Carlo Rim

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Carlo Rim
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Nom de naissance Jean Marius Richard
Naissance
Nîmes (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 86 ans)
Marseille (France)
Profession romancier, essayiste, scénariste, réalisateur
Films notables L'armoire volante, La Maison Bonnadieu, Virgile...

Carlo Rim (pseudonyme de Jean Marius Richard) est un romancier, essayiste, scénariste, réalisateur et dessinateur de presse français, né à Nîmes le et mort le à Marseille[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, issue d'une modeste famille de Lézan est rédacteur en chef du Petit Provençal et décède en 1924 des suites d'un accident de voiture. Dans sa jeunesse, en villégiature à Arcachon, il a l'occasion de disputer une partie de tennis avec Max Linder. Ayant échoué au baccalauréat et devant le repasser en octobre, il a pour répétiteur Marcel Pagnol, avec lequel il joue au bilboquet, ce dernier lui disant que l'obtention de ce diplôme n'avait pas d'importance[2]. Il échoue également à la session d'octobre mais restera ami avec Marcel Pagnol. Il devient également l'ami de Roger Martin du Gard qui séjourne dans un petit hôtel de Marseille et y écrit Les Thibault.

Pour inventer son pseudonyme, il créa l'anagramme RJM, puis remplaça le J par un I. Quant à Carlo, il s'agissait d'un prénom italien en vogue en France à cette époque. Il fait publier avec ce pseudonyme ses premiers dessins dans le journal dont son père est le rédacteur en chef (Le Petit Provençal), sans que ce dernier sache qu'il en ait l'auteur.

Carlo Rim signa une quarantaine de scénarios (originaux ou adaptations) et dialogues dont le plus fameux est : Justin de Marseille de Maurice Tourneur (1935).

En tant que réalisateur, il dirigea aussi bien Louis de Funès, Fernandel et Darry Cowl que Louis Jouvet et Danielle Darrieux et signera 7 longs métrages dont : L'armoire volante (1948) et La Maison Bonnadieu (1951).

Il a été rédacteur en chef des revues Vu et Jazz.

Il est l'auteur de deux chansons : La complainte des infidèles (1951) et La complainte des truands (1952), toutes deux mises en musique par Georges Van Parys.

Il est notamment ami avec Georges Simenon, Marcel Pagnol, Tristan Bernard, André Gide, Louis Jouvet, Raimu, Moïse Kisling et Max Jacob.

En 1940, sa femme étant d'origine juive, il part avec son épouse et son fils vivre dans un villa (Chante-Cigale) à Cassis (Bouches-du-Rhône) où il héberge l'acteur Robert Lynen.

Ses Mémoires intitulés Mémoires d'une vieille vague (par opposition à la Nouvelle Vague) ont été publiés en 1961 (Gallimard puis rééd. Ramsay, 1999). En 1981, il publie son journal pour la période de 1916 à 1940 : "Le Grenier d'Arlequin", dont il était prévu une suite qui n'a jamais été publiée[3].

Son épouse, Alice Colleye, fut artiste-peintre, journaliste, scénariste et metteur en scène sous le pseudonyme de Caro Canaille.

Il est le père de l'écrivain et réalisateur Jean-Pierre Richard.

Filmographie[modifier | modifier le code]

En tant que scénariste[modifier | modifier le code]

En tant que réalisateur et scénariste ou scénariste-adaptateur[modifier | modifier le code]

Auteur[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Serge Velay (dir.), Michel Boissard et Catherine Bernié-Boissard, Petit dictionnaire des écrivains du Gard, Nîmes, Alcide, , 255 p. (présentation en ligne), p. 210-211-212

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de naissance n° 1398 du 22 décembre 1902, consultable sur les archives en ligne de l'état-civil de Nîmes. Les mentions marginales de cet acte indiquent Marseille (et non Peypin) comme lieu de décès.
  2. Télé 7 Jours n°890, semaine du 18 au 24 juin 1977, pages 32 et 33, article de Paulette Durieux.
  3. A la fin de l'édition de 1981, il est marqué à la toute fin : "Fin du premier volume".
  4. + coréalisateur

Liens externes[modifier | modifier le code]