Sainte-Marie-du-Mont (Manche)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour la commune de l'Isère, voir Sainte-Marie-du-Mont (Isère). Pour les autres homonymes, voir Sainte-Marie.
Sainte-Marie-du-Mont
Église Notre-Dame
Église Notre-Dame
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Canton Sainte-Mère-Église
Intercommunalité Communauté de communes de la Baie du Cotentin
Maire
Mandat
Henri Milet
2014-2020
Code postal 50480
Code commune 50509
Démographie
Population
municipale
745 hab. (2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 22′ 45″ N 1° 13′ 30″ O / 49.3791666667, -1.22549° 22′ 45″ Nord 1° 13′ 30″ Ouest / 49.3791666667, -1.225  
Altitude Min. 1 m – Max. 42 m
Superficie 26,98 km2
Localisation

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Sainte-Marie-du-Mont
Liens
Site web www.utah-beach.com/fr/mairie/mairie/

Sainte-Marie-du-Mont est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 745 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Marie-du-Mont se trouve au sud-est de la presqu'île du Cotentin, juste au nord de la ville de Carentan, à l'ouest de la baie des Veys, le débouché de la Douve et de la Vire.

La commune a une superficie vaste par rapport aux communes voisines, elle est bordée à l'est par la Manche, au nord par Audouville-la-Hubert, au nord-ouest par Turqueville, à l'ouest par Bouteville, au sud-ouest par Hiesville et au sud par Brucheville et Brévands.

Au nord-est de la commune, se trouve la réserve naturelle nationale du Domaine de Beauguillot, protégeant une partie des marais du Cotentin et du Bessin. La commune fait partie du parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le centre-ville le 12 juin 1944, avec des GI's.

Lors du débarquement de Normandie, le 6 juin 1944, les troupes américaines de la 4e division d'infanterie débarquèrent sur la plage de la Madeleine, nommée Utah Beach et les parachutistes de la 82e et 101e divisions aéroportées furent largués dans les environs. Sainte-Marie-du-Mont revendique le titre de premier village français continental libéré le 6 juin 1944 (revendiqué également par les villages proches de Neuville-au-Plain et, plus sûrement, de Sainte-Mère-Église, libéré par les parachutistes quatre heures avant le débarquement sur les plages).

Au lieu-dit La Madeleine a été érigé un monument en l'honneur des marins danois. 800 d'entre-eux participèrent à la logistique du débarquement sur des navires alliés[1] .

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Sainte-Marie-du-Mont

Les armes de la commune de Sainte-Marie-du-Mont se blasonnent ainsi :
D'or au gousset d'azur chargé d'une épée d'argent surmontée d'un drakkar du même, la voile surchargée d'un léopard de gueules, ledit gousset accosté de deux fleurs de lys du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1813 1829 Vincent Larsonneur de Gouvets    
         
1949 1991 Michel de Vallavieille SE  
1998 en cours Henri Milet[2] SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 745 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 322 1 358 1 309 1 356 1 398 1 472 1 419 1 422 1 398
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 352 1 357 1 413 1 314 1 352 1 332 1 322 1 298 1 341
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 234 1 219 1 148 999 1 008 921 948 971 954
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
981 896 804 765 779 804 778 770 745
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie et tourisme[modifier | modifier le code]

Depuis février 2010, Sainte-Marie-du-Mont forme avec Sainte-Mère-Église et Ravenoville un groupement de « communes touristiques »[5].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame de l'Assomption
Le château de Sainte-Marie-du-Mont, inscrit monument historique[6]
Char Sherman exposé à Utah Beach.
Utah Beach
  • Musée du Débarquement Utah Beach : musée qui retrace l'exploit militaire du débarquement en Normandie et plus spécifiquement sur celle d'Utah Beach, crée en 1962, il est situé juste en bord de plage, là même où les troupes américaines ont débarqué au matin du 6 juin. Le musée présente une collection conséquente de photos d'archives, de maquettes, de cartes d'État Major, et d'objets particuliers de vétérans et diffuse un film d'archive en trois langues.
  • Musée de l'Occupation : situé dans l'ancien bureau de garnison allemande (il abrita la Kommandantur avant de devenir le PC des troupes américaines), ce musée a de quoi surprendre, notamment par ses peintures murales créées par les soldats allemands eux-mêmes. Cette maison est devenue au matin du 6 juin 1944 et jusqu'au 1er novembre le quartier général des troupes US pour le secteur d'Utah Beach. Ce musée abrite une collection relative à la vie sous l'occupation (transports, ravitaillement, résistance, collaboration, déportation).
  • Musée de la Libération : situé face à l'église, ce musée abrite une collection d'uniformes, d'armements, de matériels et de véhicules américains et allemands. Des trophées capturés et des objets de fouille issus du champ de bataille où les parachutistes de la 101e division aéroportée et les unités américaines débarquant des plages affrontèrent les troupes allemandes.
  • Église Notre-Dame de l'Assomption, bâtie au XIe puis remaniée du XIIe au XIXe[7], est classée monument historique depuis 1840[8]. Avant la Révolution, on pouvait y voir le tombeau en marbre blanc d'Henri-Robert-aux-Épaules au-dessus duquel s'élevait un groupe représentant ce capitaine à genoux, armé de toutes pièces et accompagné de deux Suisses.
  • Plage d'Utah Beach
  • Borne n° 0 0 de la « Voie de la Liberté » à Utah Beach
  • Stèle en hommage aux marins de l'US Navy
  • Redoute d'Audouville (XVIIe)
  • 'Château de l'Ilet, un des plus anciens du Cotentin. Sa première construction, sans doute simple fortin en bois fut remplacé par un château-fort, qui comprenait fossés, donjons, ponts-levis etc. Il fut démoli par Robert-aux-Épaules au début XVIIe et remplacé par un assez beau château, comprenant deux corps de logis identiques bordant les deux côtés opposés d'une cour fermée entourée de douves. Ce dernier fut abandonné au XVIIIe siècle et fut par la suite partiellement détruit, notamment au moment de la Révolution. Peu de vestiges en attestent.
  • Ferme de Grandies, semblait appartenir au XVIIe siècle aux Brohier, seigneur des Grandis. Le logis est un corps de bâtiment de plan rectangulaire allongé, construit en moellon de calcaire et couvert par un toit à croupe en ardoise qui conserve un bel épi de faîtage.
  • Ferme manoir de la Maillardière (XVIIe siècle)
  • Ferme manoir de Lavalle
  • Le manoir à Sainte-Marie-du-Mont : la terre du manoir fit partie des biens du maréchal Prince de Soubise, vendus en 1821. À la fin du XIXe siècle, la famille Gosselin possédait simultanément le manoir, à la Rivière et le manoir de Brucheville.
  • Le manoir d'Haudienville (XVIe), aujourd'hui séparé par un mur de clôture qui divise le manoir en deux propriétés. Ce remarquable manoir possédait une chapelle fondée en 1660. Son logis est une vaste construction comprenant un corps de bâtiment rectangulaire flanqué d'un pavillon.
  • Manoir de Blainville
  • Manoir de Brécourt (XIIe et XVIIIe) : son nom a évolué de Brucourt en Brécourt. L'ensemble de la construction est en moellon de calcaire. Les toits sont en ardoises, le logis s'élève sur deux niveaux éclairés par des fenêtres réparties en travées. Il fut le théâtre d'un des faits d'armes les plus significatifs de la bataille de Normandie, mené par les parachutistes du 506e PIR commandés par le Major D. Winters, de la 101st Aiborne Division, le 6 juin 1944.
  • Manoir de Franqueville
  • Manoir de la Rivière (XVIe), le logis est construit en moellon de calcaire et couvert par un toit en ardoises à pignons découverts. C'est un long bâtiment flanqué d'une tour d'escalier polygonale hors-œuvre. De belles dépendances agricoles sont datées de 1793.
  • Manoir de Vienville, son nom a évolué de Viéville (après 1656), puis la Vieuville. Entre 1656 et 1699, Jean Mouton, époux de Mlle Françoise de Hauchemail, héritière du manoir, entreprirent d'importants travaux de rénovation. De l'ancien manoir subsistent quelques vestiges du XVIIe siècle qui retiennent l'attention, dont un long bâtiment agricole abritant remarquables charreterie et écurie.
  • Manoir de Mardelle

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul-Jacques Bonzon né à Sainte-Marie-du-Mont en 1908, instituteur formé à l'école Normale de Saint-Lô, exerça l'essentiel de sa carrière dans le département de la Drôme. Il fut parmi les plus représentatifs des romanciers pour la jeunesse des années 1960 aux années 1980. Auteur de plus d'une centaine de romans, il est surtout connu pour les séries à succès que furent Les Six Compagnons, La Famille HLM et Diabolo le petit chat. Il n'a pas oublié son département d'origine. Il y situera l'action de quelques-uns de ses romans : la dune de Sainte-Marie-du-Mont, les plages de Ravenoville, les îles Saint-Marcouf, etc. Il meurt à Valence en 1978.
  • Gilles Perrault réside à Sainte-Marie-du-Mont depuis plus de trente ans. Il a écrit Les Gens d'ici, ouvrage qui raconte la vie des gens de la localité.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes, superficie : répertoire géographique des communes[9].
  1. Claude Quétel (sous la direction de), Dictionnaire du Débarquement, Rennes, éditions Ouest-France,‎ 2011, 725 p. (ISBN 978-2-7373-4826-6), p. 210 "Danois"
  2. Réélection 2014 : « Un 4e mandat de maire pour Henri Milet », sur Ouest-france.fr (consulté le 5 avril 2014)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. [PDF] « Préfecture de la Manche - Recueil des actes administratifs - février 2010 » (consulté le 28 mars 2010) : page 4.
  6. « Notice no PA00110590 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Notice no IA00001234 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Notice no PA00110591 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Site de l'IGN.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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