Bouyon

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Bouyon
Vue sur le village depuis la route de Nice.
Vue sur le village depuis la route de Nice.
Blason de Bouyon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Canton Vence
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis
Maire
Mandat
Jean-Pierre Mascarelli
2014-2020
Code postal 06510
Code commune 06022
Démographie
Gentilé Bouyonnais
Population
municipale
489 hab. (2014)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 31″ nord, 7° 07′ 26″ est
Altitude Min. 159 m – Max. 1 260 m
Superficie 12,29 km2
Localisation

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Bouyon

Bouyon est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 35 km au nord-ouest de Nice, Bouyon se trouve à une altitude moyenne de 650 m. Son territoire est composé de reliefs de montagne appartenant aux contreforts du Cheiron à l'ouest (point culminant 1 224 m à la crête de Perrière), s'abaissant au nord vers la vallée de l'Estéron (en limite de la commune) à 173 m et au centre avec le vallon de Bouyon pour remonter au sud avec l'adrech de Berdine (946 m).

Le village a été détruit en partie par le tremblement de terre du [1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes In Buzido en 1155, « Castrum de Bosisone » vers 1200.

Du mot occitan buisset (« un bois de buis »), du latin buxetum, de buxus (« buis ») et suffixe collectif -etum.

Histoire[modifier | modifier le code]

Seigneurie des Laugier en 1351, puis pour partie des Grimaldi (seigneurs Grimaldi de Bouyon) relevant ainsi du comté de Provence de 1364 à 1385.

En 1385, il passa aux mains de Charles de Duras et en 1388 Bouyon devint territoire savoyard.

Ce n'est qu'avec le traité de Turin, en 1760, qu'il revint en Provence. En 1790, il est rattaché au canton de Coursegoules.

Bouyon est détaché du département du Var avec la création du département des Alpes-Maritimes après l'annexion du comté de Nice par la France, le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1929   Félix Funel    
1935   Félix Funel    
1953 1983 Michel Salvadori DVD Conseiller général du canton de Coursegoules
1983[2] en cours Jean Pierre Mascarelli UMP-LR Ingénieur conseil
Ancien conseiller général du canton de Coursegoules

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Bouyonnais.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 489 habitants, en augmentation de 3,38 % par rapport à 2009 (Alpes-Maritimes : 0,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
302 442 500 504 529 600 621 640 648
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
594 492 464 442 426 390 377 333 326
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
301 258 272 195 186 173 185 180 229
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
288 157 202 229 243 352 460 485 489
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fin mai ou début juin, la « Procession aux Limaces » se déroule dans les rues et places de Bouyon. Celles-ci sont éclairées par des milliers de bougies et des coquilles d'escargots (limaces) remplies d'huile (calen) avec une mèche. Des oratoires sont érigés où la procession fait halte pour prier. Cette procession remonte à très loin dans le temps, à l'origine elle était faite pour prier afin que la récolte des olives soit bonne.

Film tourné en partie sur Bouyon[modifier | modifier le code]

Il s'agit du film Le saut de l'ange dont les scènes concernant la cérémonie à l'église et l'enterrement, censées se dérouler dans un village Corse, ont été tournées dans les rues et le cimetière de Bouyon.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bouyon vue de la route de Bezaudun.
Chapelle Saint-Roch.
  • Église Saint-Trophime : la paroisse de Bouyon est mentionnée dès 1312. En 1683, saint Trophime en est déclaré le patron (dans l'église, buste en bois polychrome de 1683 le représentant - ce buste renferme ses reliques). En 1787, l'église est consacrée à Notre Dame de l'Assomption, d'où son nom de « Saint-Trophime et Notre Dame de l'Assomption ». Après le tremblement de terre de 1887 elle est entièrement reconstruite entre 1889 et 1891. On peut y découvrir un très beau retable de la Vierge du XVe siècle à l'huile sur bois.
  • Retable de la Vierge (vers 1450) : à l'huile sur bois (tilleul) vraisemblablement dû à l'artiste niçois Jacques Durandi (vers 1400-1469) (dimensions h = 184 - l = 150)
  • Chapelle Saint-Pons : construite en 1602 (date gravée dans une pierre de l'arc de façade), anciennement dédiée au Saint-Sépulcre, elle est la plus ancienne de la commune.
  • Four communal : il date du début du XXe siècle. On peut voir sur sa façade le blason du village.
  • Portissoles : des maisons ont remplacé les remparts primitifs et quatre des anciens accès au village médiéval sont des passages sous maisons. Ce type de construction (appelée aussi « portissole ») est fréquent dans de nombreux villages. Il permet, outre un gain de place, d'avoir des façades en continuité.
  • Place de la Fontaine : cette fontaine en calcaire, a été construite en 1822 par l'entreprise Lombardini sur les plans de l'architecte Goby. C'est par une délibération du que le conseil municipal (maire Giraudy) a décidé sa construction. Elle devait au départ être implantée contre une des maisons de la place de Tourre. Devant le refus des propriétaires et moyennant un surplus de 28 000 francs, elle est édifiée au centre de la place devenue depuis place de la Fontaine.
  • Chapelle Saint-Roch : date de 1714. Elle a été construite à l'entrée ouest du village pour éradiquer l'épidémie de peste qui sévit dans la région au début du XVIIIe siècle : en 1673 la paroisse de Bouyon comptait environ 470 personnes. La chapelle abrite un tableau représentant Dieu envoyant à saint Roch le fléau de la peste. Ce saint protecteur intercède alors en faveur des humains.
  • Piscine de Bouyon La piscine et son snack ouvrent leurs portes chaque été.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Darnand, fondateur de la Milice pendant la Seconde Guerre mondiale, dont la belle-famille est originaire du village.
  • Marius Turcan, assassin guillotiné à Nice en 1876.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bouyon Blason D’argent au peson de gueules.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Site officiel de la Mairie de Bouyon

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]