Courmes

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Courmes
Courmes
Courmes.
Blason de Courmes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis
Maire
Mandat
Richard Thiery
2020-2026
Code postal 06620
Code commune 06049
Démographie
Gentilé Courmians
Population
municipale
120 hab. (2017 en augmentation de 13,21 % par rapport à 2012)
Densité 7,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 37″ nord, 7° 00′ 35″ est
Altitude Min. 260 m
Max. 1 263 m
Superficie 15,71 km2
Élections
Départementales Canton de Valbonne
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Courmes

Courmes est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont les Courmians ou les Courmois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Courmes est situé à une altitude moyenne de 623 mètres environ dans le département des Alpes-Maritimes à une vingtaine de kilomètres environ au nord-est de Grasse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'abbé Robert de Briançon indique la terre de Courmes se disait en latin de Cormis[1].

Claude-François Achard, dans Description historique, géographique et topographique des villes, bourgs... de la Provence ancienne et moderne (1787) écrit que le nom du village vient du latin Corma[2].

L'abbé Eugène François Tisserand écrit que Courmes, castrum de Cormis a pour étymologie le cormier[3].

Frédéric Mistral dans Lou Tresor dóu Felibrige écrit que Courmo, Courmes est un nom de lieu dans les Alpes-Maritimes et que Courmes, Decormis sont des noms de familles provençales[4].

André Compan dans Étude sur l'origine des noms des communes dans les Alpes-Maritimes indique que le village avait pour forme ancienne "Corma" : P. de Corma (cité en 1176), castrum de Corma (cité vers 1200), Petri de Corma (cité 1331), et écrit « on peut rapprocher le toponyme du provençal courmo, sommité, avec le diminutif courméto, l’ancien provençal Corma, cornouiller semble peu probable »[5].

Ernest Nègre indique Corma en 1176 et Cormis en 1271 et écrit que le nom qui a dû signifier « ensemble de cornouilles » vient de l'occitan corma qui désigne la cornouille, fruit du cornouiller[6].

Marie-Thérèse Morlet dans Dictionnaire étymologique des noms de famille écrit « Courmes, nom de localité d’origine, canton Le Bar-sur-Loup (Alpes-Maritimes), (Corma 1176), représente probablement un ancien provençal corma, cornouille. »[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Thierry Jan écrit « Les lieux furent occupés par les Celto-ligures puis par les Romains. Corma est mentionné en 1176. » [8]. Sans qu'un lien soit donné avec le village, on trouve cité dans un acte en latin du un nommé P. de Corma qui signa comme témoin une charte entre Bertrand de Grasse et l'évêque d'Antibes[9].

Le village et son château (qui devait se trouver au point le plus haut) se trouvaient à l'origine à la Serre de la Madeleine dit « Les Combes », soit à 1,5 km à vol d'oiseau au nord du village actuel[8].

Le château de Courmes fut construit au milieu du XIIe siècle à l’emplacement d’un oppidum qui qui occupait le sommet du Pic de Courmettes. Après le Moyen Age le bourg fut reconstruit plus bas sur un site plus favorable[10].

Le fief est donné en 1235 à Romée de Villeneuve par le comte de Provence. Il a ensuite appartenu vers 1270 aux Roux (Rosso) venus de Lombardie qui furent seigneurs de Courmes ou Cormis[3] et ne portèrent plus par la suite que le nom de Cormis[1] puis aux Lombard et aux Bancillon[8].

Les épidémies de peste vont entraîner une dépopulation du castrum au XVe siècle.

En 1670, l'évêque de Vence, monseigneur Antoine Godeau rendit visite à Courmes qui jusque-là avait été jugé inaccessible par ses prédécesseurs. Il a fait cette visite en décembre et alla dire la messe dans la chapelle qui servait de paroisse aux dix-sept familles qui vivaient à Courmes après qu'il fut tombé dans la nuit deux mètres de neige.

Courmes a été un hameau dépendant de Coursegoules jusqu'à la Révolution.

En 1944, un maquis va exister à Courmes qui a reçu des armes par parachutages sur le plateau Saint-Barnabé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793   Jean-Baptiste Joulian    
An VIII   Thomas Joulian    
1840   Joseph Gazagnaire    
1865   Pierre-Joseph Euzière    
1871   Thomas Joulian    
1876   Antoine Gazagnaire    
1878   Marius Euzière    
1887   Joan-Thomas Truc    
1888   Isidore Joulian    
1900   Casius Laugier    
1908   Marius Isnard    
1913   Jules Euzière    
1925   Gratien Maunier    
novembre 1935 Août 1941 Louis Euzière    
1941   Louis Maunier    
septembre 1944 avril 1945 Louis Euzière    
1947   Marius Euzière    
1965   Paul Sicard    
mars 2001 mars 2014 Françoise Gioanni UDI (NC) Conseillère générale du canton du Bar-sur-Loup (2011-2015)
mars 2014 En cours Richard Thiery SE Fonctionnaire d'Etat - Directeur de recherches

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2017, la commune comptait 120 habitants[Note 1], en augmentation de 13,21 % par rapport à 2012 (Alpes-Maritimes : -0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
180149162181190181162189190
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
185174152157144130123138113
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
110134108755183866259
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3426426064888898124
2017 - - - - - - - -
120--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Madeleine. Datant de 1781, elle renferme un autel en bois doré et un reliquaire ainsi que le tombeau des seigneurs de Cormis.
  • Maison-forte avec une porte Renaissance, ancienne maison seigneuriale.
  • Lavoir et four communal.
  • Ruines de l'ancien village avec son château fort sur le serre de la Madeleine.
  • Gorges du Loup
  • Saut du Loup
  • cascade de Courmes dont la chute fait une vingtaine de mètres de hauteur, site classé en 1913.
  • Casacade des Demoiselles
  • La fête patronale de la commune de Courmes a lieu traditionnellement le dernier week-end d'août avec une procession religieuse au cours de laquelle on transporte le buste de saint Félix, patron du village.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Courmes Blason
D’azur aux deux lions affrontés d’or soutenant un rocher d’argent en chef.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Les deux lions des armoiries de Courmes sont en référence à la famille de Cormis[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Abbé Robert de Briançon, L' Etat de la Provence, chez Pierre Auboin, Pierre Emery, Charles Clousier, 1693, page 545.
  2. Claude François Achard, Description historique, géographique et topographique des villes, bourgs... de la Provence ancienne et moderne, 1787, page 486.
  3. a et b Eugène François Tisserand, Histoire de Vence, cité, évêché, baronnie, de son canton et de l'ancienne viguerie de Saint-Paul du Var, Paris, librairie d'Eugène Belin, 1860, page 276.
  4. Frédéric Mistral, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français : embrassant les divers dialectes de la langue d'oc moderne , Ed. Marcel Petit, 1979, page 643.
  5. André Compan Étude sur l'origine des noms des communes dans les Alpes-Maritimes, CNDP, 1982, page 15.
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Droz, 1990, page 1323.
  7. Marie-Thérèse Morlet, Dictionnaire étymologique des noms de famille, Librairie Académique Perrin, coll. « Présence de l'histoire », 2005, p. 249
  8. a b c et d Thierry Jan, Mes coins de paradis, Lulu, page 47.
  9. Georges Doublet, Recueil des actes des Évêques d’Antibes Monaco, Paris, Picard, 1915, p. 124.
  10. Territoires, seigneuries, communes: les limites des territoires en Provence, Centre régional de documentation occitane, 1987, page 42.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Berdery, Un jour j'y serai, Éd. Adichat
  • Louis Euzière, Héros sans gloire dans le pays grassois. Jalons pour une histoire du réseau « Robert » in Devoir de mémoire, Occupation, Résistance, Libération à Grasse et dans le Pays de Grasse, Actes du colloque du 27 novembre 2007, Association Historique du Pays de Grasse, Ed. TAC - Motifs des Régions, 2008
  • Philippe de Beauchamp, Le haut pays méconnu. Villages & hameaux isolés des Alpes-Maritimes, p. 144-145, éditions Serre, Nice, 1989 (ISBN 2-86410-131-9) ; p. 159

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]