes de sinople chargé d'un lion couronné d'or; au 2e d'argent au mur ouvert du même maçonné de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1977 Auguste Vernerey RPR Conseiller général
mars 2001 2011 Jean-François Pourcelot[4]    
mai 2011 En cours Thierry Vernier[5],[6] DVD Enseignant, conseiller départemental

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8].

En 2016, la commune comptait 2 134 habitants[Note 1], en augmentation de 11,84 % par rapport à 2011 (Doubs : +1,79 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
730771813808851932963964947
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9751 0461 0511 0111 001997934865890
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8958959349489089409679931 048
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 0811 1591 2851 4171 4971 6011 7761 8011 826
2013 2016 - - - - - - -
1 9722 134-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Porteuse d'eau de Pascal Coupot. Scellée au sol à côté de la fontaine, sur la place du village (1997).
  • Église St-Pierre-et-St-Paul : l'église date du XVIe siècle et son clocher-porche du XIXe . Elle contient un chemin de croix exécuté en 1947 par le sculpteur comtois Gabriel Saury. Les stations sont représentées de façon très explicites, ce qui a entraîné une interdiction par le Saint-Office de 1955 à 1970.
  • Monument aux morts, grande rue ; ensemble élevé composé de 3 éléments à colonnes avec à son sommet une Victoire ailée debout sur un globe terrestre, brandissant une branche de lauriers.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le nom des habitants du 25 - Doubs - Habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 16 novembre 2017)
  2. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 5, Besançon, Cêtre, 1986(
  3. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1109 - (ISBN 2600001336).
  4. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  5. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  6. [1]
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]