The Wrestler (film, 2008)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir The Wrestler.

The Wrestler

Réalisation Darren Aronofsky
Scénario Robert D. Siegel
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Sortie 2009
Durée 109 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

The Wrestler, ou Le lutteur au Québec et au Nouveau-Brunswick, est un film américain réalisé par Darren Aronofsky avec Mickey Rourke. Le tournage a débuté en janvier 2008. Le film a été diffusé pour la première fois au Festival du film de Venise et y a remporté le Lion d'or du meilleur film.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1980, « Randy le bélier » était une véritable star du catch (lutte professionnelle). Vingt ans plus tard, sur le déclin, il mène une existence misérable au New Jersey, où il se bat pour des sommes dérisoires pour quelques rares admirateurs. Au terme d'un combat particulièrement violent et sanglant, Randy s'effondre, victime d'un arrêt cardiaque. Son médecin est formel : pour survivre, il doit cesser la lutte. Sur les conseils de Cassidy, une strip-teaseuse qui résiste à sa cour empressée, il reprend contact avec sa fille Stephanie, hostile à l'idée de retrouver cet homme qui l'a abandonnée en bas âge. Désabusé après que Cassidy lui eut fait comprendre qu'ils n'ont aucun avenir ensemble, Randy décide de remonter sur le ring, pour porter son saut de l'ange, son dernier acte de bravoure.

Résumé en détail[modifier | modifier le code]

Robin Ramzinski, mieux connu sous son nom de ring Randy « The Ram » Robinson, est un lutteur professionnel qui a connu son heure de gloire dans les années 1980. À présent, Randy se bat les week-ends lors de petits combats qui se déroulent dans le New Jersey tout en travaillant à temps partiel dans un supermarché, sous les ordres d'un chef qui l'humilie. Dans un club de striptease, Randy fait la connaissance d'une strip-teaseuse, Cassidy, qui, comme Randy, se fait vieille pour son travail. Après avoir remporté un match local, Randy accepte de refaire un combat, vingt ans après, avec son adversaire le plus notable de l'époque, "Ayatollah". Randy intensifie sa préparation, notamment par injections de stéroïdes. Entre-temps, après un match particulièrement sanglant, Randy fait une crise cardiaque dans les coulisses et subit un pontage coronarien. Son médecin lui annonce qu'il est cardiaque et l'enjoint d'abandonner la lutte, son cœur ne pouvant plus supporter de combats aussi intenses. Randy se retire donc des rings et travaille désormais à temps plein au supermarché, en tant que vendeur en charcuterie. Sur les conseils de Cassidy, Randy reprend contact avec sa fille Stéphanie, qu'il a abandonné lorsqu'elle elle était enfant, mais elle le rejette. En aidant Randy à acheter un cadeau pour Stéphanie, Cassidy lui révèle qu'elle a un fils. Randy lui fait des avances, mais Cassidy lui explique qu'il est un client pour elle et qu'elle ne sort jamais avec ses clients. Randy revoit sa fille, lui remet le cadeau et s'excuse d'avoir été un mauvais père. Après une promenade en bord de mer, tous deux conviennent de dîner ensemble le samedi. Randy retourne au club de strip tease et réitère ses avances à Cassidy, mais celle-ci le rejette une nouvelle fois après un échange houleux. Décontenancé, Randy assiste à un match de catch et trouve du réconfort auprès de ses copains lutteurs. Passant la soirée dans un bar avec eux, il s'enivre, sniffe de la cocaïne et fait l'amour avec une femme dans les toilettes pour dames. Il reste au lit toute la journée du lendemain, oubliant son dîner avec Stéphanie. Il s'excuse une nouvelle fois auprès d'elle, mais furieuse, elle lui annonce qu'elle ne veut plus jamais le revoir. Au supermarché, où Randy est désormais en contact avec les clients, un ancien fan le reconnaît comme Randy the Ram, mais honteux de travailler comme vendeur en charcuterie, Randy nie être The Ram et prétend qu'il s'agit d'une méprise. Enervé, Randy se coupe la main avec la trancheuse à viande et quitte le supermarché en renversant tout. Piqué au vif par ce fan et n'ayant plus rien à perdre, Randy décide de revenir à la lutte et donne son accord pour faire le match-revanche avec Ayatollah. Il se réconcilie avec Cassidy, qui juste avant le combat, l'enjoint de ne pas se battre à cause de son cœur. Mais acclamé par les fans, Randy lui explique que sa place est sur le ring et nulle part ailleurs. En se battant, Randy commence à ressentir de la douleur dans la poitrine et devient faible. L'Ayatollah le remarque et lui propose d'arrêter le combat. Randy refuse et monte sur la corde pour faire son coup le plus fameux, une tête plongeante appelé le « Ram Jam ». En larmes, il salue la foule et monte sur la corde. On comprend que c'est la fin.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

La nouvelle chanson de Bruce Springsteen et d'autres de ses titres sont joués dans une version acoustique durant le film et son générique de fin[2]. La chanson des Guns N' Roses Sweet Child O' Mine est jouée durant l'entrée du personnage joué par Rourke sur le ring. Lorsque Mickey Rourke accepta son trophée au Golden Globes, il remercia tout particulièrement Axl Rose, le chanteur des Guns N' Roses, après que celui-ci eut donné gratuitement les droits de la chanson pour le film, en raison du budget restreint de celui-ci[3]. Rourke utilisa cette même chanson pour son entrée lorsqu'il s'essaya à une carrière de boxeur au milieu des années 1990.

Sont aussi présentes dans le film deux chansons du groupe de hard rock californien Ratt avec les chansons Round and Round lorsque Randy et Pam boivent une bière dans un bar et I'm Insane. La chanson Metal Health du groupe Quiet Riot est le thème d'entrée de Randy au début du film.

La bande originale du film est sortie quelques mois après le film, elle se compose majoritairement de groupe de hard rock et de heavy metal des années 1970/1980.

  1. Bang Your Head (Metal Health)Quiet Riot
  2. Don't Know What You Got (Till It's Gone)Cinderella
  3. Stuntin' Like My Daddy – Birdman et Lil Wayne
  4. Don't Walk Away – Firehouse
  5. Soundtrack to a War: Welcome to HellRhino Bucket
  6. Blowin' Up – Solomon
  7. MirrorDead Family
  8. Round and RoundRatt
  9. DangerousSlaughter
  10. I'm InsaneRatt
  11. Balls to the WallAccept
  12. Animal MagnetismScorpions

Production[modifier | modifier le code]

The Wrestler a été écrit par Robert Siegel et développé par la maison de production de Darren Aronofsky, Protozoa Pictures. L'acteur Nicolas Cage était entré en négociation en octobre 2007 pour obtenir le rôle titre du film[4]. Le mois suivant, Cage a quitté le projet pour des raisons inexpliquées, et Mickey Rourke l'a remplacé dans le rôle principal. La production a commencé en janvier 2008[5], avec des scènes tournées à New York et dans le New Jersey[6]. Les scènes sportives ont ensuite pris place à la New Alhambra Arena de Philadelphie[7]. Afa Anoa'i, un ancien catcheur professionnel, a entraîné Rourke pour ce rôle[8]. La Ring of Honor et la Combat Zone Wrestling ont participé au film.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g « Le Lutteur (v.o.a) The Wrestler », sur Doublage.qc.ca (consulté le 19 décembre 2013)
  2. (en) « THE WRESTLER », sur Springsteenlyrics.com (consulté le 19 décembre 2013)
  3. (en) « The Golden Globe Awards », sur Nbc.com (consulté le 22 octobre 2009) Vidéo de la remise de prix de Mickey Rourke aux Golden Globes
  4. (en) Gregg Goldstein, « Cage makes some moves on 'Wrestler' », The Hollywood Reporter,‎ 12 octobre 2007 (consulté le 8 janvier 2008)
  5. (en) Michael Fleming, « Mickey Rourke wires 'Wrestler' », Variety,‎ 10 novembre 2007 (consulté le 8 janvier 2008)
  6. (en) Tatiana Siegel, « Tomei joins Aronofsky's 'Wrestler' », Variety,‎ 11 février 2008 (consulté le 12 février 2008)
  7. (en) « There Will Be Blood ... and Weed Whackers. », sur Citypaper.net,‎ 13 février 2008 (consulté le 11 juillet 2009)
  8. (en) « Afa to Train Mickey Rourke for Wrestling Movie Role », Pulse Wrestling,‎ 28 décembre 2007 (consulté le 8 janvier 2008)
  9. (en) Helena Sung, « Mickey Rourke wins Best Actor at Golden Globes and thanks his dogs (Updated with VIDEO) », sur Examiner.com,‎ 11 janvier 2009 (consulté le 28 mars 2014)
  10. (en) Joe Bosso, « Bruce Springsteen wins a Golden Globe », sur musicradar.com,‎ 12 janvier 2009 (consulté le 28 mars 2014)
  11. (en) Caroline Davies, « Rourke's wrestling film wins Golden Lion in Venice », sur The Guardian,‎ 7 septembre 2008 (consulté le 28 mars 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]