René Lefèvre (acteur)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’homme politique belge homophone, voir René Lefebvre. Pour les homonymes, voir René Lefèvre.
René Lefèvre
Nom de naissance René Paul Louis Lefèbvre
Naissance
Nice (Alpes-Maritimes)
Nationalité Drapeau de France Français
Décès (à 93 ans)
Poissy (Yvelines)
Profession Acteur, scénariste, écrivain
Films notables
Jean de la Lune
Le Million
Le Crime de monsieur Lange
Le Doulos

René Lefèvre est un acteur, scénariste et écrivain français, né le à Nice[1] et mort le à Poissy[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

René Lefèvre, de son nom complet René Paul Louis Lefèbvre[3], a perdu sa mère très jeune, et a été élevé par sa grand-mère. Il entre à 16 ans à la Navale mais n'y reste pas, ayant le mal de mer. Il est engagé comme magasinier et livreur chez Félix Potin, courtier en cirages, puis s'engage dans l'infanterie le 27 décembre 1916 où il devient en 1917, l'ami de Joseph Kessel[4].

Sa carrière au théâtre débute par une rencontre avec le comédien Albert Riéra, avec lequel il partage sa chambre ; on lui offre un petit rôle dans Les Gaietés du veuvage. Puis il travaille dans les années 1920 avec Louis Jouvet et joue notamment dans Knock de Jules Romains, et débute au cinéma en 1925 dans une adaptation (en version muette) de cette pièce.

Passionné par les chevaux, René Lefèvre participe comme jockey à des courses hippiques. En 1934, son nez est brisé lorsqu’il chute de son cheval pendant une course[5]. Il doit alors renoncer aux rôles de « jeunes premiers » et se voit offrir d’autres rôles, comme celui de M. Lange dans le film de Jean Renoir, Le Crime de monsieur Lange (1935).

Il coréalise en 1942, avec Claude Renoir ainé, un unique long métrage, Opéra-Musette'.

Dans son autobiographie Le Film de ma vie il raconte de façon enjouée la pourtant triste période de l'Occupation et il narre avec talent ses activités de résistant dans la région d'Antibes et de Nice. À la fin de la guerre, il est nommé responsable de Radio Méditerranée, ancêtre de RMC, où il doit assurer pratiquement seul l'antenne plusieurs heures chaque jour. Ses nombreuses connaissances dans le milieu du spectacle lui sont alors d'un grand secours pour improviser des émissions avec des moyens quasi inexistants. Plus tard, il anime avec succès l'émission alors célèbre Le bar des vedettes.

Par la suite, retiré dans un petit pavillon d'Orgeval où il vit avec son épouse Pierrette[6] qu'il surnomme La Bougnate[7], il continue ses activités de scénariste et d'auteur, ainsi que d'acteur en privilégiant la télévision où on le remarque dans les rôles secondaires auxquels il confère sa gouaille déjà mise à profit par Renoir dans Le Crime de monsieur Lange. Il fait partie de ces « excentriques du cinéma français », selon Raymond Chirat, qui ont tant apporté au cinéma français de cette époque (années 1930/1960).

Sa fille Jeanine a épousé l'entraîneur de chevaux Robert Winkfield; elle a un fils, Thierry (né en 1965).

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Années 1920
Années 1930
Années 1940
Années 1950
Années 1960
Années 1970

Scénariste[modifier | modifier le code]

Années 1940
Années 1950

Assistant réalisateur[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Années 1950[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait de naissance no 532/1898
  2. Extrait de décès no 308/1991
  3. nom orthographié avec un « b », selon Olivier Barrot et Raymond Chirat, Noir et Blanc - 250 acteurs français du cinéma français 1930-1960, Paris, Flammarion, 2000, pp. 340-343
  4. Télé 7 Jours n°1134, semaine du 20 au 26 février 1982, pages 88 et 89, article d'Eric de Goutel : « Turfiste, cavalier, acteur et auteur, René Lefèvre est le petit-fils d'Edgar Poe ».
  5. O. Barrot et R. Chirat, Noir et Blanc, 2000, p. 342
  6. Lucienne selon une autre source.
  7. Télé 7 Jours n°732, semaine du 4 au 10 mai 1974, pages 88 et 89, portrait-interview intitulé « En 1931, lorsqu'il tourna Le Million, René Lefèvre était un jeune premier célèbre ».
  8. O. Barrot et R. Chirat, Noir et Blanc, 2000, p. 340

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]