Classement X

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Le classement X désigne dans plusieurs pays les films les plus fortement déconseillés ou interdits aux personnes les plus jeunes.

En droit français, X désigne le classement attribué aux films interdits aux moins de dix-huit ans en France, considérés comme pornographiques ou bien mettant en scène des violences ou portant atteinte à la dignité humaine. Ce classement est à différencier de la simple interdiction aux moins de 18 ans, qui n'est pas assortie des mêmes contraintes légales[1].

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

En anglais, « classer X » se dit to X-rate, « classement X », X-rating, « classé X », X-rated ou même Rated R.

La mention X était une mention qui n'était ni une marque déposée, ni dont l'usage était fixé par une loi. Il pouvait être posée sur les films par les producteurs eux-mêmes. La Motion Picture Association of America avait repris cette appellation.

Certains producteurs de films pornographiques allaient jusqu'à placer un « XX » ou un « XXX » pour indiquer que leur film avait un contenu sexuel bien plus important que le stade à partir duquel le film est interdit aux moins de 18 ans.

En conséquence, la MPAA renonça à utiliser cette appellation et la remplaça par « NC-17 », qu'elle avait déposé comme marque, et qui avait l'avantage de clairement recouvrir à la fois la violence et la pornographie, alors que son usage par les pornographes avait donné l'impression que le classement X se référait exclusivement à la pornographie.

En France[modifier | modifier le code]

La loi[modifier | modifier le code]

Ce classement a été introduit par le décret du 30 octobre 1975 puis par les articles 11 et 12 de la loi du 30 décembre 1975 (loi de finances pour 1976). Cette loi, toujours en vigueur, taxe plus lourdement ces films que les autres, et les exclut, ainsi que les salles qui les diffusent, de toute subvention publique. Mais elle ne précise pas ce qu'est un film pornographique ou incitant à la violence. Le classement X est attribué par une « commission du classement des œuvres cinématographiques » du ministère de la Culture, dont la composition est détaillée dans un décret du 23 février 1990.

Histoire du classement X[modifier | modifier le code]

Après le succès de films tels qu'Emmanuelle (1974), le cinéma érotique et pornographique connaît une vogue exceptionnelle, profitant de l'absence de législation. Les salles spécialisées se développent, beaucoup plus rapidement que les cinémas classiques. Mais les milieux conservateurs s'érigent contre cette liberté. Le gouvernement du premier ministre Jacques Chirac, jusque-là attentiste, se range à l'idée d'une taxation, plutôt que d'une censure.

Cette loi va avoir pour effet de ranger le cinéma pornographique dans une catégorie séparée, où la rentabilité est difficile à obtenir, n'incitant pas à une grande créativité. Une analyse défendue par Ovidie, coréalisatrice d'Histoires de sexe(s) (2009), dernier film en date à obtenir une classification X de la part de la commission de censure du CNC, le 6 octobre 2009[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rapport d'activité mars 2004 / mars 2005 de la Commission de Classification (disponible en ligne)
  2. http://blog-ovidie.frenchlover.tv/histoires-de-sexes-le-premier-film-classe-x-depuis-1996.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]