Chef-Boutonne

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Chef-Boutonne
Le château d'eau
Le château d'eau
Blason de Chef-Boutonne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Niort
Canton Chef-Boutonne
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Cœur du Poitou
Maire
Mandat
Fabrice Michelet
2014-2020
Code postal 79110
Code commune 79083
Démographie
Population
municipale
2 125 hab. (2011)
Densité 107 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 06′ 38″ N 0° 04′ 06″ O / 46.1106, -0.068346° 06′ 38″ Nord 0° 04′ 06″ Ouest / 46.1106, -0.0683  
Altitude Min. 71 m – Max. 146 m
Superficie 19,81 km2
Localisation

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Chef-Boutonne est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Poitou-Charentes.

Nom en poitevin : Ch' Boutoune [ʃˀ butu:n][1] (Le patois de Chef-Boutonne est présenté dans l'article sur le poitevin).

Géographie[modifier | modifier le code]

Chef-Boutonne est située au sud du département des Deux-Sèvres à 80 km de Poitiers, 100 km de La Rochelle, 40 km de Niort et à 60 km d’Angoulême, dans une région de plaine (altitude : une centaine de mètres) qui correspond au Mellois. Cette petite bourgade de campagne doit son nom à la rivière la Boutonne, qui prend sa source au cœur de la ville, sous le lavoir de la rue de la fontaine, d'où le nom de chef pour la tête de la Boutonne.

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Chef-Boutonne est un chef-lieu de canton peu connu si ce n'est par la célébrité nationale de deux personnages : Lamoignon de Malesherbes, défenseur malheureux de Louis XVI, et plus près de nous, Jean-François Cail, qui fut, au XIXe siècle, l'équivalent de ce que représentent actuellement les industriels Dassault ou Bouygues. Le premier a laissé son nom à la place créée sur les ruines de l'ancien château féodal, au lieu-dit "La Plaine", le second à la principale place au centre du bourg.

Javarzay, dont le nom est d'origine gallo-romaine, a constitué l'habitat principal à l'origine, on a retrouvé dans son sous-sol des vestiges antiques ; toutefois, les tumuli au Champ des Chirons (Rue du Pont Supérieur, fouillé par Henri Beauchet-Filleau) indique que Chef-Boutonne a pu exister dès cette époque[2],[3].

En 1061, Guy Geoffroy, comte du Poitou, partit du château-fort de Chef-Boutonne pour attaquer Foulque le Réchin, comte d'Anjou, campé à La Bataille[2].

Il ne reste que quelques vestiges de l'ancien château-fort de Chef-Boutonne, qui a été démoli au début de la Révolution, les 2 dernières tours rasées en 1813 ; mais ce château-fort paraît extrêmement imposant sur une gravure de Chastillon au XVIe siècle[3]. Le château de Javarzay construit vers 1513, 1514 est en partie conservé[2].

Le premier seigneur connu de Chef-Boutonne s'appelle Pons de Mortagne, époux de Claire de Lezay, vécut au XIVe siècle[3].

L'église paroissiale de Chef-Boutonne, saint Barnabé, a disparu au cours des guerres de religion, la chapelle du château accueillit une partie des fidèle puis, démolie en 1824, elle fut remplacée par l'église actuelle deux ans plus tard. La religion protestante calviniste, alias "réformée", cessa d'être célébrée dans la commune en 1685[3]. L'église romane de Javarzay, bâtie au XIIe s., possédait 115 reliques. Elle fut en partie détruite en 1567, puis reconstruite au XVIe s.

Dans les registres paroissiaux de Javarzay, Chef-Boutonne est encore qualifié de "hameau" en 1674, pourtant elle atteint 1280 hab. en 1714[2],[3]. Quant à Lussay, la population de la commune était de 165 hab. en 1793, 130 hab. en 1796 et 167 hab. en 1800[2].

Chef-Boutonne, Javarzay et Lussay formant chacune une paroisse, elles devinrent des communes distinctes en 1789. Dès 1790, la commune de Javarzay fut rattachée à Chef-Boutonne, Lussay en fit de même en 1829[2] ou 1830 [3].

En 1714, 12 foires se tenaient dans la ville. Une faïencerie, fondée vers 1778, fonctionna au moins jusqu'en 1810. La fabrication des textiles disparut au XIXe s. Un filature de Javarzay brûla en 1859. En 1800, il y avait 7 tanneries, toutes avaient cessé leur activité cinquante ans plus tard[3].

La gare, dont le bâtiment subsiste, était desservie par 2 lignes, actuellement disparues :

- la ligne Niort à Ruffec à voie normale gérée par les Chemins de Fer de l'Etat (puis la SNCF à partir de 1937).

- la ligne à voie métrique de St-Saviol à St-Jean-d'Angély (1896-1951) de la Compagnie de chemins de fer départementaux (Réseau des Charentes et Deux-Sèvres).

Riche d'une vie associative abondante et diversifiée, la commune connaît depuis quelques années le renom d'un tournoi international de tennis de table. En effet de nombreux joueurs classés dans le top 100 mondial y participent. La 9e édition d'un tel tournoi a eu lieu en 2011.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules aux cinq tours de sable posées à plomb et ordonnées en chevron [4]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu en 2008[5] Fabrice Michelet    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 125 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 529 1 422 1 614 1 933 2 079 2 260 2 366 2 296 2 376
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 232 2 341 2 401 2 311 2 346 2 273 2 504 2 211 2 139
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 102 2 104 2 170 2 005 2 036 2 029 2 157 2 088 2 131
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 150 2 218 2 394 2 387 2 288 2 218 2 193 2 217 2 126
2011 - - - - - - - -
2 125 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'ancienne rue du château devenue avenue des fils Fouquaud qui rappelle qu'ils furent fusillés par les Allemands en 1944.
  • L'avenue Louis Proust rappelle que ce jeune résistant fut fusillé à l'âge de seize ans et demi. Cette "avenue" part de l’ancienne place du Marché où il y eut des halles démolies en 1787.
  • À Chef-Boutonne les dénominations officielles ne font pas de différences entre une avenue et une rue. Ainsi l'avenue Louis Proust est prolongée par une rue, celle de l'Hôtel de Ville et des Écoles, de même importance, de même largeur, dans le même alignement, formant une partie de ce qu'on appelle tout simplement et plus justement l'avenue de Javarzay et qui est une création intentionnelle en 1738.
  • La Croix Perrine : le nom de cette petite place existait déjà en 1654 et il a sans doute son origine dans l'aumônerie qu'il y avait autrefois. C'était un établissement charitable accueillant les mendiants, les pèlerins au cours de leurs pérégrinations, pourvu d'une chapelle pour prier, d'un cimetière et qui naturellement devait avoir une croix. Il fut supprimé sous Louis XIV en 1696.
  • La Grand'Maison attire l'attention par son architecture. Dans le fronton triangulaire qui est au-dessus de la porte on pouvait lire à l'intérieur du médaillon une inscription latine affirmant que "la crainte du Seigneur est le début de la sagesse". Elle est datée de 1567 et, comme les protestants aimaient graver des citations bibliques à l'entrée de leur demeure, on peut supposer que la "Grand'Maison" fut construite par un protestant en 1567.
  • La source de la Boutonne;
  • L'écomusée de la Vestegaille[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jules Gilléron et Édmond Édmont, Atlas linguistique de la France, Paris, Champion,‎ 1902-1910, point 513
  2. a, b, c, d, e et f Raymond Proust (imprimeur : Pairault (Lezay)), Chef-Boutonne, notes d'histoire, 88 p.
  3. a, b, c, d, e, f et g Maurice Poignat, Le Pays Mellois. Histoire des communes des Deux-Sèvres, Niort, Editions du Terroir,‎ 1982, 425 p. (ISBN 2-903283-06-X[à vérifier : ISBN invalide]), p 161 à 175
  4. Gaso.fr
  5. Site de la préfecture, consulté le 31 août 2008
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. « Ecomusée de la Vestegaille », sur Ville de Chef-Boutonne (consulté le 8 février 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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