Benyamin Netanyahou

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Benyamin Netanyahou
בנימין נתניהו
Benyamin Netanyahou en 2012.
Benyamin Netanyahou en 2012.
Fonctions
17e Premier ministre d'Israël
En fonction depuis le
(6 ans 4 mois et 4 jours)
Président Shimon Peres
Reuven Rivlin
Gouvernement Netanyahou II, III et IV
Législature 18e, 19e et 20e
Prédécesseur Ehud Olmert
Ministre des Affaires étrangères
Premier ministre Lui-même
Gouvernement Netanyahou II et III
Prédécesseur Avigdor Liberman
Successeur Avigdor Liberman
Ministre des Finances
Premier ministre Ariel Sharon
Gouvernement Sharon II
Prédécesseur Silvan Shalom
Successeur Ehud Olmert
Ministre des Affaires étrangères
Premier ministre Ariel Sharon
Gouvernement Sharon I
Prédécesseur Shimon Peres
Successeur Silvan Shalom
13e Premier ministre d'Israël
Président Ezer Weizman
Gouvernement Netanyahou I
Législature 14e
Coalition Likoud-Gesher-Tsomet-
Mafdal-Yisrael Ba'aliyah-Shass
Prédécesseur Shimon Peres
Successeur Ehud Barak
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Tel Aviv (Israël)
Nationalité Drapeau : Israël Israélienne
Parti politique Likoud
Conjoint Miriam Weizmann
(m. 1976-div. 1978)
Fleur Cates
(m. 1981-div. 1984)
Sara Ben-Artzi
(m. 1991)
Enfant(s) Noa Netanyahou
Yair Netanyahou
Avner Netanyahou
Diplômé de MIT
Religion Judaïsme
Résidence Beit Aghion (Jérusalem)

Signature

Benyamin Netanyahou
Premiers ministres israéliens

Benyamin Netanyahou[1], surnommé Bibi[2], né le à Tel Aviv, est un homme politique israélien.

Fils d'un historien nationaliste, il est d'abord diplomate israélien et, notamment ambassadeur de l'État d'Israël auprès des Nations unies, entre 1984 et 1988.

Membre du Likoud, il est nommé Premier ministre en 1996, après avoir battu le chef du gouvernement travailliste sortant, Shimon Peres. Il quitte le pouvoir en 1999, après avoir été défait par Ehud Barak. En 2002, il retrouve une position de force dans la vie politique israélienne en étant nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Ariel Sharon ; ce dernier lui confie, en 2003, le ministère des Finances.

En 2009, alors que le Likoud est arrivé en deuxième position aux élections législatives, il est chargé de former un nouveau gouvernement, dans lequel il accorde une place importante aux nationalistes, aux ultra-orthodoxes et aux travaillistes. Il est reconduit à la suite des élections législatives de 2013 et de 2015, devenant ainsi le Premier ministre israélien ayant occupé ses fonctions le plus longtemps après David Ben Gourion.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance, études et formation[modifier | modifier le code]

Petit-fils d’un rabbin émigré de Lituanie en Palestine en 1920, Benyamin Netanyahou est né à Tel Aviv le dans une famille militante du « sionisme révisionniste ». Son père, Bension Netanyahou, fut notamment le secrétaire de Zeev Vladimir Jabotinsky, le père spirituel de la droite israélienne au sein duquel naquit plus tard le Likoud[3]. Au début des années 1960, la famille Netanyahou quitte Jérusalem pour s’installer aux États-Unis où le futur Premier ministre suit des cours d’architecture et en administration des affaires au sein du Massachusetts Institute of Technology (MIT).

En 1967, il rentre en Israël où il effectue son service militaire dans les rangs de Armée de défense d'Israël (Tsahal).

De retour aux États-Unis, il est employé au sein du Boston Consulting Group, un cabinet de conseil en stratégie, jusqu’en 1978, avant de retourner en Israël au sein des industries RIM à Jérusalem.

La fin des années 1970 est ponctuée d’un évènement dramatique qui va marquer le développement et le renforcement de son action politique ; c'est au cours du raid d’Entebbe que son frère Yonathan meurt au combat lors de la délivrance d’otages occidentaux. Il défend l'idée de l'obtention de « la paix par la sécurité » et qu'Israël doit conserver le contrôle permanent de la Cisjordanie ainsi que ses colonies en territoires occupés. Cette position subira de nombreuses critiques internationales lors de son accession au poste de Premier ministre de l’État d’Israël.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Benyamin Netanyahou s'est marié à trois reprises.

  • Miriam Weizmann, qui était médecin. De ce mariage naît une fille, Noa. Ils divorcent en 1978.
  • En 1981, il épouse Fleur Cates, citoyenne britannique qui s'est convertie au judaïsme pour le mariage. Ils se séparent, puis divorcent en 1984.
  • Enfin, en 1991, il épouse sa troisième compagne, Sara Ben-Artzi, psychologue, qu'il a rencontrée lors d'un voyage sur le vol d'El Al entre New York et Tel Aviv. Ils ont deux fils, Yair et Avner.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille militante de droite et lui-même impliqué dans des actions ponctuelles de soutien au Likoud, Benyamin Netanyahou commence véritablement sa carrière politique en chapeautant l’édification du Yonathan Institute for the Study of Terrorism, une plate-forme de réflexion portant le nom de son frère, héros du raid d’Entebbe, et qui a pour but de sensibiliser l’opinion publique sur les questions de sécurité qui touchent l’État d’Israël. Très proche des élus de droite, il est nommé comme collaborateur au sein de l’Ambassade israélienne à Washington (1982-1984) sous les ordres du chef de poste Moshe Arens. En 1984, il fait l’objet d’une promotion en assumant le rôle d’Ambassadeur de l’État hébreu auprès des Nations unies à New York. Deux positions successives où il se fit rapidement connaître sur la scène nationale et internationale, comme un avocat convaincant des positions israéliennes dans le conflit du Proche-Orient.

À une carrière météorique au sein de l’administration diplomatique, suivit une entrée en politique avec son élection comme député à la Knesset en 1988. Étoile montante du Likoud, il grimpa successivement les échelons en devenant tour à tour ministre adjoint des Affaires étrangères (1988-1990), puis conseiller spécial lors des négociations relatives à la Conférence de Madrid pour la paix. Sa montée dans l’État-major du Likoud est telle qu’il en devient le fer de lance avant de battre le travailliste Shimon Peres lors des élections de 1996.

Premier gouvernement (1996-1999)[modifier | modifier le code]

Benyamin Netanyahou, en 2003.

En 1996, il est élu Premier ministre et devient ainsi, à 47 ans, le plus jeune chef de gouvernement de l’histoire du pays, ainsi que le premier à être né après la proclamation de l’indépendance. À la suite de la défaite des Travaillistes, l’arrivée d’un membre du Likoud aux affaires a eu pour résultat une différence de politique dans la gestion de la crise au Proche-Orient et du processus de paix entamé avec les Palestiniens. D’emblée, le nouveau Premier ministre a adopté un crédo basé sur la sécurité en échange de la paix.

Opposé à l’origine aux Accords d’Oslo[4], il les considérera pour autant comme « un fait accompli » dès le début de son mandat, à l’exception de la négociation du statut de Jérusalem qui était pourtant prévue dans les engagements pris. Dans une entrevue de 2001[5], ne sachant pas que les caméras tournaient, Netanyahou s'est vanté d'avoir fait échouer les accords d'Oslo au moyen de fausses représentations et d'ambiguïtés ; à cette époque, il a déclaré : « J’interpréterai les accords de telle manière qu’il sera possible de mettre fin à cet emballement pour les lignes d’armistice de 67. Comment nous l’avons fait ? Personne n’avait défini précisément ce qu’étaient les zones militaires. Les zones militaires, j’ai dit, sont des zones de sécurité ; ainsi, pour ma part, la vallée du Jourdain est une zone militaire. »[6]

D’obédience maximaliste sur le plan territorial, il a eu pour objectif de maintenir un contrôle sur la « Judée-Samarie » (Cisjordanie), en favorisant la construction de nouvelles implantations israéliennes sur cette portion de territoire. Opposé à la création d’un État palestinien, il était favorable à un statut d’autonomie étendu, tel que déjà prévu dans les Accords d’Oslo. Ces différentes positions ont marqué un tournant majeur par rapport à la politique menée jadis par les travaillistes, et ont fait l’objet d’une dégradation des relations avec l’Autorité palestinienne qui l’accusait de geler le dialogue pour la paix.

Sur le plan international, son mandat a été aussi celui de la gestion de la crise au Liban du Sud, entre le maintien d’unités de Tsahal appuyées par les milices de l’Armée du Liban Sud (ALS) et les demandes pressantes au sein de l’opinion publique, afin de procéder à un retrait militaire. Ce dernier n’a eu lieu que lors du mandat de Ehud Barak, son successeur à la primature.

La Maison-Blanche et l’Union européenne ont souvent critiqué les positions de Benyamin Netanyahou à l’égard de l’Autorité palestinienne. Dès 1996, la communauté internationale s’émeut de ce que les blocages récurrents des territoires palestiniens et la ponctualité du dialogue avec ses représentants, minent le processus de paix et les avancées acquises à ce sujet. Jusqu’en 1999 et au retour au pouvoir des travaillistes sous la houlette de Ehud Barak, ces relations seront relativement conflictuelles.

Vaincu lors des élections de mai 1999, Benyamin Netanyahou, sonné par cet échec, quitte la présidence du Likoud, la confiant à l'ancien ministre des Affaires étrangères, Ariel Sharon.

Ministre des Affaires étrangères, puis des Finances (2002-2005)[modifier | modifier le code]

En 2002, il revient dans le cabinet de la primature en remplacement de Shimon Peres, au poste de ministre des Affaires étrangères.

Il occupe ensuite le portefeuille des Finances qu’il conservera jusqu’en 2005 dans le 2e gouvernement d’Ariel Sharon quand il démissionne pour manifester son désaccord avec le Plan de désengagement de la Bande de Gaza, ce qui est interprêté par les médias comme un glissement à droite.

Chef du Likoud (depuis 2005)[modifier | modifier le code]

Après un passage au sein du cabinet d’Ariel Sharon et à la suite de l’annonce du Plan de désengagement de la Bande de Gaza, il démissionne de ses fonctions ministérielles et tente de provoquer l’abandon de ce projet en mobilisant une partie du Likoud, en vain. À la suite de l’annonce d’élections anticipées pour 2006 et de la création par Ariel Sharon de Kadima, formation centriste qui réunit d’anciens membres du Parti travailliste et du Likoud, Benyamin Netanyahou est élu chef du Likoud le , avec 43,1 % des voix contre 37,4 % à Silvan Shalom.

Le , il ordonne aux quatre ministres Likoud du gouvernement de surseoir à leur démission prévue le , en raison de la situation créée par la dégradation de l’état de santé d’Ariel Sharon. Une requête accueillie favorablement par le ministre de l'Agriculture Israël Katz qui a annoncé que les membres du Likoud resteraient au gouvernement aussi longtemps que nécessaire. À l’issue des élections législatives, son parti n’obtient que 12 sièges contre 38 précédemment.

Le , il est réélu à la tête du Likoud avec 73 % des voix contre 22 % pour le candidat de la droite religieuse, Moshe Feiglin.

Deuxième gouvernement (2009-2013)[modifier | modifier le code]

Il mène la campagne du Likoud lors des élections législatives de 2009. En obtenant 27 sièges sur les 120 de la Knesset, il est cependant devancé d’un seul siège par Kadima. Néanmoins, le président Shimon Peres le charge de former un nouveau gouvernement, Tzipi Livni ayant annoncé son intention de rester dans l’opposition[7]. S’il forme un gouvernement ancré à droite dans lequel sont annoncés les nationalistes d’Israel Beytenou d’Avigdor Liberman (15 sièges), le parti ultra-orthodoxe Shas (11 sièges) et Le Foyer juif (3 sièges), il parvient également à convaincre les travaillistes d’Ehud Barak (13 sièges) de rejoindre sa coalition.

Le deuxième gouvernement Netanyahou est investi le , par une majorité de 69 voix contre 45[8]. Il prend ses fonctions le lendemain. Un sondage démontre que 54 % des Israéliens s’affirment mécontents de ce gouvernement contre seulement 30 % qui pensent le contraire[9].

Le , Benyamin Netanyahou, dans un entretien avec le ministre des Affaires étrangères allemand Frank-Walter Steinmeier, a confié que le retrait des colonies israéliennes de Cisjordanie demandé par les Palestiniens conduirait à rendre ce territoire « Judenrein », qualificatif historiquement utilisé par les Nazis pour parler des territoires dont ils avaient expulsé la population juive[10].

À l'été 2011, il doit faire face au plus important mouvement de contestation sociale depuis la création de l'État d'Israël. Des centaines de milliers de personnes protestent notamment contre le coût de la vie[11].

Le , il tient devant l'Assemblée générale des Nations unies un discours où il demande des négociations directes à Mahmoud Abbas[12].

Le 31 octobre 2012, en visite officielle en France, il déclare lors d'une conférence de presse avec François Hollande : « En ma qualité de Premier ministre d'Israël, je le dis toujours aux juifs où qu'ils soient : venez en Israël et faites d'Israël votre chez vous »[13]. Le lendemain, il se rend à Toulouse avec le président français pour participer à une cérémonie d'hommage aux victimes de la tuerie de Toulouse. Il y déclare : « Le meurtrier de Toulouse n’a pas seulement tué des juifs mais aussi des soldats français, musulmans et chrétiens, sans aucune distinction. La haine barbare de ces assassins ne menace pas seulement les juifs mais la civilisation tout entière »[14].

En novembre 2012, il se déclare à la télévision israélienne être « prêt, s'il le faut » à déclencher une attaque contre les sites nucléaires iraniens[15].

Troisième gouvernement (2013-2015)[modifier | modifier le code]

Netanyahou reçoit le Premier ministre néerlandais Mark Rutte en 2013.

Le 22 janvier 2013, il remporte les élections qu'il a convoquées, bien qu'ayant perdu plusieurs sièges au profit de ses alliés d'extrême droite et du bloc d'opposition de centre-gauche. Il reste donc Premier ministre à l'issue de ces élections.

Le 8 juillet 2014, à la suite du meurtre de trois adolescents israéliens et de l'intensification des tirs de roquettes en provenance de la bande de Gaza, il déclenche l'opération Bordure protectrice, contre le Hamas[16]. Au 25 juillet, plus de 800 morts palestiniens étaient à déplorer et plusieurs bavures graves constatées[17]. Le 8 août, malgré plus de 1 900 morts palestiniens depuis le 8 juillet, le Hamas refusait de prolonger la trêve en vigueur depuis le 5 août[18].

Le mandat de Benyamin Netanyahou est caractérisé par une détérioration des liens entre l'administration Obama et le leader israélien. Cette dégradation est ponctuée par plusieurs épisodes[19] allant jusqu'à ce qui est décrit comme une crise des relations israëlo-américaines en octobre 2014[20],[21]. Cette relation tendue est encore déteriorée début 2015 par une invitation au Congrès américain en mars 2015 sans le soutien de l'administration Obama, intervention suscitant maintes réactions négatives dans la communauté juive américaine[22] et commentée par la presse comme un « affront » au président des États-Unis[23]. Nétanyahou doit également faire face en avril 2015 à une manifestation de 2 000 Israéliens d'origine éthiopienne dénonçant le racisme supposé de la police israélienne[24]. Le 4 mai suivant, l'ONG israélienne Breaking the Silence publie un rapport contenant les témoignages d'environ 60 soldats qui ont participé à la guerre de Gaza l'année précédente. Ce rapport met en cause le commandement qui demandait aux soldats de ne pas faire la distinction entre civils et terroristes sur ces territoires, de tirer peu importe le risque que présentait la cible[25]. Ces allégations entrainent l'ouverture de plusieurs enquêtes au sein de l'armée israélienne[25]. Le pays est par ailleurs accusé par l'ONG américaine Human Rights Watch d'exploiter des centaines de travailleurs thaïlandais pour améliorer ses rendements agricoles[26]. Le ministre de l'Économie ne commente pas le contenu du rapport mais rappelle qu'Israël a signé en 2011 un accord bilatéral avec la Thaïlande qui facilite l'emploi des travailleurs de ce pays. Pour HRW, cet accord serait insuffisant pour assurer la protection de leurs droits[26].

Quatrième gouvernement (depuis 2015)[modifier | modifier le code]

La campagne des législatives de 2015 est entachée de deux scandales majeurs visant Benyamin Netanyahou. Le premier est tiré d'un rapport du contrôleur général des finances, qui publia une liste de notes de frais abusives payées pour le couple Nétanyahou par l'État, en nourriture notamment[27]. Le second est également financier, puisque la famille Netanyahou a coûté environ 940 000 € aux caisses israéliennes en 2014, au titre de l'indemnité de fonction de Benyamin Netanhayou. Cette dépense d'argent public choque une partie de l'opinion publique israélienne, car elle sert à payer diverses sommes à charge de la famille, telle que le « remplissage de la piscine » du Premier ministre[28]. D'autres informations fuiteront plus tard, certaines mettant en cause Avi Fahima, un électricien ami de la famille et ancien membre du Comité central du Likoud, pour des réparations « privées » dans leur résidence personnelle, sur le compte des contribuables. L’électricien aurait « artificiellement gonflé » ses factures[29]. L'opposition mène également une guerre médiatique contre le Likoud, et notamment l'Union sioniste avec son slogan « Tout sauf Bibi! ».

Finalement, le parti sortant finit en tête de l'élection avec plus de 23 % des voix (contre environ 18 % pour l'Union sioniste, deuxième), ayant mis en avant une politique stricte à l'égard des pays arabes. Netanyahou déclare notamment que s'il parvenait à être réélu, la création d'un État palestinien serait refusée par Israël. Barack Obama condamne ces propos, et pousse Netanyahou à revenir sur ses déclarations. Avigdor Lieberman, leader d'extrême-droite et ministre des Affaires étrangères, déclare également vouloir « décapiter à la hache tous les arabes infidèles à Israël » durant un meeting de campagne[30]. La communauté internationale réagit vivement.

Il est dévoilé par certains médias de gauche que Sara Netanyahou, la femme du Premier ministre, aurait maltraité certains employés affectés au service de la résidence de son mari. Après le dépôt d'une plainte, elle devrait être citée en justice. Elle nie toutefois les accusations en bloc[31].

Le 6 mai 2015, le nouveau gouvernement obtient la confiance de la Knesset, à une voix près. La nouvelle ministre de la justice, Ayelet Shaked, fait largement polémique dans la communauté internationale, car elle a tenu sur Facebook divers propos violemment anti-palestiniens en 2014, qualifiant ces derniers de « serpents », d'« ennemis »[32]. Après avoir mené sous la précédente législature le combat pour le service militaire des ultra-orthodoxes, elle aurait pour ambition de diminuer les pouvoirs de la Cour suprême d'Israël[33].

En juillet 2015, Netanyahou condamne fermement l'accord passé entre le groupe des 5+1 et l'Iran sur le programme nucléaire de ce dernier[34]. Les diplomates israéliens assurent que l'accord nuit à l'existence d'Israël, mais les diplomates iraniens proposent que l'État hébreu abandonne sa bombe nucléaire afin que la paix revienne au Moyen-Orient. Les Israéliens refusent. Plus tard dans le mois, lors d'une visite à Chypre, Netanyahou annonce à la presse qu'il a donné son autorisation à la construction de 300 logements supplémentaires en Cisjordanie occupée. Ceci provoque plusieurs altercations entre les habitants de la zone en question et les forces de sécurité israéliennes[35]. Il annonce également avoir obtenu des États-Unis la libération de l'espion du Mossad Jonathan Pollard. Le 29 juillet, Amnesty International, ONG consultative de l'ONU, publie un rapport choc dans lequel elle annonce que courant 2014, des soldats israéliens ont tué en toute impunité 135 civils palestiniens afin de venger la capture d'un de leurs confrères. Amnesty dévoile également que la prétendue enquête menée par les autorités militaires fut partiale et rapidement bouclée pour ne mettre en cause aucun commandant. L'organisation qualifie alors ces agissements de « crimes de guerre »[36]. La communauté internationale demande rapidement des explications concrètes, le ministre des Affaires étrangères démentant simplement les accusations. L'Autorité Palestinienne a annoncé son intention de porter le rapport devant la Cour pénale internationale comme preuve des crimes contre l'humanité commis par Israël à Gaza, un examen préléminaire ayant déjà été ouvert par la procureure générale.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. en hébreu : בנימין נתניהו, transcrit en anglais Benjamin Netanyahu)
  2. « Israël : Netanyahou et le jeu des alliances » sur le site de Paris Match, .
  3. « Décès du père de Benyamin Nétanyahou », Le Figaro, 30 avril 2012.
  4. « Bibi : le réveil du faucon : portrait biographique de Benjamin Netanyahou »,‎
  5. Video Netanyahu se vantant d'avoir fait échouer les accords d'Oslo de paix
  6. (en) Glenn Kessler, « Netanyahu: 'America is a thing you can move very easily' », The Washington Post,‎ (lire en ligne)
  7. « Israël: Peres nomme Netanyahu Premier ministre » sur le site de 20 minutes, .
  8. « Israël : Netanyahou a formellement pris ses fonctions à la tête du pays », sur AFP,‎ 1er avril 2009 (consulté le 23 mars 2015), dépêche AFP, .
  9. « Cabinet Nétanyahou : 30 % de satisfaits » sur le site du Figaro, .
  10. (en) « German FM: Settlements remain obstacle to peace », Haaretz, 10 juillet 2009.
  11. « Nétanyahou se prépare à une rentrée mouvementée », Le Figaro, 17 août 2011.
  12. « Etat palestinien : le discours de Netanyahu à l'Onu », sur MyTF1 News,‎
  13. « Netanyahou aux juifs de France : « Venez en Israël ! » », sur Le Nouvel Observateur,‎
  14. « Hollande : la sécurité des Juifs, « cause nationale » », sur Libération, AFP,‎ 1er novembre 2012
  15. « Netanyahu « prêt, s'il le faut » à déclencher une attaque contre l'Iran » sur le site de L'Express, .
  16. « Israël intensifie son offensive sur Gaza, le Hamas riposte », sur France Télévisions,‎ (consulté le 9 août 2014)
  17. « Gaza : efforts en vue d’un cessez-le-feu, plus de 800 morts palestiniens » sur le site de Les Échos
  18. AFP, « A Gaza, le cycle de la violence a repris », sur Les Échos,‎
  19. (en) Jeffrey Goldberg, The Crisis In US-Israel Relations Is Officially Here. The Atlantic, Oct. 28, 2014
  20. (en) Herb Keinon, « Israelis more likely to blame Obama, not Benjamin Netanyahu, for 'crisis' in ties with US - Israel News - Jerusalem Post », Jpost.com,‎ (consulté le 28 janvier 2015)
  21. (en) Ian Bogost, « The Crisis in U.S.-Israel Relations Is Officially Here », The Atlantic,‎ (consulté le 28 janvier 2015)
  22. (en)Consuls in U.S. warn: Israel's friends fear Netanyahu's speech to Congress will harm ties Haaretz, 5 février 2015
  23. Sur l'Iran, le divorce Obama-Nétanyahou est consommé, lefigaro.fr, 4 mars 2015
  24. Affrontements à Jérusalem, mai 2015 - Huffington Post.
  25. a et b Les dérives de l'armée israélienne en 2014 - Le Monde.
  26. a et b HRW accuse Israël de ne pas respecter les droits des ouvriers immigrés, 2015 - Le Figaro.
  27. La Tribune de Genève - Les dépenses abusives du couple Nétanyahou, 2015.
  28. Jerusalemplus, le coût des Netanyahou.
  29. Nouvelles informations dans Le Monde du 21 juillet 2015.
  30. Le ministre des Affaires étrangères d'Israël veut décapiter les arabes infidèles à son pays - Libération, 2015.
  31. Maltraitance de la part de Sara Netanyahou? - 20 minutes.ch
  32. La nouvelle ministre de la Justice en Israël fait très largement polémique - Franceinfo, 6 mai 2015.
  33. Haviv Rettig Gur, « Ayelet Shaked prévoit-elle d’étrangler la Cour suprême ? », sur Times of Israel,‎
  34. Netanyahou en campagne contre l'accord avec l'Iran, Courrier International.
  35. Proche-Orient : Netanyahou autorise la construction immédiate de 300 logements en Cisjordanie, Le Figaro, Consulté le 29 juillet 2015.
  36. Amnesty accuse Israël de crimes de guerre, Le Figaro, Consulté le 29 juillet 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]