Moncontour (Vienne)

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Moncontour
Le village de Moncontour
Le village de Moncontour
Blason de Moncontour
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Moncontour
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Loudunais
Maire
Mandat
Édouard Renaud
2008-2014
Code postal 86330
Code commune 86161
Démographie
Population
municipale
1 029 hab. (2008[1])
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 52′ 57″ N 0° 00′ 57″ W / 46.8825, -0.015833333333346° 52′ 57″ Nord
       0° 00′ 57″ Ouest
/ 46.8825, -0.0158333333333
  
Altitude Min. 51 m — Max. 115 m
Superficie 41,06 km2
Localisation

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Moncontour est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Poitou-Charentes).

C'est le lieu de la bataille qui, à l'extrême sud-est de l'Anjou, opposa en 1569 les protestants aux catholiques de l’armée royale.

Sommaire

Histoire [modifier]

Moncontour dans la sénéchaussée de Saumur sous l'Ancien régime

Moncontour tire son nom du latin « Mons cum Turris » (mont avec tour)[réf. nécessaire]. La cité est à la frontière de l’Anjou après 1034 et la victoire de Geoffroy II d'Anjou, fils de Foulques Nerra, sur Guillaume VI de Poitiers, duc d'Aquitaine. Les trois cités de Moncontour, Mirebeau et Loudun furent cédées au comte d'Anjou, tout en restant dans le diocèse de Poitiers.

Moncontour est fortifié par les comtes d'Anjou. En 1370, les Poitevins, dépendant des Anglais, s'emparèrent de la place forte, mais Du Guesclin la reprit en 1372.

Le 5 octobre 1569, les catholiques, conduits par le duc d’Anjou (futur Henri III), y tiennent en échec les protestants de Coligny lors de la sanglante bataille de Moncontour (environ 17 000 morts). La plaine en a gardé le nom "La vallée Rouget".

Sous l'Ancien Régime, la baronnie de Moncontour dépend de la sénéchaussée de Saumur, comme sa voisine Mirebeau.

La sénéchaussée de Saumur au XVIIIe siècle

Comme le reste de la France, Moncontour accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI ou le serment de haine à la royauté et de fidélité à la constitution de l'An III[2]. Un peu plus tard, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Montagne-sur-Dive[3].

En 1972 avec la création l'année précédente du statut de commune associée, la ville de Messais fusionne avec Moncontour, suivi en 1973 de Saint-Chartres et Ouzilly-Vignolles[4].

Emblèmes [modifier]

Héraldique [modifier]

Article détaillé : Armorial des communes de la Vienne.
Blason Blasonnement :
D'or à la croix ancrée de gueules.

Géographie [modifier]

La cité de Moncontour, sise dans la partie nord du département de la Vienne, aux limites du département des Deux-Sèvres, est située à 20 km de Loudun et de Thouars, à 50 km de Saumur et de Poitiers. Le village est dominé par son donjon et traversé par la Dive. Les ruelles sont bordées de maisons anciennes. Elles escaladent la butte où on cultive, da,ns les caves, des champignons mis en conserve dans le village même.

Depuis 1973, le territoire communal se compose de deux entités disjointes. L'ensemble principal formé par Messais, Moncontour et Ouzilly-Vignolles, est séparé de l'enclave de Saint-Chartres, plus au sud, par la commune de Marnes.

Moncontour fait partie de la Communauté de communes du Pays Loudunais.

Économie [modifier]

En 1976, la mairie met en place une base de loisirs autour d'un plan d'eau artificiel, puis d'un camping, attirant plus de 30 000 visiteurs certaines années. En 2006, la base se modernise et accueille un téléski nautique grâce à un partenariat public/privé, qui propose un parcours de 650m. Le plan d'eau accueille des compétitions de ski nautique nationales et européennes.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 réélu en 2008[5] Édouard Renaud DVD Conseiller général

Démographie [modifier]

Évolution démographique de Moncontour
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600 645 664 539 694 697 665 697 763
1856 1861 1866 1872 1876 1876 1886 1891 1896
750 711 699 720 754 754 855 804 801
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
765 723 730 654 645 632 611 602 561
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 -
1 019 1 171 1 061 1 036 929 980 1 009 1 013[6] -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; 2006 : population municipale légale.
Sources : Insee[7] et EHESS[4].

La densité de population de la commune est de 25 hab./km2. Celle du département est de 61 hab./km2. Elle est de 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France (INSEE- 2008).

Lieux et monuments [modifier]

Patrimoine civil [modifier]

  • Ancienne forteresse construite vers 1040 par Foulques Nerra, le donjon de Moncontour des XIIe et XVe siècles est classé au titre des monuments historiques depuis 1877[8]. Les vestiges du château et de l'église sont inscrits comme Monument Historique depuis 1995. Le donjon a subi de nombreux sièges. La toiture a été reconstituée dans le cadre de la restauration ainsi que l'escalier intégré dans l'épaisseur des murs. La vue depuis le sommet est superbe. D'autres éléments de défense sont encore visibles : mâchicoulis, bretèches, meurtrières ; fragments d'enceinte XIIe et XIVe siècles. Une légende raconte que le donjon aurait été élevé en un jour par la fée Mélusine.
  • Base de loisirs installée autour d'un lac de 10 hectares
  • Le sentier des lavoirs. Il fait environ 2 km. La ville comptait jusqu'à 80 lavoirs. Des 35 lavoirs recensés sur la Dive nord, 18 sont couverts de tuiles et d'ardoises et ont été rénovés en 1998. Il est possible de voir un lavoir à plancher mobile. Un treuil et une manivelle reliés au plancher mobile permettent d'adapter ce dernier au niveau de l'eau et de l'utiliser malgré les fluctuations de niveau de l'eau de la rivière.
  • La commune propose aussi 15 sentiers représentant 350 km de chemins balisés : le sente de l'eau vive de 4,5 km permet de découvrir la vie sauvage, la flore, la faune aquatique au cœur du marais; la sente divine permet, quant à elle, de faire le tour du pays loudunais en 50 km.
  • Le musée logis Terra Villa : le hameau d'Ouzilly-Vignolles demeure un exemple unique en région Poitou-Charentes par son patrimoine ethnologique. Pour construire dans ces lieux hostiles, les habitants n'avaient d'autres ressources que la terre des marais, les roseaux du marais, les granulats et l'eau. C'est ainsi que s'élevèrent à Ouzilly, des maisons en terre crue, probablement dès le XIIe siècle, mises en œuvre selon la technique de la bauge. Ces constructions n'ont aucune fondation et ne montrent aucune trace d'un système de coffrage pour le montage des murs. Le procédé de construction est relativement simple, mais la connaissance des dosages des différents éléments ne peut s'acquérir qu'avec l'expérience. Ce savoir-faire a quasiment disparu de nos jours. L'ensemble de l'habitat était totalement en terre crue, « bauge », jusqu'au XXe siècle. Il reste aujourd'hui 104 maisons pour témoigner de cette technique de construction, dont la ferme des Tiveaux, inscrite au titre des monuments historiques depuis 1994[9].

Patrimoine religieux [modifier]

  • L'église saint-Nicolas de Moncontour est une église romane au lourd clocher bas, couronné d'une courte flèche aigüe. L'église est inscrite comme Monument Historique depuis 1985. À l'origine, l'église était dotée d'un transept. Elle se compose aujourd'hui, d'une nef autrefois charpentée et percée de douze hautes baies en plein cintre. Le chœur est prolongé par une abside hémi-circulaire. La façade occidentale possède portail du XIIème siècle très dégradé. Le coté nord comporte des contreforts et un petit portail latéral de trois voûtes sculptées en plein cintre. des modillons surmontent le portail et d'autres sont présents sur la corniche du chœur et sur le clocher. Ce dernier, situé sur le croisillon nord a été remanié au XVème siècle. La voûte a été restaurée au XIXème siècle.
  • L'église saint-Philibert de Messais est un édifice qui fut construit sur des fondations romaines mises à jour lors de fouilles réalisées au début du XXème siècle. Le prieuré date du IXème siècle. En 854, le roi Charles le Chauve fit don aux moines de l'abbaye saint-Philibert du domaine. Ceux-ci étaient originaires de Grand-Lieu de Noirmoutier. Ils avaient été chassés par les Normands. Ils restèrent à Messais de 854 à 871 avant de partir pour Saint-Pourçain (département de l'Allier en Auvergne). L'édifice actuel date des XIIème et XIVème siècles. Son plan est simple : il se compose d'une seule nef et d'un chevet plat. Sa façade occidentale présente un portail avec des colonnettes supportant un arc brisé à deux voussures. Le chœur est presque carré. Il présente une voûte très archaïque. Autour de l'église, trois cimetières ont été dénombrés. dans l'un d'eux, un sarcophage du Vème siècle a été exhumé et est présenté à la porte de l'église.
  • L'église sainte-Juliette et saint-Cyr de Saint-Chartres a été construite au cours des XIIème, XVème et XIXème siècle. Saint Cyr et le fils de sainte Juliette, tous deux martyrisés en 303 à Tarse. L'église se compose d'une tour carrée roman qui sert de base au clocher, d'une nef autrefois charpentée, d'un chœur et d'une abside voutée en plein cintre, d'une collatérale sur qui a été ajoutée au XVème siècle. La coupole nervurée de la nef et ses modillons sculptée de feuilles et de motifs géométriques réutilisés en façade permettent de la dater du XIIème siècle. dans l'allée centrale de l'église, des pierres tombales portent des inscriptions. des sarcophages auraient été trouvés lors de travaux de restauration réalisés au XIXème siècle, notamment lorsque les murs de l'église furent abattus .
  • Une croix hosannière est dans le cimetière de Messais. Elle est en pierre du pays. Elle est haute de quatre mètres. Elle est inscrite comme Monument historique depuis 1986. Les croix hosannières tirent leur nom de l’hébreu "hosanna". Ce mot est le premier d'une hymne chantée le jour des Rameaux. Les villageois, ce jour-là, se rendaient en procession jusqu'au cimetière et se réunissaient au pied du calvaire où ils chantaient l'Hosanna.
  • Tout comme Messais, Saint-Chartre possède aussi une croix hosannière, en pierres provenant de la carrière des Roches. La croix date du XIVème ou XVème siècle. Elle est inscrite comme Monument historique depuis 1986.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Voir aussi [modifier]

Compléments sur Wikipédia [modifier]

Liens externes [modifier]

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Sources [modifier]

Bibliographie [modifier]

Notes [modifier]

  1. Populations légales 2008 de la commune : Moncontour (Vienne) sur le site de l'Insee
  2. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 177 et 186
  3. Charles Bouyssi, Communes et paroisses d’Auvergne, mis en ligne en 2002, consulté le 18 novembre 2008
  4. a et b EHESS, notice communale de Moncontour sur la base de données Cassini, consultée le 14 mai 2010
  5. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  6. Recensement de la population au 1er janvier 2007, sur INSEE. Consulté le 8 janvier 2010
  7. Moncontour sur le site de l'Insee
  8. Château, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 3 août 2011.
  9. Ferme des Tiveaux, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 3 août 2011.