Caussols

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Caussols
L'église Saint-Lambert.
L'église Saint-Lambert.
Blason de Caussols
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Canton Valbonne
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis
Maire
Mandat
Gilbert Hugues
2014-2020
Code postal 06460
Code commune 06037
Démographie
Gentilé Caussolois
Population
municipale
247 hab. (2014)
Densité 9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 33″ nord, 6° 54′ 01″ est
Altitude Min. 895 m – Max. 1 458 m
Superficie 27,39 km2
Localisation

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Liens
Site web caussols.fr

Caussols est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Caussolois.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est Caussòu en provençal selon la graphie mistralienne, de l'ancien provençal Caussols, après chute du s final et palatalisation du l[1]. Caussòus en occitan selon la graphie classique. [réf. nécessaire]

Géographie[modifier | modifier le code]

Caussols est une commune de l'arrière-pays grassois à 23 km de la Méditerranée à vol d'oiseau (40 km par la route). Son nom vient du latin "calx - calcis", la chaux, dont vient aussi le mot "causse".

Le centre du village se trouve à 1 130 mètres d'altitude. Il se situe sur un plateau karstique creusé de nombreux avens et grottes (le plateau de Caussols). Ce plateau est surplombé au sud par la Colle des Maçons (1 417 mètres) et le Haut-Montet (1 335 mètres), lui-même surmonté par le radar de l'aviation civile visible depuis le bord de mer. Au nord se situe le plateau de Calern (1 458 mètres au Signal de Calern) sur lequel se trouve l'Observatoire de Calern et à l'ouest le vallon de Nans où se situe le point bas de la commune (895 mètres).

Le plateau de Caussols en lui-même est constitué de la plaine de rochers au Sud (les Claps) et d'une plaine de prairies et de cultures au centre, traversée par un réseau de ruisseaux se déversant dans l'Embut de Caussols[2]. Les eaux disparues dans des avens ou "embuts" (qui signifie "entonnoir" en provençal) réapparaissent dans les gorges du Loup ou les fontaines de la région grassoise. L'exploration de ces avens prolongés de galeries et de bassins pouvant atteindre 450 mètres de profondeur sont parcourus par des spéléologues.

Caussols est entouré par les communes de Gourdon, Le Bar-sur-Loup, Saint-Vallier-de-Thiey, Andon (hameau de Canaux) et Cipières.

Le climat est contrasté : l'été est chaud et sec, l'hiver froid, sec mais régulièrement enneigé, le printemps humide et l'automne très humide grâce à quelques jours annuels de précipitations méditerranéennes très intenses qui résultent en un cumul annuel de 1 200 mm de précipitations.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Caussols
Andon Cipières Cipières
Andon Caussols Gourdon
Saint-Vallier-de-Thiey Le_Bar-sur-Loup Gourdon

Environnement[modifier | modifier le code]

Le plateau de Calern fait partie de la zone Natura 2000 des préalpes de Grasse regroupant 14 communes sur 190 km2. Cette zone assure la protection de 38 espèces végétales et 91 espèces animales avec 17 types de milieux classés d'intérêt communautaire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier peuplement de Caussols daterait de la préhistoire. On compte une dizaine d'enceintes en pierre sèche que la tradition locale considère comme oppidums et fait remonter à l'âge du bronze : la Colle des Maçons, des Gleirettes, des Laves, de Ville-Vieille, de l'Adrech, de Basthiard, de Troubade, de Pierre-Haute. Malheureusement ces vestiges sont difficiles à dater précisément. L'on trouve des traces d'occupation d'époque romaine dans certaines de ces enceintes, comme au camp des Laves, au collet de l'Adrech. Les ramassages autour et dans le village médiéval de Villevielle ont donné des céramiques remontant à l'âge du bronze et à l'époque romaine outre celles du Moyen Âge et de l'époque moderne[3].

Les premiers écrits mentionnant Caussols remontent au XIIe siècle, époque où le village dépendait des Comtes de Provence. Le village dépendait de la commune de Cipières à partir du XIVe siècle et ne redevint indépendante qu'en 1790.

Le village est ensuite resté regroupé autour de l'église jusqu'en 1640, époque où il fut incendié. L'habitat s'est ensuite éparpillé sur le plateau en petites exploitations agricoles. Cet habitat dispersé prévaut encore aujourd'hui; les seuls regroupements d'habitations se situent dans un petit centre du village autour de l'église, l'école, la mairie et l'auberge et dans le hameau des Claps à l'Ouest du village.

L'agriculture et l'élevage, qui prévalaient largement jusqu'en 1950 ont fortement régressé depuis, et il ne reste que quelques élevages d'ovins et de caprins, qui limitent la recolonisation du plateau par les pins.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1959 1981 Maurice Deregnaucourt    
1981 1995 Jean Pomero    
1995 2001 Henri Cadet    
2001 mars 2008 Philippe Prins    
mars 2008 mars 2014 Juliette Giovannini    
mars 2014 en cours
(au 30 avril 2014)
Gilbert Hugues[4] SE Cadre supérieur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 247 habitants, en augmentation de 4,22 % par rapport à 2009 (Alpes-Maritimes : 0,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
19 17 15 15 32 33 38 87 104
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
107 111 109 110 112 150 167 143 20
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
97 91 83 78 87 71 110 35 29
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
43 60 61 99 117 150 229 253 247
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'observatoire de Calern
Le radar de l'aviation civile sur le Haut-Montet
  • Chemin nommé voie romaine, sur le plateau de Caussols
    Gouffre de l'Embut, sur le plateau de Caussols
    L'édifice le plus connu de Caussols est l'observatoire de Calern, créé en 1974 et situé sur le plateau de Calern. Anciennement Centre d'Études et de Recherches Géodynamiques et Astronomiques (CERGA), il fait maintenant partie de l'Observatoire de la Côte d'Azur[9].
  • L'église Saint-Lambert date du XIIIe siècle; son intérieur a été entièrement restauré entre 2000 et 2015 pour faire réapparaître son caractère roman qui avait été caché sous des décorations plus récentes.
  • La chapelle Saint-Maurice.
  • Les vestiges de l'ancien château-fort médiéval sur une butte au nord de Saint-Lambert.
  • Les Claps, au sud du plateau, plaine karstique recouverte de rochers sculptés par l'érosion, sont parsemés de dolines et de plus de 400 gouffres et grottes. De nombreuses bories y ont été construites aux XVIIIe et XIXe siècles comme habitat temporaire pour les agriculteurs et bergers.
  • Le plateau est traversé par le GR 4, qui relie Royan (Charente-Maritime) à Grasse (Alpes-Maritimes). Caussols est le dernier village avant Grasse sur cet itinéraire. De nombreuses promenades balisées parcourent les plateaux de Caussols et Calern.
  • Caussols est traversé par une voie dite romaine dont on peut encore voir certaines portions (plus vraisemblablement un chemin de bergers datant du Moyen Âge).
  • L'embut de Caussols est une cavité naturelle qui absorbe les eaux de surface de la plaine. Lors de pluies très intenses, il se forme un lac temporaire, rapidement vidangé par l'embut. La visite de l'embut de Caussols est à la portée de spéléologues débutants mais avertis.
  • Le climat très particulier, entre Méditerranéen et montagnard, a favorisé le développement d'une faune et d'une flore abondantes et variées. Le vertébré le plus spécifique au plateau de Caussols est la vipère d'Orsini, qui n'est présente ailleurs en France que sur le Mont Ventoux et quelques massifs des Alpes-de-Haute-Provence et pour laquelle le plateau de Caussols est un "Site remarquable" (selon la classification Natura 2000)[10]; peu agressive et peu venimeuse, son habitat est menacé par la reforestation du plateau et elle bénéficie d'un programme de conservation LIFE-Nature[11] de l'Union européenne qui agit par la restauration de son habitat. De nombreux rapaces peuvent également être observés: circaète Jean-le-Blanc, busard, faucon, aigle et vautour fauve... Les cervidés, renards, sangliers... sont abondants.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Antoine Labeyrie, astonome français, professeur au Collège de France, officier de la Légion d'honneur.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Caussols Blason De gueules à l’étoile rayonnante d’argent accompagnée de trois fleurs de lys d’or
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe de Beauchamp, Caussols: Territoire insolite, Serre Éditeur, Nice, 2006.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Bulletin Hors-série du GRHP - CAUSSOLS avec une bibliographie sur la commune de Caussols) - Octobre 1998[12]Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Nouvel aperçu sur la grotte protohistorique du Gouffre-Faille (Caussols, Alpes-Maritimes) Laurent Del Fabbro, Eric couillerot. Article revu et augmenté extrait du bull. No 3 du GRHP.
  • Un ensemble protohistorique en bordure orientale du Plateau de Caussols : Troubade. Laurent Del Fabbro. Article rédigé pour les Mémoires de L'institut de Préhistoire et d'Archéologie Alpes-Méditerranée, t. XL, 1999.
  • Troubade : Essai sur sa signification. Daniel Thiery. Article extrait du Bull. No 6 du GRHP.
  • Les chemins de Grasse à Entrevaux : Chapitre 1, la traversée de Caussols. Daniel Thiery . article extrait du Bull. No 14 du GRHP.
  • Caussols en 1834 : étude du milieu rural et des constructions en pierres sèches. Daniel Thiery. Article rédigé pour les Mémoires de L'institut de Préhistoire et d'Archéologie Alpes-Méditerranée, t. XXXVI, 1994.
  • Grotte du Gouffre-Faille, gisement du bronze final (Caussols, Alpes-Maritimes) / par Georges Merlin. Bulletin de la Société Préhistorique Française, 1974, C.R.S.M. Tome 71, no 2.
  • Histoire d'une première spéléologique : L'embut de Caussols par A. Janet en 1892. Laurent Del Fabbro. Article extrait du Bull. No 12 du GRHP. [1]
  • Sylvain Gagnière, Caussols (Alpes-Maritimes), Gallia Préhistoire, II, 1959, p. 248–249.
  • TENNEVIN G., 2011. L’embut et les inondations du poljé de Caussols. Annales du Muséum d’Histoire Naturelle de Nice, XXVI : 165-187. [2]
  • TENNEVIN G., 2011. L’embut de Caussols. Article de vulgarisation scientifique. [3]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lou tresor dóu Felibrige / Le trésor du Félibrige, F. Mistral, vol. 1, p. 506, éditions CPM, 1979
  2. L'embut de Caussols est une perte ([avi] « Perte de ruisseau dans l'embut de Caussols (Alpes-Maritimes) », Bureau d'études H2EA, Nice, )
  3. Enceintes et habitats perchés des Alpes -Maritimes / sous la dir. de Michiel Gazenbeek. - Antibes : APDCA, 2004. - 149 p.
  4. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Observatoire de la Côte d'Azur
  10. Natura 2000
  11. LIFE NATURE
  12. Articles en consultation sur le site Archeoprovence.com