Ramzan Kadyrov

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Ramzan Kadyrov
Illustration.
Ramzan Kadyrov, en 2011
Fonctions
Chef de la république de Tchétchénie[a]
En fonction depuis le [b]
(11 ans et 6 mois)
Élection
Premier ministre Lui-même
Odes Baïsoultanov
Prédécesseur Alou Alkhanov
Premier ministre de la république de Tchétchénie
[c]
(1 an, 4 mois et 23 jours)
Prédécesseur Sergei Abramov
Successeur Odes Baïsoultanov
Biographie
Nom de naissance Ramzan Akhmadovitch Kadyrov
Date de naissance (41 ans)
Lieu de naissance Tsenteroï (RSFSR, URSS)
Nationalité Russe
Parti politique Russie unie
Conjoint Medni Kadyrova
Religion Islam sunnite

Signature de Ramzan Kadyrov

Ramzan Kadyrov
Chef de la république de Tchétchénie

Ramzan Akhmadovitch Kadyrov (en russe : Рамзан Ахмадович Кадыров) est un homme d'État russe, né le à Tsenteroï (URSS).

Membre du parti Russie unie, il est Premier ministre de Tchétchénie par intérim du au , après l'accident de voiture de son prédécesseur, Sergueï Abramov (en). Il entre en fonction le avec approbation du parlement de la République. Il devient président de la République tchétchène le . Il est un fervent soutien du président russe Vladimir Poutine.

L'ONG Memorial l'accuse explicitement d'être à l'origine de l'assassinat de Natalia Estemirova, le . Son nom est également mentionné dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de l'homme politique libéral Boris Nemtsov, en 2015.

Des journalistes et des défenseurs des droits de l'homme accusent Kadyrov d'avoir instauré une sévère dictature en Tchétchénie, de semer la terreur sur la population, d'enlever, torturer et exécuter sans inculpation ni jugement de différents suspects[1],[2], d'emprisonner de rares voix dissidentes en les faisant condamner sur la base d'accusations truquées[3], d'intimider, contraindre de s'excuser et humilier devant les caméras des internautes critiquant son pouvoir[4],[5],[6], d'avoir bâclé les travaux de reconstruction dans la République en détournant une partie de l'argent destiné à cette fin, et de ponctionner les salaires des fonctionnaires au profit de sa mystérieuse « fondation Kadyrov »[7].

Biographie[modifier | modifier le code]

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Son père, Akhmad Kadyrov, est un ancien grand mufti et homme politique, président de la république de Tchétchénie de 2003 à 2004.

À la suite de l'assassinat de son père, le , il devient vice-Premier ministre de la république de Tchétchénie.

En décembre 2005, après un grave accident de voiture du Premier ministre Sergueï Abramov (en) à Moscou (qui n'est pas considéré comme un acte terroriste), Ramzan Kadyrov devient Premier ministre de Tchétchénie par intérim. Après une longue période de convalescence, Abramov donne finalement sa démission, le , au profit de Ramzan Kadyrov.

Également à la tête des services de sécurité de la présidence tchétchène (une milice de 5 000 hommes, les kadyrovtsy), Kadyrov a souvent été accusé d'être violent et antidémocrate[8]. Il reçoit le soutien du président russe Vladimir Poutine et s'engage dans une lutte de pouvoir pour diriger la République avec le président tchétchène falot[9], Alou Alkhanov[10].

Ramzan Kadyrov détient la réalité du pouvoir en Tchétchénie, à côté d'un parlement aux pouvoirs affaiblis et avec le contrôle direct ou indirect de 12 000 à 34 000 hommes armés, souvent d'anciens combattants anti-russes chevronnés. Publiquement pro-fédéral et ostensiblement anti-wahhabite, se montrant souvent à côté de Vladimir Poutine, il prône, d'un autre côté, une islamisation des mœurs et des coutumes tchétchènes.

Ramzan Kadyrov interdit un temps de séjour en Tchétchénie les organisations non gouvernementales danoises, dont Danish Refugee Council, au moment de la crise internationale des caricatures de Mahomet, le 7 février 2006.

Président de la république de Tchétchénie[modifier | modifier le code]

Le , il est nommé par Vladimir Poutine, président par intérim après la démission de Alou Alkhanov. Il devient officiellement président le 2 mars.

En 2004, Ramzan Kadyrov est décoré par Vladimir Poutine de la médaille du Héros de la Russie, la plus haute distinction du pays. Il est également nommé académicien de l'Académie des sciences naturelles de la Russie et de celle de la République tchétchène.

Kadyrov est marié depuis 1996 à Medni Moussaïevna Kadyrova (née le 7 septembre 1978), avec laquelle il a eu dix enfants, dont six filles : Aïchat (née le 31 décembre 1998), Karina (née le 17 janvier 2000), Khutmat, Khadizhat, Hedy (née le 21 septembre 2002) et Tabarik (née le 13 juillet 2004) ; et quatre fils : Akhmad (né le 8 novembre 2005, nommé ainsi en honneur de son grand-père Akhmad Kadyrov), Zelimkhan (né le 14 décembre 2006, ainsi nommé en hommage au frère aîné de Ramzan Kadyrov, décédé en 2004), et Adam (né le 24 novembre 2007). Après avoir adopté deux autres garçons en 2007, Kadyrov est à présent le père de douze enfants (six fils et six filles).

Pour son trente-cinquième anniversaire le 5 octobre 2011, des vedettes acceptent son invitation pour des montants inconnus : Jean-Claude Van Damme, Hilary Swank, Vanessa Mae (celle-ci pour 500 000 dollars selon la presse russe). Kevin Costner, Eva Mendes, Shakira ou Mike Tyson, bien qu'invités, n'ont pas assisté à cet anniversaire[11]. À son retour aux États-Unis, Hilary Swank a dû s'expliquer devant la presse pour s'être rendue à l'anniversaire d'un « dictateur ». L'actrice a exprimé son regret de ne pas s'être suffisamment informée des « antécédents » de Kadyrov et a renvoyé son équipe de relations publiques à l'origine du voyage controversé[12].

En 2011, Kadyrov interdit désormais de commémorer le jour anniversaire de la déportation forcée des Tchétchènes effectuée par la police politique soviétique NKVD le [13], en estimant que la Tchétchénie ne peut pas faire le deuil alors que le reste de la Russie fait la fête[14] (le 23 février est en effet un jour férié en Russie dédié aux militaires et aux hommes en général[15]). À différents moments, il fait aussi rebaptiser plusieurs rues de Grozny de noms de hauts gradés russes pourtant supposément coupables d'exactions sur des civils lors de la dernière guerre russo-tchétchène[16].

Ramzan Kadyrov fait l'objet d'une interdiction de séjour[17] sur le territoire des pays de l'Union européenne, depuis le , ainsi que du gel de ses « éventuels avoirs » en Union européenne, dans le cadre des sanctions européennes à l'encontre de la Fédération de Russie pour son immixtion dans la crise ukrainienne de 2013-2014.

En janvier 2015, il est en tête des manifestations pour protester contre les caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo[18].

Le , vingt jours après la fin de son mandat, il est nommé chef de la République par intérim par le président Vladimir Poutine[19].

Certains experts considèrent la Tchétchénie de Ramzan Kadyrov comme « un État dans l'État »[20] qui serait même « plus indépendante vis-à-vis de Moscou que ne l'étaient la Tchécoslovaquie ou la Hongrie à l'époque communiste »[21]. D'autres spécialistes, au contraire, sont d'avis que Kadyrov est un « marionnette politique entre les mains du président russe »[22], qu'il est « plus un soldat russe qu'un Tchétchène » et que sa seule raison d'être est d'éradiquer de l'intérieur l'esprit indépendantiste des Tchétchènes, objectif qu'il aurait atteint au prix de la terreur[23].

Suspicion de crimes[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Dans l'un de ses derniers articles publié le , la journaliste assassinée Anna Politkovskaïa écrivit : « Qu'est-ce que le syndrome Kadyrov ? On peut le caractériser par les traits suivants que sont l'insolence rustre et la cruauté masqués par du courage et de l'amabilité. En Tchétchénie, les kadyrovtsy frappent les hommes et les femmes à partir du moment où ils pensent que c'est nécessaire. Ils les décapitent de la même façon que leurs ennemis wahhabites. Et tout ceci est justifié et commenté par les plus hautes autorités comme des "détails permettant de placer les Tchétchènes en faveur de la Russie". »

Le vice-Premier ministre tchétchène Adam Delimkhanov, député à la Douma et propre cousin de Kadyrov, est accusé le 5 avril 2009 par la police de Dubaï d'avoir commandité le meurtre du chef de guerre pro-russe Soulim Iamadaïev. De nombreux meurtres d'opposants à Kadyrov ont eu lieu depuis septembre 2008, notamment entre septembre et janvier 2009, Mussa Assaev, Islam Djanibekov, Gazi Edilsoultanov, tous tués à Istanbul et le 13 janvier 2009, Oumar Israïlov, tué à Vienne. Israïlov avait évoqué les prisons privées de Kadyrov.

En 2009, selon le journal Le Monde,

« Avec la bénédiction de Moscou, Kadyrov semble donc bénéficier d'un droit de vie et de mort sur ses sujets[24].
Les opposants de Kadyrov — six au total — ont donc été assassinés en de multiples endroits situés hors de Tchétchénie : Vienne, Istanbul, Dubaï, et Moscou[24]. »

Selon l'hebdomadaire L'Express, le président tchétchène est aidé dans sa tâche par le Service fédéral russe de sécurité (le FSB), ainsi que par le réseau diplomatique russe à l'étranger[25].

Sont venus s'ajouter ensuite les assassinats de Natalia Estemirova (le 15 juillet 2009 à Grozny), puis début août 2009, toujours à Grozny, de la responsable d'une organisation caritative pour les enfants, Sauvons les générations, Zarema Sadoulaïeva et son mari Alik Djabraïlov, trouvés dans le coffre d'une voiture, tués par balle[26],[27].

Le 21 décembre 2017 le département du Trésor des Etats-Unis l'inscrit sur la liste des personnes sanctionnées en vertu de la loi Magnitski après l'avoir reconnu responsable de « meurtres extrajudiciaires, torture ou autres grosses violations des droits humains reconnus internationalement »[28]. Deux jours après, ses comptes Instagram et Facebook sont suspendus[29].

Assassinat de Natalia Estemirova[modifier | modifier le code]

Rencontre à Moscou, au Kremlin, entre Vladimir Poutine et Ramzan Kadyrov (à droite), le .

À la suite du meurtre, le 15 juillet 2009, de Natalia Estemirova, qui travaillait pour la défense des droits de l'homme en Tchétchénie, la Fédération internationale des droits de l'homme a déclaré :

« Si M. Kadyrov n'est pas directement responsable de ce meurtre, il en a en tout cas clairement à l'avance absous les auteurs. Et les autorités russes ont accepté cela sur leur sol, elles ont laissé faire, elles en portent la responsabilité[30]. »

L'ONG Memorial a déclaré que la Russie, comme l'URSS stalinienne, souffrait de « terrorisme d'État ». Le président de Memorial, Oleg Orlov, a affirmé que Ramzan Kadyrov avait menacé Natalia Estemirova et que le président Medvedev, n'avait pas d'objections à ce que Ramzan Kadyrov soit un meurtrier[31]. Oleg Orlov a formellement accusé Ramzam Kadyrov, disant :

« Je sais, je suis sûr de l'identité du coupable, nous le connaissons tous, son nom est Ramzan Kadyrov[32]. »

Selon l'association Human Rights Watch, dans cette région, « les enlèvements sont encore une pratique courante pour se débarrasser de ceux qui critiquent le pouvoir[30]. »

Anne Le Huérou, de la Fédération internationale des droits de l'homme, a ajouté à cette occasion :

« Beaucoup de défenseurs des droits de l'homme comparent le régime de Kadyrov aux années 1936-1938, lors de la pire période de la terreur stalinienne. Il semble que désormais, le seul choix restant soit de se rallier à Ramzan Kadyrov[30]. »

À la suite des accusations de Memorial, Ramzan Kadyrov a porté plainte auprès de la Direction de la police de Moscou contre les propos dits « diffamatoires » et « calamiteux » du président de l'association, Oleg Orlov, auquel Ramzan Kadyrov a rappelé la notion de présomption d'innocence[33]. Ramzan Kadyrov a réclamé de ce fait 10 millions de roubles (227 000 euros) à Oleg Orlov. Le 6 octobre 2009, le tribunal civil Tverskoï de Moscou a condamné Oleg Orlov, de l'ONG Memorial, à verser à Kadyrov 20 000 roubles de dommages et intérêts, soit 450 euros, et à publier un démenti sur son site internet. Memorial a de son côté été condamnée à 50 000 roubles (1 140 euros) de dommages et intérêts[34].

D'après la chaîne d'information russophone Current Time, les défenseurs des droits de l'homme enregistrent chaque année plus d'une centaine de cas de tortures et de mauvais traitement en Tchétchénie, ce qui constituerait un tiers du nombre réel des actes de torture dans cette République où cette pratique serait devenue quasi légalisée avec l'arrivée au pouvoir de Ramzan Kadyrov[35].

Assassinat de Boris Nemtsov[modifier | modifier le code]

Boris Nemtsov, opposant libéral à Vladimir Poutine, est assassiné le 27 février 2015 près de la Place rouge. Sept suspects tchétchènes sont identifiés, dont trois appartiennent aux services d'ordre de la République tchétchène[36]. L'avocat de la famille Nemtsov appuie la thèse que Ramzan Kadyrov est le commanditaire du crime[37] : il rappelle que Kadyrov avait promis de tuer Boris Nemtsov en 2002, les tensions entre eux deux s'étant aggravées en raison de la question de la participation des kadyrovtsy dans la guerre du Donbass[36]. Rouslan Geremeyev, désigné comme organisateur du crime au début de l'enquête et qui est le neveu d'un proche de Ramzan Kadyrov, n'a pas été inquiété au terme de l'enquête judiciaire[36].

LGBT[modifier | modifier le code]

En 2017 ont lieu des persécutions contre les homosexuels par les autorités tchétchènes. Après ces révélations, Ramzan Kadyrov déclare à la chaîne HBO :

« Nous n'avons pas ce genre de personnes ici. Nous n'avons pas de gays. S'il y en a, emmenez-les au Canada[38]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Président de la République jusqu'au .
  2. Par intérim du au .
  3. Par intérim jusqu'au .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Vincent Prado (réalisé par), Tchétchénie : le jouet macabre de Poutine, France : Ligne de mire production, 2008.
  2. (ru) « Чеченские власти тайно расстреляли десятки людей » [« Les autorités tchétchènes ont secrètement fusillé des dizaines d'hommes »], sur Кавказ.Реалии,‎ (consulté le 21 juillet 2017).
  3. Ce serait le cas du politicien Rouslan Koutaev, du journaliste du site indépendant Kavkazski Ouzel Jalaoudi Gueriev, et du responsable du centre des droits de l'homme Memorial Oyub Titiev ((ru) Елена Милашина, « МВД Чечни: в машине 60-летнего главы местного "Мемориала" Оюба Титиева обнаружили наркотики » [« Le ministère de l'Intérieur tchétchène : de la drogue a été trouvée dans la voiture du chef de la section locale de Memorial, Oyub Titiev, âgé de 60 ans »], sur Новая газета,‎ (consulté le 29 juin 2018)).
  4. (ru) Олег Краснов, « Кавказоведы заявили об игнорировании Кремлем унижений жителей Чечни » [« Les caucasologues constatent le laisser-faire du Kremlin face aux humiliations des habitants de Tchétchénie »], sur Кавказский узел,‎ (consulté le 31 juillet 2018).
  5. (ru) Александра Гармажапова, « Кадыров листает Инстаграм, да бургеры ест » [« Kadyrov surfe sur Instagram et mange des burgers »], sur Кавказ.Реалии,‎ (consulté le 31 juillet 2018).
  6. (ru) « Чеченка извинилась в эфире телеканала "Грозный" за критику полицейских, напавших на ее односельчан » [« Une Tchétchène s'est excusée sur la chaîne Grozny TV d'avoir critiqué les policiers qui s'en étaient pris à ses co-villageois »], sur NEWSru.com,‎ (consulté le 31 juillet 2018).
  7. Bernard de la Villardière (présentée par), Enquête exclusive. Tchétchénie : les coulisses d'une incroyable dictature, France : Piments Pourpres Productions, 2014.
  8. voir notamment Anna Politkovskaïa, Douloureuse Russie, Journal d'une femme en colère, 2006
  9. Aude Merlin & Silvia Serrano (éds), Ordres et désordres au Caucase, Bruxelles : Éditions universitaires de Bruxelles, 2010, p. 133.
  10. « Le président tchétchène Alou Alkhanov : un roi sans royaume (Gazeta.Ru) », sur Sputniknews, (consulté le 29 juin 2018).
  11. (en)Uri Friedman, « The Stars Who Turned Out for a Chechen Strongman's Birthday Party », sur The Atlantic Wire,
  12. « Hilary Swank : elle s'explique enfin sur sa visite controversée en Tchétchénie ! », sur Public, (consulté le 29 juin 2018).
  13. Pierre Meignan et Tony Le Pennec, « Tchétchénie : Manon Loizeau raconte l'histoire d'une guerre larvée », sur Radio Praha, (consulté le 29 juin 2018).
  14. (ru) Александра Гармажапова, « "Я живу и дышу Чечней" » [« "Je ne respire que pour la Tchétchénie" »], sur Кавказ.Реалии,‎ (consulté le 29 juin 2018).
  15. Ekaterina Tourycheva, « Le 23 février : "La Journée de l'homme" ? », sur Russia Beyond, (consulté le 29 juin 2018).
  16. (ru) Муслим Ибрагимов et Александр Иванов, « Одна из улиц Грозного названа именем бывшего замдиректора ФСБ России » [« Le nom de l'ex-directeur adjoint du FSB russe donné à une rue de Grozny »], sur Кавказский узел,‎ (consulté le 29 juin 2018).
  17. (ru) RIA Novosti, article du 28 juillet 2014
  18. Manifestation monstre en Tchétchénie contre « Charlie Hebdo », lemonde.fr, 19 janvier 2015
  19. « March 2016 », sur rulers.org (consulté le 27 mars 2016).
  20. Propos d'Aude Merlin, spécialiste du Caucase du Nord (Gaïdz Minassian, « Homosexualité : en Tchétchénie, "tout comportement minoritaire est rendu impossible" », sur Le Monde, (consulté le 31 juillet 2018)).
  21. Point de vue du journaliste russe Dmitri Travine, entièrement partagé et cité par Françoise Thom, maître de conférences en histoire contemporaine à l'université Paris IV-Sorbonne (Françoise Thom, « La propagande du Kremlin à l'épreuve de l'histoire et des faits », sur Institut d'Histoire sociale, (consulté le 31 juillet 2018) ; Françoise Thom, Postface. La Russie d'Eltsine à Poutine (1992-2014), in : Nicholas V. Riasanovsky, Histoire de la Russie. Des origines à nos jours, Paris : Robert Laffont, 2014, p. 742).
  22. Daniel Psenny, « L'interminable nuit tchétchène », sur Le Monde, (consulté le 31 juillet 2018).
  23. Propos d'Elena Milachina, journaliste du trihebdomadaire russe Novaïa gazeta ((ru) Михаил Соколов, « Угроза Чечней: "Сильно чешутся клыки" » [« Menace venant de Tchétchénie : "Ses crocs le démangent" »], sur Радио Свобода,‎ (consulté le 31 juillet 2018)).
  24. a et b Le Monde du samedi 26 septembre 2009, page 9
  25. Tchétchénie, Les tueurs du président Kadyrov, sur lexpress.fr. Consulté le 5 novembre 2011
  26. (en) Head of children's charity shot dead in Chechnya, Conor Humphries, Reuters, August 11, 2009
  27. (en) La responsable d'une organisation caritative retrouvée morte en Tchétchénie, sur Al Jazeera.net, 11 août 2009
  28. Benoît Vitkine, Russie Affaire Magnitski : des relents de guerre froide dans Le Monde du 12 mars 2018 p. 14
  29. Léa Polverini, « Instagram et Facebook lâchent Kadyrov », Slate.fr,‎ (www.slate.fr/story/155693/instagram-facebook-kadyrov).
  30. a, b et c Le Monde, 16 juillet 2009, « Natalia Estemirova ou la mort à petit feu des droits de l'homme en Tchétchénie » sur lemonde.fr (consulté le 17 juillet 2009)
  31. Déclaration de la Memorial society au sujet du meurtre de Natalia Estemirova, 15 juillet 2009, computer translation
  32. Le Nouvel Observateur, le 16 juillet 2009 sur nouvelobs.com (consulté le 17 juillet 2009)
  33. Meurtre de Mme Estemirova : Kadyrov attaque Mémorial pour diffamation. Dépêche de RIA Novosti. Le 17/07/2009
  34. Russie : Mémorial condamné pour atteinte à l'honneur de Kadyrov. AFP. Le 6 oct. 2009
  35. (ru) « Как пытают в Чечне. Пять коротких рассказов » [« Comment torture-t-on en Tchétchénie. Cinq courts témoignages »], sur Настоящее время,‎ (consulté le 29 juin 2018).
  36. a, b et c http://www.liberation.fr/planete/2016/02/26/boris-nemtsov-la-justice-interdite-devant-kadyrov_1436139
  37. Pierre Avril, « Russie : le meurtre de Nemtsov reste impuni », sur Le Figaro (consulté le 3 juillet 2018)
  38. « Le président tchétchène : "Nous n'avons pas de gays ici" », sur L'Alsace, (consulté le 29 juin 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]