Les Veys

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Les Veys
Mairie et église Saint-Martin
Mairie et église Saint-Martin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Saint-Lô
Canton Carentan
Intercommunalité Communauté de communes de la Baie du Cotentin
Maire
Mandat
Jean-Claude Haize
2008-2014
Code postal 50500
Code commune 50631
Démographie
Population
municipale
389 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 54″ N 1° 09′ 09″ O / 49.315, -1.1525 ()49° 18′ 54″ Nord 1° 09′ 09″ Ouest / 49.315, -1.1525 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 32 m
Superficie 14,88 km2
Localisation

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Les Veys est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 389 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Elle s'inscrit dans le Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin.

Cette commune maritime se compose de plusieurs hameaux : Beuzeville (avec son église), Auville (avec sa chapelle), la Gonnivière, la Miseraigne, Beauvais, la Campagne, le Clos du Sey, la Vallée de Catz, la Sablonnière, Cruchy, Ferme du Pin, le Haut de Délasse, Cantepie, la Fontaine, la Blanche, la Bretonnière, le Haut Clos, la Chasse Ferré, Saint-Sauveur, Saint-Vigor, la Poissonnerie, les Ormeaux, la Londe, la Rosière, le Vieux Château, le Taut, le Marais de Salines.

Le nord du territoire se compose de nombreux polders : polder Frémont, polder Fortin, polder de l'Étang, polder du Flet. Le paysage est entre terre et mer avec également le marais des Salines. La commune est bordée à l'est par la Vire et au sud par le ruisseau du Moulin Poisson. Elle est traversée par le ruisseau Flet.

Carte de la commune.
Communes limitrophes des Veys
Brévands Mer de la Manche Osmanville (Calvados)
Catz des Veys Isigny-sur-Mer (Calvados)
Saint-Pellerin Montmartin-en-Graignes Isigny-sur-Mer (Calvados)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Beuzeville[modifier | modifier le code]

Beuzeville attesté au XIIe sous la forme latinisée Bosevilla[1].

Toponyme médiéval en -ville (élément issu du gallo-roman VILLA « domaine rural »). L'ensemble des spécialistes s'accorde à penser que le premier élément est l'anthroponyme d'origine germanique (francique) Boso[2], d'où le sens global de « domaine rural de Boso »[3]. L'emploi de ce nom au Moyen Âge en Normandie paraît également à l'origine du nom de famille Beux, centré sur la Seine-Maritime.

Le déterminant -sur-le-Vey, attesté aux XIIIe et XIVe siècles sous les forme latinisée super Vada, supra Vada « sur les Veys », fait référence à la baie des Veys près de laquelle l'agglomération se trouve, et dont le nom est issu de l'ancien normand vei, vey, , forme dialectale normano-picarde du français gué. Plus précisément, la forme singulière -sur-le-Vey évoque le Petit Vey, gué sur la Vire près duquel l'ancienne paroisse était située, qui permettait de franchir la Vire à pied entre Auville et Isigny-sur-Mer.

Auville[modifier | modifier le code]

Auville attesté au XIIe siècle sous la forme latinisée Auvilla[4].

Toponyme médiéval en -ville (élément issu du gallo-roman VILLA « domaine rural »). Le premier élément est sans doute l'anthroponyme d'origine germanique (francique) Awo (masculin) ou Awa (féminin), d'où le sens global de « domaine rural d'Awo / Awa » [5]. Le déterminant -sur-le-Vey est d'apparition assez tardive (18e siècle) [6].

Microtoponymie[modifier | modifier le code]

Le hameau la Londe, qui signifie en vieux normand « forêt » (de l'ancien norrois lundr « forêt », cf. Yquelon).

Le hameau la Vallée de Catz, du nom de la commune limitrophe Catz.

Le hameau Cantepie, toponyme fréquent dès le XIe-XIIIe siècle (de Cantapia, « chante, pie ! »)[7].

Le hameau Beauvais, toponyme fréquent dès le XIe-XIIIe siècle (forme dialectale de l'Ouest de Beauvoir, « bel aspect »).

Le hameau Cruchy, de Cruciacum « domaine de Crucius » (gallo-romain).

Les lieux-dits en X-ière/-erie sont des habitats ultérieurs, résultant du développement démographique de la Normandie. Ils désignaient le domaine ou la ferme de la famille X, fondée sur les nouvelles terres obtenues par les grands défrichements des XIe-XIIIe siècle. Les essarts prennent le nom des défricheurs, suivi de la désinence -erie (forme semi-savante) ou -ière (forme populaire)[8].

Les autres lieux-dits en (Hôtel / Hameau / Le / Clos / Pont / Maison)-X sont des constructions plus tardives, ils désignaient un bien de la famille X.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1837, Beuzeville-sur-le-Vey (496 habitants en 1836) absorbe Auville-sur-le-Vey (182 habitants) et devient Les Veys[9],[10].

Au XVIe, Beuzeville-sur-le-Vey était réputée pour ses pommes à cidre, comme en atteste Julien du Paulmier, auteur d'un Traité du vin et du sidre en 1589[11] : « Les meilleurs sidres de la Normandie se trouvent en Costentin, & en premier lieu à Beuzeville sur le Vé, chez le sieur duquel lieu se trouvent Chevalier, pomme rayee de rouge, grosse comme un œuf ou plus, aigrette comme Passe-pomme : mais plus succulente, de couleur un peu vermeille au dedans. Le pommier est moyen, & de menu bois. »

La commune fait partie du canton de Montmartin-en-Graignes avant d'intégrer celui de Carentan en 1801.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
 ?  ? Francis Lecler    
1989 mars 2001 Yvon Lorence SE  
en cours Jean-Claude Haize SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 389 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
420 469 536 477 490 496 683 689 660
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
650 680 670 631 622 574 550 521 555
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
550 519 446 462 469 477 492 509 511
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
509 456 392 370 377 358 411 389 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[12])
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique d'Auville-sur-le-Vey avant 1837
1793 1800 1806 1821 1831 1836
154 172 178 179 173 182
(Source : EHESS[10])


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 79-80.
  2. Plus précisément, il s'agit d'une forme adjectivale Bosa « de Boso », accordée avec villa.
  3. L'anthroponyme Boso est l'hypocoristique d'un nom germanique dont le premier élément est bos- « mauvais », tels que Boswald ; cf. Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. I (les noms issus du germanique continental et les créations gallo-germaniques), 1968, p. 60b. L'élément bos- repose sur le radical germanique commun °baus- « enflé, gonflé », d'où « en colère; violent, emporté », et enfin « méchant, mauvais » (cf. ancien saxon bōsi; allemand böse, néerlandais boos « méchant, mauvais »; norvégien baus « fier; violent, emporté »), dérivé de la racine indo-européenne °bheu- « gonfler », au degré en o, soit °bhou-; cf. également l'anglais to boast « se vanter », initialement « se gonfler ».
  4. Cartulaire de Montebourg [Bibliothèque Nationale, ms Latins 10087, Nouvelle Acquisition latine 2433], f° 105.
  5. Ces noms sont des hypocoristiques formés sur un élément awi-, de sens discuté et incertain.
  6. Par contre, celui de Beuzeville-sur-le-Vey est attesté dès 1213.
  7. Toponymie générale de la France. Volume 2 par Ernest Nègre
  8. Voir Histoire de la Normandie
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Auville-sur-le-Vey », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 23 décembre 2011)
  11. Julien du Paulmier, Traité du vin et du sidre, Caen, 1589 (rééd. Éditions des champs, Bricqueboscq, 2003), p. 51.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. « Œuvres mobilières aux Veys », base Palissy, ministère français de la Culture
  14. « Ancien corps de garde », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Manoir de Cantepie », base Mérimée, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]