John Gotti

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John Gotti

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John Gotti lors de son arrestation le 11 décembre 1990.

Alias
Johnny Boy, The Teflon Don, The Dapper Don
Naissance 27 octobre 1940
The Bronx, New York (États-Unis)
Décès 10 juin 2002 (à 61 ans)
Centre médical pour prisonniers fédéraux de Springfield, Missouri
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine,
Autres activités
-Extorsion de fond
-Trafic de drogue
-Contrebande de marchandises volées
Famille
John Gotti Sr. (père)
Philomena « Fannie » Gotti (mère)
Peter Gotti (frère ainé)
Richard Gotti (frère)
Gene Gotti (frère)
Victoria DiGiorgio (épouse)
John Gotti, Jr. (Fils)
Angela « Angel » Gotti (fille)
Victoria Gotti (fille)
Frank Gotti (fils)
Peter « Pete » Gotti (fils)

John Gotti (27 octobre 1940, The Bronx, New York10 juin 2002) (surnommé The Dapper Don et The Teflon Don ou Johnny Boy dans sa jeunesse), parrain de la Famille Gambino. Gotti et ses frères grandissent dans la pauvreté et se tournent vers la vie criminelle très jeune. Il opère dans le quartier d'Ozone Park dans la Queens. Il est remarqué par Carlo Gambino après avoir vengé l'enlèvement du neveu du capo di tutti capi. Gotti devient rapidement un des plus rentables membres de la famille Gambino et protégé du sous-boss Aniello Dellacroce.

Après la mise en examen de plusieurs membres de l'équipe de Gotti pour vente de stupéfiant, Gotti prend de la distance avec le leadership de la famille Gambino. Effrayé que lui et son équipe ne soient tués pour avoir bravé l'interdit édicté par le parrain Paul Castellano d'avoir vendu de la drogue, Gotti organise l'assassinat de Castellano, qui a lieu le 19 décembre 1985, et prend par la suite le contrôle de la famille. De fait, Gotti devient un des parrains les plus puissants du crime organisé américain, faisant des centaines de millions de dollars de bénéfice dans les domaines de la construction, du vol de camion, des prêt à taux usuraire, des paris, de l'extorsion et d'autres activités criminelles. Gotti commence alors à attirer l'attention des médias pour sa personnalité expressive et son style flamboyant, grâce auxquels il gagne la plupart du temps les faveurs du public. Alors que ses pairs cherchent à vivre de manière très discrète et fuient spécialement l'attention des médias, Gotti gagne le surnom de "The Dapper Don" (le Don soigné) pour ses costumes sur mesure très chers et le fait qu'il s'affiche dans les médias comme aucun autre parrain ne l'avait fait auparavant. Plus tard, il gagne le surnom "The Teflon Don" (le Don en téflon) après ses acquittements suite à trois procès extrêmement médiatisés. Il sera plus tard révélé que les différents verdicts étaient le résultat de corruptions du jury et d'intimidations des témoins. Les forces de l'ordre ne sont pas impressionnées par son style ou sa réputation et continuent à rassembler des preuves contre Gotti, ce qui le mène à sa perte.

En 1992, il est trahi par son consigliere Sammy the Bull Gravano et transmet alors le pouvoir à son fils John Gotti, Jr. jusqu'en 1999, et puis à son frère Peter jusqu'en 2002, date de sa mort d'un cancer de la gorge en prison. Malgré sa notoriété médiatique, il est considéré par les autorités du FBI comme le pire parrain de la famille Gambino.

Il a quatre frères : Peter Gotti, Richard Gotti, Gene Gotti et Vincent Gotti.

Biographie[modifier | modifier le code]

La jeunesse de Gotti[modifier | modifier le code]

John Joseph Gotti Jr. voit le jour le 27 octobre 1940 dans le quartier italo-américain du Bronx à New York. Ses ancêtres viennent de San Giuseppe Vesuviano dans la province de Naples. Ses parents sont John Gotti Sr. et Philomena « Fannie » Gotti. Il est le cinquième enfant d'une famille de 11 enfants : sept garçons et quatre filles[1]. John est un des cinq frères qui deviendront affranchis au sein de la famille Gambino.

Quand Gotti a 10 ans, sa famille s'installe à Sheepshead à Brooklyn, un quartier italien gangrené par la criminalité. Malgré son dédain affiché pour les riches, il est attiré par le monde des truands et l'argent facile[1]. Il crée à 12 ans, avec ses frères Peter et Richard, une bande qu'il met au service de la mafia du quartier. Gotti, « Johnny Boy » à l'époque, mauvais à l'école, s'est forgé sa propre éducation dans la rue. Souvent absent, c'est un cancre dont le cas semble si insoluble que les professeurs ne s'en occupent plus[1].

Au début de l'été 1954, Gotti participe à un vol sur un chantier de construction, au cours duquel il a les orteils écrasés par un mélangeur de ciment. Il passe le reste de l'été à l'hôpital et restera boiteux toute sa vie[1].

Il quitte définitivement l'école à seize ans et rejoint la bande des Fulton-Rockaway-Boys, une bande d'adolescents qui volent des automobiles et diverses marchandises. C'est alors qu'il s'associe à Angelo « Quack-Quack » Ruggiero, dont le surnom provenait du fait qu'il n'arrêtait jamais de parler et Wilfred « Willy Boy » Johnson[1].

Montée en puissance de Gotti au sein de la famille Gambino[modifier | modifier le code]

Sa carrière criminelle au sein de la famille Gambino commence réellement en 1966. Après deux passages express en prison, Carmine Fatico, lieutenant Gambino, le prend sous son aile. Avec ce dernier, il passe en contrebande des marchandises volées de l'aéroport d'Idelwild (plus tard renommé l'aéroport international John F. Kennedy). Ce territoire était sous la coupe de la famille Lucchese et plus spécifiquement de la faction de Paul Vario. Cette dernière incluait des gangsters comme Henry Hill et James Burke. De temps en temps, il réceptionnait des arrivages d'héroïne raffinée de Marseille. La « Babania » étant devenue la ressource principale du crime organisé américain.

En 1973, Gotti est condamné à une peine de prison ferme dans une prison fédérale pour l'assassinat d'un gangster américano-irlandais, James McBratney. Ce dernier avait enlevé et tué le neveu de Carlo Gambino, Emmanuel Gambino. Cet acte promut Gotti comme caporegime.

Caporegime[modifier | modifier le code]

En février 1978, Gotti fut identifié par des employés de United pour des vols de marchandises à l'aéroport d'Idelwid. Le FBI l'arrêta de nouveau pour le vol d'une cargaison de cigarettes. Deux mois plus tard, il fut arrêté une 3e fois pour le vol d'une cargaison de cigarettes d'une valeur de 50 000 $ dans le New Jersey. Plus tard dans l'année, Gotti plaida coupable pour le vol dans le New-Jersey et pour celui de United : il fut condamné à 4 ans au pénitencier fédéral de Lewisburg. Le procureur abandonna l'accusation pour le vol de cigarette. Gotti passa moins de 3 ans à Lewisburg.

En 1983, une enquête fédérale accusa 13 membres de la famille Gambino de trafic de drogue. Le propre frère de John Gotti était impliqué, Gene Gotti, ainsi que son meilleur ami Angelo « Quack-Quack » Ruggiero. Depuis 1980, les fédéraux avaient effectué des écoutes téléphoniques au domicile de Ruggiero. Ils l'avaient enregistré en train de traiter des affaires courantes de la Famille, notamment de drogue et, de plus, il exprimait son mépris à l'égard de Castellano. Ruggiero avait de quoi être inquiet. Si Castellano apprenait qu'il trafiquait, en violant la politique de la Famille anti-drogue, Ruggiero serait assassiné. La loi fédérale autorisait que les accusés aient accès aux bandes d'enregistrement et puissent les retranscrire par écrit, pour pouvoir préparer leur défense. Castellano demanda à voir les retranscriptions. Dellacroce fit tout ce qu'il put pour les cacher.

Parallèlement, Dellacroce souffrait d'un cancer. Ruggiero lui demandant désespérément de l'aide, John Gotti prit sa défense. Mais Castellano se montrait de plus en plus pressant pour voir les retranscriptions. John Gotti réalisa qu'il devait agir vite. La mort de son mentor, Dellacroce, le 2 décembre 1985, précipita les choses : Gotti devait prendre le pouvoir en mettant hors-circuit Castellano. Profitant de la mauvaise réputation du parrain, il convainc les membres de la commission, le comité directeur de la Cosa-Nostra, de le laisser abattre Castellano et de prendre la tête de la famille Gambino.

Gotti : Parrain de la famille Gambino[modifier | modifier le code]

Le 16 décembre 1985, Thomas Bilotti et Castellano devaient rencontrer le capo Franck DeCicco au Sparks Steak House sur la 46e rue. Ils sont abattus en pleine rue par 4 hommes non-identifiés, à l'époque. Certains experts du crime organisé américain, comme Jerry Capeci, pensent qu'il s'agissait d'Angelo Ruggiero, John Carneglia, Vincent Artuso et de Salvatore Scala qui agissaient pour le compte de John Gotti.

Au moment où Gotti prend les commandes de la famille, il est perçu comme le parrain le plus puissant de la mafia américaine, avec un revenu annuel de 500 millions $ pour les Gambino. Dans son livre Underboss, Sammy Gravano estime le revenu annuel de Gotti, à cette époque, à pas moins de 5 millions $, plus probablement entre 10 et 12 millions $[2].

Malgré le fait qu'il soit arrêté à trois reprises, il ne purgea aucune peine de prison, les accusations ayant été annulées ou réduites aux phrases de probation. C'est à cette occasion qu'il gagna le surnom de « Don Teflon », que l'on peut traduire par « Le Don antiadhésif », ce qui évoque sa capacité à "glisser" hors d'atteinte de la justice. La notoriété de Gotti au sein des médias eut au moins un aspect positif : la révélation de ses activités criminelles et l'intimidation des membres de la famille Gambino intimidérent Romuald Piecyk, qui décide alors de ne pas témoigner contre Gotti. Lors du procès, en mars 1986, il témoigne qu'il est incapable de se rappeler qui l'a attaqué. L'affaire débouche sur un non-lieu et un article du New-York Daily News résume l'affaire avec le titre : « I Forgotti », qui est un jeu de mot entre I forget (j'oublie) et Gotti.

Gotti fut surnommé le « Dapper Don », que l'on peut traduire par le « Don Bling Bling », dapper signifiant « soigné, propre sur soi ». Ceci à cause de ses costumes sur-mesure, de ses cravates en soie et de son arrogance face aux médias, attitude qu'aucun chef mafieux n'avait adoptée avant lui. Il décida de nommer DeCicco Sous-Boss et promut Ruggiero comme caporegime de son ancienne équipe. Au même moment, Salvatore « Sammy the Bull » Gravano est élevé au rang de Consigliere. Gotti aimait tenir des assemblées dans des lieux publics. De fait les autorités pouvaient les observer, mais il ne discutait pas des affaires courantes de la Famille. Son domicile à Howard Beach, dans le Queens, était régulièrement montré à la télévision.

À cette époque, un de ses voisins, John Favara, disparut mystérieusement après avoir renversé et tué avec sa voiture le fils de Gotti, âgé de 12 ans, qui faisait du vélo.

Famille[modifier | modifier le code]

En 1960, Gotti rencontre Victoria Di Giorgio. Ils se marient le 6 mars 1962 et ils ont cinq enfants : Angela « Angel », Victoria, John A., Frank et Peter « Pete ». John et sa famille vivent sur la 85e rue dans le quartier new-yorkais huppé de Howard Beach. Gotti aurait eu deux enfants illégitimes, Annabella « Anna » et Lidianna « Linsay » d'une liaison avec l'épouse d'Ed Grillo, un homme de la famille Gambino, nommée Shannon Connelly et qui vivait à Staten Island. À la suite de l'assassinat de Shannon en 1974 (Victoria Di Giorgio fut soupçonnée), Gotti et son épouse reçoivent la garde d'Annabella et Lidianna. Gotti avait des rapports tumultueux avec toute sa famille, qu'il n'avait de cesse de dénigrer. Il a quatre frères : Peter Gotti, Richard Gotti, Gene Gotti et Vincent Gotti. En revanche il a toujours craint et respecté la famille de sa femme.

En 1980, Gotti est frappé par une tragédie. Son voisin renverse et tue son fils, Frank, en voiture alors que ce dernier circulait à vélo. Par la suite, le voisin reçut des menaces de mort par téléphone et la propre femme de John, Victoria, l'attaqua à coups de batte de base-ball. Le voisin décida de déménager mais il disparut dans un van loué par deux hommes venus de Californie. Mais du fait que Gotti, ses hommes et sa femme se trouvaient en Floride au moment des faits, aucune preuve ne soutenait leur implication dans cet enlèvement.

Chute et condamnation[modifier | modifier le code]

À partir du moment où il a été condamné, Gotti est longtemps resté sous la surveillance électronique du FBI. Ses clubs et centres d'affaires ferment au fur et à mesure. Il tient donc ses réunions dans des centres commerciaux en public ou au-dessus de son club dans un appartement prêté par la mère d'un membre de la famille. Mais, se sachant sur écoute, c'est à l'extérieur qu'il donne ses consignes aux membres de son clan. Le FBI le coincera justement en mettant pour la première fois à l'œuvre des micros sur du mobilier urbain tel que les cabines téléphoniques auprès desquels il se tenait. Le FBI utilisera les bandes magnétiques comme preuves, ainsi que d'autres bandes également enregistrée dans un appartement situé au-dessus de son club (le « Ravenite Social Club »). Sur ces bandes qui seront utilisées à charge contre lui par l'accusation, il discute, entre autres, de ses activités criminelles, d'un certain nombre de meurtres qui ont été commis et y dénigre son sous-boss Salvatore « Sammy The Bull » Gravano.

Le 11 décembre 1990, les agents du FBI et les détectives de New York City prennent d'assaut le club social de Ravenite, et arrêtent Gotti, Gravano, Frank Locascio, et Thomas Gambino. Le lendemain, le New York Times publie un éditorial au sujet de Gotti, contre qui sont retenues treize accusations de meurtre et des accusations de conspiration en vue de meurtre, prêt à taux d'usurier, racket, obstruction à la justice, jeu illégal, évasion fiscale et, pour la première fois, l'accusation du meurtre de Paul Castellano et de Thomas Bilotti. Les preuves détenues par le procureur fédéral sont accablantes : bande magnétique, plusieurs témoignages, incluant ceux d'anciens sous-boss de la famille du crime de Philadelphie, dont Philipp Leonetti, prêts à affirmer que Gotti s'est vanté d'avoir commandité l'exécution de Castellano. Les procureurs ont également persuadé Gravano de témoigner contre son patron, contre la promesse de bénéficier du programme de protection des témoins. Le 2 avril 1992, après treize heures de délibération, le jury déclare Gotti coupable de chacune des treize accusations. Pendant le procès, des manifestations de soutien en faveur de l'accusé sont organisées devant le tribunal et le procès attire de nombreux spectateurs dont sa famille : Peter Gotti, Annabella Gotti, Victoria Gotti, Lidianna Gotti, John « Jackie Nose » D'Amico et des célébrités comme Mickey Rourke.

Prison[modifier | modifier le code]

John Gotti après son agression en prison par Walter Johnson

Le 23 juin 1992, Gotti est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Censé purger sa peine dans la nouvelle prison fédérale « Supermax » à Florence, dans le Colorado, il est envoyé dans la prison la plus ancienne des États-Unis, située dans l'Illinois, à Marion. Une fois en prison, il est assujetti au régime le plus sévère. Il est maintenu en cellule 23 heures par jour. Sa cellule souterraine mesure 2,50 m sur 2,15 m. Il effectue sa promenade quotidienne, d'une heure, seul dans un lieu clos. Il a droit à deux douches par semaine, à une radio et à un petit téléviseur en noir et blanc dans sa cellule. Ses repas lui sont servis par la fente de la porte. Quatre jours après son arrivée, son père John Gotti Sr. meurt d'un arrêt cardiaque à l'âge de 85 ans. Une fois en prison, il désigne son fils, John Gotti Jr., comme patron temporaire de la famille et nomme pour l'assister un comité de trois capitaines. Son numéro d'identifiant au bureau fédéral des prisons était le 18261-053.

Durant son incarcération, Gotti offrit 500 000 $ à la « Fraternité Aryenne » (Aryan Brotherhood) pour tuer Walter Johnson, un détenu mentalement instable qui l'avait agressé[3]. La Fraternité Aryenne accepta l'offre de Gotti. Les gardiens s'aperçurent que Johnson était en danger dans la prison : c'est pour cela qu'il fut déplacé dans un autre bloc de cellules. À la fin, il fut transféré dans une autre prison où il put bénéficier d'une liberté conditionnelle. Gotti déclara, durant une visite de parloir à sa famille, « Être nègre est un problème » (Being nigger is an embarrassment)[4].

Décès[modifier | modifier le code]

Gotti malade, incarcéré au centre médical pour prisonniers fédéraux de Springfield, le 17 octobre 2001

Gotti meurt, à 61 ans, d'un cancer de la gorge, à 0h45, le 10 juin 2002, au centre médical pour prisonniers fédéraux de Springfield, dans le Missouri, où il a été transféré dès que le cancer a été diagnostiqué. Cependant sa famille protesta : il n'aurait pas reçu les soins appropriés en prison et, de plus, des problèmes dentaires mal soignés par de fréquentes injections de calcitonine (contre indiquée) auraient aggravé sa maladie.

Après sa mort, le diocèse catholique de Brooklyn annonça que la famille Gotti ne serait pas autorisée à organiser une messe avant la mise en terre. Une mesure semblable a été prise contre d'autres chefs du crime organisé, dont Paul Castellano. Cependant la famille de Gotti sera autorisée à le faire enterrer dans le caveau familial du cimetière de Saint-John dans le Queens, à côté de son fils Frank.

Citations de Don John Gotti[modifier | modifier le code]

John Gotti laisse derrière lui un héritage oral constitué des centaines d’heures de cassettes audio enregistrées par le FBI et presque autant de déclarations fracassantes aux médias, qui donnent l’occasion d’entendre le Don philosopher sur la vie, la mort, sa place dans l’histoire, le style :

  • « Écoute-moi bien. Même si tu vis 5 000 ans, jamais tu ne rencontreras un gars comme moi », écoute FBI.
  • « Je prends les paris à trois contre un sur ce procès, c’est moi qui vais le gagner », aux officiers du NYPD l’arrêtant pour la deuxième fois.
  • « T’inquiète pas, ça ne fait que commencer », à son avocat, après sa condamnation à perpétuité.
  • « Ils sont surévalués, surpayés et sous-performants », au sujet de ses avocats.
  • « Dans deux semaines, ils seront déjà prêts à me faire replonger », après son deuxième procès gagné.
  • « Le seul type qui me foute vraiment la trouille, c'est Gino, le père de ma femme », à la presse.
  • « Tu vas dire à ce connard que moi, John Gotti, je vais lui couper sa putain de tête », écoute FBI.
  • « Je serai Cosa Nostra jusqu’à ce que je meure. Que ça se passe dans une heure, cette nuit ou dans cent ans, je serai toujours Cosa Nostra », écoute FBI.
  • « Tout ce que je veux dans la vie, c’est un bon sandwich. Le sandwich au thon, ben c’est tout ce que je veux : un putain de bon sandwich », écoute FBI.
  • « J’ai jamais vu des mecs aussi mal coiffés », au sujet de l’équipe du procureur.
  • « Et où il veut le déplacer, ce putain de procès ? À Stuttgart ? », au juge menaçant de transférer le procès de Gotti.
  • « Mon putain de père est né dans le New Jersey ; il est jamais allé en Italie de sa putain de vie. Ma mère non plus. Il a jamais rien foutu de sa putain de vie ; c’était un clodo, il a jamais mis un dollar de côté pour notre famille », écoute FBI[1].
  • « C’est dommage... dis à ce putain d’enculé que je vais le buter, puisqu'il s’est pas présenté quand je lui ai demandé de venir me voir. Sinon, j’ai rien d’autre à lui reprocher, je vais juste le tuer pour ça », écoute FBI.
  • « Mieux vaut vivre un an comme un lion, que cent comme un agneau », proverbe italien que Gotti ne cessait de dire à ses soldats.
  • « Qu'on me donne une batte de base-ball, et je m'en vais les convaincre d'arrêter la grève ».

Sources[modifier | modifier le code]

  • Gene Mustain et Jerry Capeci, Mob Star: The Story of John Gotti, 2002 (ISBN 0-02-864416-6).
  • Jerry Capeci, Gotti: The Rise & Fall, 1996 (ISBN 0-451-40681-8).
  • John H. Davis, Mafia Dynasty: The Rise & Fall of the Gambino Crime Family, 1994 (ISBN 0-06-109184-7).

Films[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f http://www.mobbedup.com/mob-bosses/john-gotti/
  2. http://www.nytimes.com/2002/06/11/nyregion/john-gotti-dies-in-prison-at-61-mafia-boss-relished-the-spotlight.html
  3. http://www.msnbc.msn.com/id/12321039/
  4. Blowing up Gotti -Episode 2: Parenting, Gotti Style