Le Bar-sur-Loup

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Le Bar-sur-Loup
Le Bar-sur-Loup
Vue du village depuis le chemin de la Chênaie.
Blason de Le Bar-sur-Loup
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis
Maire
Mandat
François Wyszkowski
2020-2026
Code postal 06620
Code commune 06010
Démographie
Gentilé Aubarnais ou Barois
Population
municipale
2 936 hab. (2017 en augmentation de 0,34 % par rapport à 2012)
Densité 203 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 08″ nord, 6° 59′ 23″ est
Altitude Min. 100 m
Max. 1 312 m
Superficie 14,47 km2
Élections
Départementales Canton de Valbonne
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Le Bar-sur-Loup

Le Bar-sur-Loup est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Par décret du , Journal officiel du avec effet au , Le Bar devient Le Bar-sur-Loup.

Ses habitants sont appelés les Aubarnois (Aubarnenc en occitan) ou les Barois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune doit son nom au Loup, fleuve côtier qui la traverse, et qui se jette dans la mer près de Villeneuve-Loubet.

Économie[modifier | modifier le code]

L'entreprise de créations de parfums Mane a son siège social et ses usines installées dans cette ville située à proximité de Grasse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Originellement Albarn > Aubarn par extraction de l'article.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La seigneurie du Bar qui appartenait jusqu'en 1235 aux comtes de Provence fut acquise par Rambaud, premier seigneur de Grasse du Bar, le , à Raymond Béranger, comte de Provence, le château du Bar resta la propriété de la famille de Grasse jusqu'en 1792[1].

La période contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Honoré-Joseph Flory    
1792   Charles-César Lautier    
1800   M. Pertuis    
1804   Pierre Giraud    
1808   Ciprien Consolat    
1814   Antoine Seytre    
1826   François Cavalier    
1830   Joseph Pertuis    
1835   Antoine-Joesph Euzière    
1846   Charles-Félix Giraud    
1848   Victor-Désiré Flory    
1861   Marius Euzière    
1866   Maximin Seytre    
1871   Joseph-Charles Maurel    
1873   Maximin Carlavan    
1881   Charles Maurel    
1882   Théophile Dubout    
1883   Eugène Agard    
1896   Henri Seytre    
1919   Hippolyte Maffet    
1964   Francis Paulet    
1966   Léon Barbier    
1968   Francis Paulet    
1971   Edmond Beghin    
1977 mars 1989 Robert Maffet    
mars 1989 mars 2001 Pierre Rossignol centre droit  
mars 2001 mars 2008 Bernard Arcioni DVD  
mars 2008 janvier 2017 Richard Ribéro[2] DVD[3]  
février 2017 juin 2020 Willy Galvaire DVD  
juin 2020 En cours François Wyszkowski    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2017, la commune comptait 2 936 habitants[Note 1], en augmentation de 0,34 % par rapport à 2012 (Alpes-Maritimes : -0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2061 1431 1491 3151 5041 6801 6261 6031 629
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5571 6291 5791 4521 4141 3601 3701 8001 253
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2941 3351 4061 1851 3061 4031 4211 2221 308
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 5011 6471 6912 0432 4652 5432 7262 7522 778
2013 2017 - - - - - - -
2 9912 936-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jacques-le-Majeur
la porte sculptée est remarquable ; à l'intérieur, on peut voir un retable de Bréa (XVIe s.) au maître-autel et des statues du XVIIe. Dans le fond de l'église se trouve une peinture sur bois du XVe représentant une danse macabre[8]. L'église a été inscrite en 1940 sur l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques[9].
Le château des comtes de Grasse
au sommet du bourg s'élève l'ancien château des comtes de Grasse, grande bâtisse du XVIe siècle, flanqué de tours[10]. C'est un bâtiment quadrangulaire construit sur des caves voûtées, avec deux tours au sud, et une petite au nord. Le château a été pillé en 1792 et vendu à des habitants du village en 1832. Restauré, il a été divisé en appartements. Il a vu naître l'amiral de Grasse, le .
À l'entrée de la cour précédant le château, on peut voir une tour de plan carré à base élargie. C'est l'ancien donjon du château, occupé aujourd'hui par un restaurant. Avant son démantèlement en 1792, il avait 7 étages.
Statue en bronze
de l'amiral François Joseph Paul comte de Grasse face à la mairie, contre le mur de l'église, due au sculpteur Cyril de La Patellière inaugurée le en présence de la municipalité Maffret, du maire de Grasse de l’époque, maître Hervé de Fontmichel et du comte Bruno Deydier de Pierrefeu. Il s'agit de l'exemplaire numéro 1, le numéro 2 se trouvant dans la ville de Grasse. Elle remplace un buste qui se trouve à présent à l'entrée de l'école communale.
La porte Sarrasine
Aussi appelée porte de l'Hôpital. C'est la seule porte dans les remparts conservée.
Le viaduc de Pont-de-Loup
Au hameau de Pont-de-Loup à Tourrettes-sur-Loup, village proche du Bar-sur-Loup, on peut admirer les ruines du viaduc, détruit par les occupants allemands qui avaient envahi ce village lors de la seconde guerre mondiale. La construction de ce viaduc qui a duré deux ans, a commencé en 1890 et s'est achevée en 1892. En 1944 les Allemands ont fait évacuer le village et ont fait exploser le viaduc. Plus tard, la Compagnie des grands travaux de Marseille (société de construction à l'époque) a ordonné la destruction du viaduc qui menaçait de s'écrouler. Les piliers considérés comme non dangereux, ont été conservés[11].
La légende
Un comte de Bar ayant donné un bal en plein carême, les invités tombèrent morts. La danse macabre fut peinte pour commémorer ce châtiment céleste. On y voit la Mort, équipée en archer, tuer à coups de flèches les danseurs. Les âmes sortant de la bouche des cadavres sous la forme de petits personnages nus sont pesées dans la balance que tient saint Michel, aux pieds du Christ, et sont précipitées dans la gueule d'un monstre qui représente l'entrée de l'enfer.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bar-sur-Loup (Le) Blason
De gueules au lion d’or, au chef du même chargé d’une fleur de lys d’azur.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Jacques Antier, L'amiral de Grasse, Plon, (lire en ligne), p. 21.
  2. [1], consulté le 2 janvier 2017
  3. « Résultats des élections municipales 2014 : Le Bar-sur-Loup (06620 - Alpes-Maritimes) », sur https://www.lexpress.fr/ (consulté le 14 mars 2020).
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  8. Hélène Utzinger, Bertrand Utzinger, Itinéraires des Danses macabres, Editions J.M. Garnier, (lire en ligne), p. 98.
  9. « Église Saint-Jacques-le-Majeur », notice no PA00080661, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. François Monmarché, Denise Bernard-Folliot, Provence, Côte d'Azur, Hachette, (lire en ligne), p. 572.
  11. Vincent Paschetta, Nice et sa région, Didier Richard (lire en ligne), p. 84.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]