Bernard Nauer

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Bernard Nauer est un journaliste, réalisateur et scénariste français déjà proposé au César, surtout connu pour son court-métrage Dialogue de sourds et pour son film Nuit d'ivresse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Naître « Rue de la Gaité » à Paris, a certainement été pour lui un premier signe du destin. Second signe, être emmené toutes les semaines par sa grand-mère à la plus formidable des écoles : un cinéma ne diffusant que des Buster Keaton, Charlie Chaplin, Laurel et Hardy et autres Harold Lloyd. Dès sa première mise en scène de théâtre amateur, au lycée, il évitait déjà les Shakespeare, Racine ou autres Corneille, pour monter La Cantatrice Chauve de Eugène Ionesco.

De sa période scolaire, il garde un Bac en économie et plusieurs années passées en faculté à étudier la sociologie et le cinéma. Mais, parallèlement à ses études, il officiait déjà comme «critique de cinéma» au journal Actuel. Puis il y eut la période des radios libres en France. Il en fondera deux : Oblique FM à Paris et Radio Mistral à Aix-en-Provence-Marseille.

Son arrivée dans le cinéma se fera par l’assistanat et la régie, mais aussi par la réalisation de courts-métrages, toujours sur le registre de l’humour, avec un goût revendiqué pour des histoires pas forcément drôles à la base, mais qu’il aime tordre à travers un axe humoristique. Dans les festivals, il collectionne les Prix du Public plutôt que les Prix du Jury.

Nauer aime aller chercher de «grands» acteurs connus pour les embarquer dans son humour. Pour son court-métrage Dialogue de sourds, il réunit Pierre Richard et Jacques Villeret dans des contre-emplois violents[1]. Énorme succès, le film est nominé aux César et sort en salle, reçoit nombreux prix dans des festivals internationaux puis est multi-diffusé à la télévision. Après avoir vu le court-métrage, Josiane Balasko lui proposera de réaliser son premier long-métrage Nuit d'ivresse avec elle-même et Thierry Lhermitte. Grâce à la fameuse scène où Balasko fait la majorette dans un parking souterrain, ce film est reconnu comme le «troisième film culte» de l’équipe du Splendid, après Les Bronzés et Le Père Noël est une ordure.

Nauer travaillera ensuite à la mise en scène et au rodage du premier One Man Show de Patrick Timsit "Timsit déboule et débite", avant de réaliser un épisode pour la série Sueurs Froides, produite par Christian Fechner et présentée par Claude Chabrol pour Canal+ et France 2. il dirigea également un pool d’auteurs pour l’adaptation française de l’émission Saturday Night Live, auquel participèrent différents "jeunes auteurs", encore inconnus comme Muriel Robin, Isabelle Mergeault, Michel Crémadès, François Rollin etc.

Puis vint la période publicitaire avec des films pour un fabricant de saucisses, un constructeur automobile, ou un vendeur d’assurance-vieillesse. Il tourne également nombreux films en Côte d'Ivoire pour le marché de l'Afrique de l'ouest.

En 1995, il réalise son second long-métrage Les Truffes avec Jean Reno et Christian Charmetant, coécrit avec Philippe de Chauveron et produit par Luc Besson.

Pour l’émission Envoyé Spécial sur France 2 qui voulait s’ouvrir aux documentaires réalisés par des cinéastes, il en fera quatre sur des sujets aussi divers que les lycées autogérés, les caissières d'hypermarché, les autoroutes en été ou Daniel Cohn-Bendit. Il en tournera de nombreux durant dix ans, dont plusieurs portraits d’humoristes autour du Festival Juste Pour Rire à Montréal (Franck Dubosc, Arturo Brachetti et al.).

En 2007, il tourne un nouveau court-métrage Le Festival (20') dont Patrick Timsit tient le rôle principal, marquant ainsi leur première collaboration cinématographique après plus de vingt ans d'amitié[2].

Il a récemment réalisé un documentaire sur la chorégraphe Carolyn Carlson intitulé, Carolyn Carlson chorégraphe le Nord[3].

À propos de Bernard Nauer[modifier | modifier le code]

« Critique de cinéma lycéen à Actuel sous le pseudonyme de Roto le Raté, créateur de radios locales, Bernard Nauer s’est fait remarquer par ses courts métrages d’humour : Conte à régler (1978), Détournement mineur (1980) et l’épique Dialogue de sourds (1985), chronique d’une haine délirante entre un aveugle (Jacques Villeret) et un paraplégique (Pierre Richard). Il passe au long métrage avec Nuit d’ivresse (1986), adaptation fidèle de la pièce de Josiane Balasko. Puis il affirme son originalité avec Les Truffes (1995), comédie déambulatoire où un boxeur raté (Jean Reno) et un escroc minable (Christian Charmetant) vagabondent de Tourcoing à Narbonne. Bernard Nauer s’y amuse à surprendre, se livrant à un jeu de massacre allègre et grinçant. On peut le féliciter d’être allé jusqu’au bout de son propos en évitant les bons sentiments lénifiants »[4].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Scénariste ou coscénariste[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

De très nombreux prix dans les festivals de court-métrage.

Nominations[modifier | modifier le code]

  • 1986 : À la cérémonie des César, pour Dialogue de sourds, il a été proposé dans la catégorie Meilleur court métrage de fiction

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://vimeo.com/13958117
  2. [1]
  3. Bande-annonce
  4. Biographie parue dans L'Encyclopédie de l'humour français, éditions Hors Collection

Liens externes[modifier | modifier le code]