Charles Meryon

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Léopold Flameng, Portrait de Charles Meryon.

Charles Meryon[1], né à Paris, le 23 novembre 1821, et mort à Charenton[2] (Val-de-Marne), le 13 février 1868, est un peintre et graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils naturel d'une danseuse de l'Opéra et d'un médecin britannique, Charles Meryon entre à l'École navale en 1837. Parcourant le monde à bord de la corvette Le Rhin, il prend goût au dessin. En 1846, il démissionne de la Marine avec le grade d'enseigne de vaisseau, pour se mettre à la peinture. Il découvre alors qu'il est atteint de daltonisme et se tourne vers la gravure qu'il apprend sous la houlette du graveur Eugène Bléry (1805-1886), qui lui enseigne les techniques de l'eau-forte.

Victor Hugo et Charles Baudelaire, avec lequel une collaboration est un moment envisagée, ont exprimé leur admiration pour les eaux-fortes qu'il a consacrées à Paris. Il y habite entre 1848 et 1850 dans une maison[3] située au no 12 de la rue Saint-André-des-Arts.

On lui doit une gravure représentant la mort du navigateur Marc-Joseph Marion du Fresne, tué en 1772 par les Maoris dans la Baie des Îles en Nouvelle-Zélande.

Il finit sa vie à l’asile de Charenton[2] où il a été interné pour des troubles psychiatriques graves (dépression, délire de la persécution).


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eaux-fortes sur Paris par Charles Meryon, Paris 1860, Baudelaire Meryon, La Bibliothèque,‎ 2002 (ISBN 2 909688 25 9)
    « Charles Meryon » par Jean Bouret ; « Bref historique de la gravure en creux » : « Meryon Charles, Eau-fortier, ex-marin » par Albert Flocon ; « Charles Meryon vu par Charles Baudelaire » ; suivis de 22 planches de 32 cm × 41 cm MDCCCLII

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, tome 9, édition Gründ, Évreux 1999 (ISBN 2-7000-3049-4)
  • Jean-E. Bersier, La Gravure, les procédés, l'histoire, édition Berger-Levrault, 1984 (ISBN 2-7013-0513-6)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Parfois orthographié « Charles Méryon ».
  2. a et b Dans la partie aujourd'hui à Saint Maurice.
  3. Aujourd'hui démolie et partie de la place du même nom.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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