Quettehou

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Quettehou
L'église Saint-Vigor.
L'église Saint-Vigor.
Blason de Quettehou
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Canton Val-de-Saire
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Saire
Maire
Mandat
Jean-Pierre Lemyre
2014-2020
Code postal 50630
Code commune 50417
Démographie
Gentilé Quettehouais
Population
municipale
1 587 hab. (2012)
Densité 98 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 35′ 33″ N 1° 18′ 13″ O / 49.5925, -1.30361149° 35′ 33″ Nord 1° 18′ 13″ Ouest / 49.5925, -1.303611  
Altitude Min. 1 m – Max. 104 m
Superficie 16,17 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Manche

Voir sur la carte administrative de la Manche
City locator 14.svg
Quettehou

Géolocalisation sur la carte : Manche

Voir sur la carte topographique de la Manche
City locator 14.svg
Quettehou

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Quettehou

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Quettehou
Liens
Site web www.quettehou.fr

Quettehou (prononcé [ketu ] ou [kɛtu ][1]) est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 1 587 habitants[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Quettehou est une bourgade située à la pointe nord-est de la péninsule du Cotentin au cœur du Val de Saire entre la baie de Morsalines ou le "Cul de loup" et le bois du Rabey. Elle est bordée à l'est par Saint-Vaast-la-Hougue, au sud par Morsalines, au nord par Anneville-en-Saire et à l'ouest par le bois du Rabey.

Quettehou est située en dehors des bassins hydrographiques de la Sinope et de la Saire et possède ses propres fleuves côtiers dont le principal est le Vaupreux[3].

Communes limitrophes de Quettehou[4]
La Pernelle La Pernelle La Pernelle,
Saint-Vaast-la-Hougue
Teurthéville-Bocage Quettehou[4] Saint-Vaast-la-Hougue
Videcosville,
Octeville-l'Avenel,
Crasville
Morsalines Mer de la Manche

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Chetellehou en 1042[5],[6], Chetehol en 1080 et 1081[6], Chetehoil en 1080 et 1082[6], Chetehulmum en 1066 et 1083[6], Ketelhou en 1214[6], Kethehou en 1214[6].

L'explication du premier élément Quette- par l'anthroponyme scandinave Ketíll emporte l'adhésion de tous les toponymistes modernes[5],[1],[7]. Il se perpétue dans les noms de familles normands Quétil et Quétel.

En revanche, si la plupart des sources s'accordent pour voir dans l'élément -hou un appellatif anglo-saxon hōh, variante « talon », puis « promontoire en forme de talon, dominant la plaine ou la mer; escarpement rocheux, rivage abrupt », ou encore « légère élévation »[5],[8], seul René Lepelley considère qu'il s'agit du vieux norrois holmr « île, îlot »[1], en se basant dans ce cas, sur une forme unique et plus tardive Chetehulmum, il suppose donc que dans les formes Chetehol et Chetehoil, le m final a chuté.

Remarque : holmr utilisé comme second élément d'un toponyme a régulièrement abouti à -homme / -onne, comme dans Robehomme (Calvados; Raimberti Hulmus 1083, Ramberti Hulmus 1149) ; Suhomme, ancien hameau à Varaville (Calvados, Suhomme 1753/1785) ; les Échommes, hameau à Saint-Senier-sous-Avranches (Manche, Eschehoume 1517); Engehomme (Eure, Engo homme sans date) , nom d’une île de la Seine devant Martot ; les communes de Grand-Couronne et Petit Couronne (Seine-Maritime, Corhulma 1032/1035 , Corone 1261/1270)[9]. En revanche, les formes en -hou sont strictement parallèles à l'emploi de l'anglo-saxon hōh dans la toponymie anglaise, devenu -hoo, -hoe ou -(h)ow, comme dans Northoo (Suffolk); Poddinghoo (Worcestershire); Millhoo (Essex); Fingringhoe (Essex); Rainow (Cheshire), etc.

Le gentilé est Quettehouais[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'origine, le village du Rivage était un petit groupe d'habitations sur la côte. Suite aux invasions germaniques, Ysemberville — le village d'Isambert — est établi à l'orée de la forêt. Par la suite, les Vikings s'installèrent sur la hauteur où se dresse maintenant l'église, donnèrent à leur village le nom de leur chef, Ketill.

En 1086, Mathilde, femme de Guillaume Le Conquérant, fait don à l'abbaye de la Trinité de Caen de la baronnie de Quettehou. Hugues de Morville confie en 1214 le patronage de l'église, avec les deux tiers des dîmes, à l'abbaye de Fécamp, qui acquiert la haute justice à Quettehou, l'autre tiers est attribué au chapitre de la cathédrale de Coutances.

Le 12 juillet 1346, Édouard III, roi d'Angleterre, débarqué le matin à Saint-Vaast-la-Hougue, arma chevalier dans l'église son fils aîné Édouard, prince de Galles dit « le Prince noir », en raison de son armure. Après ce sacre, il dévaste la ville ; c'est le début de la chevauchée d'Édouard III.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason Taillé : au 1er d'azur à l'église du lieu d'argent mouvant du trait de partition, au 2e de gueules au chaudron d'or[12].
Détails Adopté en 1984
Alias
Alias du blason de Quettehou
D'argent à l'aigle de gueules becquée et armée d'or, à la bordure de sable chargée de douze besants aussi d'or[11].

Ce blason est emprunté aux armoiries de la famille de Mons (subsistante), seigneurs de Thybosville à Quettehou aux XVIe-XVIIe siècles.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1808 1840 Thomas Louis Viel    
1840 1840 Jean Quentin    
1840 1848 Louis Le Chevalier    
1848 1876 Eugène Duclouet   Notaire
1926 1945 Alexandre Lecarpentier    
1945 1945 Henri Tournaille   Menuisier-ébéniste
1945 1947 Raymond Lefèvre   Agriculteur
1947 1950 Henri Féquet    
1950 1977 René Mortain   Assureur
1977 1988 Georges Bonnemains   Retraité de l'armée de l'air
1988 1995 Jean-Baptiste Bouché   Commercial
1995 2008 Charles Poisson   Retraité de l'armée de l'air
2008[13] en cours Jean-Pierre Lemyre[14]   Retraité de la défense
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et trois adjoints[15].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 587 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2008, 2013, 2018, etc. pour Quettehou[16]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 1]. Quettehou a compté jusqu'à 1 814 habitants en 1821.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 582 1 291 1 675 1 914 1 812 1 807 1 734 1 640 1 700
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 600 1 598 1 531 1 436 1 380 1 327 1 297 1 238 1 258
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 186 1 170 1 104 1 039 1 029 1 042 1 093 1 202 1 091
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
1 091 1 134 1 163 1 336 1 395 1 475 1 544 1 564 1 587
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Graffiti marin dans l'église de Quettehou.
  • L'église Saint-Vigor, dédiée à l'évêque de Bayeux du même nom. Elle fut bâtie au XIIe siècle et terminée au XIIIe. Le clocher fut construit de 1485 à 1498. À l'entrée du chœur se trouve une chapelle bâtie entre 1612 et 1616 en l'honneur de saint Jean-Baptiste. Cette chapelle est maintenant dédiée à la « bienheureuse Mère Placide Viel » (1815-1877) qui a été béatifiée dans la basilique Saint-Pierre de Rome le 6 mai 1951. Sur les piliers du bas-côté se trouvent de nombreux graffitis datant de la bataille de la Hougue. L'église dépend aujourd'hui de la Paroisse Sainte-Thérèse-du-Val-de-Saire qui fait partie du doyenné de Valognes-Val-de-Saire. Elle fait l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques depuis le 11 octobre 1971[19]. Un Christ en croix des environs de 1600 et une statue de sainte Anne du XVIIe siècle sous classées à titre d'objets[20],[21].
  • Chapelle Notre-Dame d'Isamberville.
  • La Halle aux grains. Construite vers 1865, elle sert actuellement de salle des fêtes.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Quettehou est jumelée avec :

Sports[modifier | modifier le code]

Le Football Club du Val de Saire fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[22].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Placide Viel (1815-1877), bienheureuse catholique, née dans un hameau de la commune.
  • Alfred Mouchel né à Tamerville le 18 décembre 1905, décédé à Quettehou en 1989, éleveur et écrivain patoisant.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet,‎ 1996 (ISBN 2-905461-80-2), p. 204
  2. Population municipale 2012.
  3. SANDRE, « Fiche cours d'eau le Vaupreux (I4--0200) »
  4. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  5. a, b et c François de Beaurepaire (préf. Yves Nédélec), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Paris, A. et J. Picard,‎ 1986, 253 p. (ISBN 2-7084-0299-4, OCLC 15314425), p. 180
  6. a, b, c, d, e et f Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non romanes ; formations dialectales, Genève,‎ 1998 (lire en ligne), p. 1009
  7. Ernest Nègre, op. cit.
  8. Dominique Fournier, Élément -hou, Wikimanche (lire en ligne)
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non romanes ; formations dialectales, Genève,‎ 1998 (lire en ligne), p. 1009
  10. « Présentation de la commune », sur quettehou.fr, site municipal de Quettehou (consulté le 11 janvier 2015)
  11. Attribué abusivement d'après l'ouvrage de l'Université Inter-âges de Basse-Normandie, antenne de Cherbourg, Blasons du Clos du Cotentin, Condé-Caen, Editions Charles Corlet, Presses universitaires de Caen, 1996, ISBN 2-85480-543-7, p. 119.
  12. « 50 417 - QUETTEHOU », sur Armorial de France (consulté le 11 janvier 2015)
  13. « J.-P. Lemyre élu maire du chef-lieu de canton », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 janvier 2015)
  14. Réélection 2014 : « Jean-Pierre Lemyre retrouve son fauteuil de maire », sur Ouest-france.fr (consulté le 7 avril 2014)
  15. « Quettehou (50630) - Municipales 2014 », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 janvier 2015)
  16. Date du prochain recensement à Quettehou, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  19. « Église Saint-Vigor », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Statue : Christ en croix », base Palissy, ministère français de la Culture.
  21. « Statue : Sainte Anne », base Palissy, ministère français de la Culture.
  22. « F.C. Val de Saire », sur Site officiel de la Ligue de Basse-Normandie (consulté le 11 janvier 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]