Courmes

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Courmes
Courmes
Courmes.
Blason de Courmes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis
Maire
Mandat
Richard Thiery
2020-2026
Code postal 06620
Code commune 06049
Démographie
Gentilé Courmians
Population
municipale
115 hab. (2018 en stagnation par rapport à 2013)
Densité 7,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 37″ nord, 7° 00′ 35″ est
Altitude Min. 260 m
Max. 1 263 m
Superficie 15,71 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Valbonne
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Courmes

Courmes est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont les Courmians ou les Courmois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village de Courmes est situé à une altitude moyenne de 623 mètres environ dans le département des Alpes-Maritimes à une vingtaine de kilomètres environ au nord-est de Grasse.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone de sismicité modérée[3].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau traversant la commune[4] :

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger[6].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

  • RD 3 vers Gourdon, et Gréolières.
  • RD 6 vers Le Bar-sur-Loup.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Envibus, le réseau des transports publics de la Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis[7].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Courmes est une commune rurale[Note 1],[9]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[10],[11]. La commune est en outre hors attraction des villes[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (98,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (98,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (63,5 %), forêts (35,2 %), zones agricoles hétérogènes (1,3 %)[14].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'abbé Robert de Briançon indique la terre de Courmes se disait en latin de Cormis[16].

Claude-François Achard, dans Description historique, géographique et topographique des villes, bourgs... de la Provence ancienne et moderne (1787) écrit que le nom du village vient du latin Corma[17].

L'abbé Eugène François Tisserand écrit que Courmes, castrum de Cormis a pour étymologie le cormier[18].

Frédéric Mistral dans Lou Tresor dóu Felibrige écrit que Courmo, Courmes est un nom de lieu dans les Alpes-Maritimes et que Courmes, Decormis sont des noms de familles provençales[19].

André Compan dans Étude sur l'origine des noms des communes dans les Alpes-Maritimes indique que le village avait pour forme ancienne "Corma" : P. de Corma (cité en 1176), castrum de Corma (cité vers 1200), Petri de Corma (cité 1331), et écrit « on peut rapprocher le toponyme du provençal courmo, sommité, avec le diminutif courméto, l’ancien provençal Corma, cornouiller semble peu probable »[20].

Ernest Nègre indique Corma en 1176 et Cormis en 1271 et écrit que le nom qui a dû signifier « ensemble de cornouilles » vient de l'occitan corma qui désigne la cornouille, fruit du cornouiller[21].

Marie-Thérèse Morlet dans Dictionnaire étymologique des noms de famille écrit « Courmes, nom de localité d’origine, canton Le Bar-sur-Loup (Alpes-Maritimes), (Corma 1176), représente probablement un ancien provençal corma, cornouille. »[22].

Histoire[modifier | modifier le code]

Thierry Jan écrit « Les lieux furent occupés par les Celto-ligures puis par les Romains. Corma est mentionné en 1176. » [23]. Sans qu'un lien soit donné avec le village, on trouve cité dans un acte en latin du un nommé P. de Corma qui signa comme témoin une charte entre Bertrand de Grasse et l'évêque d'Antibes[24].

Le village et son château (qui devait se trouver au point le plus haut) se trouvaient à l'origine à la Serre de la Madeleine dit « Les Combes », soit à 1,5 km à vol d'oiseau au nord du village actuel[23].

Le château de Courmes fut construit au milieu du XIIe siècle à l’emplacement d’un oppidum qui occupait le sommet du Pic de Courmettes. Après le Moyen Age le bourg fut reconstruit plus bas sur un site plus favorable[25].

Le fief est donné en 1235 à Romée de Villeneuve par le comte de Provence. Il a ensuite appartenu vers 1270 aux Roux (Rosso) venus de Lombardie qui furent seigneurs de Courmes ou Cormis[18] et ne portèrent plus par la suite que le nom de Cormis[16] puis aux Lombard et aux Bancillon[23].

Les épidémies de peste vont entraîner une dépopulation du castrum au XVe siècle.

En 1670, l'évêque de Vence, monseigneur Antoine Godeau rendit visite à Courmes qui jusque-là avait été jugé inaccessible par ses prédécesseurs. Il a fait cette visite en décembre et alla dire la messe dans la chapelle qui servait de paroisse aux dix-sept familles qui vivaient à Courmes après qu'il fut tombé dans la nuit deux mètres de neige.

Courmes a été un hameau dépendant de Coursegoules jusqu'à la Révolution[26].

En 1944, un maquis va exister à Courmes qui a reçu des armes par parachutages sur le plateau Saint-Barnabé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs à partir de 1900
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1908   Marius Isnard    
1913   Jules Euzière    
1925   Gratien Maunier    
novembre 1935 Août 1941 Louis Euzière    
1941   Louis Maunier    
septembre 1944 avril 1945 Louis Euzière    
1947   Marius Euzière    
1965   Paul Sicard    
mars 2001 mars 2014 Françoise Gioanni UDI (NC) Conseillère générale du canton du Bar-sur-Loup (2011-2015)
mars 2014 En cours Richard Thiery SE Fonctionnaire d'Etat - Directeur de recherches

Budget et fiscalité 2019[modifier | modifier le code]

En 2019, le budget de la commune était constitué ainsi[27] :

  • total des produits de fonctionnement : 197 000 , soit 1 561  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 161 000 , soit 1 279  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 76 000 , soit 600  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 76 000 , soit 605  par habitant ;
  • endettement : 153 000 , soit 701  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 6,00 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 7,95 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 27,26 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2017 : médiane en 2017 du revenu disponible, par unité de consommation : 16 900 [28].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[30].

En 2018, la commune comptait 115 habitants[Note 2], en stagnation par rapport à 2013 (Alpes-Maritimes : +0,5 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
180149162181190181162189190
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
185174152157144130123138113
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
110134108755183866259
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3426426064888898124
2018 - - - - - - - -
115--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[33] :

  • Écoles maternelles à Tourrettes-sur-Loup, Le Bar-sur-Loup, Coursegoules,
  • Écoles primaires à Gourdon, Tourrettes-sur-Loup, Le Bar-sur-Loup,
  • Collèges à Vence,
  • Lycées à Vence.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[34] :

  • Médecins à Le Rouret, Vence,
  • Pharmacies à Le Rouret, Vence,
  • Hôpitaux à Le Rouret, Vence.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Exploitants agricoles[36].
  • Élevages Ovins et Caprins[37].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Commerces de proximité à Le Rouret, Vence[40].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le saut du Loup à la cascade de Courmes.
  • Église Sainte-Madeleine. Datant de 1781[41], elle renferme un autel en bois doré et un reliquaire ainsi que le tombeau des seigneurs de Cormis[42].
  • Oratoire Saint-Jean-Baptiste.
  • Plaque commémorative[43],[44].
  • Maison-forte avec une porte Renaissance, ancienne maison seigneuriale.
  • Lavoir et four communal.
  • Ruines de l'ancien village avec son château fort sur le serre de la Madeleine[45].
  • La fête patronale de la commune de Courmes a lieu traditionnellement le dernier week-end d'août avec une procession religieuse au cours de laquelle on transporte le buste de saint Félix, patron du village.

Patrimoine naturel :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Courmes Blason
D’azur aux deux lions affrontés d’or soutenant un rocher d’argent en chef[48].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Les deux lions des armoiries de Courmes sont en référence à la famille de Cormis[23].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sites d’Intérêt Communautaire (Dir. Habitat)
  2. Les communes du parc
  3. Didacticiel de la réglementation parasismique
  4. L'eau dans le bassin Rhône-Méditerranée
  5. Le Loup (fleuve)
  6. Table climatique
  7. Réseau Envibus
  8. Les Préalpes d'Azur
  9. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  15. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  16. a et b Abbé Robert de Briançon, L' Etat de la Provence, chez Pierre Auboin, Pierre Emery, Charles Clousier, 1693, page 545.
  17. Claude François Achard, Description historique, géographique et topographique des villes, bourgs... de la Provence ancienne et moderne, 1787, page 486.
  18. a et b Eugène François Tisserand, Histoire de Vence, cité, évêché, baronnie, de son canton et de l'ancienne viguerie de Saint-Paul du Var, Paris, librairie d'Eugène Belin, 1860, page 276.
  19. Frédéric Mistral, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français : embrassant les divers dialectes de la langue d'oc moderne , Ed. Marcel Petit, 1979, page 643.
  20. André Compan Étude sur l'origine des noms des communes dans les Alpes-Maritimes, CNDP, 1982, page 15.
  21. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Droz, 1990, page 1323.
  22. Marie-Thérèse Morlet, Dictionnaire étymologique des noms de famille, Librairie Académique Perrin, coll. « Présence de l'histoire », 2005, p. 249
  23. a b c et d Thierry Jan, Mes coins de paradis, Lulu, page 47.
  24. Georges Doublet, Recueil des actes des Évêques d’Antibes Monaco, Paris, Picard, 1915, p. 124.
  25. Territoires, seigneuries, communes: les limites des territoires en Provence, Centre régional de documentation occitane, 1987, page 42.
  26. La commune de Coursegoules, présentation historique, sur dossiersinventaire.maregionsud.fr/
  27. Les comptes de la commune
  28. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  29. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  30. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  33. Établissements d'enseignements
  34. Professionnels et établissements de santé
  35. Paroisse Saint Antoine de Padoue
  36. Agriculteurs, éleveurs
  37. Activités agricoles, gastronomie
  38. Auberge communale
  39. La cascade
  40. Commerces de proximité
  41. Église Sainte-Madeleine
  42. Le village de Courmes
  43. Courmes-Morts aux guerres
  44. Courmes, sur geneawiki.com/
  45. A la recherche du vieux village
  46. Notice no APTCF05074, base Mémoire, ministère français de la Culture Cascade de Courmes
  47. Cascade de Courmes
  48. Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis 1 : Courmes, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  49. Grasse : Les « héros sans gloire » ressucités par Paul Euzière

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]