Catch

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Deux hommes en train de lutter à Sikeston, Missouri, États-Unis (Mai 1938).
Christopher Daniels sautant du haut de la troisième corde.

Le catch, lutte professionnelle ou lutte[1] au Québec et au Nouveau-Brunswick, est une forme de spectacle combinant performances sportives et théâtrales[2]. Il se présente sous la forme de galas organisés par des compagnies itinérantes reproduisant les codes des sports de combat. Cette forme particulière de sport trouve ses origines dans la lutte gréco-romaine et la lutte libre auxquelles sont venus s’ajouter au fil du temps divers coups, des prises basées sur la force ou sur les projections et des manœuvres acrobatiques, plus ou moins sous l’inspiration de divers arts martiaux. Ce sport se place également dans le domaine du divertissement sportif.

Les résultats des combats sont toujours prédéterminés afin d’assurer le spectacle et de pouvoir « raconter une histoire ». De plus, l’impact des prises est moindre qu’il n’y paraît afin de prévenir les risques de blessure. Ceci fut longtemps gardé secret mais depuis une vingtaine d’années, ceci est publiquement admis, y compris par la plupart des gens de ce milieu. Cependant, ceci n’est jamais discuté pendant la présentation des combats en eux-mêmes pour permettre la suspension consentie de l’incrédulité du spectateur, spécifiquement appelé dans le catch « kayfabe ».

Puisant ses origines dans les spectacles de foire itinérants américains du XIXe siècle, le catch a évolué pour devenir un genre de spectacle à part entière comptant toutes sortes de spécificités propres à chaque région du monde selon leurs différences culturelles. En Amérique du Nord, c’est un secteur d'activité médiatique et commercial d'importance qui a connu plusieurs périodes de prééminence dans la culture populaire.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme « catch » (« attraper » en français) peut être considéré comme un faux anglicisme car il est dérivé de l'ancienne expression anglaise catch-as-catch-can (en français « attrape-le comme tu peux », voir Catch wrestling). En Amérique du Nord francophone, il est question de « lutte » ou « lutte professionnelle »[3],[4] et dans le langage familier, « catcher » signifie attraper ou comprendre. Il est nommé Puroresu プロレス en japonais (contraction japonisée de "professionnal wrestling") et Professional Wrestling en anglais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Un ring de catch classique à quatre côtés, celui ici de la WWE.

Le typiques de l'Europe du XIXe siècle[5],[6]. Les cirques proposent à cette période des combats mettant en scène un assemblage de techniques piochées dans diverses écoles de luttes traditionnelles. Les premières troupes de lutteurs professionnels indépendants des cirques se forment en Europe entre 1840 et 1860 de Bordeaux à Saint-Pétersbourg, en passant par Lyon, Vienne, Berlin et Varsovie, notamment. Ces troupes sont sous la coupe d'un manager. La plus fameuse organisation de lutte professionnelle est celle de Saint-Pétersbourg, créée en 1885, qui compte plusieurs dizaines de filiales à travers l'Europe. En Grande-Bretagne, en revanche, la priorité est laissée à la boxe, et la lutte professionnelle n'y connaît longtemps aucun écho. La Première Guerre mondiale ferme l'âge d'or de la lutte professionnelle en Europe. Les fédérations nationales et internationales de luttes sportives entravent clairement le développement de cette activité sur le Vieux Continent entre les deux guerres. En Suisse, toute publication sur le sujet est même interdite[7]. Quelques organisations parviennent toutefois à opérer, mais leur impact reste très limité. Les États-Unis ravivent la flamme au début des années 1960.

Tous les 10 février, les fans de catch sont invités à exprimer leur sport préféré que ce soit en se baladant dans la rue avec des ceintures, en mettant des habits montrant clairement le catch ou un (ou plusieurs) catcheur(s)[réf. nécessaire].

Différents types[modifier | modifier le code]

En Amérique[modifier | modifier le code]

Conquête mondiale[modifier | modifier le code]

Le catch américain a conquis le monde depuis l'adoption du Sports Entertainment par la World Wrestling Federation. Shawn Michaels, Triple H, ou The Undertaker sont considérés comme faisant partie des plus grands catcheurs de l'histoire de ce sport spectacle. Hulk Hogan peut être considéré comme le responsable de la popularité du catch moderne, notamment grâce à sa victoire contre The Iron Sheik lors du WWF International Heavyweight Championship[9] le 23 janvier 1984 au Madison Square Garden de New York. Hogan, soutenu par ses nombreux fans, a lancé un phénomène de mode, connu sous le nom de "Hulkamania", qui a permis à sa fédération de signer des partenariats avec de grandes chaînes câblées américaines et de proposer la première offre de catch télévisé disponible en paiement à la séance (pay-per-view) : WrestleMania, le 31 mars 1985. WrestleMania est depuis lors devenu la grande tradition annuelle de catch, à la manière du Super Bowl pour le football américain.

Guerre de popularité[modifier | modifier le code]

Le monde du catch doit sa grande popularité à Vincent Kennedy McMahon dit Vince McMahon ou Vinny Mac, grand patron de l'organisation WWE. Celui-ci est l'héritier d'une longue lignée de personnes investies dans le monde du catch. En devenant patron de la WWE (ex-WWF) à la fin des années 1970, il a donné au catch ses lettres de noblesse. Souvent dépeint comme un visionnaire, il a en effet réussi à faire naître des scénarios exceptionnels pour aboutir à des combats mémorables. Au milieu des années 1990, la popularité de la WWF a commencé à battre de l'aile, au profit de la World Championship Wrestling, fédération détenue par le milliardaire Ted Turner (qui faisait venir dans son spectacle les plus célèbres catcheurs WWF). S'engageront alors ce qui a été nommé les Monday Night Wars : tous les lundis soirs, l'émission WWE Raw de la WWF faisait face à Monday Nitro de la WCW sur une chaîne concurrente. L'issue de cette lutte fut longtemps incertaine mais faillit mettre la WWF sur la paille. Finalement, les idées audacieuses de McMahon et la mauvaise gestion de la WCW (détaillée dans le livre de R.D. Reynolds et Bryan Alvarez, The Death of WCW) signèrent l'arrêt de mort de la WCW qui sera rachetée pour une bouchée de pain par McMahon.

Parmi les erreurs stratégiques qui ont précipité la chute de la WCW : l'incapacité des bookers successifs (notamment Eric Bischoff et Vince Russo) à renouveler leurs scénarios, leur trop grande confiance dans la popularité de stars vieillissantes (Hulk Hogan, Kevin Nash, Lex Luger) dans des matchs sans cesse plus poussifs, au détriment de catcheurs moins connus mais plus talentueux, une multiplication des dépenses inconsidérées… Il peut être consiéré que l'erreur de jugement qui fut le dernier clou du cercueil de la WCW fut de laisser un acteur, David Arquette, gagner la ceinture de champion des poids lourds dans un simple but publicitaire. L'événement était si inattendu que toute la presse américaine en fit l'écho, mais les fans, furieux de voir gagner Arquette, se détournèrent en masse et de façon définitive de la WCW.

En face, McMahon sut injecter du sang neuf à sa fédération. Délaissant le côté « divertissement familial » du catch des années 1980, il se tourna vers le public des adolescents et jeunes adultes en offrant un produit adapté à la génération MTV. Privé de ses stars, il en fabriqua de nouvelles, transformant en vedettes des catcheurs rejetés par la WCW tels que Steve Williams et Mick Foley, qui devinrent parmi les plus grandes stars du catch de tous les temps à la WWF sous les noms de Stone Cold Steve Austin et Mankind. Il cassa les traditionnels rôles de face et heel ; désormais, le personnage adulé par les foules peut également être un rebelle mauvais garçon. Cette ère de changement, souvent nommée Attitude Era, est principalement symbolisée par Steve Austin et disparaîtra plus tard au profit de "héros" plus conventionnels comme John Cena.

Une des manœuvres qui permit à la WWE d'obtenir plus de fans fut l'invitation de Mike Tyson dans un WrestleMania. Les fans se sont alors détournés de la WCW pour voir si le boxeur prendrait part à l'action. Finalement, il ne catcha pas mais le public découvrit réellement Stone Cold Steve Austin et ne retourna plus jamais vers la WCW.

Depuis la fermeture de la ECW & la WCW (2002) à 2005, la WWE n'a plus aucun concurrent sérieux dans le monde (en termes de puissance économique et de scores d'audience du moins), ayant absorbé ses deux principaux rivaux, WCW et ECW. Il reste néanmoins un très grand nombre d'autres fédérations encore actives aux États-Unis, telles que la Ring of Honor ou encore la Total Nonstop Action Wrestling qui commence à devenir célèbre. Les fédérations dites « indépendantes » (de petite taille, dont les shows ne sont généralement pas diffusés à la télévision, et qui ne détiennent aucun contrat d'exclusivité avec les catcheurs qui s'y produisent) sont toujours populaires auprès des smarts. Mais à partir de 2005, la Total Nonstop Action Wrestling est une fédération qui augmente en audience et popularité, elle concurrence la WWE, notamment avec l'arrivée de catcheurs très célèbres et populaires (ex en 2010 : Ric Flair, Jeff Hardy, Hulk Hogan et Mickie James) et d'autres légendes de la ECW (ex: Rob Van Dam et Tommy Dreamer). Eric Bischoff a notamment commencé là-bas en janvier apportant une cote importante à la compagnie. L'équipe la plus populaire, les Hardy Boyz se sont reformé a iMPACT! grâce à l'arrivée de Matt Hardy. En 2012, la TNA concurrence sérieusement la WWE, notamment en termes de cote d'écoute et de la qualité de leurs matchs.

Mexique et Japon[modifier | modifier le code]

Le Japon et le Mexique accueillent également d'importantes fédérations, moins basées sur le sport divertissement et plus orientées sur le côté sportif ou dangereux du catch. Le catch mexicain popularise le Lucha libre, alors que le catch au Japon est basé sur le Puroresu. Les faibles diffusions des shows et le marché dans le monde font le Puroresu et le catch mexicain, moins populaires.

En revanche, il existe également des fans qui décident de connaître d'autres « catch » que le catch américain. Au Japon, il existe des grands stars très connues dans le monde entier. Des grands noms peuvent être cité comme Kenta Kobashi, Toshiaki Kawada, Mitsuharu Misawa, Shoichi Funaki, Keiji Mutō/The Great Muta, Jushin Liger, Tiger Mask, Antonio Inoki, Yoshi Tatsu, Tajiri ou alors Shohei Baba. Même chose du côté du Mexique, il y a aussi des grands noms comme Rey Mysterio, Sr, El Santo, Chavo Guerrero, Eddie Guerrero, Juventud Guerrera, Alberto Del Rio,Sin Cara etc. qui sont des grands vedettes. La popularité de certains catcheurs non américains est souvent due à leurs apparitions dans les grandes fédérations américaines, notamment la TNA, la WWE, le WCW, etc. pour un fan qui ne regarde que le catch americain.

En France[modifier | modifier le code]

Le catch connaît son apogée en France avant la Première Guerre mondiale, âge d'or européen de la lutte professionnelle, ou plutôt de « Catch as Catch can », comme elle est alors généralement nommée[10]. Malgré les interdits fédéraux, le catch survit entre les deux guerres.

Dans les années 1950-1970, les spectacles sont fréquents, notamment au Cirque d'hiver de Paris, dans des foires ou à l'occasion de galas spéciaux comme en l'honneur du 14 juillet. Les Français ont à partir de 1952 la possibilité de suivre des matchs à la télévision[11]. Roger Couderc et Thierry Roland assurent généralement les commentaires des matchs télévisés. Les grands noms français du catch sont l'Ange Blanc (Charles Eltes), André le Géant (André Roussimof), le tigre de la lutte, Le Bourreau de Béthune (Jacques Ducrez), Le Petit Prince (Daniel Dubail), Jean Corne, Zarak, Claude Roca, Abdesslam El Alami, Robert Duranton, Cheri-Bibi (Roger Trigeaud) ou encore Roger Delaporte[12],[11].

Image d'André the Giant, icône française du catch.

Souffrant d'une mauvaise réputation et d'un problème de renouvellement de génération, le catch connaît une crise entre le milieu des années 1970 et le milieu des années 1980. Le catch connaît un soubresaut dans les années 1980 grâce à la télévision et la chaîne Canal+ qui en 1985 achète les droits de la WWF et plus tard quatre de ses plus importants spectacles visibles aux États-Unis en paiement à la séance. Mais si cette période relance l'intérêt public du catch en France, elle impose aussi le style américain comme la référence plaçant alors l'école française dans l'ombre.

Canal+, diffusa l'émission WWF Superstars, puis WCW Nitro de 1997 à 2000, et à nouveau WWF Superstars de 2000 à 2002.

En 2000, AB Groupe obtenait les droits sur la WCW, et diffusait WCW Monday Nitro sur RTL9 et WCW Thunder sur Action. Canal stoppait définitivement le catch sur ses antennes en 2002, faute d'argent alors qu'elle était en pleine crise financière à l'époque. La WWE passait peu de temps après sur RTL9. Cependant, le délai par rapport à la diffusion aux États-Unis était important, il a été jusqu'à deux mois (une semaines actuellement), l'explication serait que la mise en commentaires français mettrait du temps, étant donné qu'elle n'est pas réalisée dans les studios de la WWE. Le catch commence à faire son retour, WWE SmackDown est diffusé sur NT1 à partir de 2006, et diffuse désormais RAW, les pay per views de la WWE sont désormais tous disponibles en DVD chez les marchands de journaux, et la fédération WWE est revenue en France pour la première fois depuis 14 ans le 24 avril 2007, au Zénith avec la branche de Raw. Les 5800 billets étaient vendus en moins de 4 mois à travers le bouche à oreilles des fans de catch du web. Ce fut un énorme succès pour ce retour tant attendu. Juste après l'annonce du sold-out, début 2007, l'organisateur annonçait un second show qui se déroulait 14 septembre 2007 au Palais omnisports de Paris-Bercy à guichet fermé pour la branche SmackDown!. La division du vendredi soir fait son retour le 13 avril 2008 au flambant neuf Zénith de Strasbourg, alors que RAW fera son retour en France le 27 septembre à Bercy. WWE SmackDown sera également présent le 6 novembre 2008 au Palais Nikaia de Nice. Le 16 mars 2008, Alexandre Bompard, directeur des sports de Canal+ annonce dans le Journal du dimanche le retour du catch sur ses antennes, avec les PPVs et un magazine hebdomadaire sur Canal+ Sport présenté par Mariella Tiemann, et ce dès le 17 avril 2008[13]. Le 27 juin 2008 paraît le premier numéro de Génération Catch, magazine consacré à la NWE. Le 17 septembre 2008 paraît le premier numéro de Planète Catch, magazine consacré à la WWE et à la TNA. La WWE a également annoncé la parution du magazine de la WWE en français à partir de janvier 2009. La TNA a diffusé iMPACT! en 2009 sur W9 et TNA Impact! est depuis septembre diffusé sur Ma Chaine Sport. Les Pay-per-view de la TNA sont diffusés sur la VOD de Ma Chaine Sport avec Celian Varini au commentaire. La TNA a fait une tournée européen en janvier 2010 et 2011 et est passé a la Halle Tony Garnier a Lyon et au Zénith de Paris, mais depuis ne revient pas dans notre pays. Des fans de la TNA ont donc lancé un mouvement sur Facebook (Impact Wrestling France) et sur Twitter (@TNA_France) pour que la fédération revienne en 2014.

Organisations françaises[modifier | modifier le code]

Le catch français, qui n'était plus que l'ombre de lui-même depuis les années 1960, a lui aussi droit à un regain d'intérêt à partir des années 2000.

Il existe actuellement en France quelques sections de lutte pouvant prétendre à une activité grandissante :

  • L'Association Biterroise de Catch (ABC) [14] s'occupe du Sud de la France en y organisant des galas dont une production régulière à Béziers et Villeneuve-lès-Béziers.
  • L'Association Catch Essonne (ACE) Présente en Essonne, elle a été créée le 16 octobre 2008 et régie par la loi de juillet 1901. Sa devise : Prévention, Loisirs, Spectacle. Elle forme aussi de jeunes catcheurs et produit un show tous les deux mois
  • L'Association les Professionnels du Catch (APC)[15] propose un catch assez comparable à celui pratiqué en France dans les années 1960. Elle se produit assez régulièrement au Studio Jenny à Nanterre.
  • La Ligue Nationale de Catch (LNC) [16] propose un catch dit "sportif". Elle se produit dans l'Est de la France. Elle tient deux écoles avec comme entraîneur David Michel.
  • La International Catch Wrestling Alliance (ICWA) dont Pierre "Booster" Fontaine est le président, a fait son apparition en 2002. Son style s'oppose à la WS en s'inspirant du catch pratiqué aux États-Unis et au Canada. Cette prise de position leur a valu les foudres des défenseurs du catch « à l'ancienne ». Elle est actuellement la seule organisation française reconnue par la National Wrestling Alliance au niveau international.
  • La Wrestling Stars[17] est une des plus célébres promotions, ce qui lui a permis d'être ancrée dans le paysage français en ayant été la seule organisation à faire des spectacles pendant les années sombres. La WS revendique un style européen, voire français, qui serait complètement opposé à un catch américain.
  • La FFCP (Fédération Française de Catch Professionnel) est une ancienne promotion dont le nom a été réutilisé par son nouveau président Marc Mercier. Sa réouverture date de 2006. Elle présente un catch quasiment similaire à la WS tout comme le principe de leur école avec le passage de rubans.
  • L'ABCA (Association Beauvaisienne de Catch et d'Athlétisme) est une promotion située à Beauvais et créée en 1956 par Monsieur Villeroy. Son actuel Président est Olivier Grignon, depuis 1985.
  • la FRPW (Fighters Revenge Pro Wrestling) est une promotion Bordelaise qui propose des spectacles régulier ainsi que sa propre école située à Pessac. Celle ci est dirigée par le catcheur franco islandais Ragnar.

Règles[modifier | modifier le code]

Les règles d'un match de catch sont utilisées pour accentuer l'impression de combat. Si elles permettent de désigner un vainqueur, elles sont surtout là pour enrichir le déroulement d'un match, l'arbitre faisant alors office de troisième participant. Par exemple si un catcheur subit une prise de soumission, il peut donner l'illusion au public qu'il va d'abord abandonner puis attraper l'une des cordes pour provoquer la règle du rope break et obliger l'arbitre à forcer son adversaire à casser la prise (celui-ci a alors 5 secondes pour le faire sous peine de disqualification).

Compte de trois[modifier | modifier le code]

C'est la technique de base pour obtenir la victoire. Aussi appelée le tombé (pinfall en anglais), il consiste à river les épaules de son adversaire au ring pendant trois secondes, ce décompte est effectué par l'arbitre qui frappe le compte de la main sur le ring. Le compte de l'arbitre peut être interrompu lorsque le catcheur soumis décolle une épaule du sol avant le compte de 3 ou quand il arrive à attraper une corde du ring. C'est ce qui est nommé rope break.

Abandon[modifier | modifier le code]

John Cena exécutant le STF sur Batista.

Un lutteur pris dans une prise de soumission peut être forcé d'abandonner. Pour marquer son abandon, il tapote (tap out en anglais) sur le ring, son adversaire ou fait signe à l'arbitre. Pour se dégager d'une prise de soumission, un catcheur peut attraper une corde du ring qui force l'attaquant à briser sa prise, selon la règle du rope break. Il peut également tenter de se dégager en frappant, projetant, ou renversant son adversaire, lui faisant ainsi rater sa prise.

Un knockout est aussi considéré comme un abandon, l'arbitre communique avec le catcheur, si celui-ci ne répond pas à l'arbitre, il perd ; l'arbitre lève la main du catcheur puis la lâche, au bout de la troisième chute consécutive de la main sans que le catcheur ne soit parvenu à la maintenir tendue, l'arbitre le déclare K.O.

Décompte extérieur[modifier | modifier le code]

Il est possible de gagner sur un décompte extérieur (ou count-out en anglais) où l'adversaire resté trop longtemps en dehors du ring, en général le temps que l'arbitre compte jusqu'à 10 (20 secondes dans le catch japonais). Si l'autre catcheur (qui est resté sur le ring) descend du ring, l'arbitre est obligé de refaire le décompte. Généralement, un match se finissant de la sorte ne peut voir une ceinture de championnat changer de mains même si le challenger a remporté le match, c'est une règle qui n'est pas constante mais qui revient très souvent.

Un exemple classique d'usage du ring out est lorsqu'un catcheur incarnant un méchant (personnage heel) détenant un titre de champion perd volontairement son match en quittant le ring. Il conserve ainsi son titre tout en s'attirant les foudres du public. Si deux catcheurs sont tous deux hors du ring à la fin du décompte, l'arbitre déclare la fin du match par double décompte à l'extérieur (double count-out), c'est donc un match nul. Cette issue du match n'est que rarement utilisée.

Disqualification[modifier | modifier le code]

Enfin, il est possible de gagner sur une disqualification de l'adversaire dans un match classique.

Le catcheur est disqualifié s'il :

  • emploie une attaque interdite (illégale)
  • utilise un objet comme arme pour tricher (sauf pour les match hardcore et un match sans disqualification où les catcheurs ont le droit d'utiliser des armes)
  • agresse l'arbitre
  • refuse d'exécuter un ordre de l'arbitre (habituellement, l'arbitre compte jusqu'à 5 et si le catcheur continue toujours, il est disqualifié), par exemple :
    • donner plusieurs coups (de poing ou de pied) sur un adversaire reposant contre le turnbuckle ou alors allongé par terre
    • refuser de lâcher une prise quand son adversaire a fait un rope break
    • tirer les cheveux
    • mordre l'adversaire
    • met ses doigts dans les yeux de son adversaire plus d'une fois
    • donne un coup bas à son adversaire (hors matchs féminins)
  • Interférence : si une personne non impliquée dans le combat intervient en faveur d'un des catcheurs, celui-ci est disqualifié.

Il existait auparavant une règle qui interdisait la projection de son adversaire par-dessus la troisième corde (supérieure). Cette règle n'est cependant plus appliquée.

Cependant, il existe des matchs ayant les règles du catch hardcore où tous les coups sont permis.

« Non déclaré »[modifier | modifier le code]

Un match peut être « non déclaré » (No contest » en anglais), lorsqu'un évènement ou une interférence n'impliquant pas les deux catcheurs empêche le match de se terminer. Dans ce cas-là, il n'y a pas de gagnant.

Les cas les plus habituels sont :

  • une personne se blesse elle-même (non par une autre personne)
  • une personne (ou plusieurs) décide d'attaquer les deux combattants

Égalité[modifier | modifier le code]

Il se peut qu'un match se termine par un match nul, il n'y a donc aucun gagnant et perdant. Les causes peuvent être :

  • un double décompte extérieur (double count-out).
  • Lorsque deux catcheurs ou plus sont à terre, l'arbitre commence un décompte : il faut au moins impérativement qu'un des deux catcheurs se relève avant que l'arbitre compte jusqu'à 10, sinon, le match devient un match nul.
  • Un double abandon, un double décompte de trois, ou encore lorsqu'un catcheur abandonne en même temps que l'arbitre ait fini le décompte de trois (ces faits sont extrêmement rares).
  • Un double tombé si lors du compte de 3 de l'arbitre les deux catcheurs ont les épaules au sol. Par exemple l'un des catcheurs maintient les épaules de l'autre au sol, tout en ayant ses propres épaules au sol (même sans être couvert).

Règles pour les matchs spéciaux[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Type de match au catch et Tag team.

Il est possible que certains matchs soit soumis à diverses stipulations (matchs spéciaux).

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Personnages[modifier | modifier le code]

Frank Gotch, lutteur professionnel des années 1900.

Contrairement aux autres sports de combat, un match de catch sert généralement de prétexte à raconter une histoire (storyline) pour distraire les spectateurs et les pousser à se prendre au jeu. Par exemple, le catcheur jouant le rôle du « méchant » (heel) passe son temps à « tricher » pour forcer la foule à le huer. Ainsi, les fans s'amusent en encourageant le « gentil » (face) à gagner son match. Malgré cet aspect théâtral, le catch possède un aspect sportif indéniable nécessitant une condition physique hors-pair de ses participants, capables d'accomplir de réelles prouesses physiques sans se blesser (dans la plupart des cas).

La plupart des catcheurs américains et européens possèdent un gimmick. Dans les grosses compagnies de catch américaines la nature des gimmicks a beaucoup évolué au fil du temps. Au début ils se limitaient au simple comportement du catcheur dans le ring (celui qui respecte les règles contre celui qui ne les respecte pas). Par la suite les gimmicks ont évolué pour s'imprégner des différentes facettes de la personnalité (un narcissique, un courageux, etc.), pour finalement devenir encore plus précis (un biker, un milliardaire, etc.). De nos jours, les gimmicks peu réalistes tendent à disparaître et les lutteurs préfèrent axer leurs personnages sur une caractéristique comportementale (par exemple Edge a un look de rock star, mais son gimmick consiste à ne pas le faire passer pour une rock star).

Les catcheurs japonais sont montrés comme des combattants d'arts martiaux (karaté, judo, muay thai, etc.), plutôt que des combattants du « catch américain ». L'utilisation du gimmick est plutôt rare au Japon.

Contrairement à la tendance générale, le Mexique voit ses lutteurs se démarquer en axant leur gimmick vers plus d'exubérance, certains allant même jusqu'à copier l'iconographie de personnages de comics book (Iron Man, Spider-Man, etc.) ou encore de rocker (Kiss demon).

Match et histoire[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, un show de catch dure généralement 2 heures pour un show normal et entre 3-4 heures pour un show de plus grande importance (visibles en paiement à la séance : WrestleMania, SummerSlam, Bound for Glory Slammiversary sont des exemples célèbres). Traditionnellement, le match oppose un gentil à un méchant mais ce n'est pas systématique. La façon dont un catcheur gagne un match sert avant tout à faire avancer le scénario de sa rivalité avec son adversaire. Les rivalités sont décidées par les bookers et ne reflètent pas (ou pas forcément) une véritable animosité entre les catcheurs concernés.

L'issue du match est toujours prédéterminée par les bookers. Le gagnant n'est pas forcément le catcheur le plus talentueux ou le plus populaire : victoires et défaites servent avant tout à raconter une histoire. Pour les matchs de moindre importance, les participants se contentent de déterminer et de répéter les temps forts[réf. nécessaire] (appelés spots) : prises risquées, saut depuis la troisième corde, bagarre hors du ring, renversement de situation, prise de finition, etc. Le reste est improvisé.[réf. nécessaire]

Les interviews et les longues déclarations au micro jouent une part de plus en plus importante du spectacle car elles servent de mise en scène pour des matchs futurs.

Lors des shows locaux ou house show (shows non télévisés), le catcheur favori de la foule (Face) gagne généralement, sauf si le détesté de la foule (heel) est bien plus populaire que lui. Lors d'un match de championnat, si le champion est heel, il sera plus enclin à gagner en trichant ou en se faisant volontairement disqualifier ce qui dans tous les cas lui permet de conserver sa ceinture). En règle générale les shows locaux se concluent par la victoire d'un ou des faces lors du match principal (main event), afin de rendre le public heureux.

Entrée[modifier | modifier le code]

Jeff Hardy et Triple H qui font leur entrée à un house show de Raw en Australie.

L'entrée au ring d'une personne permet à n'importe qui d'entrer dans l'arène et jusqu'au ring. Aujourd'hui, tous les catcheurs sont accompagnés par de la musique. Beaucoup de catcheurs, particulièrement à la WWE et à la TNA, ont leur(s) musique(s) et paroles spécialement créées et écrites pour leur entrée sur le ring. Les musiques sont choisies et créées en fonction du personnage du catcheur.

Autres éléments inclus dans l'entrée d'un catcheur :

  • Vidéo montrant le catcheur souvent en action ou/et représentant son gimmick
  • Pyrotechnie et/ou fumée
  • Effets de lumière
  • Entrées avec des véhicules (par exemple JBL, Alberto del Rio, Eddie Guerrero qui entrent généralement en voiture dans la salle)
  • faisant du culturisme et/ou des gestes/mouvements, souvent en montant sur les cordes devant la foule
  • accompagné par un manager, valet ou un enforcer.

L'entrée d'un catcheur est souvent liée à son gimmick : il ne saluera plus le public ou ne tapera pas dans les mains que les gens lui tendent s'il est heel sauf exception.

État d'esprit[modifier | modifier le code]

Puisque le catch est scénarisé, chaque personnage dispose d'une personnalité. Traditionnellement, trois catégories se distinguent:

  • le Face, populaire. Il est respectueux du public et des autres catcheurs. C'est le chevalier blanc du catch, qui en respecte toutes les règles avec loyauté : il ne commet pas de coups illégaux, il relâche immédiatement ses prises de soumission en cas de rope break, il respecte ses adversaires... Il tend à utiliser de belles prises grandioses qui agitent l'approbation du spectateur. L'exemple du face typique est Ricky Steamboat, ou bien encore Hulk Hogan dans ses années à la WWF.
  • le Heel, hué par le public. Son rôle prévoit de mépriser les faces, mais aussi le public voire les arbitres et autres officiels de la fédération (manager général, président). Narcissique, il ne respecte pas nécessairement non plus les autres heels. Le heel est quasi-systématiquement présenté comme plus faible que le face car il recourt à la tricherie, la tromperie, la malice, la lâcheté et la fourberie pour parvenir à ses fins. C'est un faire-valoir permettant au face de paraître plus puissant et courageux qu'il ne l'était déjà. Rares sont les heels téméraires. On cite par exemple Ted DiBiase, "Classy" Freddy Blassie ou encore Gorgeous George comme heels de légende.
  • le Tweener, ni aimé, ni détesté. Il transcende la frontière classique entre face et heel. Le tweener a proliféré dans les grosses productions américaines de la fin des années 1990. Fortement lié à l'ère Attitude de la WWF, Stone Cold Steve Austin en est ainsi le meilleur exemple. Bien qu'adulé par les fans, ce dernier jure, boit de la bière et n'hésite pas à s'attaquer à tout le monde. Si ce type de gimmicks a connu une croissance à cette époque précise, c'est parce que la WWF et la WCW visaient alors un public d'adolescents et de jeunes adultes, désireux d'un programme plus mature et imprévisible que le public familial des années 1980.

Ces trois catégories ne cloisonnent pas le personnage à leur formelle description. Un personnage peut très bien évoluer à travers différents groupes, voire se forger à l'intérieur de sous-groupes, se révélant ainsi plus complexe et nuancé. Quand un catcheur change radicalement de bord, on parle alors de heel turn ou de face turn.

Style de combat[modifier | modifier le code]

Différents styles de combat peuvent définir des groupes de catcheurs ou catcheuses. Les voici :

  • Brawling (ou "bagarre") : Catcheur utilisant principalement des coups (coups de poing, coups de pied, de genou, etc). Exemples : Stone Cold Steve Austin, Rob Van Dam, The Sandman, Tommy Dreamer, Sheamus et plus généralement tous les catcheurs qui ont ou avaient fait du hardcore leur élément premier. Les catcheurs japonais sont particuliers dans la mesure où ils sont quasiment les seuls à allier autant des styles de Brawling (ils maitrisent les arts martiaux) à des styles Powerhouse ou Technical.
  • Powerhouse : Comme son nom l'indique, qualifie les catcheurs puissants utilisant principalement des prises telles que des violentes projections au sol etc. Exemples : Abyss, The Big Show, The Great Khali, Mark Henry, Ryback et plus généralement tous les catcheurs dotés d'un physique hors-norme (musculairement ou anatomiquement parlant).
  • High-flying (Voltige) : Concerne surtout des catcheurs poids-moyen utilisant beaucoup d'acrobaties ou de prises nécessitant un certain élan dans les airs. Exemples : Jimmy Snuka, A.J. Styles, Sin Cara, Rey Mysterio, Evan Bourne, Jeff Hardy, Matt Hardy et plus généralement un grand nombre de catcheurs poids-moyen. En général les High-flyers possèdent quand même également un style Technical.
  • Hardcore (Spécialiste des matches hardcore) : S'accorde souvent avec le style de Brawling. Catcheur spécialiste des armes, des matchs hardcore et donc de tout ce qui est interdit dans un match régulier. Exemples : Terry Funk, Mick Foley, Tommy Dreamer.

Attitudes[modifier | modifier le code]

S'ajoutent à ces styles de combat certaines attitudes, définies souvent par la caractéristique Face/Heel d'un catcheur. Les faces comme les heels peuvent interagir avec la foule ou la provoquer. Ceux qui ont tendance à beaucoup interagir avec la foule sont qualifiés de showmen. Typique aux heels en revanche, le fait de ne pas hésiter à transgresser les règles dans le dos de l'arbitre (excepté pour Eddie Guerrero car sa gimmick en face voulait le contraire). Le face aura plus tendance à écouter les ordres de l'arbitre, mais aussi effectuer un maximum de prises différentes et/ou impressionnantes dans le but de satisfaire son public.

Sur le ring, clean (propre, gentil) est une tactique typiquement face, et dirty (sale, pourri) une tactique typiquement heel.

Exceptions[modifier | modifier le code]

Des catcheurs neutral (neutres), dits tweeners c'est-à-dire sans véritable côté face ou heel défini, peuvent se balancer entre les deux tactiques clean et dirty en fonction de qui ils affrontent, de la popularité et surtout du camp face/heel de leur(s) adversaire(s).

Émissions et pay-per-view[modifier | modifier le code]

Les organisations de catch telles que la WWE, la TNA ou encore la ROH possèdent des shows et pay-per-view où se déroulent les matchs et les histoires.

Les shows (ou émissions) sont des émissions où se déroulent les histoires et les matchs. Les shows de la WWE sont actuellement au nombre de six :

  • Raw : Division de la WWE où apparaissent les catcheurs de Raw et de SmackDown. Émission WWE la plus populaire, diffusée en direct le lundi soir aux États-Unis.
  • SmackDown : Division de la WWE où apparaissent la moitié des catcheurs de la fédération. Émission WWE enregistrée le mardi soir et diffusée le vendredi soir aux États-Unis (elle est parfois diffusée en direct).
  • WWE Superstars : Show d'une heure basé sur des catcheurs n'ayant pas de temps d'antenne suffisant à Raw et SmackDown. Diffusé le jeudi aux États-Unis.
  • WWE Main Event : Show composée de 1 ou 2 matchs pouvant correspondre à des Main Event de Show hebdomadaire (Raw et Smackdown) ou de PPV. Enregistré le Mardi soir et diffusé le mercredi aux États-Unis.
  • NXT: Show composé de nouvelles recrues (rookies) sous la charge de professionnels (appelés pros, des catcheurs WWE en fait) chargés de désigner, à la façon d'un télé-crochet, la prochaine superstar de la WWE. Ce show s'inspire d'émissions de télévision telles que La Nouvelle Star où le jury doit voter (les 8 ou 6 professionnels dans ce cas) mais aussi telles aussi que Total Wipeout avec des challenges. Diffusé le mercredi aux États-Unis.
  • WWE Saturday Morning Slam : Programme destiné aux enfants.

Les shows de la TNA sont au nombre de deux :

  • Impact Wrestling qui rassemble tous les catcheurs de la TNA. Elle est dirigée par Dixie Carter. C'est le show principal de la TNA, elle a lieu le jeudi soir aux États-unis et le vendredi soir en France sur Ma chaine Sport.
  • Xplosion le deuxième show de la TNA, consacré aux nouveaux talents de la TNA. Il est éventuellement possible que TNA mette de grands matchs à Xplosion. Uniquement diffusé à l'étranger.

Un seul show hebdomadaire est visible à la ROH sur leur site appelé ROH TV.

Les pay-per-views sont le plus souvent des shows sur des thèmes de match spéciaux, tels que la bataille royale ou encore Elimination chamber. Durant ces shows, les champions mettent le plus souvent leurs titres en jeu et certains terminent des quiproquos. Les pay-per-view sont en quelque sorte l'embranchement entre la fin d'une histoire et le début d'une autre. La WWE organise treize pay-per-view par an, dont quatre réguliers :

  • Le Royal Rumble est connu pour sa bataille royale à 30 hommes, 40 en 2011, et les records à partir de celle-ci (gagner en entrant en 1re position pour Shawn Michaels, avoir éliminé un certain nombre de personnes (ex : Kane qui a éliminé 11 participants au Royal Rumble 2001), Rey Mysterio est resté le plus longtemps sur le ring : 1 H 02. Il est aussi le 1er pay-per-view de l'année.
  • WrestleMania, le plus grand show de l'année, connu pour la série d'invincibilité de l'Undertaker ou le Money in the Bank depuis WrestleMania 21. Il est le pay-per-view le plus vieux et celui ayant eu le plus d'éditions (29 en 2013).
  • SummerSlam est connu pour être le plus grand show de la WWE après WrestleMania. Il est souvent mentionné comme étant le « pay-per-view de l'été ».[réf. nécessaire]
  • Survivor Series est un des plus vieux pay-per-view, connu pour ses matchs en équipe par élimination.

À la TNA, il y a 4 pay-per-view par an ainsi que des pay-per-view diffusés gratuitement :

  • Bound for Glory le plus grand show de l'année à la TNA qui compte à chaque fois sur des nouveautés des invités spéciaux.
  • Lockdown connus pour ses matchs spéciaux en Lethal lockdown ou le Queen of the Cage pour les matchs féminins.
  • Slammiversary connu pour son ancienneté, c'est le premier PPV de la TNA en 2002, il signe l'anniversaire de la TNA d'où son nom. Connus pour avoir un match important qui n'y a lieu qu'une seule fois par an : le " King of the Mountain match ", un ladder match où les titres sont en jeu.
  • Genesis, le premier pay-per-view de l'année.

À la ROH, il existe 8 pay-per-view annuels dont les plus importants sont :

Renouveau des pay-per-view (2009-2010)[modifier | modifier le code]

Fin 2009, début 2010, la WWE crée de nouveaux PPV tels que:

En 2013 à la WWE, un nouveau pay-per-view, pour remplacer No Way Out au mois de juin, c'est :

La TNA a aussi créé un nouveau PPV cette année il s'agit de:

Description[modifier | modifier le code]

Le catch peut être considéré comme un simple spectacle dans la mesure où aucune vraie notion de compétition sportive n'est présente. Le catcheur victorieux n'est pas nécessairement le plus talentueux et ne serait possiblement pas « plus fort » que son adversaire, au sens premier du terme. Par ailleurs un catcheur acquiert du galon en fonction de sa capacité à faire réagir la foule et indirectement contribuer aux ventes de produits dérivés, capacité qui, sauf pour certains poids-moyens vraiment talentueux (Rey Mysterio, Chris Jericho, Evan Bourne etc) ne dépendrait pas seulement de ses compétences sur le ring. Ce sont des qualités d'acteurs et d'athlètes rassemblées dans un divertissement sportif.

Le catch se distingue de la boxe et des autres sports de combat par la mise en scène dont il est l'objet. Pour Roland Barthes « le catch n'est pas un sport » mais « un spectacle ». Barthes parle également du lien entre catch et théâtre : « les combattants affichent leur état d'âme [...] toutes leurs expressions sont choisies pour représenter au public populaire une lecture immédiate et comme exhaustive de leurs mobiles »[18].

Les catcheurs n'en sont pas moins des athlètes professionnels qui s'entrainent quotidiennement pendant des années afin de supporter la violence des chutes et des projections qu'ils subissent au cours des matchs. Aussi afin d'assurer la sécurité de leurs fans, les catcheurs eux-mêmes recommandent aux fans de ne jamais essayer de reproduire les mouvements exécutés sur le ring.

Dans d'autres termes le mot « truqué » est relatif, le catch est truqué dans le sens où l'issue du combat est déterminée à l'avance, où la plupart des coups sont plus spectaculaires que réellement efficaces et ne sont pas tous réellement portés. Mais l'impact de certains coups infligent une douleur certaine ; par exemple, il est impossible de truquer un salto effectué du haut de la 3e corde. Dans ce genre de situation, c'est au catcheur d'encaisser l'impact. De plus les accidents ne sont pas rares, où un catcheur a réellement porté un coup ou raté une cascade. Dans ces cas-là, du vrai sang peut apparaître. Les catcheurs doivent alors continuer le combat ou s'arranger pour achever prématurément le combat sans que le public s'en rende compte.

Pour ce qui est des armes, il y a des astuces : si un catcheur utilise une batte (bois ou métal), des parties comme le ventre ou les jambes sont visées et quasiment jamais la tête. Il existe en revanche une arme faite exprès pour cet endroit, la chaise ; dans une chaise pliante il y a un côté rembourré et c'est celui que les catcheurs utilisent pour frapper.

Santé des catcheurs[modifier | modifier le code]

La santé des catcheurs est souvent mise à rudes épreuves et les blessures sont fréquentes. Certains catcheurs se blessent assez gravement pour être arrêtés plusieurs mois, voire définitivement et finissent leur vie avec des douleurs constantes(souvent à la tête ou au dos en raison de chocs à répétition sur ces parties du corps).

Mouvements[modifier | modifier le code]

Produit dérivé[modifier | modifier le code]

Le catch a inspiré de nombreux produits dérivés en dehors du merchandising classique comme les DVD, vêtements, livres, bandes dessinées, magazines et objets en tous genres. Il y a un marché des jeux vidéo, des cartes de collection, de jeux de société et des figurines.

Vocabulaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des termes de catch.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Grand Dictionnaire Terminologique
  2. (en) Roland Barthes, Mythologies, Seuil,‎ 14/10/2010 (ISBN 202103447X)
  3. Encyclopédie canadienne
  4. Télé-Québec, La lutte professionnelle est-elle un sport?
  5. Lamoureux Christophe, La grande parade du catch, Revue de sociologie française, 1996, n° 2, pp. 322-325.
  6. Wojciech Liponski (s.d.), L'encyclopédie des sports, Poznan, Atena, 2003 (éd. fra., Paris, Grund et UNESCO, 2005), p. 317
  7. ibid
  8. « Soir de combat à Kinshasa », sur www.jeuneafrique.com,‎ 16/12/2008 (consulté en 20novembre 2010)
  9. Suite à un conflit avec la société de protection des animaux, la World Wildlife Fund, en avril 2002, le championnat WWF International Heavyweight Championship est actuellement connu sous le nom de WWE (pour World Wrestling Entertainment)
  10. Le championnat des champions, La Culture physique, N°212 du 1er novembre 1913, p.6, sur gallica.bnf.fr.
  11. a et b « L'Ange Blanc vs Le Bourreau de Béthune », sur Boomer Café (consulté le 14 décembre 2009)
  12. « Nostalgie Catch: le meilleur du catch français »
  13. le blog tv news, « Le magazine du catch sur C+ Sport, avec Mariella Tiemann » (consulté en 22-03-08)
  14. Association Biterroise de Catch
  15. Association les Professionnels du Catch
  16. Ligue Nationale de Catch
  17. Wrestling Stars
  18. R. Barthes, Écrits sur le théâtre.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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