Saint-Maurice (Valais)

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Saint-Maurice
Blason de Saint-Maurice
Héraldique
Vue de l'église de Saint-Maurice
Vue de l'église de Saint-Maurice
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Valais
District Saint-Maurice
Localité(s) et communes limitrophes
(voir carte)
Localités :
Épinassey, La Rasse, Les Planeys, Mex
Communes limitrophes :
Massongex, Vérossaz, Evionnaz, Collonges, Bex, Lavey-Morcles, Val-d'Illiez, Vérossaz
Président(e) Damien Revaz
Code postal 1890
N° OFS 6217
Démographie
Gentilé Saint-Mauriards ou Agaunois
Population 4 402 hab. (31 décembre 2010)
Densité 292 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 13′ 00″ N 7° 00′ 00″ E / 46.2166666667, 7 ()46° 13′ 00″ Nord 7° 00′ 00″ Est / 46.2166666667, 7 ()  
Altitude 414 m
Superficie 1 508 ha = 15,08 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Saint-Maurice

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Saint-Maurice
Liens
Site web www.st-maurice.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Saint-Maurice est une commune suisse du canton du Valais, située dans le district homonyme dont elle est le chef-lieu.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Maurice et son château (1782)

Habitée dès l'Antiquité elle était connue à l'époque romaine sous le nom d'Agaune (Acaunum).

Lieu du légendaire massacre de la légion thébaine, elle a pris le nom de son chef, Maurice, Noir venu de Nubie, actuel Soudan.

Elle est le siège d'une importante abbaye, l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune, fondée en 515 sur le lieu de la tombe des martyrs de la Légion thébaine. C'est le plus ancien monastère d'Occident en activité sans réelle interruption.

Dés avant le VIe siècle la passe de Saint-Maurice ("clusa Sancti Mauritii") est défendue par une porte que doit emprunter la seule route traversant ce défilé. Un péage y est établi, le Château de Saint-Maurice et sur le roc voisin s'élève une tour ronde servant à signaler les convois de pèlerins[3].

Depuis le début du XVIIe siècle, la ville abrite un couvent de frères mineurs capucins. C'est durant l'été et l'automne 1602 que les premiers capucins (ils ne sont que deux) prêchent dans le Chablais valaisan. Ils venaient de Thonon et étaient envoyés par François de Sales, afin de repousser le protestantisme hors du Valais. Ils s'installent dans un premier temps en dehors de la ville (maison et chapelle de Saint-Laurent, dès 1611), puis construisent leur propre couvent, à l'intérieur des murs cette fois, dès 1639. L'église est consacrée le 30 novembre 1656. Une communauté de capucins occupe toujours les lieux.

Le 23 février 1693, un grand incendie détruit la ville. Le feu était parti de l'Abbaye.

Elle est la première ville du Valais à planter un arbre de la liberté. Le 2 janvier 1798, Bernard Mangourit, chargé d'affaires (résident) de la République française arrive à Saint-Maurice. Le 28 janvier, le peuple proclame son indépendance et plante l'arbre de la liberté. Depuis 1475, le Bas-Valais était pays sujet des Sept-Dizains (Haut-Valais) et Saint-Maurice était le lieu de résidence du gouverneur haut-valaisan qui représentait le Bas-Valais à la Diète à Sion.

Saint-Maurice est une des étapes de la Via Francigena, chemin de pèlerinage menant à Rome. Elle est mentionnée à ce titre par Sigéric, en 990, avec la mention LI Sce Maurici (numéro d'étape en partant de Rome).

Lors de travaux de réfection de la route cantonale passant par la commune, une église datant du premier millénaire est découverte sous la route, devant la basilique actuelle[4].

Depuis le 1er janvier 2013, la fusion avec la commune limitrophe de Mex est effective. Cette fusion a été acceptée en votation populaire lors du scrutin du 27 novembre 2011, par 72 % à Mex et 88 % à Saint-Maurice, après avoir été validée par le gouvernement et le parlement valaisan.

Intérêt touristique, infrastructures[modifier | modifier le code]

Outre le trésor de l'Abbaye de Saint-Maurice et l'intérêt du lieu comme étape sur le pèlerinage de Rome (via Francigena), Saint-Maurice se distingue par sa Grotte aux fées.

Au , elle comptait 3 879 habitants mais dispose d'infrastructures pour 10 000.

  • Le Château de Saint-Maurice ou Château des Gouverneurs, véritable verrou sur la plaine et gardant l'accès vers le Valais central ainsi que le pont médiéval du XIIe siècle menant à la rive vaudoise.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Ville jumelée avec Saint-Maurice (Val-de-Marne) (France/Paris) depuis le 30 mai 1956. Des échanges de jeunes sont organisés depuis 1958. Ces échanges se sont effectués sans discontinuer et chaque année ce sont 30 enfants qui sont reçus durant 15 jours dans des familles d'accueil, deux semaines en Suisse pendant l'hiver et deux semaines en France pendant l'été.

Ville également jumelée avec Obersiggenthal/Baden (CH, canton d'Argovie) depuis 2004 et des échanges linguistiques ont lieu depuis 2001 avec les classes du cycle d'orientation.

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean-Luc Rouiller, « Le Valais par les dates : une chronologie des origines à nos jours », dans Annales valaisannes, 1999, p. 102, 151, 152, 162, 170.
  • « Mémoires de l'institut Genevois », 1856, p. 30 Google livres

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2010 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 15 décembre 2011).
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. Mémoires de l'institut Genevois
  4. Valérie Blom, « Une église découverte dans le sous-sol de Saint-Maurice », 24 heures,‎ 2 novembre 2012 (lire en ligne)

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