Surintendante d'usine

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Surintendante d’usine est un poste d'encadrement pour la mise en place de services sociaux dans les usines de guerre employant des femmes, mis en place à la fin de la première guerre mondiale.

Aujourd’hui, les surintendantes d'usines sont vues[Par qui ?] comme les pionnières de la gestion du risque professionnel[1].

Création[modifier | modifier le code]

L’École des surintendantes d'usines est créée en 1917[2] par les ministres Albert Thomas et Léon Bourgeois sur l'impulsion de cinq femmes engagées dans l’action sociale et dans le mouvement féministe[3] : Cécile Brunschvicg, Henriette Viollet, Marie Routier, Renée de Montmort et Marie Diémer.

Formation[modifier | modifier le code]

Elles sont généralement munies d'un diplôme d’infirmière et formées pour un certain encadrement d’autres employées. Leurs compétences se rapportent à différents domaines comme le médical, le juridique, la sociologie et en termes organisationnels. Leurs missions consistaient en l’implantation dans les usines de services sociaux et la promotion d'une organisation du travail recentrant sur les activités des salarié(e)s dans le système productif.

Rôle[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Omnès, « Les surintendantes d'usine : pionnières de la gestion du risque professionnel ? », Connaissance de l'emploi : le 4 pages du Centre d'études de l'emploi, no 42,‎ (ISSN 1776-2715, résumé, lire en ligne [PDF]) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • François Aballéa et Charlotte Simon, Le service social du travail : avatars d’une fonction, vicissitudes d’une profession, Paris, L’Harmattan, , 286 p. (ISBN 2-7475-6324-3, présentation en ligne, lire en ligne)
  • François Aballéa, « Surintendante d’usines-conseiller du travail et conseiller en économie sociale familiale : deux dynamiques professionnelles divergentes », Revue française des affaires sociales, no 3,‎ , p. 207-230 (ISSN 0035-2985, lire en ligne [PDF])
  • François Aballéa, Isabelle Benjamin et Pauline Kertudo, Le métier de conseiller(ère) en économie sociale familiale : Professionnalité et enjeux, Paris, La Découverte, coll. « Alternatives sociales », (1re éd. 2006), 204 p., 13,4 cm × 22 cm, broché (ISBN 978-2707167880, présentation en ligne)
  • Y. Cohen, « Lorsque le facteur humain paraît (1890-1920) : esquisse de l’histoire d’une préoccupation collective », La Lettre de la maison française d'Oxford, no 9,‎ , p. 59-78 (ISSN 1477-3082)
  • Brigitte Bouquet et Danièle Treuil, « École des surintendantes », Vie Sociale, nos 1-2 « Histoire des premières écoles de service social en France : 1908-1938 »,‎ , p. 59-71 (ISSN 0042-5605, résumé, lire en ligne)


  • Rue Bucher, Anselm Strauss, « Professions in Process », American Journal of Sociology, Vol 66, n°4, 1961, pages 352-334 (traduit sous le titre « La dynamique des professions », dans Anselm Strauss, La trame de la négociation. Sociologie quantitative et interactionniste, textes réunis et présentés par Isabelle Bazsanger, Paris, L’Harmattan, Logiques sociales, 1992, pages 67-86)
  • Claude Dubar, Yvette Lucas, (1994) (dir.), Genèse et dynamique des groupes professionnels, Presses universitaires, Lille.
  • Paul Gradvohl, (1986), « Les premières années de l’Association des surintendantes (1917-1939) », Vie Sociale, no 8-9, p. 379-443
  • Annie Fourcaut, (1982), Femmes à l’usine en France dans l’entre-deux guerres, Maspéro, Paris
  • Dominique Paturel, 2010, Le service social du travail à l'épreuve de la GRH : la fonction de tiers-Social, L’Harmattan, Paris