Sertissage

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Le sertissage est une opération simple d'assemblage de deux pièces, habituelle en mécanique, en microtechnique et connectique, mais aussi en joaillerie, en emballage et en plomberie.

On procède à une déformation de la matière mais sans l'écraser.

  • En mécanique, on utilise généralement le sertissage pour immobiliser des pièces sans soudure, donc sans ZAT (Zone Affectée Thermiquement). Par exemple pour fixer un écrou sur une tôle sans la déformer, on va réaliser un écrou avec un guidage qui sera replié de l'autre côté de la tôle, préalablement percée, comme pour un rivet ; c'est un écrou serti. Comme un rivet, cet assemblage est indémontable.
  • En connectique, le sertissage est plus sûr qu’une soudure parce qu’on ne déforme pas la structure moléculaire du cuivre, ce qui garantit une durée de vie rallongée et élimine le point faible résultant de températures élevées dans le cas d’une soudure et d’un brasage.

La rentabilité du sertissage ne fait aucun doute, le travail est plus propre et plus sûr avec le sertissage dans la mesure où le sertissage ne salit en rien, ni le tube, ni le périphérique qui dans le cadre du brasage doit être protégé des "fleurs" et des surchauffes. Aussi l’aspect extérieur du cuivre reste inchangé (ne noircit pas). Dès lors que l’installation a été réalisée dans les règles de l’art et conformément aux indications données dans des dossiers techniques, une garantie de 10 ans est accordée sur les installations pour un assemblage par sertissage. Le sertissage sert notamment à fixer les connecteurs RJ-45 et RJ-11 à leur câble, dans ce cas, il se fait avec une pince spécifique à ces connecteurs.

  • En bijouterie, Le sertissage est une opération consistant à fixer une ou plusieurs pierres précieuses sur un bijou. La technique du sertissage cloisonné existe depuis le début de l'âge du métal. Depuis la Renaissance, certaines pierres sont serties par des griffes soudées autour de la douille contenant la pierre. C'est vers 1750 que le métier de sertisseur s'est transformé : jusque là les pierres étaient posées sur un fond métallique, mais dès lors, on creuse le fond de part en part pour mieux faire passer la lumière à travers la pierre et alléger la monture[1].

Pour fixer la pierre de façon durable sur son support métallique, le sertisseur ne peut ni coller ( le risque qu'une pierre tombe étant trop grand ), ni souder ( les pierres résistants mal aux choc thermiques ). Le travail consiste alors à percer une assise ajustée à la pierre dans le support, poser la pierre dans l'assise, puis rabattre du métal sur la pierre. Pour ce faire, il existe plusieurs techniques dont les différences se verront sur le rendu final du bijou. Plusieurs techniques de sertissage différentes sont souvent utilisées sur un même bijou.

Sertisseuse semi-automatique pour boîtes conserve.
  • Dans le domaine de l'emballage, l'opération concerne les boîtes métalliques (conserve, canette à boisson…). Elle permet d'assembler le corps (cylindrique en général) à un ou deux fonds (circulaires en général).
    Coupes d’un serti de boîte. Incorrect à gauche, correct à droite.
    Avec un jeu parfaitement calibré, il faut tout d'abord engager sur le corps un fond ou un couvercle. Cet assemblage une fois mis en compression sur un mandrin, une molette dite de première passe vient enrouler le bord de la boîte avec le bord du fond ou du couvercle. Dans l'instant qui suit, une molette, dite de deuxième passe, vient serrer fortement cet enroulement pour assurer l'étanchéité parfaite. Cette machine s'appelle sertisseuse, elle peut être manuelle ou automatique. Les sertisseuses modernes multi-têtes atteignent des cadences allant jusqu'à 1000 boîtes à la minute.

C'est sur le bord serti que prennent appui les ouvre-boîtes pour découper le fond et permettre l'utilisation du contenu.

Article détaillé : Boîte de conserve.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Technologie du sertissage par P.-A Grether