Le Gendarme en balade
| Réalisation | Jean Girault |
|---|---|
| Scénario |
Jean Girault Jacques Vilfrid |
| Musique | Raymond Lefevre |
| Acteurs principaux |
Louis de Funès Michel Galabru Claude Gensac Jean Lefebvre Christian Marin Michel Modo Guy Grosso |
| Sociétés de production | Société nouvelle de cinématographie |
| Pays de production |
|
| Genre | Comédie policière |
| Durée | 96 min |
| Sortie | 1970 |
Série du Gendarme de Saint-Tropez
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Le Gendarme en balade est une comédie policière italo-française réalisée par Jean Girault et sortie en 1970. Il s'agit du quatrième film du Gendarme de Saint-Tropez.
Le film raconte les mésaventures du gendarme Ludovic Cruchot et de la brigade de Saint-Tropez qui, après avoir été mis à la retraite anticipée contre leur gré, rendossent leurs anciens uniformes illégalement et reviennent sur les lieux de leurs aventures pour ramener la mémoire à leur collègue amnésique Fougasse.
Dans ce film, la brigade est pour la dernière fois composée de Louis de Funès, Michel Galabru, Jean Lefebvre, Christian Marin et du duo Grosso et Modo. France Rumilly réapparaît en religieuse et Claude Gensac dans le rôle de Josépha Cruchot.
Malgré des critiques négatives, le film totalise 4,8 millions d'entrées au box-office, un score honorable mais bien moindre que les précédents. Louis de Funès est lauréat du prix Courteline pour ce film et L'Homme orchestre. L'acteur-vedette préfère ensuite arrêter son Gendarme. Au tournant de la décennie suivante, il relance finalement la série avec un cinquième opus, Le Gendarme et les Extraterrestres en 1979, puis un sixième et ultime Gendarme en 1982.
Synopsis
[modifier | modifier le code]
Le colonel de gendarmerie débarque à la brigade de Saint-Tropez, devant un Ludovic Cruchot somnolant. Il proclame, face à un monde en plein changement, la nécessité de renouveler et rajeunir les effectifs. Il annonce que les six gendarmes sont « autorisés » à faire valoir leurs droits à la retraite de manière anticipée, soit une mise à pied déguisée. Seul Fougasse jubile à l'idée de décrocher enfin la « quille », tandis que ses camarades, eux, attachés à leurs postes, sombrent dans la mélancolie, en particulier Cruchot et l'adjudant Gerber. Pour tout remerciement de leurs loyaux services, une pension de 350 francs par mois et un sac de charbon de 50 kg chaque hiver. Cruchot, Gerber, Fougasse, Merlot, Tricart et Berlicot sont relevés par de nouveaux gendarmes plus jeunes et athlétiques. Ils se séparent et quittent Saint-Tropez émus.

Six mois plus tard, Cruchot se morfond dans le château de Josépha. Son épouse déborde pourtant d'attention pour le sortir de sa morosité, en régentant ses loisirs : ses parties de pêche sont truquées et ses séances d'équitation se font sans effort. Il est dépité par ce manque de liberté et d'aventure, trop encadré qu'il est par Josépha et les domestiques. Ses rares distractions sont de persifler le curé du village venu quémander son obole ou de traquer un braconnier rusé. À cet effet, Josépha lui offre un système de radar et de pièges pour débusquer l'intrus dans le domaine. En inaugurant son nouveau jouet, Cruchot commet une méprise : il martyrise et piège l'adjudant Gerber et son épouse, venus en visite.
Passé la confusion, Cruchot, heureux de retrouver son ancien chef, l'emmène aussitôt dans son grenier-musée, temple nostalgique de ses années de service. Un autre collègue, Merlot, arrive au château avec une terrible nouvelle : Fougasse, victime d'un acte de bravoure, est devenu amnésique. Cruchot voit là l'occasion rêvée de reformer la brigade pour tenter de raviver la mémoire de leur camarade. Cruchot, Gerber et Merlot décident avec enthousiasme de partir pour La Pinsonnière, un centre de repos de la gendarmerie nationale, à Aix-en-Provence, à bord de la Peugeot 504 de Mme Cruchot. Josépha met en garde son mari : ils ont l'interdiction formelle de revêtir l'uniforme sous peine de sanctions. Sur le chemin de la Provence, sont récupérés Tricart et Berlicot.

À La Pinsonnière, Fougasse ne reconnaît pas ses anciens collègues et ne souvient pas de son passé de gendarme. Ils l'enlèvent pour l'amener jusqu'à Saint-Tropez. À l'approche de la cité balnéaire, ni le paysage, ni le climat ne ramènent la mémoire à Fougasse, qui lit innocemment un panneau « Saint-Trospète ». La troupe trompe sur un accrochage entre deux automobilistes virant rapidement à l'embouteillage monstre. Fidèles à leurs instincts, les ex-gendarmes ressortent leurs uniformes et s'attaquent à la circulation le sourire aux lèvres, sauf Fougasse perdu dans cette confusion. Revigorés par ce haut fait, ils partent en chantant à Saint-Tropez. Ils passent la gorge nouée devant leur ancienne gendarmerie mais manquent de peu d'être remarqués par leurs remplaçants alors qu'ils arborent encore l'uniforme. Ils remettent à la hâte leurs tenues civiles. Fougasse les soupçonne alors d'être de faux gendarmes.

À la terrasse du café Sénéquier, Berlicot émet l'idée de reconstituer la chasse aux nudistes, avec Fougasse nu aux milieu d'eux comme leurre : ce souvenir fort déclencherait un choc psychologique. En arrière de la plage, à nouveau en uniformes, les ex-gendarmes forcent Fougasse à se déshabiller, jusqu'à ce qu'il avoue avoir simulé son amnésie pour continuer de profiter du confort du centre de convalescence. Les reproches envers le combinard sont aussitôt interrompus par l'arrivée des nouveaux gendarmes au loin. Leurs successeurs conduisent une spectaculaire opération pour capturer des nudistes, avec moultes effectifs et déploiement de parachutistes. Cruchot sabote le coup en prévenant les nudistes. Plusieurs s'enfuient avec la voiture de Josépha. Sans voiture ni vêtements civils, les ex-gendarmes sont contraints d'emprunter une décapotable et des vêtements laissés par des nudistes hippies. En parallèle, les jeunes gendarmes ont identifié l'immatriculation de la voiture de nudistes partie sous leurs yeux : ils alertent Josépha et Mme Gerber que leurs maris seraient devenus nudistes. La nouvelle garde fulmine de la mise en échec de leur opération.

Sur la route, la curieuse troupe de retraités, affublée d'habits bariolés qui grattent, prend en autostop une hippie. Elle les mène jusqu'à un « grand rassemblement » sur la côte. Les ex-gendarmes s'infiltrent dans cette réunion psychédélique, expérimentent le cannabis et, hagards, lancent à chacun des déclarations d'amour, face à un Cruchot effaré (qui essaie tout de même un joint). Ce dernier parvient à les extirper de là, juste au moment où leurs voleurs arrivent avec la Peugeot 504. Ils brûlent leurs oripeaux New Age mais n'ont plus que leurs uniformes de gendarmes à mettre. Il leur faut activement quitter la région. Cependant, leurs successeurs les traquent avec de grands moyens : un hélicoptère en patrouille les repère. Les retraités en uniformes sont bientôt encerclés par des dizaines de gendarmes dans les champs. Ils réussissent à leur fausser compagnie en se cachant au sein d'un troupeau de moutons. À la gendarmerie, Mmes Cruchot et Gerber, vite descendues sur la côte d'Azur, sont informées des agissements incompréhensibles de leurs époux et décident de se lâcher elles aussi.

Cheminant dans la garrigue, les ex-gendarmes rallient la mer et comptent suivre le littoral jusqu'au Lavandou pour appeler chez eux au secours. Leur balade dans le maquis, sous le soleil et la chaleur, est éprouvante, sans eau, ni vivres. Ils avancent avec difficulté tels des méharistes dans le désert. Pire, Cruchot et Gerber aperçoivent leurs épouses en galante compagnie sur la plage. Pensant être en proie à des hallucinations, ils décident de mettre fin à la vadrouille et de se rendre la tête haute, considérant avoir mené une lutte honorable, jusqu'à l'épuisement. Sur le chemin du retour, l'ancienne brigade tombe nez à nez avec la Citroën 2 CV de la religieuse Clotilde, fidèle amie, et une de ses disciples. Les imaginant toujours en poste, elle les amène au couvent des sœurs de saint Vincent de Paul, dont elle est devenue la mère supérieure. Elle les invite à prendre une collation avant de leur demander un petit service. Le couvent accueille une colonie de vacances mais cinq enfants manquent à l'appel. Mère Clotilde prie Cruchot et Gerber de les retrouver, d'autant plus que courent des rumeurs de faux gendarmes rôdant dans la région.
Cruchot et Gerber interrogent en vain plusieurs garçons irrévérencieux, indifférents à la technique du « bon gendarme, mauvais gendarme ». Jouant avec les autres à l'extérieur, Merlot obtient une information par hasard : les enfants ont fugué pour lancer une fusée artisanale vers la Lune. Un petit les mène sur le site de lancement. D'abord impressionné par la mini-fusée réalisée et la précocité intellectuelle de ses constructeurs, les ex-gendarmes sont terrifiés d'apprendre que les garnements vont dérober à l'arsenal de Saint-Tropez les explosifs nécessaires à sa propulsion. Ils foncent en 2 CV et s'infiltrent dans la base protégée par des militaires. Ils surprennent horrifiés les adolescents en train de manipuler négligemment de la dynamite, de la poudre, des grenades, tout en fumant des cigarettes. Les gamins s'échappent avec des explosifs et, pensent-ils, une tête de missile T60. L'un d'eux perd une cigarette dans une caisse de grenades : Cruchot et Fougasse rattrapent de justesse la bêtise en évacuant in extremis la caisse mise à feu, évitant au dépôt de munitions tout entier de sauter. Les retraités décampent sous la riposte des militaires.

Tricart comprend que la tête de missile volée n'est pas une T60 mais une ogive nucléaire T80. Les ex-gendarmes reviennent en urgence au site de lancement. La 2 CV bute sur un aileron de la mini-fusée au moment de son décollage. L'appareil s'élève dans le ciel avant de s'incliner vers la plage et continuer sa lancée sur le sable. Au terme d'une course effrénée après la fusée, sur terre et sur mer, et de beaucoup de frayeurs, Cruchot et Gerber atteignent l'engin atterri dans la salle de réception d'un grand hôtel. Tremblants de peur, ils tentent méticuleusement de désamorcer la charge nucléaire. Ils découvrent parmi les clients de l'hôtel leurs épouses Josépha et Cécilia aux bras de leurs amants. Cruchot, fou de rage, s'acharne sur la bombe pour l'enclencher. Il parvient sans le vouloir à neutraliser la charge. Sains et saufs, Cruchot et Gerber sont réprimandés par leurs épouses pour leur baroud déraisonnable.
De retour à la gendarmerie, l'ancienne brigade est réintégrée pour son action courageuse. Plus précisément, le colonel consent cyniquement à refuser leur prétendu souhait de « faire valoir leurs droits à la retraite ». Leurs remplaçants, jugés encore inexpérimentés, sont mutés ailleurs. Les gendarmes de Saint-Tropez défilent sur le port. Heureux de retrouver leurs postes, ils en profitent pour donner des amendes aux véhicules mal stationnés. La foule en délire assaillit ses héros pour leur demander de signer des contraventions.
Fiche technique
[modifier | modifier le code]- Titre original français : Le Gendarme en balade
- Titre italien : Sei gendarmi in fuga
- Réalisation : Jean Girault
- Réalisation de la seconde équipe : Edmond Séchan
- Scénario, adaptation : Jean Girault, Jacques Vilfrid, d'après les personnages de Richard Balducci
- Dialogues : Jacques Vilfrid
- Assistant réalisateur : Tony Aboyantz, Gilles Joly, Thierry Chabert, Jean-Noël Jourdanet
- Producteurs délégués : René Pignères, Gérard Beytout
- Musique : Raymond Lefebvre
- Directeur de la photographie : Pierre Montazel, assisté de Pierre Manciet
- Décors : Sydney Bettex, assisté de Georges Richard, Henri Sonois
- Montage : Armand Psenny, assisté de Nadine Muse
- Montage son : Eva Zora, Renée Deschamps
- Ingénieur du son : Jean Rieul, assisté de Marcel Corvaisier, Vartan Karakeusian
- Costumes : Jacques Cottin
- Maquillage, coiffure : Michel Deruelle, Fernande Hugi, Pierre Vadé
- Administrateur comptable : Odette Hainsselin
- Cadreurs : Jean-Paul Schwartz, Guy Delattre
- Assistant opérateur : Marcel Gilot, Jacques Lefrançois, Yves Mirkine
- Régie générale : Jean.R Rognoni, Georgette Darbon, Jean-Jacques Lecot, Alex Maineri, Paul Lemaire
- Ensemblier : André Labussière, Gabriel Béchir
- Attachés de presse : Eugène Moineau, Marlène Moineau
- Script-girl : Colette Robin, Lydie Doucet
- Bijoux de : René Llonguet
- Effets spéciaux : Pierre Durin, Rémy Julienne
- Bruitages : Robert Pouret
- Studios : Studios de Billancourt
- Laboratoire Éclair à Épinay-sur-Seine
- Transparences : Franstudio
- Système : Panavision, pellicules Eastman color-Kodak
- Système sonore : Enregistrement Westrex 1135 Société S.N.E.C
- Générique et trucages : Eurocitel
- Budget : 8,5 millions de francs[1] (soit environ 11 millions d'euros en 2025[2])
- Distribution : SNC
- Pays de production :
France -
Italie - Langue : français
- Format : Couleurs - 2,35:1 - Mono - 35 mm
- Genre : Comédie burlesque, Road movie
- Durée : 96 minutes
- Date de sortie :
- France :
- Affiche : Jacques Vaissier (France)
Distribution
[modifier | modifier le code]- La brigade de Saint-Tropez :
- Louis de Funès : le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot
- Michel Galabru : l'adjudant Gerber[note 1]
- Jean Lefebvre : le gendarme Lucien Fougasse
- Christian Marin : le gendarme Albert Merlot
- Guy Grosso : le gendarme Gaston Tricart
- Michel Modo : le gendarme Jules Berlicot
- Claude Gensac : Josépha
- France Rumilly : Sœur Clotilde (devenue mère supérieure)
- Nicole Vervil : Cécilia, Madame Gerber
- Dominique Davray : La sœur forte
- Yves Vincent : le colonel
- René Berthier : le chef d'escadron, adjoint du colonel
- Sara Franchetti : Sœur Marie-Bénédicte
- Paul Préboist : le palefrenier
- Paul Mercey : le curé
- Christor Georgiadis : James, le majordome
- Christine Reynolds : la femme de chambre
- Dominique Zardi : le braconnier
- Henri Attal
- Robert Le Béal : le ministre
- Claude Carvin : un jeune gendarme
- Laurent Wesman Maritin : un jeune gendarme
- Pierrick Her : un jeune gendarme
- Yvan Varco : un jeune gendarme
- Michel Herval : un jeune gendarme
- Yves Barsacq : le conducteur accidenté de la MGB blanche (non crédité)
- Jean Valmence : le conducteur accidenté de l'Alfa Romeo Giulia GT coupé Bertone rouge
- Henri Guégan : un joueur de boules à la Pinsonnière
- Ugo Fangareggi : un hippie
- Bernard Charlan
- Carlo Nell
Production
[modifier | modifier le code]Genèse et développement
[modifier | modifier le code]Après le succès remporté par Le Gendarme se marie, sorti en , le réalisateur Jean Girault et son scénariste Jacques Vilfrid planchent sur un quatrième Gendarme de Saint-Tropez au moins dès l'été 1969[3]. Ils signent leurs contrats le [4],[5]. Vilfrid doit livrer une première « continuité dialoguée » avant la fin de l'année[4] et Girault son découpage technique au plus tard fin mars 1970[5]. Au fil de la préparation, le projet a pour titres de travail La Ballade du Gendarme[1], Le Gendarme se balade[6] ou Le Gendarme à la retraite[7],[a],[b].
La SNC poursuit sa pratique de coproduction avec un partenaire européen, ici la société italienne Mega Films[c]. Le budget alloué au film est de 8,5 millions de francs, l'associé italien participant à hauteur de 20 %[1].
Pour le décor de l'arsenal de Saint-Tropez, l'équipe se voit d'abord refuser le tournage à la caserne Vassoigne à Hyères, leur premier choix[d]. La 7e région militaire s'oppose au tournage dans le bâtiment demandé pour des raisons de sécurité, à cause de la proximité de dépôts d'essence[d]. L'État-major propose alors l'Établissement régional du matériel (ERM) ou la caserne Grignan, situés à Toulon[d]. Le réalisateur tient à son choix initial et le Service d'informations et de relations publiques des armées intercède pour lui permettre d'obtenir la caserne d'Hyères[d].
Dans le rassemblement, les jeunes gens sont vêtus à la mode « hippie chic », lancée par le couturier tropézien Jean Bouquin, faite de « foulards-robes », de « mini-maxi », de « pantalons-jupes », de motifs fleuris et de couleurs acidulées[e].
Attribution des rôles
[modifier | modifier le code]
La brigade de Saint-Tropez est dans ce film composée de Louis de Funès, Michel Galabru, Jean Lefebvre, Christian Marin et du duo Grosso et Modo. Ce fut d'ailleurs la dernière fois qu'ils portèrent ensemble l'uniforme. Des tensions seraient en effet apparues durant le tournage précédent entre Louis de Funès et Jean Lefebvre, ce dernier accusant Louis de Funès de lui avoir fait couper des scènes au montage. Afin d'éviter de nouvelles tensions, Jean Girault décida de remplacer Jean Lefebvre par Maurice Risch dans les épisodes suivants[8]. Christian Marin fut également remplacé par Jean-Pierre Rambal, puis par Patrick Préjean.
Louis de Funès retrouve son personnage emblématique du gendarme Ludovic Cruchot, le rôle qui l'a six ans plus tôt propulsé au rang de vedette comique et champion du box-office[9],[10]. Son cachet illustre la progression considérable de sa côte commerciale puisqu'il touche 2,6 millions de francs[f], soit le double du budget total du premier film[g]. Il est alors l'un acteurs les mieux payés d'Europe[h].
Claude Gensac retrouve son rôle de Josépha Cruchot après Le Gendarme se marie, Nicole Vervil celui de Mme Gerber qu'elle tient depuis le premier[11], ainsi qu'Yves Vincent son rôle de colonel également découvert dans le film précédent[12],[13]. Geneviève Grad, à l'inverse, ne souhaite plus apparaître dans un Gendarme et ne reprend donc pas son rôle de Nicole Cruchot[11], après avoir déjà été réticente à tourner le précédent film[14],[note 2]. Louis de Funès, Galabru, Grosso et Modo, ainsi que France Rumilly qui incarne la religieuse, sont les seuls acteurs apparus dans les six films de la série[i]. Rumilly voit son personnage davantage développé et promu Mère supérieure du couvent[12].
Dominique Davray, déjà vue en épouse excentrique dans Le Tatoué (1968), incarne la sœur susceptible au cœur d'un running gag, alors qu'elle tenait un autre rôle de professeur de danse dans le troisième Gendarme[j]. Louis de Funès distribue à l'éternel « troisième couteau » Dominique Zardi le personnage du braconnier, après de précédentes apparitions en gendarme italien dans Le Gendarme à New York et en gendarme passant l'examen d'adjudant-chef dans Le Gendarme se marie[16]. Paul Préboist, partenaire familier de Louis de Funès, tient un court rôle de palefrenier[12]. Habitué aux rôles d'officiels, Robert Le Béal campe un ministre, comme dans Fantomas se déchaîne (1965) ; il incarne d'autres notables dans Hibernatus (1969), La Folie des grandeurs (1971) et Les Aventures de Rabbi Jacob (1973)[17]. Yves Barsacq fait également une nouvelle apparition en automobiliste importuné par Cruchot, comme dans Le Gendarme se marie[12],[18]. L'autre automobiliste accidenté est joué par Jean Valmence, second rôle récurrent chez Jean Girault[19].
Tournage
[modifier | modifier le code]À chacun de ses films, Louis de Funès proposait et inventait en permanence une multitude de gags. La scène où Cruchot et Gerber neutralisent la bombe à la fin du film a été entièrement imaginée par lui, des accessoires à la sueur par le képi. C'est également de lui que provient l'idée de la religieuse loufoque du volant dans toute la série.
Le passage où Paul Préboist raconte Le Petit Chaperon rouge à Cruchot était absent du scénario[20].
L'emploi du temps de Claude Gensac est partagé entre le tournage du Gendarme et la pièce Un sale égoïste au théâtre Antoine à Paris : lors des prises de vues tropéziennes, elle doit s'astreindre à prendre le Train bleu de 21 h 46 tous les dimanches après la seconde représentation de 18 h, puis tourne le lundi et le mardi, jusqu'à prendre un avion pour Paris à l'aéroport de Nice à 17 h, afin d'être présente à la représentation du soir-même à 21 h[11].
Le , en marge du tournage, Louis de Funès est reçu officiellement par le 405e régiment d'artillerie anti-aérienne à Hyères, qui le fait « première classe d'honneur » pour services rendus à la gendarmerie nationale[21],[22].
Lieux de tournage
[modifier | modifier le code]

- Le tournage s'est déroulé à Saint-Tropez[23], Gassin[24], Ramatuelle (au château de Saint-Amé pour les scènes au couvent[25],[26]), la plage de Gigaro[27] (La Croix-Valmer), Hyères (au Quartier Vassoigne pour les scènes à l'arsenal) dans le Var et au château de Nandy[28] en Seine-et-Marne.
- L'errance des gendarmes retraités le long du littoral est tournée dans les sentiers sauvages surplombant la plage de La Moutte, au cap de Saint-Tropez[29].
- Après sa course sur la plage, la fusée s'élance sur l'eau depuis un ponton de la baie des Canoubiers[30].
- La fusée atterrit dans la salle de réception du Golf Hôtel, palace de Sainte-Maxime dominant la baie de Saint-Tropez[31].
- La scène du rassemblement de hippies est tournée près du cap Taillat, au sud de la presqu'île de Saint-Tropez[32],[k]. Le bâtiment occupé est l'ancienne maison des douaniers[32]. En ce début des années 1970, cet endroit encore relativement sauvage, remarquable pour son cap pittoresque relié par un isthme sableux à la côte, commence à être envahi par les touristes, les voitures, les caravanes et les tentes, au détriment de l'équilibre écologique[32],[33],[k]. Le Gendarme en balade documente ce début d'occupation anarchique[k]. L'exposition par le cinéma, notamment dans ce film et La Scoumoune, augmente leur afflux[33],[34]. Les touristes détruisent la végétation et aggravent l'érosion par leur installation, leur piétinement, leurs débroussaillages ou leurs feux de camps ; les restrictions imposées par le Conservatoire du littoral à partir des années 1990 endiguent le phénomène et conduisent à une lente restauration écologique[33],[k].
Musique
[modifier | modifier le code]
Pour ce film, Raymond Lefebvre ré-orchestre la musique de la Marche des Gendarmes, créée pour le premier opus. L'absence de cette musique durant tout le film précédent avait fortement vexé Louis de Funès, qui insista pour qu'elle soit présente dans le film suivant : la musique est donc entendue à maintes reprises dans le film. Lefebvre ré-orchestrera à nouveau cette musique en 1982 pour Le Gendarme et les Gendarmettes.
Régulièrement crédité « Raymond Lefèvre » par erreur, le compositeur a cette fois-ci son nom correctement orthographié « Raymond Lefebvre » au générique du film, comme c'est le cas dans les génériques des films Le Gendarme de Saint-Tropez, Les Grandes Vacances, Le gendarme se marie, Le Gendarme en balade et La Soupe aux choux, tous de Jean Girault.
L'album Bande-originale du film Le gendarme en balade sort en 2010, soit 40 ans après la sortie du film et 2 ans après la mort de Raymond Lefebvre.
| No | Titre | Durée | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1. | Marche des Gendarmes (version 1970) | 1:58 | |||||||
| 2. | Cruchot à Katmandou | 2:37 | |||||||
| 3. | Générique | 1:38 | |||||||
| 4. | Chasse aux nudistes | 1:44 | |||||||
| 5. | Le Gendarme nostalgique | 2:10 | |||||||
| 6. | La brigade se dégonfle | 1:38 | |||||||
| 7. | Alerte braconnage ! | 2:14 | |||||||
| 8. | La 2 CV en folie | 1:27 | |||||||
| 15 min. | |||||||||
Exploitation et accueil
[modifier | modifier le code]Sortie et promotion
[modifier | modifier le code]
L'affiche du film est réalisée par Jacques Vaissier[35].
La première suisse du film a lieu à Genève, le [36],[37]. L'évènement est marqué par un défilé des six comédiens habillés en gendarmes, entourés d'une troupe de majorettes[9],[36],[37]. Parti de la rue des Savoises, siège du journal La Suisse, le cortège rallie la place du Cirque pour arriver au cinéma Le Paris, où les accueillent des milliers de spectateurs[36],[37]. La Tribune de Genève livre une interview de Louis de Funès le lendemain[37]. Le défilé vire à l'émeute, la foule compacte se presse au devant des acteurs et tente d'arracher des bouts de leurs costumes[9]
Accueil critique
[modifier | modifier le code]Le quatrième Gendarme essuie des critiques essentiellement négatives[l],[b],[38]. L'Humanité Dimanche voit dans ce système de réalisation de suites un « appauvrissement du cinéma français », « un Gendarme de Saint-Tropez étant sûr de racoler des spectateurs qui ont besoin de se détendre »[m]. Jean-Luc Douin juge sévèrement dans Télérama que « le gendarme radote et raconte ses exploits d'antan. Les gags sont gros comme des boules de pétanque et les personnages, attristants de bêtise, paradent, fiers et bouffons, la démarche militaire, l'œil inintelligent, chantonnant leur refrain »[39]. De même, Louis Chauvet, d'habitude soutien de Louis de Funès, considère dans Le Figaro que « le talent de l'équipe suffit à peine, cette fois, à sauver l'entreprise. On attendait une fin. Ce n'est qu'un moyen (de prolonger la recette). Seuls les inconditionnels prendront un plaisir sans mélange aux élucubrations civiles du gendarme »[l]. Dans la lignée des critiques politisées accusant depuis ses débuts Le Gendarme de défendre l'ordre social, le pouvoir en place et l'appareil répressif, La Libre Belgique fustige que « l'autoritarisme du personnage conduit, sous le voile du comique, à la glorification du mensonge, de la délation, et, en général, du mépris le plus total pour la liberté individuelle »[n].
Box-office
[modifier | modifier le code]
Le Gendarme en balade sort en salles le , à peine quelques semaines après une autre comédie de Louis de Funès, L'Homme orchestre[o]. La concurrence s'annonce rude face à de jeunes comiques émergents comme Pierre Richard ou Jean Yanne ainsi que des films attendus tels que Le Cercle rouge de Jean-Pierre Melville avec Alain Delon, Bourvil et Yves Montand et Les Novices mené par Brigitte Bardot et Annie Girardot[38],[l]. La première semaine, le public réserve un accueil en demi-teinte au quatrième Gendarme, qui n'accède pas au sommet du box-office hebdomadaire parisien et national, au contraire des précédents[38] : à Paris, 76 734 spectateurs viennent voir le film dans neuf salles, loin derrière Le Cercle rouge (96 690 entrées) et Les Novices (88 054 entrées)[l].
Ce n'est qu'au moment des fêtes de fin d'année, propice aux films familiaux, que Le Gendarme en balade décolle et tient la tête du box-office national pendant cinq semaines de décembre à janvier[38]. Au , les onze semaines dans les salles d'd'exclusivité parisiennes ont permis d'engranger 409 118 entrées[p]. À la fin du mois de janvier, le film totalise deux millions et demi d'entrées en France lorsqu'il est dépassé par Le Voyou de Claude Lelouch[40]. Un an pile après sa sortie, le film comptabilise plus de 4 millions d'entrées[41]. Il en collecte 2 496 583 au cours de l'année 1971[42].
| Semaine | Rang | Entrées | Cumul | Salles | no 1 du box-office hebdo. | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | au | 6e | 84 627 | 85 107 entrées | 12 | Le Cercle rouge |
| 2 | au | 6e | 90 359 | 175 466 entrées | 24 | Le Cercle rouge |
| 3 | au | 5e | 104 335 | 279 801 entrées | 28 | Le Mur de l'Atlantique |
| 4 | au | 7e | 64 371 | 344 172 entrées | 33 | Le Mur de l'Atlantique |
| 5 | au | 8e | 63 689 | 407 861 entrées | 26 | Le Cercle rouge |
| 6 | au | 8e | 66 981 | 474 842 entrées | 32 | Le Mur de l'Atlantique |
| 7 | au | 3e | 86 813 | 561 655 entrées | 39 | Le Mur de l'Atlantique |
| 8 | au | 1er | 302 641 | 864 296 entrées | 79 | Le Gendarme en balade |
| 9 | au | 1er | 737 643 | 1 601 939 entrées | 148 | Le Gendarme en balade |
| 10 | au | 1er | 325 667 | 1 927 606 entrées | NC | Le Gendarme en balade |
| 11 | au | 1er | 259 951 | 2 187 557 entrées | NC | Le Gendarme en balade |
| 12 | au | 1er | 216 055 | 2 403 612 entrées | NC | Le Gendarme en balade |
| 13 | au | 2e | 160 929 | 2 564 541 entrées | NC | Le Voyou |
| 14 | au | 2e | 167 320 | 2 731 861 entrées | NC | Mourir d'aimer |
| 15 | au | 4e | 129 113 | 2 860 974 entrées | NC | Mourir d'aimer |
| 16 | au | 6e | 80 852 | 2 941 826 entrées | NC | Mourir d'aimer |
| 17 | au | 7e | 110 326 | 3 052 152 entrées | NC | Mourir d'aimer |
| 18 | au | 9e | 63 566 | 3 115 718 entrées | NC | Mourir d'aimer |
| 19 | au | 9e | 54 818 | 3 170 536 entrées | NC | Mourir d'aimer |
| 20 | au | 12e | 48 015 | 3 218 551 entrées | NC | Mourir d'aimer |
| 21 | au | 9e | 59 043 | 3 277 594 entrées | NC | Mourir d'aimer |
| 22 | au | 7e | 45 681 | 3 323 275 entrées | NC | Mourir d'aimer |
| 23 | au | 7e | 48 483 | 3 371 758 entrées | NC | Love Story |
| 24 | au | 10e | 72 691 | 3 444 449 entrées | NC | Love Story |
| 25 | au | 17e | 27 424 | 3 471 873 entrées | NC | Love Story |
| 26 | au | 20e | 25 872 | 3 497 745 entrées | NC | Les Mariés de l'an II |
| 27 | au | 21e | 21 841 | 3 519 586 entrées | NC | Les Mariés de l'an II |
| 28 | au | 26e | 15 033 | 3 534 619 entrées | NC | Love Story |
Au terme de son exploitation en salles sur plusieurs années, Le Gendarme en balade enregistre 4 870 609 entrées en France, dont 881 489 entrées à Paris[10],[43],[38]. À l'orée des années 1970, le grand succès remporté par Le Gendarme en balade compense pour Louis de Funès le « semi-échec » de L'Homme orchestre et ceux à venir de Sur un arbre perché et Jo en 1971[44]. Avec le recul, Le Gendarme en balade est le numéro un du box-office des films sortis en France en 1970, hissant une nouvelle fois l'acteur en tête, après avoir dominé les classements de 1964 (avec Le Gendarme de Saint-Tropez), 1965, 1966, 1967 et 1968 (avec Le Gendarme se marie)[38]. Il ne s'agit que du cinquième meilleur score de fréquentation d'un film du Gendarme, devançant seulement Le Gendarme et les Gendarmettes[45].
Distinction
[modifier | modifier le code]- 1970 : prix Georges-Courteline du cinéma, ou prix de l'humour cinématographique, remis à Louis de Funès pour L'Homme orchestre et Le Gendarme en balade[46],[q]
Sorties à l'étranger
[modifier | modifier le code]
Le Gendarme en balade sort aussi la même année en Pays-Bas le sous le titre De gendarme op drift, puis en Belgique le (à Gand) en français et en flamand nommé De gendarme op zwier, en Suède le titré Kalabalik på Rivieran (et Moralens väktare på Rivieran en vidéo), en Allemagne de l'Ouest le baptisé Balduin, der Schrecken von St. Tropez (puis Louis in geheimer Mission ou Louis, der Schrecken von St. Tropez lors de ressorties, dans la lignée des déroutantes habitudes des distributeurs allemands), en Italie le (à Milan) intitulé 6 gendarmi in fuga, au Danemark le sous le titre Hjælp strisserne kommer, en Grèce le nommé Ο χωροφύλακας εν δράσει, en Hongrie le titré A csendőr nyugdíjba megy, en Espagne le (à Madrid) baptisé Seis gendarmes en fuga (et El gendarme toca el dos en catalan), en Allemagne de l'Est le intitulé Der Gendarm bummelt, en Turquie en titré Eğlenceli Günler ou Süper Jandarma Meydan Okuyor, au Portugal en 1977 nommé O Gendarme em Férias et en Pologne en sous le titre Żandarm na emeryturze[47].
Le film connaît également des sorties en Afrique du Sud, en Argentine, au Brésil (As Loucas Aventuras de um Gendarme em Fuga), en Bulgarie (Полицаят се пенсионира ou Полицаят се разхожда), au Canada en français et en anglais, en Estonie (Sandarm läheb pensionile), aux États-Unis, en Finlande (Moraalin vartijat Rivieralla), en Norvège (Purken tråkker i salaten), en Nouvelle-Zélande, en Roumanie Jandarmul la plimbare), au Royaume-Uni, en Serbie (Žandari na odmoru), en Tchécoslovaquie (nommé Četník ve výslužbě en tchèque et Žandár vo výslužbe en slovaque), en Union soviétique (Жандарм на отдыхе), en Ukraine (Жандарм на відпочинку) et au Viêt Nam (Nhiệm Vụ Đầu Tiên)[47]. Les titres internationaux anglophones sont : The Gendarme Takes Off, The Troops on Vacation ou The Gendarme on Promenade[47].
Le Gendarme en balade enregistre 1 177 717 entrées en Espagne[45]. En Allemagne de l'Ouest, le film rassemble 503 000 entrées en 1971 puis 436 580 supplémentaires à l'occasion d'une ressortie en 1980[48],[49].
Postérité
[modifier | modifier le code]
Après ce quatrième Gendarme, l'humeur de Louis de Funès à l'égard de son personnage-fétiche devient changeante. En pleine production du film, il exprimait l'envie de rajeunir la brigade dans le prochain, en mêlant les acteurs des précédents films à de jeunes acteurs de « 20 à 22 ans, pleins de talent, futurs grands comiques que personne ne songe à employer »[r]. Une fois le film sorti, il confie plutôt son souhait d'arrêter la série[9],[s]. Il retrouve Jean Girault pour Jo (1971)[t]. Il préfère ensuite se réserver pour le théâtre et les films de Gérard Oury[u]. Il ne valide pas les nouvelles propositions de Gendarme qui lui sont faites. En vain, Richard Balducci travaille en 1973 sur un scénario intitulé Le Fantôme du Gendarme de Saint-Tropez[u] puis l'année suivante sur un autre titré Le Gendarme à l'exercice[50],[v]. De leur côté, Girault et Jacques Vilfrid tournent avec les Charlots et Jean Gabin ou tentent de faire de Louis Velle une nouvelle vedette comique[t].
En 1975, Louis de Funès, sexagénaire et sursollicité, est victime d'un double infarctus[w],[x],[y]. Les médecins lui imposent un régime alimentaire drastique et lui ordonnent d'arrêter définitivement son métier, au cinéma autant qu'au théâtre, incompatible avec son état[z],[aa],[ab]. Une fois remis sur pied, il espère jouer à nouveau dans un film mais le milieu du cinéma le considère comme professionnellement fini, l'imaginant trop diminué voire mourant[51],[x],[ac],[ad]. Un admirateur, le jeune producteur Christian Fechner, se bat face aux compagnies d'assurances réticentes à faire tourner un comédien cardiaque et parvient à le faire retrouver le chemin des plateaux[x],[ac],[ae]. Louis de Funès réapparaît à l'écran, amaigri et plus assagi, dans L'Aile ou la Cuisse (1976) puis La Zizanie (1978), dont les succès prouvent l'attachement toujours intact du public envers le vénérable comique[x],[ae],[h].
Souhaitant retrouver son Gendarme après des années d'absence, et conforté par les audiences des premiers films à la télévision, Louis de Funès renoue avec Girault et Vilfrid pour lancer Le Gendarme et les Extraterrestres, sorti en 1979 et plébiscité par le public[af],[ag],[ah]. Jean Lefebvre est écarté de ce retour du Gendarme, tandis que Claude Gensac et Christian Marin ne peuvent pas participer au tournage à cause d'autres engagements [ai]. Louis de Funès, Galabru, Grosso et Modo, ainsi que France Rumilly qui incarne la religieuse, sont ainsi les seuls acteurs apparus dans tous les films de la série[i]. Après L'Avare (1980) et La Soupe aux choux (1981), un dernier Gendarme, Le Gendarme et les Gendarmettes, est produit en 1982, ultime apparition à l'écran de Louis de Funès et dernière réalisation de Jean Girault — les deux meurent à quelques mois d'intervalle[10],[t].
Exploitations ultérieures
[modifier | modifier le code]En vidéo, Le Gendarme en balade sort d'abord individuellement en VHS en 1981[52], puis dans d'autres éditions en 1992 (en tant que no 13 de la collection « De Funès »)[53] et en 1998[54], avant d'être inclus dans un coffret de la série en 1999[55]. En 2002, le film paraît en DVD, séparément ou intégré à un coffret des six films[56],[57],[58]. Le DVD du film constitue le no 8 de la collection « Irrésistible Louis de Funès » des éditions Atlas en 2004[59]. Les droits de distribution passent ensuite de TF1 vidéo à M6, qui publie en 2005 un nouveau coffret[60],[58]. Un coffret bénéficiant d'une remastérisation en haute définition, paraît en 2007[58]. En 2010, le film sort pour la première fois en Blu-ray au sein d'un coffret[61], également disponible en DVD[62]. Le quatrième Gendarme est réédité séparément dans les deux supports en 2013[63],[64]. En 2014, un coffret Blu-ray / DVD de luxe paraît à l'occasion des cinquante ans du premier film[65].
Autour du film
[modifier | modifier le code]- Les vers récités avec nostalgie par Michel Galabru lors de l'arrivée en voiture devant la gendarmerie (« Je ne vois en ces lieux que ceux qui n'y sont pas ! Pourquoi ramènes-tu mes regrets sur leur trace ? ») sont issus de La Vigne et la Maison - Psalmodies de l'âme – Dialogue entre mon âme et moi d'Alphonse de Lamartine.
- La voiture de hippie est une Ford V8 Deluxe cabriolet de 1937[66].
- Fougasse dit de Merlot qu'il l'a vu à la télé. En effet à cette époque, Christian Marin tient la vedette avec Jacques Santi dans la série Les Chevaliers du ciel.
Analyse
[modifier | modifier le code]Il s'agit du premier film du Gendarme de Saint-Tropez à se dérouler après les événements de mai 68, alors que les précédents ont montré la brigade « traquer les signes avant-coureurs d'une « chienlit » bientôt dénoncée par le Général » — l'affaiblissement de l'autorité, l'émergence de la jeunesse et sa volonté d'indépendance avec les frasques de Nicole Cruchot ainsi que la révolution sexuelle symbolisée par le nudisme sur les plages de Saint-Tropez[67].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ L'adjudant Gerber se prénomme Alphonse dans Le Gendarme de Saint-Tropez. Son prénom devient étrangement Jérôme dans Le Gendarme à New York, Le Gendarme se marie et Le Gendarme en balade, puis Antoine dans Le Gendarme et les Extra-terrestres, avant de revenir à Alphonse dans Le Gendarme et les Gendarmettes.
- ↑ Geneviève Grad, 2013 : « Les rôles se sont enchaînés rapidement, tant au cinéma qu'au théâtre, jusqu'à ce que je réalise, après Le Gendarme se marie, que je n'avais pas pris de vacances depuis douze ans. Ce métier était en train de m'user nerveusement, il était temps que je me mette au vert »[15].
Références bibliographiques
[modifier | modifier le code]- ↑ Dicale 2009, p. 496.
- Loubier 2014.
- ↑ Schafer 2014, p. 14.
- Schafer 2014, p. 44.
- ↑ Schafer 2014, p. 43.
- ↑ Jelot-Blanc et de Funès 2011, p. 232.
- ↑ Dicale 2009, p. 235.
- Dicale 2009, p. 462.
- Raggianti 2007, p. 31.
- ↑ Raggianti 2007, p. 30.
- Philippe Vouillon, « Cap Taillat, le chemin des douaniers », L'Attitude mer, journal du Parc national de Port-Cros, no 18, , p. 6-7 (lire en ligne).
- Dicale 2009, p. 395.
- ↑ Raggianti 2007, p. 123.
- ↑ Dicale 2009, p. 293.
- ↑ Dicale 2009, p. 394.
- ↑ Dicale 2009, p. 396.
- ↑ « Louis de Funès », dans Who's Who in France, éditions Jacques Lafitte, , 13e éd. (lire en ligne), p. 722.
- ↑ Louis de Funès dans le Paris-Presse-L'Intransigeant du (lire en ligne).
- ↑ Raggianti 2007, p. 74.
- Thibaut Bruttin, « De Funès-Girault : le moteur et le frein », dans Alain Kruger (dir.), Louis de Funès, à la folie (catalogue d'exposition), Paris, La Martinière / Cinémathèque française, (ISBN 9782732491455), p. 144-153.
- Dicale 2009, p. 464-466.
- ↑ Loubier 2014, p. 405.
- ↑ Dicale 2009, p. 443.
- Raggianti 2007, p. 136.
- ↑ Loubier 2014, p. 408.
- ↑ Loubier 2014, p. 409.
- ↑ Olivier de Funès et Patrick de Funès, Louis de Funès : « Ne parlez pas trop de moi, les enfants ! », Paris, Le Cherche Midi, coll. « Collection Documents », (réimpr. 2013 (ISBN 978-2-7491-2974-7)), 304 p. (ISBN 2-7491-0372-X), p. 236.
- ↑ Dicale 2009, p. 445.
- Dicale 2009, p. 447.
- ↑ Stéphane Bonnotte, Louis de Funès : Jusqu'au bout du rire, Paris, Michel Lafon, (réimpr. Librairie générale française, Le Livre de poche no 30444, 2005, 254 p. (ISBN 2-253-11497-9)), 255 p. (ISBN 2840989085), p. 127.
- Vincent Chapeau (préf. Thierry Lhermitte), Claude Zidi, en toute discrétion, Hors collection, , 384 p. (ISBN 2258152526).
- ↑ Raggianti 2007, p. 141.
- ↑ Sébastien Le Pajolec, « Cinégénie du gendarme ? La série du Gendarme de Saint-Tropez », Sociétés & Représentations, éditions de la Sorbonne / Cairn.info, vol. 16 « Figures de gendarmes », no 2, , p. 131-143 (lire en ligne).
- ↑ Jean-Jacques Jelot-Blanc, Louis de Funès, une légende, Paris, éditions Anne Carrière, , 345 p. (ISBN 2-910188-07-8), p. 161.
- ↑ Raggianti 2007, p. 72.
Autres références
[modifier | modifier le code]- « Inscription n° 96.INS.70917 du 22 avr. 1970, Coproduction SNC / Mega Films », sur rca.cnc.fr, Registres du cinéma et de l'audiovisuel, CNC (consulté le ).
- ↑ Chiffres de l'inflation en France d'après l'INSEE. Coefficient de transformation de l'euro ou du franc d'une année, en euro ou en franc d'une autre année – Base 1998 et Base 2015. Dernière mise à jour à l'indice de 2025.
- ↑ « Inscription n° 94.INS.69954 du 29 janv. 1970, Cession de droits d'auteur SNC / Richard Balducci », sur rca.cnc.fr, Registres du cinéma et de l'audiovisuel, CNC (consulté le ).
- « Inscription n° 94.INS.69955 du 29 janv. 1970, Cession de droits d'auteur SNC / Jacques Vilfrid », sur rca.cnc.fr, Registres du cinéma et de l'audiovisuel, CNC (consulté le ).
- « Inscription n° 94.INS.69956 du 29 janv. 1970, Cession de droits d'auteur SNC / Jean Girault », sur rca.cnc.fr, Registres du cinéma et de l'audiovisuel, CNC (consulté le ).
- ↑ « 1970, Louis de Funès se met dans la peau d'un hippie » [vidéo], sur ina.fr, JT de 20H, 20 juin 1970 / 17 août 2020.
- ↑ Sabrina Piazzi, « Dossier saga du Gendarme de Saint-Tropez », sur cinema.jeuxactu.com (consulté le ).
- ↑ Benoit Mandin, « Le gendarme en balade : Jean Lefebvre viré, une fin programmée pour Cruchot (Louis de Funès) ? », ToutLaTélé, (lire en ligne, consulté le )
- Louis de Funès et les gendarmes, documentaire de Jérôme Wybon, Paris Première, 2014.
- Gilles Botineau et Jérémie Imbert, « Le Gendarme de Saint-Tropez : coulisses d'une saga culte », sur cinecomedies.com, (consulté le ).
- Dicale 2009, p. 393.
- Anonyme, « Troisième époque, la confirmation (1966 / 1973), 3e partie : 2. Le Gendarme en balade – 1970 », Saga Louis de Funès, sur lemondedesavengers.fr, années 2010 (consulté le ).
- ↑ Raggianti 2007, p. 111.
- ↑ Raggianti 2007, p. 97.
- ↑ « Souvenirs de Gendarmes », Le Soir, . Témoignages de France Rumilly, Maurice Risch, Patrick Préjean, Geneviève Grad et Claude Gensac.
- ↑ Raggianti 2007, p. 126-128.
- ↑ Olivier Sinqsous, « Robert Le Béal », sur cineartistes.com, (consulté le ).
- ↑ Franck et Jérôme Gavard-Perret, « Interview de M. Yves Barsacq », sur Autour de Louis de Funès, (consulté le ).
- ↑ « Jean Valmence », sur lesgensducinema.com, (consulté le ).
- ↑ Raggianti 2007, p. 124.
- ↑ Raggianti 2007, p. 77.
- ↑ Loubier 2014, p. 353.
- ↑ « Lieux de tournages tropéziens », sur autourdelouis defunès.fr (consulté le ).
- ↑ « carrefour de Gassin dans Le Gendarme en Balade », sur autourdelouisdefunes.fr (consulté le ).
- ↑ « Château Saint-Amé », sur Autour de Louis de Funès (consulté le ).
- ↑ Yann Philippin et Antton Rouget, « Les millions russes de Nicolas Sarkozy », sur Mediapart, (consulté le ).
- ↑ « La Croix Valmer en 1970 », sur autourdelouisdefunes.fr (consulté le ).
- ↑ « Le Château de Nandy », sur Autour de Louis de Funès (consulté le ).
- ↑ Franck et Jérôme Gavard-Perret, « La Moutte (83), lieu de tournage du Gendarme en balade », sur Autour de Louis de Funès, (consulté le ), p. 1-2.
- ↑ Franck et Jérôme Gavard-Perret, « Ponton sur la baie des Cannebiers (83) », sur Autour de Louis de Funès, (consulté le ).
- ↑ Franck et Jérôme Gavard-Perret, « L'hotel Beauvallon Sainte Maxime (83) », sur Autour de Louis de Funès, (consulté le ).
- « Le Gendarme en balade, les lieux du tournage : Cap Taillat », sur defunes.free.fr, (consulté le ).
- [vidéo] « Prioriterre Gestion durable du cap Taillat », sur YouTube, , France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur.
- ↑ [vidéo] France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, « PrioriTerre Cap Taillat », sur YouTube, .
- ↑ « Collection des affiches : Le Gendarme en balade », sur Ciné-Ressources, Cinémathèque française (consulté le ).
- « Un gendarme à Genève (Louis de Funès), présentation du film », sur gparchives.com, Gaumont Actualités, Gaumont-Pathé Archives (consulté le ).
- « Interroge - Louis de Funès est venu à Genève en 1970 pour la promotion de son film Le Gendarme en balade », sur institutions.ville-geneve.ch, Bibliothèque de Genève, (consulté le ).
- Renaud Soyer, « Le Gendarme en balade (1970) », Box-office Louis de Funès, sur boxofficestory.com, (consulté le ).
- ↑ Dicale 2009, p. 395.
- ↑ Fabrice Ferment/CNC, « BO France - 26 janvier 1971 », sur Les Archives du box-office, (consulté le ).
- ↑ Fabrice Ferment/CNC, « Cote Officielle 1970 », sur top-france.fr (consulté le ).
- ↑ Fabrice Ferment/CNC, « Box-Office France 1971 (entrées du 1er janvier au 31 décembre 1971) », sur top-france.fr (consulté le ).
- ↑ « Le Gendarme en balade », sur jpbox-office.com (consulté le ).
- ↑ Renaud Soyer, « Jo (1971) », Box-office Louis de Funès, sur boxofficestory.com (consulté le ).
- Renaud Soyer, « Franchise Le Gendarme de Saint-Tropez », sur Box-office Story, (consulté le ).
- ↑ « Louis de Funès reçoit le prix Courteline, le 20 décembre 1970, pour ses rôles d’Evan Evans dans L’Homme orchestre et de Ludovic Cruchot dans Le Gendarme en balade, sortis cette même année », sur Facebook, média Just Louis de Funès, .
- « Dates de sortie du Gendarme en balade (1970) » (dates de sortie), sur l'Internet Movie Database (consulté le ).
- ↑ Renaud Soyer, « Louis de Funès, box-office », sur Box-office Story, (consulté le ).
- ↑ (de) « Top 100 Deutschland 1971 », sur insidekino.de (consulté le ).
- ↑ « De Funès : un drôle de gendarme à Saint-Tropez », sur varmatin.com, Var-Matin, (consulté le ).
- ↑ Fabrice Leclerc, « Gérard Oury et Louis de Funès : les larmes du "crocodile" », ces films qui ne se sont pas fait, sur parismatch.com, Paris Match, (consulté le ).
- ↑ Le Gendarme en balade, Société nouvelle de cinématographie, 1981 (BNF 38224533).
- ↑ Le Gendarme en balade, TF1 entreprises, 1992 (BNF 38270618).
- ↑ Le Gendarme en balade, Compagnie internationale de communication, 1998 (BNF 38407477).
- ↑ Le Gendarme, l'intégrale, Compagnie internationale de communication, 1999 (BNF 38425943).
- ↑ Le Gendarme en balade, Film office éditions, 2002 (BNF 38604309).
- ↑ Le Gendarme, l'intégrale, TF1 vidéo, 2002 (BNF 38605092).
- Sabrina Piazzi et Franck Brissard, « Test DVD : Coffret Les Gendarmes de Saint-Tropez », sur cinema.jeuxactu.com, (consulté le ).
- ↑ Le Gendarme en balade, Atlas, coll. « Irrésistible Louis de Funès », 2004 (BNF 39958110).
- ↑ Les Gendarmes, Société nouvelle de distribution, 2006 (BNF 40111726).
- ↑ Les Gendarmes de Saint-Tropez, Société nouvelle de distribution, M6 Interactions, 2009 (BNF 42135982).
- ↑ Les Gendarmes de Saint-Tropez, Société nouvelle de distribution, M6 Interactions, 2009 (BNF 41436304).
- ↑ « Le Gendarme en balade (1970) - Blu-ray », sur dvdfr.com, (consulté le ).
- ↑ « Le Gendarme en balade (1970) - DVD », sur dvdfr.com, (consulté le ).
- ↑ Emmanuel Gauguet, « Le Gendarme de Saint-Tropez a 50 ans », sur CineComedies, .
- ↑ Dans l'Jean-Jacques Jelot-Blanc, Louis de Funès, une légende, Paris, Anne Carrière, , 345 p. (ISBN 2-910188-07-8).
, la page 51 montre l'affiche originale du film à sa sortie ou figure le cabriolet Ford 37' noire, repeinte avec des motifs psychédéliques, floraux et pop art
- ↑ Sophie Grassin et Robert Sender, Comédies françaises : portrait de la France qui rit, de La Grande Vadrouille aux Ch'tis, édition du Moment, , 184 p. (ISBN 978-2-35417-091-2), p. 19.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Ouvrages consacrés au Gendarme
[modifier | modifier le code]- Philippe Pessay, Les Aventures du gendarme de Saint-Tropez, Anvers, Walter Beckers / Solar, coll. « Ciné Club », , 262 p. — mise en roman des quatre premiers films du Gendarme.
- Sylvain Raggianti, Le Gendarme de Saint-Tropez : Louis de Funès, histoire d'une saga, Paris, Flammarion, , 175 p. (ISBN 978-2-08-120327-3 et 2-08-120327-8).

- Ellen Schafer, 50e anniversaire : La saga des Gendarmes, un panorama des archives SNC, Groupe M6, Société nouvelle de cinématographie, .

Biographies et témoignages
[modifier | modifier le code]- Olivier de Funès et Patrick de Funès, Louis de Funès : Ne parlez pas trop de moi, les enfants !, Paris, Le Cherche midi, coll. « Documents », , 304 p. (ISBN 2-7491-0372-X).
- Bertrand Dicale, Louis de Funès, grimace et gloire, Paris, Grasset, , 528 p. (ISBN 978-2-246-63661-8).

- Michel Galabru et Sophie Galabru, Je ne sais pas dire non !, Neuilly-sur-Seine, Michel Lafon, , 209 p. (ISBN 978-2-7499-2935-4, lire en ligne).
- Michel Galabru et Alexandre Raveleau, Les Rôles de ma vie, Paris, Hors Collection, , 316 p. (ISBN 978-2-258-13581-9 et 2-258-13581-8).

- Jean-Jacques Jelot-Blanc et Daniel de Funès, Louis de Funès : l'Oscar du cinéma, Paris, Flammarion, , 238 p. (ISBN 9782081244467).
- Jean-Marc Loubier, Louis de Funès. Petites et grandes vadrouilles, Paris, Robert Laffont, , 564 p. (ISBN 978-2-221-11576-3 et 2-221-11576-7, lire en ligne).

- Claude Raybaud, Louis de Funès : son personnage, ses films, de 1946 à 1982, Nice, éditions Gilletta, coll. « Beaux livres », , 248 p. (ISBN 978-2-35956-022-0).
Documentaires
[modifier | modifier le code]- 2005 : Jean-Paul Girbal, La saga des gendarmes, 52 minutes, SND / M6 Vidéo (documentaire présent dans les suppléments des éditions vidéo et le livre de Sylvain Raggianti)
- 2014 : Jérôme Wybon, Louis de Funès et les gendarmes, Paris PremièreIntervenants : Bertrand Dicale (biographe), Sylvain Raggianti (biographe), Richard Balducci, Michel Galabru, Nicaise Jean-Louis, Rémy Julienne, Patrice Laffont, Maurice RischInterview d'archives : Louis de Funès, Michel Modo, Raymond Lefebvre
Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Internet Movie Cars Database
- Film français sorti en 1970
- Film italien sorti en 1970
- Comédie policière française
- Comédie policière italienne
- Film réalisé par Jean Girault
- Film avec une musique composée par Raymond Lefebvre
- Film se déroulant à Saint-Tropez
- Film tourné à Saint-Tropez
- Film tourné à Gassin
- Film tourné à Aix-en-Provence
- Film tourné dans l'Ain
- Film tourné dans la Drôme
- Film sur l'amnésie
- Film en français
- Film italien tourné en français
- Film à flash-back
- Le Gendarme de Saint-Tropez
- Film de la Société nouvelle de cinématographie
