Corbeny

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Corbeny
Hôtel de ville de Corbeny.
Hôtel de ville de Corbeny.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Laon
Canton Guignicourt
Intercommunalité Chemin des Dames
Maire
Mandat
Philippe Deboudt
2014-2020
Code postal 02820
Code commune 02215
Démographie
Gentilé Corbéniens
Population
municipale
738 hab. (2014)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 27′ 46″ nord, 3° 49′ 28″ est
Altitude Min. 64 m – Max. 134 m
Superficie 15,23 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.corbeny.fr/

Corbeny[1] est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Corbéniens[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Entrée de Corbeny.

Corbeny est située dans la région Picardie, au centre du département de l'Aisne. La commune appartient au canton de Guignicourt et à la communauté de communes du Chemin des Dames.

La commune se trouve à 3,7 km au nord-est de l'ancien chef-lieu du canton, Craonne[3], à 18,5 km au sud-est de la ville préfecture, Laon[4], et à 126,5 km au nord-est de la capitale, Paris[5].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Corbeny
Aubigny-en-Laonnois,
Sainte-Croix,
Bouconville-Vauclair
Aizelles Berrieux
Craonne Corbeny Juvincourt-et-Damary
Craonne La Ville-aux-Bois-lès-Pontavert Juvincourt-et-Damary

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Son territoire, sablonneux et argileux, se prête à toutes les cultures. Il n'est arrosé par aucun cours d'eau. La rivière Aisne se situe à un peu moins de neuf kilomètres.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine de Corbeny est très ancienne et on peut supposer qu'elle soit celtique, deux triens (tiers de sou) ont été identifiés dans un recueil du numismate Guillaume Combrouse et frappés Carbnacum ou Corbnacum (Corbeny), la terminaison -acum signifiant, domaine[6].

Au IXe siècle, Corbeny s'est appelé Corbanacum ou Corbanacum palatinium sous Charles II le Chauve[réf. nécessaire]. On trouve Corbonacum ou Corbonacum Villa sous la plume de Jean Mabillon[réf. nécessaire], Corbennacum sous celles de Hincmar de Reims et Flodoard[réf. nécessaire], Corbiniacus ou Corbiniacus Fiscus sous Charles le Simple en 908, et aussi Corbeniacum ou Corbeniacum-Sancti-Marculphi[réf. nécessaire].

À partir du XIIe siècle, on ne trouve plus que Corbigny, Corbeny chez les écrivains français ou encore Corbény (accent encore visible sur la mosaïque du bâtiment de la poste).

Histoire[modifier | modifier le code]

Corbeny est un bourg construit à l'intersection de la vieille chaussée gauloise allant de Fismes à Dizy-le-Gros avec la voie romaine allant de Reims à Arras.

Intérieur de l'oratoire Saint-Macoult, avec sa statue et les plaques commémorant l'abbaye disparue et les pélérinages.
Intérieur du prieuré avec Henri II pratiquant le toucher thaumaturgique, livre d'heures de Henri II, BnF.

C'est à Corbeny qu'en 776, après la mort de Carloman, Charlemagne fut reconnu roi par les Francs d'Austrasie[7].

Sous les Carolingiens, Corbeny possédait une résidence royale. Pépin le Bref[8], et son fils Charlemagne y séjournèrent et Charles III le Simple y résida en 900 lors des invasions normandes. Ce dernier accorda asile aux religieux de Nanteuil, près de Coutances en Normandie, qui apportèrent avec eux les reliques de saint Marcoul (ou Marculf). Il leur fit construire un prieuré en ce bourg[9],[10]. Dans ce prieuré[11], maintenant détruit, reposaient les reliques de saint Marcoul. Les rois de France venaient s'y recueillir au lendemain de leur sacre à Reims, avant de se livrer dans l'église ou la cour du palais à la pratique des pouvoirs thaumaturges qu'ils avaient en commun avec les reliques du saint[12]. À partir de Louis XIV, le roi ne se rendit plus en pèlerinage à Corbeny comme cela se pratiquait depuis Louis X, les reliques de saint Marcoul venaient à la basilique Saint-Rémi et le toucher se fit dans le jardin[13].

Corbeny fut offert en avril 907 à Frédérune lors de son mariage[14] avec Charles III le Simple, et elle le donna à sa mort aux moines du prieuré de Saint-Marcoul de Corbeny qui dépendait de l'abbaye Saint-Remi de Reims.

L'époque florissante de Corbeny eut lieu au XIVe siècle (avant les invasions anglaises). On dénombra à cette époque entre 600 et 700 feux (entre 2 000 et 2 500 habitants). Au milieu du siècle suivant, Louis XI exempta les habitants de Corbeny de tailles, aides, subsides[15].

Plaque sur la mairie commémorant le passage de Jeanne d'Arc à Corbeny.

Lors de l'offensive du Chemin des Dames au cours de la Première Guerre mondiale, Corbeny fut complètement rasée et perdit son prieuré et son église du XIe siècle (voir Nicolas Offenstadt éd., Le chemin des Dames de l'événement à la mémoire, Stock, 2004).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Sebirot PRG  
mars 2008 en cours
(au 12 mai 2014)
Philippe Deboudt DVG Retraité Fonction publique
Réélu pour le mandat 2014-2020[16]

Services publics[modifier | modifier le code]

La poste de Corbeny.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[18],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 738 habitants, en diminution de -0,27 % par rapport à 2009 (Aisne : -0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
681 731 739 699 925 903 926 929 980
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
971 959 950 895 822 798 800 843 804
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
787 819 808 337 509 555 527 489 518
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
540 517 495 578 591 633 710 750 738
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006 [20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école de Corbeny.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

"L'autre chemin des dames", dans la salle polyvalente.

Santé[modifier | modifier le code]

Hospice fondation A.Matra

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Marcoult de Corbeny, reconstruite après la guerre 1914-1918.
  • Oratoire Saint-Marcoult, souvenir de l'abbaye Saint-Marcoult. On y a inséré un relief provenant de l'abbaye.
  • Monument aux morts.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur au chevron d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche communale », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2015).
  2. David Malescourt, « Aisne > Corbeny (02820) », sur le site habitants.fr d'une société commerciale (consulté le 10 septembre 2013).
  3. « Orthodromie entre Corbeny et Craonne », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 24 septembre 2013).
  4. « Orthodromie entre Corbeny et Laon », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 24 septembre 2013).
  5. « Orthodromie entre Corbeny et Paris », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 24 septembre 2013).
  6. [1]
  7. Archives historiques et ecclésiastiques de la Picardie et de l'Artois, Amiens 1842, p. 13.
  8. Page 186 et 187 dans Dictionnaire historique, généalogique et géographique du département de l'Aisne (1857) de Maximilien Melleville, géologue, archéologue et historien
  9. Guillaume Marlot, Metropolis remensis historia, 1666, p. 531
  10. Jean-François M. Lequeux, chanoine de Paris, Antiquités religieuses du diocèse de Soissons et Laon(1859), pages 184 et suivantes
  11. Le prieuré de Corbeny page 608 dans Histoire de la ville, cité et université de Reims métropolitaine de la Gaule de Guillaume Marbt(1845)
  12. Histoire du prieuré Saint-Marcoul de Corbeny, et la guérison des écrouelles par Mme Suzanne Martinet, ancienne bibliothécaire de Laon, p.  99-100
  13. Patrick Demouy, Le sacre du roi, Strasbourg, 2016, éd. La Nuée Bleue, p. 92-93.
  14. Page 473 dans Dots et douaires dans le haut Moyen Âge (2002) de François Bougard, Laurent Feller, Régine Le Jan
  15. Page 177 dans Du sacre des rois de France, de son origine et de la Sainte-Ampoule de Félix Lacointa (1825)
  16. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne,‎ (consulté le 26 juillet 2014)
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .