Étienville

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Étienville
L’église Saint-Georges
L’église Saint-Georges
Blason de Étienville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Canton Saint-Sauveur-le-Vicomte
Intercommunalité Communauté de communes de la Baie du Cotentin
Maire
Mandat
Patrice Lucas
2014-2020
Code postal 50360
Code commune 50177
Démographie
Gentilé Étienvillais
Population
municipale
345 hab. (2011)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 22′ 43″ N 1° 26′ 05″ O / 49.3786111111, -1.4347222222249° 22′ 43″ Nord 1° 26′ 05″ Ouest / 49.3786111111, -1.43472222222  
Altitude Min. 2 m – Max. 30 m
Superficie 7,36 km2
Localisation

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Étienville

Étienville est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 345 habitants[Note 1], les Étienvillais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Étienville[1]
La Bonneville Orglandes Gourbesville,
Amfreville
La Bonneville Étienville[1] Picauville
La Bonneville,
Les Moitiers-en-Bauptois
Les Moitiers-en-Bauptois Picauville

Histoire[modifier | modifier le code]

La chapelle du Bon Sauveur à Pont-l'Abbé, commune d'Étienville

Le Bon Sauveur à Pont-l'Abbé, hameau à cheval sur les communes de Picauville et d'Étienville, fut un hospice pour pauvres créé en 1837 et dirigé par les Sœurs du Bon Sauveur ; au fil des ans s'y ajoutèrent un pensionnat, un institut de sourds et muets, un ouvroir pour jeunes filles et un orphelinat, tous de taille modeste. En 1853, l'établissement est autorisé à accueillir les aliénés. En 1903, l’asile du Bon Sauveur de Pont-l’Abbé-Picauville accueille les aliénés des deux sexes des arrondissements de Cherbourg et de Valognes et les aliénés masculins des arrondissements de Saint-Lô et de Valognes. Il reçoit aussi « une grande partie de ses pensionnaires du département de la Seine, qui chaque année déverse le trop plein de ses asiles dans les établissements de province ayant des places libres » ; l'asile accueille alors 360 hommes et 550 femmes ; parmi elles Liouba Bortniker, d'origine russe et première femme reçue à l'agrégation de mathématiques en 1885. Les archives de l'asile ont disparu lors des bombardements du 10 juin 1944[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Étienville

Les armes de la commune d'Étienville se blasonnent ainsi :
De sable au sautoir d'or chargé d'un trèfle de sinople et cantonné, en chef et en pointe, d'une losange d'argent et, à dextre et à senestre, d'une merlette du même[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? 1991 Jean Collas    
1991 juin 1995 Maurice Lemenuel    
juin 1995 mars 2014 Georges René SE  
mars 2014[4] en cours Patrice Lucas SE Directeur
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 345 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
560 531 570 665 581 584 567 633 645
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
602 644 662 643 664 689 737 837 778
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
861 937 972 906 1 014 930 903 412 886
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
907 277 303 365 392 344 332 328 345
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le presbytère
le château
  • Château (XVIIe), inscrit à l'Inventaire des Monuments historiques[8].
  • Presbytère et ses jardins : monument rare du XVe siècle, inscrit également[9], il constitue avec l'église et le château de la Cour un ensemble historique sur le marais de la Douve, un site exceptionnel au centre du Cotentin, sur le passage d'une voie romaine.
  • Église Saint-Georges (XIIIe - XVIIIe), inscrite à l'Inventaire des monuments historiques[10]. Elle abrite en outre plusieurs œuvres classées à titre d'objets[11].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes : répertoire géographique des communes[12].
Coordonnées, superficie : IGN[13].
  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. http://smf4.emath.fr/Publications/Gazette/2011/129/smf_gazette_129_51-68.pdf
  3. « GASO, la banque du blason - Étienville Manche » (consulté le 21 mars 2010)
  4. « Patrice Lucas élu maire », sur Ouest-france.fr (consulté le 7 avril 2014)
  5. « Etienville (50360) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 18 juin 2014)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. « Presbytère », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. « Œuvres mobilières à Étienville », base Palissy, ministère français de la Culture.
  12. Site de l'IGN.
  13. « Étienville sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]