Robert Nyel

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Robert Nyel
Nom de naissance Robert Niel
Naissance
Grasse (Alpes-Maritimes)
Décès (à 86 ans)
Grasse (Alpes-Maritimes)
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, dessinateur et artiste peintre
Genre musical Chanson française
Instruments Guitare
Années actives 1959années 1980

Robert Niel, dit Robert Nyel, est auteur-compositeur-interprète puis dessinateur satirique et artiste peintre français, né le à Grasse (Alpes-Maritimes) et mort le [1] dans la même ville.

Biographie[modifier | modifier le code]

Si Robert Nyel fut chanteur, on se souvient mieux en lui du parolier qui, associé à la compositrice Gaby Verlor (1921-2005)[2], s'inscrit dans la mémoire collective francophone avec au moins trois chansons : Ma p'tite chanson, interprétée par Bourvil en 1960, C'était bien (Le P'tit Bal perdu) interprétée par Bourvil et Juliette Gréco en 1961 et Déshabillez-moi, un titre incontournable du répertoire de Juliette Gréco en 1967. Gaby Verlor chante également elle-même les deux premières qu'elle enregistre chez Polydor[2], tandis que David Lelait-Helo restitue ainsi l'histoire de la troisième : « Robert Nyel imagine le texte de cette chanson pour une strip-teaseuse dont il s'est épris. Il prie sa comparse de l'habiller - si j'ose dire - d'une mélodie. Quelle n'est pas sa déconvenue lorsque Nyel lui apprend qu'il a rompu. Cette chanson, qui n'a donc plus lieu d'être, tombe aux oubliettes jusqu'à ce que Gaby Verlor, par hasard, la murmure à Gréco alors en préparation d'un nouvel album. Le titre, sorti en 1967, remporte début 1968 un grand succès, surtout après qu'on a interdit à Gréco de le chanter dans l'émission Télé Dimanche et qu'a été médiatisé le refus des radios de le diffuser »[3].

Sa Provence natale inspire Robert Nyel puisqu'il écrit notamment dans cette veine pour lui-même, et pour l'acteur-chanteur marseillais Robert Ripa qui lui doit son plus grand succès, la chanson Magali dont le refrain est en provençal (1962). Magali figure également au répertoire de Gloria Lasso, de Maria Candido et de Maria de Rossi[4].

En juillet-août 1966, il est l'une des trois vedettes américaines (avec Claire Ferval et Pierre Perret) de la tournée en France de Charles Aznavour[5]. En 1983, accompagné au piano par Claude Rogen, il est la vedette du gala de Radio 20/20 sur la scène du Centre international de séjour de Paris.

Parallèlement à la chanson, Robert Nyel, élève de l'Académie de la Grande Chaumière, se consacre au dessin satirique pour Presse magazine et pour Le Hérisson[6], ainsi qu'à une peinture qui est qualifiée de « nourrie et expressive »[7], à Grasse, sa ville natale[2]. S'il participe au Salon des Surindépendants en 1952, ensuite au Salon des indépendants et au Salon de la Société nationale des beaux-arts, on lui doit également la restauration des peintures de Jean Cocteau en la chapelle Saint-Pierre de Villefranche-sur-Mer[6].

Il décède le à Grasse[8] et est inhumé le dans le cimetière Sainte-Brigitte de la ville[1],[9].

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Ses principaux interprètes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « L'artiste Robert Nyel est mort », Nice-Matin, 29 novembre 2016
  2. a b et c Raoul Bellaïche et Colette Fillon, « Interviews : Gaby Verlor, c'était bien... », Je chante magazine, 9 février 1994
  3. David Lalait-Helo, Le roman de la chanson française, Éditions du Rocher, 2009.
  4. Louis-Jean Calvet, Cent ans de chanson française, L'Archipel, 2006.
  5. Pierre Perret, A Cappella - Des Trois-Baudets à l'Olympia, Le Cherche Midi, Paris, 2011.
  6. a et b Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, vol.10, page 303.
  7. Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1993, page 764.
  8. Jérôme Viaud, maire de Grasse, Disparition de Monsieur Robert Nyel, novembre 2016
  9. Philippe Landru, « Cimetière Sainte-Brigitte de Grasse, personnalités y reposant », Cimetières de France et d'ailleurs, septembre 2015
  10. André Ruellan, « Robert Nyel », Art Culture France
  11. Chanson seulement éditée dans le volume 20 de l’intégrale L’Éternel féminin de Juliette Gréco (parution en 2003).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Jacques de Castel (préface de Robert Nyel), Si Grasse... Provence et France, de la préhistoire à l'année 1958, Edica, Cagnes-sur-Mer, 1985.
  • Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1993.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.
  • Louis-Jean Calvet, Cent ans de chanson française, L'Archipel, 2006.
  • David Lelait-Helo, Le roman de la chanson française, collection « Le roman des lieux et destins magiques », Éditions du Rocher, 2009.
  • Bertrand Dicale, Les Miscellanées de la chanson française, Les Éditions Fetjaine, 2009.
  • Baptiste Vignol, Les tubes, ça s'écrivait comme ça - La parole aux paroliers, La Tengo Édition, 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]