La Ligne rouge (film, 1998)

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La Ligne rouge

Titre original The Thin Red Line
Réalisation Terrence Malick
Scénario adaptation :
Terrence Malick
roman :
James Jones
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1999
Durée 170 min.

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Ligne rouge (The Thin Red Line ou La Mince Ligne Rouge au Québec et au Nouveau-Brunswick) est un film de guerre américano-canadien réalisé en 1998 par Terrence Malick, sorti en salle en 1999.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En 1942, le film évoque la bataille de Guadalcanal dans le Pacifique opposant les Américains aux Japonais lors de la Seconde Guerre mondiale. Dans un paysage paradisiaque, les soldats vont se livrer une bataille sanglante où tous perdront une partie d'eux-mêmes. « Les monologues intérieurs des personnages finissent par se confondre, pour ne former qu'une seule voix. Une seule âme aux milliers de visages. Et les deviner tous si fragiles, si démunis, si éphémères aussi, procure, à chaque fois le même bouleversement. »[1].

Le film commence par des instants de calme qui se déroulent sur une des îles tenue par les Japonais, Guadalcanal. Le soldat Witt est ensuite réprimandé pour y avoir déserté : le sergent Welsh se veut clément, mais estime le soldat inadapté à l'armée et lui affirme que dans ce monde un homme seul n'est rien et qu'il n'y a pas d'autre monde. Le soldat Witt lui prête tort.

Les personnages, apeurés avant même leur débarquement, doivent parcourir un long chemin pour finalement arriver à la colline 210, fortement protégée par un bunker. L'assaut ne peut être que frontal, accompagné d'une médiocre préparation d'artillerie. Le capitaine Staros constate rapidement que les pertes sont très lourdes. L'intendance ne suit pas, l'eau manque. Il en vient à désobéir à un ordre de son supérieur, lui demandant de redonner l'assaut, ce qui est pour lui un massacre inutile.

Après de longues heures d'attente, une patrouille de sept volontaires est chargée de finir la montée en reconnaissance discrète et d'attaquer si possible. Les soldats parviennent, à l'abri d'une petite corniche, à neutraliser le bunker et à faire des prisonniers.

S'ensuit alors un atroce massacre où les Japonais sont humiliés. L'enfer terminé, les hommes de la compagnie Charlie retrouvent un peu d'humanité en arrivant à l'aérodrome. Ils se voient de nouveau confier une mission. Mais en chemin ils sont repérés par l'ennemi et une nouvelle patrouille part en reconnaissance. La tentative est un échec et pour sauver ses camarades, le soldat Witt se sacrifie seul dans une diversion.

Commentaires[modifier | modifier le code]

Le film explore le comportement d'hommes ordinaires lors d'un conflit armé ; le motif principal du film tourne autour du vivre et du mourir en temps de guerre et, par extension, en général. Bien qu'étant composé de scènes d'action intense et se voulant réalistes, le film est surtout un poème sur la guerre, ou plutôt contre la guerre.

Des scènes ultraviolentes côtoient des plans qui montrent une nature merveilleuse, apaisante, exubérante, le contraste mettant l'accent sur l'absurdité de la guerre. Le film est ponctué de nombreux gros plans sur la flore ou la faune, ou de longs plans statiques montrant des scènes de vie quotidienne des habitants de ces îles, comme pour mettre en évidence la fragilité du milieu, livré à la brutalité aveugle de la guerre et des techniques modernes dévastatrices.

Les voix off sont constamment privilégiées pour permettre au spectateur d'accéder au monde intime des personnages, à leurs réflexions sur la vie et le sens de la vie, la mort et les préoccupations métaphysiques, la guerre et les raisons de la violence, la nature humaine.

Malgré de nombreux acteurs connus au générique, il n'y a pas à proprement parler de rôle principal.

Concernant le casting, Edward Norton s'est vu proposer un rôle mais a refusé. Plusieurs autres stars comme Leonardo DiCaprio, Matthew McConaughey, Johnny Depp, Brad Pitt, Nicolas Cage, Kevin Costner, Peter Berg, Ethan Hawke, Dermot Mulroney et William Baldwin se sont vu proposer les rôles du film, jusqu'à aller rencontrer le réalisateur, mais ont refusé.

Au montage final, de nombreuses séquences ont été supprimées, notamment celles avec Mickey Rourke, Gary Oldman, Bill Pullman et Lukas Haas. De plus, Billy Bob Thornton aurait enregistré plus de trois heures de narration, qui ont été remplacées par la suite par les voix off des interprètes du film.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Drapeau des États-Unis États-Unis : 15 janvier 1999
Drapeau de la France France : 24 février 1999

Distribution[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Guide du cinéma chez soi, hors-série de Télérama, édition 2002, article « La Ligne rouge ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]