Frédéric Piquionne

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Frédéric Piquionne
Frédéric Piquionne.jpg
Situation actuelle
Équipe Drapeau : France US Créteil-Lusitanos
Numéro 11
Biographie
Nom Frédéric Piquionne
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance 8 décembre 1978 (35 ans)
Lieu Nouméa (Nouvelle-Calédonie)
Taille 1,88 m (6 2)
Poste Attaquant
Parcours junior
Saisons Club
1996-1999 Drapeau : France Golden Star de Fort-de-France
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
2000-2001 Drapeau : France Nîmes Olympique 009 0(3)
2001-2004 Drapeau : France Stade rennais 100 (26)
2004-2007 Drapeau : France AS Saint-Étienne 101 (28)
2007-2008 Drapeau : France AS Monaco 050 (13)
2008-2010 Drapeau : France Olympique lyonnais 026 0(4)
2009-2010 Drapeau : Angleterre Portsmouth FC 045 (11)
2010-2013 Drapeau : Angleterre West Ham 062 (11)
2012 Drapeau : Angleterre Doncaster Rovers 008 0(2)
2013-2014 Drapeau : États-Unis Portland Timbers 029 0(7)
2014- Drapeau : France US Créteil-Lusitanos 003 0(4)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
2007 Drapeau : France France A' 001 0(0)
2007 Drapeau : France France 001 0(0)
2012- Drapeau : France Martinique 009 0(2)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.
Dernière mise à jour : 15 mai 2014

Frédéric Piquionne est un footballeur international français né le 8 décembre 1978 à Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Originaire de la Martinique, il évolue au poste d'attaquant avec la sélection de Martinique.

Carrière[modifier | modifier le code]

Des débuts difficiles[modifier | modifier le code]

À 17 ans, en 1995, Piquionne joue dans les équipes jeunes du Paris FC. Pas vraiment convaincant[réf. nécessaire], il quitte la métropole pour aller s'installer en Martinique, à Fort-de-France. Là-bas, il joue au football en Division d'Honneur comme amateur au Golden Star de Fort-de-France puis à la JS Morne-Blanc (Le Diamant) et doit donc avoir un travail à côté. Pendant trois ans, il travaille comme vendeur de chaussures dans un magasin situé au centre-ville de Fort-de-France.

Cependant ses bonnes prestations incitent son entraîneur, Jules Eustache (ancien stagiaire à l'Institut National du Football et footballeur professionnel) à l'orienter vers le Nîmes Olympique. Le club le recrute lors de l'été 2000 et lui offre son premier contrat professionnel. Lors de l'été suivant et après une excellente saison en Ligue 2 avec les "Crocodiles nîmois", il tape dans l'œil d'une valeur sûre de la Ligue 1 française : le Stade rennais.

Les débuts en Ligue 1[modifier | modifier le code]

Saison 2001-2002, Frédéric fait ses premiers pas en Ligue 1. Ces premiers pas sont difficiles. Il n'est pas titulaire mais marque cependant trois buts. Il joue cette même année la Gold Cup 2002 avec la sélection de Martinique.

Sa seconde saison (2002-2003) sous les couleurs du club breton va le voir exploser littéralement. Alors que le club est dans les bas-fonds du classement, le nouvel entraîneur Vahid Halilhodžić décide de donner sa chance au Martiniquais. Le club échappe à la relégation et Piquionne finit la saison avec 10 buts au compteur.

Lors de la saison 2003-2004, László Bölöni remplace l'entraîneur bosniaque. Ses relations avec Piquionne sont tendues et le joueur perd sa place dans le onze de départ. Piquionne vit ses dernières heures en Bretagne.

Saint-Étienne, l'explosion et un départ mouvementé[modifier | modifier le code]

Lors de l'été 2004, Élie Baup l'engage. Piquionne signe un contrat de 5 ans avec l'AS Saint-Étienne, nouveau promu. Il porte le numéro 9, "un numéro qui donne des responsabilités" dira son entraîneur. Immédiatement, Piquionne se fait apprécier des supporters pour sa combativité sur le terrain. Il termine la saison avec 11 buts, le meilleur total de sa carrière. Le club forézien termine lui à une très belle 6e place.

Sa seconde saison (2005-2006) est beaucoup plus difficile. Piquionne est toujours titulaire indiscutable mais son rendement devant le but laisse à désirer. Il ne marque que 6 buts en 34 rencontres et le club finit dans le ventre mou du classement.

Après cette seconde saison ratée, il revient de plus belle lors de la saison 2006-2007 en marquant 6 buts et 6 passes décisives lors de la première moitié de saison (il reçoit de plus deux cartons rouges et manque au total quatre matchs en 19 journées). Son association avec le Brésilien Ilan fait des merveilles.

Piquionne est sous contrat avec Saint-Étienne jusqu'en juin 2009. Cependant, à la suite de ses excellentes prestations, les sirènes de nombreux clubs européens dont l'Olympique lyonnais, qui lui aurait promis de doubler son salaire d'alors, le poussent à demander à partir[1].

Une offre de 5,5 M€ présentée par le club lyonnais est jugée « ridicule » par Bernard Caïazzo. Les dirigeants refusent le départ du joueur chez le "meilleur ennemi". Piquionne déclare alors être « traité comme un esclave » par les dirigeants de l'ASSE (propos qu'il déclare par la suite regretter et avoir dit sous le coup de la colère). L'OL recrute alors Milan Baroš et ne souhaite plus la venue du Stéphanois. Cependant après tout ce qui a été dit, Piquionne ne peut plus faire machine arrière. Il déclare être prêt à prendre sa retraite si le club refuse son départ.

Son passage à Saint-Étienne est enfin marqué par une altercation avec un supporter qui lui reproche de fréquenter un Lyonnais (en l'occurrence son agent). Pour lui avoir fracturé le nez en lui donnant un coup de tête, le joueur est condamné à 1000 euros d'amende et à verser 1 500 euros de dommages et intérêts à sa victime[2]. Plus généralement, après une belle entente durant les deux premières années, Piquionne et le public stéphanois entretiennent des rapports très tendus. Les Stéphanois lui reprochent alors son attitude jugée hautaine, auxquels vont s'ajouter plus tard des propos très durs envers le public et les dirigeants stéphanois, tenus dans la presse à l'occasion du derby en août 2008.

Les passages monégasque et lyonnais[modifier | modifier le code]

Piquionne obtient finalement gain de cause. Le 31 janvier 2007, il part à l'AS Monaco en prêt. Le contrat prévoit une option d'achat, évaluée à 6 M€ et automatiquement levée en cas de maintien du club monégasque en Ligue 1. Au terme de la saison, l'AS Monaco se maintient en Ligue 1. Malgré les performances décevantes du joueur, l'option est donc levée. Le 10 novembre 2007, le joueur dispute son 200e match en Ligue 1 lors de la rencontre Monaco-Strasbourg au Stade Louis-II (victoire 3-0 de l'Association sportive de Monaco Football Club). Pour autant, le joueur peine à retrouver le niveau de sa période stéphanoise.

Le 29 juillet 2008, après un match amical à Annecy, il est transféré à l'Olympique lyonnais contre une indemnité évaluée à 4,75 M€. Il inscrit son premier but avec Lyon en Ligue des champions contre la Fiorentina, puis en Ligue 1 face au FC Nantes le 6 décembre 2008. Mais il n'est pas apprécié par les supporteurs de l'OL à cause de ses performances très décevantes et le fait qu'il soit ancien joueur de Saint-Étienne.

Le 12 décembre 2008, il se voit décerner le Ballon de plomb 2008 par Les Cahiers du football. Frédéric Piquionne est notamment "récompensé" pour ses malheureux choix de carrière et son image de joueur mercenaire.

En Angleterre[modifier | modifier le code]

En juillet 2009, il est prêté avec option d'achat au club anglais de Portsmouth FC. Le 8 août, il joue son premier match sous ses nouvelles couleurs. Il marque ses deux premiers buts en Carling Cup face à Stoke City (4-0). Le club se trouve cependant rapidement dans une situation très difficile en championnat.

Malgré ses onze buts, à l'issue de la saison 2009-2010 Frédéric retourne à l'Olympique lyonnais, l'option d'achat n'étant pas levée. Dans la foulée, il est transféré en échange d'une indemnité d'1,2 million d'euros à West Ham United[3], où il signe un contrat de 3 ans. Avec son nouveau club, le joueur fait une saison complète (34 matchs) mais se révèle moyennement efficace, ne marquant qu'à six reprises et surtout ne pouvant éviter la relégation en division 2 anglaise. En championship, le joueur est fantomatique : après 21 matchs et seulement 2 buts, le joueur est prêté à Doncaster Rovers le 6 mars 2012[4]. Le jour même, il prend part à son premier match avec les Rovers face à Nottingham Forest et ouvre le score juste avant la mi-temps. Doncaster remporte le match (1-2). Il prend part à huit matchs et marque deux buts avant de réintégrer l'effectif des Hammers à l'issue de la saison.

En décembre 2012, il retrouve la sélection de Martinique à l'occasion de la coupe caribéenne des nations 2012. Pour son premier match, il inscrit le but de la victoire contre Cuba. En demi-finale contre Trinité-et-Tobago et après un match nul 1-1 à la fin du temps réglementaire, il loupe le dernier tir au but décisif et la Martinique est éliminée.

Départ aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Mis à l'écart à West Ham après son retour de Doncaster, il ne participe à aucune rencontre de l'équipe première lors des six premiers mois de la saison. Il quitte alors l'Angleterre pour découvrir la Major League Soccer avec les Portland Timbers. Il y signe un contrat d'un an le 28 février 2013[5].

Avec l'arrivée de Fanendo Adi en prêt, les Timbers résilie le contrat de Piquionne qui se retrouve sans club à 35 ans le 13 mai 2014[6].

Retour en France[modifier | modifier le code]

Frédéric Piquionne lors de Créteil-Châteauroux, saison 2014-2015

Le 4 août 2014, Frédéric Piquionne s'engage avec l'US Créteil-Lusitanos, club de Ligue 2.

Le 8 août 2014, pour son premier match sous les couleurs de Créteil, il inscrit son premier doublé contre Châteauroux lors de la 2e journée de Ligue 2 (victoire 3-0 de Créteil) dont le premier but est inscrit 24 secondes après son entrée en jeu.

Le 26 août 2014, Piquionne inscrit un but en Coupe de la Ligue contre le GFC Ajaccio et permet à son équipe de se qualifier sur le score de 2-1. Piquionne inscrit son 4ème but en 3 matchs sous les couleurs de Créteil.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Repères[modifier | modifier le code]

Équipe nationale :

Club :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il se compare à un esclave, www.sport.fr
  2. Frederic Piquionne devra verser 1 500 euros de dommages et intérêts, forez-info.com
  3. Transfert de Frédéric Piquionne, communiqué de l'Olympique lyonnais
  4. (en) Piquionne joins Rovers, doncasterroversfc.co.uk, 6 mars 2012.
  5. (en) Timbers sign forward Frederic Piquionne, portlandtimbers.com, 28 février 2013.
  6. (en) Portland Timbers add Nigerian F Fanendo Adi on loan, cut ties with Frederic Piquionne, mlssoccer.com, 13 mai 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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