Bouyon

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Bouyon
Bouyon
Vue sur le village depuis la route de Nice.
Blason de Bouyon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis
Maire
Mandat
Jean-Pierre Mascarelli
2020-2026
Code postal 06510
Code commune 06022
Démographie
Gentilé Bouyonnais
Population
municipale
560 hab. (2018 en augmentation de 15,46 % par rapport à 2013)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 31″ nord, 7° 07′ 26″ est
Altitude Min. 159 m
Max. 1 260 m
Superficie 12,29 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Nice
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vence
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Bouyon
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Bouyon

Bouyon est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située à 35 km au nord-ouest de Nice, Bouyon se trouve à une altitude moyenne de 650 m.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Village perché, son territoire est composé de reliefs de montagne appartenant aux contreforts du Cheiron à l'ouest (point culminant 1 224 m à la crête de Perrière), s'abaissant au nord vers la vallée de l'Estéron (en limite de la commune) à 173 m et au centre avec le vallon de Bouyon pour remonter au sud avec l'adrech de Berdine (946 m).

Sismicité[modifier | modifier le code]

Le village a été détruit en partie par le Séisme du 23 février 1887 en Ligurie[1].

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[2].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger[4].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

  • RD 1 depuis Les Ferres, Le Broc[5], Nice
  • RD 8 depuis Bézaudun-les-Alpes.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bouyon est une commune rurale[Note 1],[7]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[8],[9].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nice, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 100 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[10],[11].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (91,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (56,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (32,3 %), zones agricoles hétérogènes (8,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2,2 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[13].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes In Buzido en 1155, « Castrum de Bosisone » vers 1200.

Du mot occitan buisset (« un bois de buis »), du latin buxetum, de buxus (« buis ») et suffixe collectif -etum.

Histoire[modifier | modifier le code]

Seigneurie des Laugier en 1351, puis pour partie des Grimaldi (seigneurs Grimaldi de Bouyon) relevant ainsi du comté de Provence de 1364 à 1385.

En 1385, il passa aux mains de Charles de Duras et en 1388 Bouyon devint territoire savoyard.

Ce n'est qu'avec le traité de Turin, en 1760, qu'il revint en Provence. En 1790, il est rattaché au canton de Coursegoules.

Bouyon est détaché du département du Var avec la création du département des Alpes-Maritimes après l'annexion du comté de Nice par la France, le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1929   Félix Funel    
1935   Félix Funel    
1953 1983 Michel Salvadori DVD Conseiller général du canton de Coursegoules
1983[14] En cours Jean Pierre Mascarelli UMP-LR Ingénieur conseil
Ancien conseiller général du canton de Coursegoules

Budget et fiscalité 2019[modifier | modifier le code]

En 2019, le budget de la commune était constitué ainsi[15] :

  • total des produits de fonctionnement : 591 000 , soit 1 137  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 542 000 , soit 104  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 438 000 , soit 843  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 593 000 , soit 1 141  par habitant ;
  • endettement : 590 000 , soit 1 134  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 14,74 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 15,75 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 82,06 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2017 : médiane en 2017 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 110 [16].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Bouyonnais.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[18].

En 2018, la commune comptait 560 habitants[Note 3], en augmentation de 15,46 % par rapport à 2013 (Alpes-Maritimes : +0,5 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
302442500504529600621640648
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
594492464442426390377333326
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
301258272195186173185180229
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
288157202229243352436448460
2013 2018 - - - - - - -
485560-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[21] :

  • École maternelle,
  • École primaire[22],
  • Collèges à Carros, Saint-Martin-du-Var, Saint-Jeannet,
  • Lycées à Vence.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[23] :

  • Médecins à Bouyon, Gilette, Carros,
  • Pharmacies à Gilette, Carros,
  • Hôpitaux à Saint-Jeannet.

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Culte catholique, Notre-Dame de l'Assomption-Sainte Trophime[24],

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fin mai ou début juin, la « Procession aux Limaces » se déroule dans les rues et places de Bouyon. Celles-ci sont éclairées par des milliers de bougies et des coquilles d'escargots (limaces) remplies d'huile (calen) avec une mèche. Des oratoires sont érigés où la procession fait halte pour prier. Cette procession remonte à très loin dans le temps, à l'origine elle était faite pour prier afin que la récolte des olives soit bonne.

Film tourné en partie sur Bouyon[modifier | modifier le code]

Il s'agit du film Le Saut de l'ange dont les scènes concernant la cérémonie à l'église et l'enterrement, censées se dérouler dans un village Corse, ont été tournées dans les rues et le cimetière de Bouyon.

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • La Fromagerie de la Chèvre Blanche[25].
  • La Cueillette Provençale, agriculteur[26].
  • Terrasses cultivées en jardins potagers[27].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Hébergement La Maison Barnoin. Location de chambres à la nuitée. Établissement ouvert à l'année[28].
  • Snack, pizzeria.
  • Piscine de Bouyon. La piscine et son snack ouvrent leurs portes chaque été.

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Commerces et services de proximité[29].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bouyon vue de la route de Bézaudun.
Chapelle Saint-Roch.

Patrimoine religieux :

  • Église Saint-Trophime [30]: la paroisse de Bouyon est mentionnée dès 1312. En 1683, saint Trophime en est déclaré le patron (dans l'église, buste en bois polychrome de 1683 le représentant - ce buste renferme ses reliques). En 1787, l'église est consacrée à Notre Dame de l'Assomption, d'où son nom de « Saint-Trophime et Notre Dame de l'Assomption »[31]. Après le tremblement de terre de 1887 elle est entièrement reconstruite entre 1889 et 1891[32]. On peut y découvrir un très beau retable de la Vierge du XVe siècle à l'huile sur bois.
    • Retable de la Vierge (vers 1450) : à l'huile sur bois (tilleul) attribué à tort à l'artiste niçois Jacques Durandi (vers 1400-1469) (dimensions h = 184 - l = 150)[33]
  • Chapelle Saint-Pons : construite en 1602 (date gravée dans une pierre de l'arc de façade), anciennement dédiée au Saint-Sépulcre[34], elle est la plus ancienne de la commune[35].
  • Chapelle Saint-Roch[36] : date de 1714[37]. Elle a été construite à l'entrée ouest du village pour éradiquer l'épidémie de peste qui sévit dans la région au début du XVIIIe siècle : en 1673 la paroisse de Bouyon comptait environ 470 personnes. La chapelle abrite un tableau représentant Dieu envoyant à saint Roch le fléau de la peste. Ce saint protecteur intercède alors en faveur des humains[38].
  • Chapelle Saint-Bernardin des Pénitents Blancs[39].
  • Monument aux morts[40] : Conflits commémorés : Guerre franco-allemande de 1914-1918 - 1939-1945[41],[42].

Autres patrimoines :

  • Four à pain communal[43] : il date du début du XXe siècle. On peut voir sur sa façade le blason du village[44].
  • Portissoles : des maisons ont remplacé les remparts primitifs et quatre des anciens accès au village médiéval sont des passages sous maisons. Ce type de construction (appelée aussi « portissole ») est fréquent dans de nombreux villages. Il permet, outre un gain de place, d'avoir des façades en continuité.
  • Place de la Fontaine : cette fontaine en calcaire[45], a été construite en 1822 par l'entreprise Lombardini sur les plans de l'architecte Goby[46]. C'est par une délibération du que le conseil municipal (maire Giraudy) a décidé sa construction. Elle devait au départ être implantée contre une des maisons de la place de Tourre. Devant le refus des propriétaires et moyennant un surplus de 28 000 francs, elle est édifiée au centre de la place devenue depuis place de la Fontaine.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bouyon Blason
D’argent au peson de gueules[47].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Darnand, fondateur de la Milice pendant la Seconde Guerre mondiale, dont la belle-famille est originaire du village.
  • Marius Turcan, assassin guillotiné à Nice en 1876.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. André Laurenti, « Effets sur le village de Bouyon », sur Azurseisme (consulté le 26 juin 2014)
  2. Didacticiel de la réglementation parasismique
  3. Rivière L'esteron
  4. Table climatique
  5. Itinéraire depuis Le Broc
  6. Réseau de transports Zou !
  7. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  8. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021).
  9. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  10. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 mai 2021)
  13. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  14. « Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008. »
  15. Les comptes de la commune
  16. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. Établissements d'enseignements
  22. École primaire
  23. Professionnels et établissements de santé
  24. Notre-Dame de l'Assomption-Sainte Trophime
  25. La Fromagerie de la Chèvre Blanche
  26. La Cueillette Provençale
  27. Terrasses cultivées en jardins potagers, sur dossiersinventaire.maregionsud.fr/illustration/
  28. La Maison Barnoin
  29. Commerces et services de proximité
  30. Église paroissiale
  31. Église Saint Trophime
  32. Ex-voto, tableau
  33. Retable (triptyque) : Vierge à l'Enfant
  34. Chapelle Saint-Sépulcre, Saint-Pons
  35. Chapelle Saint Pons
  36. Chapelle Saint-Roch, sur www.pop.culture.gouv.fr/
  37. Chapelle Saint Roch Bouyon, sur
  38. Le mobilier de la chapelle Saint-Roch
  39. Chapelle Saint Bernardin des Pénitents Blancs
  40. Monument aux morts
  41. Bouyon - Morts aux guerres, sur geneawiki.com/
  42. Plaque commémorative, de la guerre de 1914-1918, sur dossiersinventaire.maregionsud.fr/
  43. L'ancien four communal
  44. Four à pain
  45. Fontaine, sur
  46. Bouyon - Place de la Fontaine
  47. Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis (Canton de Coursegoules) : Bouyon, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]