Sainte Reine

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Sainte Reine à Drensteinfurt, Allemagne

Sainte Reine est une sainte martyre de l'Église catholique romaine, née à Autun (France), fêtée le 7 septembre.

Hagiographie[modifier | modifier le code]

En 252, une jeune gauloise de seize ans prénommée Reine, convertie au christianisme, faisait paître ses moutons au pied du mont Auxois, site aujourd'hui présumé de l'oppidum d'Alésia. Le gouverneur romain des Gaules, Olibrius (ou Olimbrius)[1], voulut abuser d'elle mais elle résista et refusa même le mariage pour ne pas abjurer sa foi. Elle fut martyrisée, et décapitée. Dès le siècle suivant, un culte se développa, le martyre de cette sainte devenant plus tard le sujet d'un grand nombre de mystères.

Le culte de cette sainte a pu être garanti par la découverte en 1909 du « service eucharistique » d'Alésia. Découverte constituée d'un ensemble comprenant un plat et trois coupes qu'on suppose utilisés pour la célébration de l'eucharistie. Le plat porte un poisson en gravure (l' ictus comme à Autun), et le nom de « Regina ». L'ensemble daté du IVe siècle ne met plus en doute l'existence de la jeune martyre[2].

Le village, Alise-Sainte-Reine, qui se développa au pied du mont Auxois la prit pour patronne et, chaque année, les habitants organiseront la représentation d'un mystère à sa mémoire et en son honneur. Cette tradition est attestée depuis 866 et perdure encore aujourd'hui. Ce serait le plus ancien mystère célébré sans interruption en France.

Ses reliques ont été conservées dans l'abbaye de Flavigny-sur-Ozerain depuis le milieu du IXe siècle.

Les similitudes existant avec la vie de sainte Marguerite d'Antioche conduisent des auteurs à considérer que le récit de l'histoire de sainte Reine est apocryphe, cette tradition pouvant toutefois être le souvenir d'un fait local[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Marseille, Journal de la Bourgogne, Larousse, 2002, (ISBN 2-03-575104-7)
  • André-Joseph Ansart, Histoire de sainte Reine d’Alise et de l’abbaye de Flavigny, Hérissant et Barrois, Paris, 1783

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. Le nom d'Olibrius est resté dans le langage courant pour désigner un bravache, un fanfaron cruel, un « occiseur d'innocents » (Molière).
  2. Journal de la Bourgogne, p. 50
  3. Joël Le Gall, ALESIA Ed. Errance 1990