Christophe Rocancourt

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Christophe Rocancourt

Nom de naissance Christophe Thierry Daniel Rocancourt
Naissance (46 ans)
Honfleur (France)
Nationalité Drapeau de la France Française,
Profession Écrivain et présentateur de Lockdown sur National Geographic
Famille


  • Daniel Rocancourt (père)
  • Annick Villers (mère)

Christophe Thierry Daniel Rocancourt, né le à Honfleur en Normandie, est un escroc principalement connu pour avoir trompé des Américains en utilisant une douzaine de fausses identités et pour avoir commis un abus de faiblesse sur Catherine Breillat.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son enfance[modifier | modifier le code]

Christophe Rocancourt est né à Honfleur en Normandie, le de Daniel Rocancourt et Annick Villers. Il vécut une enfance malheureuse, assistant régulièrement à des séparations et des scènes de violence entre ses parents. Il a une sœur. Deux ans après la naissance de Christophe, le couple se sépara après la mort de sa deuxième sœur survenue durant l'accouchement. Selon ses oncles, son père avait découvert que sa mère le trompait et il décida de partir pour la Belgique chercher du travail. Sa mère aurait abandonné Christophe et sa petite sœur lorsqu'il avait 5 ans, les laissant à ses parents. À 5 ans, son père revint de Belgique et reprit son fils. Mais sa nouvelle concubine, la sœur d'Annick, l'abandonna également 2 ans plus tard. Lorsque la compagne suivante de son père le rejeta également, Daniel prit la décision de le placer à l'orphelinat de Saint-Germain-Village en octobre 1976, à 9 ans. Une étude psychologique de l'époque montre que Christophe voulait à tout prix rejoindre son père mais que cela était impossible. À 12 ans, il est placé dans une famille d'accueil habitant le Neubourg. Son père adoptif est un militaire qui tente en vain de le discipliner. Son oncle Joël se souvient que Christophe fugua deux ou trois fois et qu'à 18 ans il disparut pour de bon en lui annonçant : « Mon oncle, je vais devenir quelqu'un d'important. » Sans relation, ni argent, le jeune homme marche des semaines entières dans les rues de Paris, fréquentant des prostituées qui lui offrent parfois un repas. Il se nourrit en mangeant directement dans les magasins, et chaparde des livres dans les librairies pour s'occuper. Sa plus grande crainte de l'époque est d'être agressé pendant son sommeil. Un jour, alors qu'il dort dans une rame de métro, un jeune homme lui tend la main et l'invite chez lui. Il s'agit de Gilles, fils de bonne famille, surnommé « Gigi ». Personne ne saura réellement quelles furent les relations exactes entre les deux hommes, mais ce dernier va lui faire connaître le monde de la jet set en l'emmenant dans des dîners mondains, et parmi des gens de la haute société.[réf. nécessaire]

Le 16 janvier 2010 dans un article de Voici, Joël Rocancourt, l'oncle de Christophe, prétend que sa mère n'a jamais été prostituée, que son père n'était pas alcoolique, et qu'il ne possède pas d'ancêtres gitans. Il ajoute également que Christophe a inventé cette histoire de doigt coupé lors d'un abandon et que tout ce qu'il raconte sur sa vie n'est que mensonge.

Au cours d'une émission qui lui est consacrée par la chaîne W9 le 2 mars 2010, un éducateur qui l'a côtoyé lors de ses passages en foyers explique que C. Rocancourt a usé très tôt de sa facilité à mentir pour se sortir de situations compromettantes, mais qu'il lui semblait clair que cela ne s'apparentait pas à de la mythomanie car « il ne croyait pas lui-même aux mensonges qu'il racontait ». Il ajoute qu'il était souvent impliqué dans de petites affaires de vol et de recel avec les autres pensionnaires des foyers d'accueil.

Les arnaques en France[modifier | modifier le code]

Son ami Gigi l'emmène dans les soirées mondaines, Rocancourt est alors comme il dit « son animal de compagnie ». Rocancourt ne paie jamais rien, mais veut gagner son propre argent. Comprenant que l'argent obtenu facilement se dépense encore plus facilement, il commence à extorquer des sommes de plus en plus importantes à son entourage en montant divers types d'escroquerie, en commençant par émettre des chèques sans provisions. Le 16 juin 1989 il est condamné à 2 ans de prison ferme pour un trafic de fausse monnaie. À sa sortie de prison au début de l'année 1991, il escroque une riche commerçante en lui « empruntant » 1,2 million de francs français pour dit-il, éponger des dettes de jeux qui mettent sa vie en danger. Elle tombe dans le piège puisqu'il lui présente comme garantie un acte de propriété d'un immeuble d'une valeur de 43 millions de francs français qu'il a fabriqué lui-même, en modifiant des documents trouvés dans la poubelle du père notaire d'un de ses amis. La supercherie sera découverte et le jeune homme, en état de récidive légale d'escroquerie, sera condamné à un an de prison ferme quelques mois plus tard. Pour ne pas retourner une sixième fois en prison, Rocancourt prend la fuite pour Los Angeles. Il effectuera cette peine en 1994.

Exil aux États-Unis: les escroqueries[modifier | modifier le code]

Californie[modifier | modifier le code]

Arrivé en 1991 aux États-Unis, Christophe Rocancourt se faisait passer tour à tour pour un ex-champion de boxe, un producteur de film, le fils de Dino De Laurentiis ou de Sophia Loren[1] ou le neveu d'Oscar de la Renta. Il n'a pas choisi ces personnes au hasard, se documentant sur leur vie, dévorant les biographies. Il remarque par exemple que la vie de De Laurentiis comporte plusieurs périodes mal connues du public, et qui sont donc propices à ses mensonges. Il enchaîne ce qu'il appelle « les affaires », ce qui lui fait gagner énormément d'argent.

Rencontre avec Charles Glenn[modifier | modifier le code]

Il vit seul dans un petit hôtel à son arrivée. Puis, il repère le point de rencontre de nombreux Français installés à Los Angeles : le Café Maurice. Là bas, il fait la connaissance de Charles Glenn, ex-couturier français au carnet d'adresse bien rempli et qui attise la convoitise de Rocancourt. Le jour de leur rencontre, Rocancourt se présente comme un boxeur venu faire un combat à Los Angeles le soir même. C. Rocancourt lui demande de le conduire à la salle où devait avoir lieu le meeting. Mais une fois descendu de voiture, C. Rocancourt fait mine de recevoir un appel sur son téléphone portable, et simule une conversation. Après avoir « raccroché », il revient vers Glenn qui l'attendait en lui annonçant que son challenger avait déclaré forfait. De retour au Café Maurice, et avant de pénétrer dans l'établissement, Rocancourt demande à C. Glenn d'annoncer à leur table d'amis qu'il a gagné le combat par KO au premier round. Surpris, Glenn croit qu'il s'agit d'une plaisanterie. Mais C. Rocancourt lui propose 500 $ pour faire cette annonce, ce que Glenn accepte.

Escroquerie sur Pierre Lange, un ami décorateur français[modifier | modifier le code]

À cette époque, il « emprunte la villa » d'un ami pendant un mois, en lui faisant croire qu'il va l'acheter. Il rencontre Pierre Lange, un décorateur français installé à Los Angeles, par l'intermédiaire de Charles Glenn. Il lui demande tout d'abord s'il peut venir s'entraîner chez lui afin de préparer ses prochains meetings de boxe. Lange explique au cours d'une interview l'avoir aidé à acheter du matériel de musculation qu'ils ont installé à proximité de la piscine. Puis, Lange confie à Rocancourt que des ennuis financiers le contraignent à vendre les maisons qu'il possède à Los Angeles et au Portugal. Rocancourt lui répond qu'il est intéressé par l'achat de celles-ci. Lange accepte de les lui vendre. Pour cela, C. Rocancourt lui demande de se rendre en Suisse (par un vol en première classe payé par C. Rocancourt) afin d'ouvrir un compte en banque sur lequel l'argent lui serait versé. Au bout de deux semaines sans rien voir arriver, Lange recontacte C. Rocancourt qui lui demande, cette fois-ci, de se rendre au Portugal et de procéder aux mêmes formalités bancaires. Au bout d'un mois et demi, Lange réalise la supercherie et rentre à Los Angeles. À son retour, C. Rocancourt, dont la stratégie n'avait pour but que d'éloigner le propriétaire des lieux pour mieux s'installer chez lui et profiter de cette vitrine, avait disparu. Auparavant, et pendant ce temps, il fait croire à tous qu'il est champion de boxe, s'entraîne, et organise des soirées au cours desquelles le champagne coule à flots.

Continuation dans l'escroquerie[modifier | modifier le code]

Il loge ensuite dans de somptueuses villas de Bel Air (quartier le plus huppé situé dans les hauteurs de la ville) et vit un temps chez Mickey Rourke, pour finalement s'installer au tout dernier étage du Beverly Wilshire Hotel (le plus prestigieux palace de Los Angeles, où se tourna le film Pretty Woman), pour mieux appâter ses victimes. Il profite du chantier de rénovation de cet étage de l'hôtel pour négocier avec son directeur une location à moindre frais. Le premier objet visible dans ses appartements était un portrait de M. Jackson dédicacé à C. Rocancourt (authenticité non vérifiée). À cette époque, il fait croire à Jean-Claude Van Damme qu'il va produire son prochain film.

Dépensant sans compter dans des soirées, des voyages en jet privé, des véhicules de prestige, du champagne grand cru accompagné de très belles femmes, il bluffe alors tout le monde. Mickey Rourke est son meilleur ami durant cette période. Ils iront jusqu'à s'embrasser sur la bouche devant les photographes afin de faire la une d'un grand magazine homosexuel. Il a un enfant avec Pia Reyes (playmate de novembre 1988), un fils nommé Zeus. Selon la presse, il vécut en même temps avec le modèle Playboy Rhonda Rydell pendant six mois. Rocancourt avait prétendu être de la noblesse française, le fils d'une comtesse.

Escroquerie sur Buddy Ochoa[modifier | modifier le code]

Mais il n'exerce pas ses talents d'escroc qu'auprès des personnes fortunées. Il rencontre un acteur américain modeste, Buddy Ochoa. Il le convainc qu'il peut l'aider à sortir de sa situation financière précaire en lui faisant profiter d'investissements financiers qui seraient très rapidement fructueux. Il lui demande pour cela une mise de fonds de 20 000 $. L'acteur lui verse les 10 000 $ qu'il compte comme seule épargne à ce moment-là, et demande les 10 000 $ restants à ses parents qui les lui confient immédiatement. C. Rocancourt récupère l'intégralité de la somme sans autres formalités, prétextant que ces investissements seraient réalisés au Japon. Bien évidemment, Buddy Ochoa ne reverra ni C. Rocancourt, ni ses 20 000 $. À cause de cette absence de preuve du transfert d'argent, l'acteur américain n'a ainsi jamais pu porter plainte et donc obtenir réparation auprès de l'escroc. Dans le magazine Teknikart de Février 2010, Rocancourt déclare : « Ochoa a refusé que je le rembourse pour médiatiser son affaire ».

Escroquerie sur des trafiquants de drogue et départ pour la côte est[modifier | modifier le code]

Au bout d'un moment, il est surveillé par la police californienne, cette fois-ci pour son train de vie somptueux qui intrigue. C'est à ce moment qu'il décide de gagner de l'argent auprès du milieu californien (trafiquants de drogue). Un soir, il repère un véhicule qui le suit et qui s'immobilise à sa hauteur à un feu rouge de Santa Monica boulevard. Il prend peur, saisit son arme, et tire 6 coups de feu en direction du véhicule, avant de fuir pour se réfugier au commissariat. Une personne est blessée. Selon le journaliste E. L. Woody, ces gens étaient des trafiquants notoires de drogues, que Rocancourt avait essayé d'escroquer. Craignant pour sa vie, il décide alors de quitter Los Angeles en 1998 et pendant deux ans, plus personne ne sait où il est.

Côte Est[modifier | modifier le code]

On le retrouve en 2000 à New York, c'est là qu'il va tenter de se faire passer pour un héritier de la famille Rockefeller[1] pendant 6 mois.

Il escroqua une masseuse du nom de Corine Eeltink, de 14 000 $. C'est d'ailleurs par l'intermédiaire de cette dernière qu'il rencontrera celui qui va le démasquer : le peintre Gines Serran Pagan, qui commença à avoir de sérieux doutes lorsque Rocancourt confondit un simple vin de table californien avec un grand cru bordelais. Pour amuser ses propres amis, il décida de monter un piège à Rocancourt, en organisant un dîner avec de soi-disant riches héritiers. Une de ses amies d'origine japonaise devait jouer le rôle de la fille du président de Sony. Rocancourt passa son temps à essayer de leur en mettre plein la vue, en mentant évidemment. Il raconta par exemple qu'il connaissait bien les Clinton, ou qu'il avait des yachts à Saint-Tropez et des hélicoptères. Mais les amis de Serran Pagan remarquent surtout les mauvaises manières à table de Rocancourt (« Il avait sans cesse les coudes sur la table » dira Sophia Eftimiades). À la fin du dîner, les invités n'ont plus aucun doute : Christophe est un affabulateur. Pourtant, personne ne prévient la police, car il est si évident qu'il ment et s'invente des vies, qu'on n'imagine pas une seconde que des gens puissent le croire et lui donner de l'argent. Pour Sophia Eftimiades, « il a sans doute cru que les gens goberaient facilement ses histoires, mais ici les gens sont beaucoup moins crédules qu'en Californie »En 2000, il est arrêté dans les Hamptons pour une note d'hôtel de près de 6 000 $ qu'il n'a pas payée. Il est libéré sous caution et avec l'interdiction de quitter East Hampton pendant deux semaines. À peine remis en liberté, il prend la fuite avec pour direction le Canada.

Dans un reportage de Thomas Johnson, Charles Glenn, son ex-ami, se remémore le jour où il l'a vu appeler Georges Mueller, le policier californien qui s'occupe de son dossier : « Quand je l'ai entendu menacer le policier, sa femme et ses enfants - parce que c'est ça que ça voulait dire - j'ai compris que Rocancourt était fou, fou furieux. »

Rocancourt finit par être démasqué et doit s'enfuir, le FBI et Interpol le surveillant de près. Cette cavale durera près de deux ans. Il finira quand même par être arrêté, le au Canada.

La prison[modifier | modifier le code]

Entre 18 et 24 ans, il passe 3 ans et 6 mois derrière les barreaux en France, le tout étalé sur cinq condamnations (la plus grosse peine étant de 2 ans le 16 juin 1989 pour trafic de fausse monnaie), puis purge une peine de 18 mois à Los Angeles en 1994. En 1998, il est emprisonné 6 mois dans cette même ville pour possession d'arme, avant d'être extradé vers la Suisse où il effectue une peine de 6 mois d'emprisonnement dans l'affaire du braquage d'une bijouterie avant que les autorités ne concluent sur un non-lieu en sa faveur. La Suisse le remet ensuite aux autorités françaises qui le condamnent dans l'affaire de la fausse vente d'un immeuble, il passe à nouveau un an en prison. Une fois sa peine purgée, il retourne aux États-Unis après 2 ans d'absence. Il finit par se retrouver à Vancouver ou il se fait passer pour Michael Van Hoven, un ancien pilote de Formule 1 et homme d'affaires suisse. Sa principale victime canadienne est Robert Baldock, un homme d'affaires et inventeur, qui le fait vivre pendant un mois dans un palace d'une station de ski huppée, lui offre une montre suisse et un ordinateur portable, en attendant une prétendue transaction qui n'arrivera évidemment jamais. L'homme d'affaire porte plainte et Christophe Rocancourt est identifié. La police canadienne l'appréhende finalement en Colombie-Britannique (Canada) le 26 avril 2001 en compagnie de sa femme Pia Reyes[2]. Cette dernière est finalement relâchée lorsqu'elle parvint à prouver son innocence dans les activités frauduleuses de son mari.

En 2000, Christophe Rocancourt est condamné à cinq ans de prison ferme[3]. Après un séjour d'un an et demi dans une prison canadienne pour usurpation d'identité, il est extradé aux États-Unis en mars 2002 où il effectue le reste de sa peine pour vol, contrebande, parjure, fraude, faux et usage de faux passeport, détention illégale d'arme à feu et délit de fuite. Il est interdit de séjour en Suisse jusqu'en 2016 du fait de son implication supposée dans un vol de bijoux.

Il doit encore à ce jour plus d'un million de dollars aux différentes personnes qui ont porté plainte aux États-Unis, et à ce titre Michel Polnareff[4], la seule célébrité victime de Rocancourt, a déclaré : « Les médias sont très responsables d'avoir représenté ce personnage comme un romantique Robin des Bois moderne qui aurait soi disant remboursé ses victimes. Il n'en est évidemment rien. Il n'est qu'un minable profitant des moments de faiblesse de ses proies. What's next? Voler les sacs des vieilles dames dans le métro ? »

À ce jour, Christophe Rocancourt a passé douze années de sa vie en prison.

Dans une interview pour TV Mag, il déclare : « J'ai le regret d'avoir passé autant de temps derrière les barreaux. Je ne conseille à personne de suivre mon parcours. Parfois, des jeunes viennent me dire : je suis comme toi. Je leur réponds : très bien, prends-toi le mur d'en face, ça ira plus vite. »

Retour en France[modifier | modifier le code]

Après avoir été libéré en octobre 2005, Rocancourt rentre en France. En 2002 et en 2006, il fait paraître deux autobiographies. À la suite de cela, quelques personnes portent plainte et obtiennent gain de cause, dont Michel Polnareff, déclarant s'être fait extorquer 250 000 dollars. Rocancourt dit à son sujet : « Pour qu'on vous vole 250 000 dollars, il faut les avoir », avant de déclarer dans une autre interview : « Lui oui, je l’ai arnaqué et je ne le regrette pas ! […] J’ai craqué 300 000 € en jetons. Il m’en a donné pour 250 000 € et je ne les lui ai jamais rendus[5] ». Les droits de son premier livre sont achetés pour un million d'euros.

Christophe Rocancourt a vécu à Paris avec l'actrice et ex-miss France, Sonia Rolland. Leur union a donné naissance à une petite fille, Tess. Le couple a annoncé sa séparation le [6].

Son ex-compagne, Sonia Rolland, parle de leur passion dans un ouvrage : Les Gazelles n'ont pas peur du noir publié aux éditions Michel Lafon.

Aujourd'hui, Christophe Rocancourt est reconverti en entrepreneur tout en exploitant son image d'ancien escroc. Il a juré « L'arnaque, c'est fini » lors d'un direct télévisé. En 2008, il présente une émission Lockdown sur la chaîne National Geographic, consacrée aux prisons américaines.

En 2008, il fait une apparition dans le clip de Tunisiano Je porte plainte et en 2000 dans celui de La swija.

Charles Glenn, l'homme qui lui a présenté le tout-Hollywood, se sent trahi[modifier | modifier le code]

Charles Glenn est un ex-couturier français, ayant migré volontairement à Los Angeles. C'est la première personne que Rocancourt rencontre en arrivant aux USA, celui qui va lui présenter des gens « qui comptent ». Qualifié de « poisson pilote » par Rocancourt dans Mes vies, Glenn se sent aujourd'hui trahi et traîné dans la boue, comme il le révèle dans un article du Parisien : « Il est d'une rare inintelligence. Il n'était rien. Je l'ai éduqué, présenté au Tout-Hollywood par amitié. Aujourd'hui, il prétend que je l'ai trahi. C'est lui qui a trahi ma confiance. C'est le roi du mensonge. L'honneur, il ne connaît pas. Il aurait vendu père et mère pour arriver à ses fins. » Glenn déclare également : « Dès qu'il y avait un photographe, Christopher jetait des liasses de billets à la vue de tout le monde. Mais il ne donnait pas un dollar pour garer la voiture s'il n'y avait personne pour le voir. Il n'est pas Robin des Bois. Il abusait tout le monde. C'est un type malsain[7]. »

Condamnation pour abus de faiblesse sur Catherine Breillat[modifier | modifier le code]

Il prépare ensuite un film avec la réalisatrice Catherine Breillat, qui devait s'intituler Bad love, et dont il devait tenir la vedette aux côtés de Naomi Campbell mais en juillet 2009 la presse relaie l'information selon laquelle la réalisatrice (à moitié paralysée à la suite d'un accident vasculaire cérébral en 2005 et prenant beaucoup de médicaments) accuse Christophe Rocancourt d'avoir profité de sa faiblesse psychologique et physique afin de lui soutirer plus de 650 000 €[8].

Le 18 novembre 2009, la réalisatrice publie son livre Abus de faiblesse dans lequel elle relate les menaces de mort qu'il lui aurait adressées, ainsi qu'à son fils, en cas de dépôt de plainte : « Ton fils changera d'avis quand je l'aurai mis à sécher une semaine dans un coffre de voiture », rapporte-t-elle dans ses pages. Quoi qu'il en soit, à la suite de la plainte de la réalisatrice en avril 2009 et d'une enquête de le BRDA (brigade de répression de la délinquance astucieuse), Rocancourt est mis en examen le 19 décembre par le juge Muriel Josié pour abus de faiblesse. Pour sa défense, il évoque un prêt non remboursé[9].

Le 20 décembre 2011, Rocancourt est placé en détention provisoire à la prison de la Santé parce qu’il n’a pas versé la caution de 300 000 euros que la justice avait fixée dans le cadre de sa mise en examen pour « abus de faiblesse »[10].

Son procès se tient le 17 février 2012. Il est reconnu coupable d'abus de faiblesse sur Catherine Breillat et la cour le condamne à 16 mois d'emprisonnement dont huit fermes assortis d'un contrôle judiciaire, ainsi qu'à une amende de 578 000 euros. De plus, il fut aussi relaxé partiellement. Compte tenu de la détention provisoire déjà effectuée, il est remis en liberté le jour même[11]. Il déclare à France info « On donnera 20 euros par mois pendant 2000 ans ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) « www.lexpress.fr », sur Christophe Rocancourt en garde à vue après une plainte de Catherine Breillat (consulté le 31 août 2010)
  2. (fr) « Site officiel », sur www.rocancourt.com (consulté le 31 août 2010)(Avis de recherche)
  3. (fr) « "L'arnaqueur des stars" Christophe Rocancourt est en garde à vue », sur tempsreel.nouvelobs.com (consulté le 31 août 2010)
  4. (fr) « Michel Polnareff, victime de Christophe Rocancourt : “Il n’est qu’un minable qui profite de la faiblesse” », sur www.francesoir.fr (consulté le 31 août 2010)
  5. « J’assume ce que je suis »
  6. (fr) « Un coup de foudre improbable, une petite fille moins de deux ans plus tard… L'ex-Miss et le bad boy se séparent. Leur amour n'aura pas duré trois ans. », sur www.gala.fr (consulté le 31 août 2010)
  7. L'ex-couturier des stars trahi par le « menteur d'Hollywood », Le Parisien, 13 mars 2003
  8. (fr) « Christophe Rocancourt mis en examen », sur www.20minutes.fr (consulté le 31 août 2010)
  9. (fr) « Mauvaise séquence pour Christophe Rocancourt », sur www.francesoir.fr (consulté le 31 août 2010)
  10. (fr) « Christophe Rocancourt placé en détention à la prison de la Santé », sur www.voici.fr (consulté le 21 décembre 2011)
  11. (fr) « Rocancourt condamné à 8 mois ferme », sur www.lefigaro.fr (consulté le 17 février 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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