Pretoria

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Pretoria
Blason de Pretoria
Héraldique
Drapeau de Pretoria
Drapeau
Sites principaux de Pretoria
Sites principaux de Pretoria
Administration
Pays Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud
Province Gauteng
Municipalité Tshwane
Démographie
Population 741 651 hab. (2011[1])
Densité 1 079 hab./km2
Géographie
Coordonnées 25° 44′ 42″ sud, 28° 11′ 25″ est
Altitude 1 523 m
Superficie 68 754 ha = 687,54 km2
Localisation

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Pretoria

Pretoria (prononciation Prétoria[2]) est une ville d'Afrique australe et la capitale administrative de l'Afrique du Sud. Elle fut également de 1860 à 1902 la capitale de la république sud-africaine du Transvaal, de 1902 à 1910 celle de la colonie du Transvaal puis, de 1910 à 1994, le chef-lieu de la province du Transvaal. Elle est située aujourd'hui dans la province du Gauteng.

Son surnom est la « ville des Jacarandas » en référence aux centaines de milliers d'arbres qui fleurissent au printemps austral et donnent une teinte mauve à la ville.

Pretoria fait partie de la municipalité de Tshwane, conurbation qui englobe treize anciennes structures administratives dont les villes anciennement blanches de Centurion et Pretoria, ainsi que les anciens townships de Temba et Hammanskraal.

Origine du nom et autres appellations[modifier | modifier le code]

Andries Pretorius en hommage duquel la ville a été baptisée Pretoria par son fils Marthinus Wessel Pretorius.

Le nom de la ville a été choisi en hommage à Andries Pretorius, un boer natif de Graaff-Reinet (colonie du Cap) et chef voortrekker, vainqueur de la bataille de Blood River contre les Zoulous en 1838 lors du Grand Trek. Le nom de Pretoria fut retenu entre plusieurs propositions tels que Pretoriusdorp, Pretorium, Pretoriusstad ou encore Pretoria-Philadelphia.

La ville de Pretoria est connue sous différentes appellations dans les onze langues officielles du pays :

Devise[modifier | modifier le code]

« Praestantia Praevaleat Pretoria », « Que Pretoria soit la première en excellence » est la devise de la ville.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les Union Buildings sur les hauteurs de la colline de Meintjieskop.

Située à 1 500 m d'altitude et traversée par la rivière Apies, Pretoria est située dans une vallée de l'est de la chaine montagneuse du Magaliesberg. La ville est elle-même vallonnée entre les collines de Bronberg, Cable Hill, Daspoortrand, Diamond Hill, Klapperkop, Kwaggasrand, Langeberge, Meintjieskop, Pyramid Koppies, Skanskop, Skurweberg, Thaba Tshwane/Voortrekkerhoogte et Waterberg[3].

La région de Pretoria comprend également des lacs aménagés (Baviaanspoort, Derdepoort, Hornsnek, Onderstepoort, Pienaarspoort, Saartjiesnek, Silkaatsnek, Swawelpoort, T.F. Martinspoort, Wapadsnek) ainsi que quatre grands barrages hydrauliques (Roodeplaat Dam, Bon Accord Dam, Rietvlei Dam et Hartebeespoort Dam).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Pretoria est de type subtropical humide. Le long été austral est souvent chaud et pluvieux alors que les hivers sont plutôt courts, froids et secs. Située à 1 339 m d'altitude, la ville a connu à plusieurs reprises quelques brèves périodes d'épisodes neigeux (sans être exhaustif, 1959, 1968, 1982 ou encore 2012). L'année 2014 a été l'une des plus pluvieuses enregistrées à Pretoria.

La température moyenne annuelle est de 17,6 °C [4],[5], ce qui est élevé pour une ville de cette altitude. Elle bénéficie notamment de sa situation dans une vallée protégée des masses d'air froides et qui piège les courants d'air chauds. La ville connait ainsi assez régulièrement des vagues de chaleur comme en novembre 2011 (39 °C), janvier 2013 (37 °C), octobre-novembre 2015 (43 °C), année de la pire sécheresse depuis 1982, eet en janvier 2016, avec le record de 44 °C.

Démographie[modifier | modifier le code]

Petite capitale de la république sud-africaine du Transvaal puis de l'Union d'Afrique du Sud, Pretoria est d'abord une ville de fermiers avant de devenir une ville de fonctionnaires blancs, comptant, en 1921, 110 000 habitants.

Symbole du nationalisme afrikaner au xxe siècle, Pretoria reste une ville majoritairement blanche et afrikaner. Selon le recensement de 2011[1], la ville compte 741 651 habitants dont 389 022 blancs (52,45% de la population en 2011 contre 67,69% en 2001), 311 149 noirs (41,95 % de la population en 2011 contre 24,51 % en 2001), 18 514 coloureds (2,50 % en 2011 contre 6,23 % en 2001) et 8 667 indiens ou asiatiques (1,17 % en 2011).

La population noire est notamment majoritaire dans Pretoria Central (93,98 % des habitants en 2011 [6]) mais aussi dans la zone industrielle [7] et dans la banlieue du grand ouest de la ville tandis que la population blanche est largement majoritaire dans les quartiers résidentiels du nord comme à Pretoria North [8] et dans ceux de l'est et du sud-est.

La population est à 47,67 % de langue maternelle afrikaans (61,17 % en 2001) contre 16,38 % de langue maternelle anglaise et 8,02 % de langue maternelle sepedi[1].

Pretoria fait partie de la conurbation de Tshwane qui comprend en tout 2 921 488 habitants (75,40 % de Noirs, 20,08 % de Blancs et 2,01 % de couleur)[9].

Quartiers[modifier | modifier le code]

La commune de Pretoria comporte de nombreux quartiers correspondant à des suburbs (banlieues) situés autour de Pretoria Central, le centre historique de la ville où se situe Church Square.

Les principaux suburbs sont Arcadia (le quartier des Unions Buildings et des ambassades), Brooklyn (quartier commercial et branché), Bryntirion (le quartier de la résidence présidentielle), Hatfield (le quartier étudiant), Capital Park, Erasmuskloof, Gezina, Groenkloof, Lynnwood, Pretoria North (quartier industriel), Muckleneuk, New Muckleneuk, Pretoria West, Rietfontein, Salvokop, Sunnyside (le quartier commerçant et populaire), Waterkloof (quartier résidentiel) ou encore Wonderboom. Les grands townships historiques de l'aire urbaine de Pretoria, Atteridgeville (64 425 habitants [10]), Mamelodi (334 577 habitants[11]) ou Soshanguve, sont, pour leur part, rattachés directement à la municipalité de Tshwane.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

L'ancienne banque néerlandaise (1896), l'ancienne chambre des lois du Transvaal (vers 1885) et le Café Riche (1905) dans le Centre de Pretoria.
Voortrekker Monument à Pretoria.

Les axes principaux (est-ouest) de la ville sont Church Street, longue de 26 km, Pretorius Street et Schoeman Street.

Les axes principaux, selon l'axe nord-sud, sont Potgieter St., Bosman St., Paul Kruger St., Andries St., Van der Walt St. et Nelson Mandela Av.

La ville est principalement constituée d'un centre-ville historique, comprenant le quartier des affaires, et de quartiers résidentiels verdoyants étalés sur plusieurs centaines de km2.

Longue de 26 km, l'historique Church Street traverse Pretoria d'est en ouest, longeant d'abord le township d'Atteridgeville, puis le quartier déclassé de classe moyenne de Danville avant de longer le vieux cimetière afrikaner dans Pretoria West. L'artère se rétrécit, passe devant le Kruger House Museum et atteint le centre-ville historique (Church Square) et la statue de Paul Kruger, avant de devenir piétonnière et de s'enfoncer dans le quartier des affaires et de passer devant le théâtre d’État. Puis la rue reprend une vocation automobile et passe devant les jardins des Union Buildings, devant la statue de Louis Botha et traverse le quartier d'Arcadia puis celui de Lynnwood et tous ceux de l'est, à majorité blanche[13].

La ville de Pretoria contraste avec son environnement immédiat. Ville paisible sise au milieu de ses collines dont les plus hautes furent coiffées de bâtiments officiels (Union Buildings, université d'Afrique du Sud) ou de monuments (Voortrekker Monument), avec ses rues tirées au cordeau, le centre de Pretoria a été longtemps fréquenté par tous les groupes raciaux, du moins, durant la journée. Ses banlieues résidentielles blanches sont longtemps restées peu murées[Mal dit] et certaines d'entre elles, à l'instar de Verwoerdburg, avaient fini pas constituer une municipalité à part entière.

Depuis la fin de l'apartheid, Pretoria reste une ville globalement ségréguée et majoritairement blanche. Cette ségrégation, à la fois raciale et sociale, est de plus en plus visible à mesure que l'on s'éloigne des anciens townships, des quartiers de l'ouest et de ceux proches du centre-ville, principalement habités ou fréquentés par les populations noires.

Architecture[modifier | modifier le code]

L'architecture des maisons et bâtiments publics de Pretoria reflète une influence culturelle assez diversifiée représentative de toutes les époques du xixe siècle et du xxe siècle : architecture coloniale cape-dutch (Mahlamba Ndlopfu), néo-renaissance (Raadsaal), néo-Renaissance flamande (vieille banque néerlandaise et chambre des lois sur Church Square), willhelmienne (palais de justice), victorienne (Melrose House), édouardienne, classique italien (Hôtel de ville de Pretoria), néo-classique (Union Buildings), moderne, postmoderne, néo-moderne (théâtre d’État) et art-déco.

Odonymie[modifier | modifier le code]

Les rues de Pretoria sont tracées au cordeau et, dans le centre-ville, avaient presque toutes été baptisées en l'honneur des Boers et de personnalités du Grand Trek, en portant le nom des pères fondateurs de la ville, des voortrekkers, des généraux de la guerre des Boers ou des hommes d’État afrikaners.

Le 7 mars 2005, la municipalité de Tshwane annonce que dix-sept rues seront rebaptisés. En 2007, le nombre de rues visées par la procédure est portée à cinquante et un. Si un consensus est établi pour retirer les noms des anciens théoriciens et praticiens de l’apartheid (Malan, Verwoerd…), les partis d’opposition, Alliance démocratique, Christian Democratic Party, African Christian Democratic Party et Freedom Front Plus, s’en prennent cependant à la focalisation et à la systématisation des choix de l’ANC pour effacer les noms des anciens dirigeants afrikaners (Pretorius, Kruger…) ou les références historiques (Church street, Zambezi, Voortrekker…) et de ne jamais tenir compte des avis émis par la population concernée. À la suite de l'opposition virulente des résidents des quartiers afrikaners et de la relative apathie des résidents des townships, le processus reste au point mort jusqu'en novembre 2011, quand le maire de la municipalité, Kgosientso Ramokgopa, annonce que, quels que soient le coût et les oppositions, Pretoria sera rebaptisée Tshwane avant la fin 2012 ainsi que vingt et une voies de la ville à commencer par son artère principale, Church Street[14]. Le , à la suite de discussions entamées notamment avec le front de la liberté, l'ANC propose de conserver le nom de Pretoria pour désigner la capitale sud-africaine ainsi que les noms des rues Pretorius et Kruger[15] mais à condition que les autres rues du centre-ville puissent être rebaptisées sans confrontations politiques et judiciaires. Dans le cadre de ces négociations, l'opposition demande que Church Street et Voortrekker Street soient également épargnées[15] mais sans obtenir satisfaction.

Histoire de Pretoria[modifier | modifier le code]

Jour de communion, place de l'église, alors appelée place du marché en 1881 avec à droite, l'historique église réformée paroissiale du Transvaal (démolie en 1882).
Jour de communion, place de l'église, vers 1895.
Le Raadsaal sur Church Square en 1899, à la veille de la seconde guerre des Boers.

Premiers peuplements[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes traces de présence humaine, dans la région de l'est des montagnes de Magaliesberg, remontent à l'époque des Homo ergaster et les premières traces d'habitats rudimentaires à une période comprise entre 550 et 700 ans av. J.-C.

Les premiers habitants connus à s'installer dans la vallée de la rivière Apies, où sera fondée la future Pretoria, sont des Ndebeles, vers l'année 1600. Ceux-ci sont originaires du Natal et ont migré vers l'est des montagnes de Magaliesberg et la vallée de la rivière Apies sous la direction du chef Musi. Après sa mort, ses deux fils, Manala et Ndzundza, s'opposent violemment pour prendre le contrôle de la tribu. Ndundza est vaincu et s'enfuit vers l'est. Deux autres factions, dirigées par d'autres fils, rompent avec Manala et fondent également d'autres clans tribaux[84].

Dans les années 1820, à la suite du mfecane, les diverses tribus de la région se confrontent à des groupes de réfugiés, menés par Mzilikazi, qui pillent et tuent tous ceux qui ne se soumettent pas au despotisme du chef zoulou. Ainsi, la tribu Bakwena, qui avait migré et occupé pacifiquement la région, est totalement décimée ainsi que les Ba-Hurutsi, alors que les clans fondés par Nzundza sont dispersés. Toute la région comprise entre le fleuve Limpopo au nord et le fleuve Orange au sud, passe sous le joug de Mzilikazi. Ce dernier installe deux kraals militaires dans les alentours de la rivière Apies, à enDinaneni et à enKungweni, et établit sa résidence royale, d'abord sur le versant sud de la colline de Meintjieskop, avant de l'installer plus au nord à emHlahlandlela[85]. En une dizaine d'années, les différentes communautés pastorales de la vallée de l'Apies sont obligées de fuir et d'abandonner la région.

En 1836, les premiers Voortrekkers, partis de la colonie du Cap, franchissent le fleuve Orange. Alerté, Mzilikazi lance ses armées sur le convoi mené par le général Hendrik Potgieter. Celui-ci résiste et contre-attaque[85]. L'armée de Mzilikazi est finalement vaincue lors de la bataille de Vegkop et le chef ndébélé est contraint de fuir vers le nord et de traverser le fleuve Limpopo.

La vallée de la rivière Apies est ainsi désertée et quasi-inoccupée lorsque, en 1840, deux frères boers, Lucas Bronkhorst (1795-1875) et Gert Bronkhorst (1798-1848), s'installent dans la région après avoir participé au grand trek d'Hendrik Potgieter[86]. Lucas Bronkhorst fonde la ferme de Groenkloof en 1841 et, avec son frère, celle de Elandsfontein en 1842, où sont construites des huttes de roseaux, les premières habitations manifestant la volonté des Boers de se sédentariser. Ils sont rapidement suivis par les familles Smit, Fourie, Minnaar, Vermeulen, Van Rensburg, Pretorius et Prinsloo[86], tous des voortrekkers qui se rassemblent autour de la petite colonie de la ferme d'Andries van der Walt (1814-1861) à Elandspoort.

La naissance de Pretoria[modifier | modifier le code]

Au début des années 1850, plusieurs petites communautés boers sont installées sur les terres des fermes de Groenkloof, Daspoort, Elandspoort et Koedoespoort. En 1852, la Convention de Sand River confère une indépendance formelle aux territoires situés au nord de la rivière Vaal. En 1853, Marthinus Wessel Pretorius, fils du charismatique chef voortrekker Andries Pretorius, rachète Elandspoort et Koedoespoort avec l'intention d'y bâtir une ville et une capitale pour le Transvaal[85], car cette zone bénéficie d'un climat tempéré et d'une terre fertile grâce à la rivière Apies toute proche. En novembre 1853, les deux fermes forment un village et constituent le centre paroissial de Pretoria-Philadelphia (fraternité de Pretoria) où sont célébrés, dans la première église bâtie en 1854 sur l'actuel Church Square, les baptêmes et les mariages pour toute la région du centre du Transvaal.

M.W. Pretorius, président provisoire de la république naissante du Transvaal, met deux ans à persuader les douze membres du Volksraad (le parlement boer) de conférer le statut de ville à la congrégation religieuse de Pretoria-Philadelphia.

Située sur la rive ouest de la rivière Apies, la ville de Pretoria est officiellement fondée le par Marthinus Wessels Pretorius, et baptisée en l'honneur de son père, Andries Pretorius. Lors de sa fondation, Pretoria compte 300 habitants et 80 maisons disséminées dans la vallée. L'aire géographique de Pretoria va progressivement s'étendre à partir de la place où est située l'église paroissiale, dans le centre-ville historique. En 1859, la première carte fixant l'aire urbaine de Pretoria est homologuée et la première école publique ouvre ses portes sur le site de l'actuel palais de justice, sur Church Square[86].

La capitale des Afrikaners[modifier | modifier le code]

Church Square en 1900, et l'église néo-gothique (1885-1905), qui donna réellement son nom à la place.

Devenue rapidement la principale ville du district, Pretoria évince Potchefstroom en tant que capitale de la république du Transvaal, le . Elle compte 1 500 habitants en 1870[86]. Pretoria prend le surnom de « cité des roses » car le climat favorise la culture de cette fleur qui recouvre en abondance les jardins et parcs de la ville. Une garnison britannique y subit le siège de Marabastad, lors de la Première Guerre des Boers, en 1881. En 1888, des jacarandas sont importés de Rio de Janeiro par J.D. Cilliers, un jardinier amateur de Pretoria. Pas moins de 50 000 jacarandas sont par la suite plantés le long des rues de la ville et la « cité des roses » devient la « cité des jacarandas ».

La ville se développe culturellement et dispose d'une société littéraire et scientifique (Transvaalsch Letterkundige en Wetenschappelyk Genootschap), d'un club sportif, d'un orchestre et d'une troupe de comédiens offrant des représentations théâtrales. La première bibliothèque publique ouvre en 1886 et fusionne avec la Bibliothèque d’État en 1893. Le premier musée d’État ouvre en 1896 tandis que, durant cette décennie, plusieurs collèges et lycées sont inaugurés[86].

À la fin du xixe siècle, Andries du Toit, conseiller présidentiel de Pretorius, rachète pour un poney les terrains du futur quartier d'Arcadia qu'aménage Stephanus Meintjies[87]. Durant cette période, plusieurs lotissements sont créés en banlieue de Pretoria sur les terre d'anciennes fermes. Les quartiers aménagés de Sunnyside (1887), Arcadia, Muckleneuk (1889), Les Marais (1890), Pretoria West (1892), Villieria (1896), New Muckleneuk (1898) et Riviera (1899) sortent notamment de terre et sont incorporés à la ville de Pretoria.

Après avoir été le symbole de la résistance Boer aux Britanniques lors de la Seconde Guerre des Boers, de 1899 à 1902, Pretoria continue sa croissance géographique et incorpore de nouveaux quartiers comme Hatfield (1905), Brooklyn (1913) ou Capital Park (1914). Un quartier destiné aux populations noires et métis est aménagé sur une portion de l'ancienne ferme de Zandfontein. Baptisé Lady Selborne, il est d'abord rattaché au village d'Innesdale puis, en 1928, à la municipalité d'Hercules.

Femmes afrikaners en costume traditionnel boer lors des cérémonies commémoratives de 1938.

En 1910, Pretoria devient la capitale administrative de l'Union sud-africaine. Ville très majoritairement afrikaner, elle devient le centre des grandes commémorations nationales afrikaners. En 1938, lors d'importantes festivités marquant le centenaire du Grand Trek, plusieurs chars à bœufs, portant le nom de chefs voortrekkers ou de jeunes enfants martyrs ou rescapés de massacres, partent de la ville du Cap et de plusieurs villes de la province du Cap pour converger vers Pretoria à la date symbolique du 16 décembre (bataille de Blood River). À mesure que les convois progressent et traversent les communes et villages, une vague de patriotisme parcourt le pays. De nombreuses villes et de nombreux villages organisent leur propre trek vers Pretoria tandis que les hommes se laissent pousser la barbe comme leurs ancêtres et que les femmes portent leur bonnet traditionnel et des tabliers de paysannes. Le , plus de 100 000 afrikaners (1/10e de la population afrikaner) assistent à Pretoria à la pose de la première pierre du Voortrekker Monument, symbole phare du nationalisme boer en présence des descendantes d’Andries Pretorius, de Piet Retief et d’Hendrik Potgieter[88],[89].

Onze ans plus, aboutissement de ces commémorations mémorielles, le Voortrekker Monument est inauguré sur une colline à l'entrée de Pretoria, devant une centaine de milliers d'Afrikaners, par le gouvernement nationaliste de Daniel François Malan. En 1954, dans le cadre de commémorations mémorielles afrikaners, la statue de Paul Kruger est déplacée et installée solennellement sur Church Square au cours de trois jours de festivités.

Enfin, le , devant des milliers de personnes rassemblées sur Church Square, Charles Swart prononce son premier discours officiel en tant que premier Président de la République d'Afrique du Sud.

Pretoria et l'apartheid[modifier | modifier le code]

Vieille synagogue de Pretoria (1898) où eut lieu le procès de la trahison de 1958 à 1961.

La ville connait une forte expansion après la Seconde Guerre mondiale, époque où les autorités municipales commencent alors, de manière désordonnée, à tenter de contrôler l'immigration et l'implantation urbaine des Africains. L'émergence de nouveaux quartiers ségrégués (Lynnwood en 1948, Sinoville en 1965, Erasmurand en 1968, Faerie Glen en 1972, Erasmuskloof en 1973) s'accompagne de l'annexion de municipalités voisines telle que celle d'Hercules en 1949. Au début des années 1950, la municipalité comptabilise 133 000 squatteurs (36 % de la population totale de Pretoria) dans l'aire urbaine de Pretoria ainsi que deux quartiers à majorité non blanche, Marabastad et surtout Lady Selbourne, où cohabitent en pleine propriété une trentaine de milliers de noirs, de métis, d'indiens et une cinquantaine de blancs.

L'application de l'apartheid et plus particulièrement du Group Areas Act, impose une démarcation raciale absolue entre blancs, noirs, coloureds et indo-pakistanais dans les quartiers résidentiels, les anciens comme les nouveaux. Ainsi, les résidents non blancs des quartiers mixtes de Lady Selbourne, du centre-ville et de Marabastad sont relogés dans des townships ségrégués (Laudium, Eesterus, Mamelodi, Atteridgeville et Hammanskraal[90]). Les zones d'activités industrielles sont localisées pour former une zone tampon entre les quartiers noirs et les quartiers blancs.

À partir des années 1960, Pretoria devient un modèle d'apartheid urbain avec la mise en place de la politique de bantoustanisation. De nouveaux townships comme Garankuwa, Mabopane et Temba sont construits hors de la zone urbaine de Pretoria, à l'intérieur des frontières du bantoustan du Bophuthatswana ou sur des terrains destinés à y être intégrés. Celui de Soshanguve, regroupant les populations sotho, shangaan et venda reste cependant attaché à la ville de Pretoria après le refus du Bophuthatswana d'intégrer ce township non-tswana.

En 1973, l'ancien quartier de Lady Selborne est définitivement rasé pour laisser la place au nouveau quartier blanc de Suiderberg.

Étant le siège du gouvernement et le bastion symbolique du nationalisme afrikaner, Pretoria est le théâtre de toutes les campagnes anti-apartheid des années 1950 aux années 1980 (campagne de défiance, manifestations). En janvier 1956, environ 2 000 femmes de couleurs différentes, parmi lesquelles Lillian Ngoyi et Helen Joseph, défilent au nom de la fédération des femmes d'Afrique du Sud (FSAW), devant les Union Buildings. Ignorée par le gouvernement Strijdom, la FSAW organise une seconde manifestation avec le concours la Ligue des femmes de l'ANC au mois d'août 1956, mobilisant environ 20 000 femmes pour protester contre les laissez-passer imposées aux personnes de couleurs. La même année, à la suite de l'adoption de la charte de la liberté, 156 membres de l'ANC et des organisations alliés sont arrêtés et accusés de haute trahison. Les procès ont lieu dans une ancienne synagogue de Pretoria, transformée en tribunal (procès de la trahison). Quelques années plus tard, le procès de Rivonia se déroule dans le vieux palais de justice de Pretoria sur Church Square.

Dans les années 1980, toute la région environnante du Winterveld est devenue une immense zone dortoir de plus d'un million de personnes, transformée en une véritable région urbaine, phagocytant les villages ruraux.

En 1994, Pretoria compte 31 % de fonctionnaires alors que 45 % de salariés blancs travaillent pour le gouvernement.

Situation et avenir institutionnel de Pretoria[modifier | modifier le code]

Depuis les élections générales sud-africaines de 1994, la ville est située dans la nouvelle province du Gauteng et a intégré une nouvelle municipalité en 2000 à la suite de la réforme des gouvernements locaux.

Elle a conservé son statut de capitale administrative de l'Afrique du Sud et de siège du gouvernement. Ses dirigeants, issus dorénavant du congrès national africain, souhaitent qu'elle devienne également la capitale législative du pays et que le parlement, situé au Cap, y soit transféré afin d'effacer l'un des derniers vestiges historiques et institutionnels du partage de l'Afrique du Sud entre les Afrikaners et l'Empire britannique.

Administration[modifier | modifier le code]

Pretoria est une commune gérée depuis 2000 par la municipalité de Tshwane.

Histoire politique de la municipalité de Pretoria[modifier | modifier le code]

Dominée par le Parti sud-africain puis par le Parti uni, la municipalité de Pretoria est gérée des années 1950 jusqu'en 1994 par une majorité municipale issue du Parti national (NP). Lors des dernières élections municipales réservées aux blancs, en 1988, le Parti national remporte 23 des 42 sièges du Conseil municipal contre 19 sièges remportés par des candidats du Parti conservateur d'Afrique du Sud. En 1995, Peter Holmes Maluleka est le premier maire noir nommé pour diriger le conseil municipal de transition mis en place pour gérer la structure urbaine formant le Conseil métropolitain du grand Pretoria.

Lors des élections municipales de 1995, avec 35 sièges, le Parti national (NP) se retrouve au coude à coude avec le Congrès national africain (30 sièges) au Conseil municipal de la ville de Pretoria et au Conseil métropolitain, le reste des sièges se répartissant entre les autres partis dont le Front de la liberté (FF). Concrètement, si l'ANC s'impose dans la région nord de Pretoria (84% des voix), elle ne récolte que 32 % des suffrages dans la ville de Pretoria et à peine 10 % dans celle de Centurion[91].

À la suite d'un accord, les deux formations dominantes se partagent la ville (pour l'ANC) et la métropole (pour le NP).

En novembre 1996, un accord électoral entre le NP et le FF permet au NP de reprendre la ville de Pretoria tandis qu'au Conseil métropolitain, le FF apporte son soutien à Nombuyiselo Joyce Ngele, la candidate de l'ANC, contre le maire métropolitain sortant, Piet Olivier (NP).

En juillet 1997, le parti national perd sa majorité absolue au conseil municipal de Pretoria à la suite de la défection de dix conseillers municipaux, parmi lesquels les anciens maires Nico Stofberg et Piet Olivier, qui ont rejoint le mouvement démocratique uni (UDM). Ces défections permettent à l'ANC de devenir le premier parti de la ville avec 28 sièges devant le parti national, 21 sièges[92].

En 1999, la défection vers l'ANC de sept des nouveaux membres de l'UDM (Martha Venter, Johan Snyman, Fanie Venter, Eitel Kruger, Cedric O'Reilly, Juan Quin et par la suite Helmut Keller) ainsi que d'un membre du parti national, permet au parti présidentiel de remporter la majorité absolue dans les deux conseils municipaux (37 des 67 sièges pour la ville et 21 des 39 sièges de la métropole)[93].

La nouvelle municipalité de Tshwane[modifier | modifier le code]

En décembre 2000, les conseils municipaux de la sous-structure (Pretoria et 12 autres municipalités dont 5 de l'ancien bantoustan du Bophuthatswana) sont dissous et amalgamés avec le Conseil métropolitain de Pretoria dans la nouvelle municipalité de Tshwane avec 151 conseillers municipaux élus, supprimant ainsi toutes les anciennes structures urbaines et sub-urbaines dont les Conseils municipaux de Pretoria, d'Akasia et de Centurion. Les élections municipales qui ont alors lieu sont remportées par l'ANC avec 57 % des suffrages contre 36 % à l'opposition de l'Alliance démocratique (DA) bien que celle-ci soit restée majoritaire dans le Pretoria historique.

Les élections municipales sud-africaines de 2006 et celles de 2011 confirment la a domination de l'ANC sur la municipalité et la domination de la DA sur la commune de Pretoria.

À la suite des élections municipales sud-africaines de 2016, la municipalité bascule dans l'opposition permettant à Solly Msimanga, candidat de l'Alliance démocratique, de devenir maire de la métropole.

Tshwane et la bataille toponymique de Pretoria[modifier | modifier le code]

Article connexe : Tshwane.
Vue sur Pretoria depuis les terrasses de l’amphithéâtre du siège de la présidence.

En 2003, les autorités ANC de la nouvelle municipalité tentent de faire rebaptiser Pretoria du nom de Tshwane. Elles finissent par suspendre leur décision devant les torrents de protestations des habitants afrikaners de la ville.

En 2005, avec un coût estimé à 256 millions de dollars (197 millions d'euros), les élus de la majorité ANC de la municipalité, appuyés par l'extrême gauche du PAC, avalisent le choix de Tshwane comme nom officiel de la ville et capitale d'Afrique du Sud malgré l'opposition unanime de tous les autres partis politiques et de la majorité des habitants de la ville. Selon cette délibération (non directement exécutive), la conurbation métropolitaine de Tshwane deviendrait une ville et le centre urbain, qui s'appelait jusque-là Pretoria, cesserait d'exister. Le nom de Pretoria serait cependant conservé pour désigner un quartier, en l'occurrence le centre-ville actuel, sous le nom de « Capital Central ». Avec Centurion, qui conserve son unité territoriale, et les quartiers actuels de Pretoria (Arcadia, Sunnyside, Brooklyn…), ils deviendraient tous des quartiers de Tshwane.

Floraison des Jacarandas à Pretoria.

Cette délibération, adoptée par le conseil municipal, ferait de Tshwane la seule conurbation d'Afrique du Sud à prendre le statut de ville et deviendrait, en titre, la capitale sud-africaine en dépit de son morcellement territorial et géographique.

Le maire confirme rapidement qu'il ne consultera pas les habitants de Pretoria ni par pétition ni par recours à un référendum, alors qu'en quelques jours, plus de 30 000 résidents de Pretoria signent une pétition s'opposant au changement de nom, et qu'une grande manifestation est organisée le . L'affaire prend l'allure d'une véritable débâcle pour la municipalité quand des chefs Ndébélés démentent la réalité des justifications historiques ayant abouti à choisir le nom de Tshwane.

Le , en dépit de l'opposition des Prétoriens et des mises en garde de Frederik de Klerk sur le coup porté à la nation multiculturelle, la délibération municipale est confirmée à l'unanimité par les vingt membres du Conseil des noms géographiques sud-africain (SAGNC), dont le propre président avait dispensé par avance la municipalité de Tshwane de consulter les habitants de la ville au motif que celle-ci avait eu lieu en 2000 lors de la formation de la municipalité. La procédure exige que la recommandation du SAGNC soit validée par le gouvernement sud-africain, en l'occurrence le ministre de la culture après autorisation du cabinet, pour être effective. Or celui-ci tergiverse et s'abstient de prendre une décision alors que la municipalité reconnait avoir sous-estimé les coûts du changement de nom, établis à l'origine à 150 000 rands puis à 1,5 million de rands, supportés principalement par les 90 % des contribuables blancs et le secteur des affaires.

En février 2006, en marge du sommet sur la gouvernance progressiste, le président sud-africain, Thabo Mbeki, évoque pour la première fois cette bataille toponymique. Se demandant si les résidents voudraient continuer à habiter une ville baptisée en l'honneur de Andries Pretorius, il reconnait que ce nom avait une signification importante pour une partie importante de la population sud-africaine, qui le considère comme un héros.

Lors des élections municipales du , transformées par les partis d'opposition en référendum sur le nom de Pretoria, les habitants de la ville donnent une très large majorité à l'Alliance démocratique (58,90 % des suffrages) et au Front de la liberté (8,84 %) contre seulement 25,06 % à l'ANC. Mais au niveau de la municipalité de Tshwane, avec 56 % des suffrages et la perte de 8 sièges (principalement d'anciens élus du Nouveau Parti national), l'ANC se situait bien en deçà de sa moyenne nationale.

Le , le ministre de la culture, Pallo Jordan, annonce lors d'un entretien à la radio que le nom de Pretoria sera conservé pour désigner la capitale sud-africaine. Quelques heures plus tard, son ministère rectifie en précisant qu'aucune décision officielle n'a été prise mais confirme que Pretoria demeure toujours le nom officiel de la capitale.

Le , un autre ministre de la Culture, Lulama Xingwana, fait mentionner brièvement et discrètement dans le Journal officiel sud-africain le changement de nom de Pretoria avant de tout annuler par un correctif publié le 5 février[94].

Le , l'ANC propose aux partis de l'opposition municipale de finalement conserver le nom de Pretoria à condition que 27 rues du centre-ville puissent être rebaptisées sans opposition administrative[15]. En décembre 2012, la procédure de consultation effectuée auprès des résidents par la municipalité, révèle (ou confirme) le soutien majoritaire des habitants de la métropole au nom de Pretoria[95] ; selon les sondages et la consultation effectuée, 81 % des résidents de la municipalité sont en faveur du maintien du nom de Pretoria[13].

En 2016, Pretoria demeure le nom de la capitale sud-africaine et c'est à tort que des journaux, des cartes ou des guides de voyage mentionnent parfois la capitale sud-africaine par le nom de Tshwane (ex-Pretoria).

Économie[modifier | modifier le code]

Capitale nationale et administrative de l'Afrique du Sud, Pretoria est le siège du gouvernement et le siège des principaux départements et ministères.

Du fait de sa situation politique, les ambassades étrangères et les missions diplomatiques y sont situées.

La ville est aussi un centre commercial majeur et un important centre industriel. La construction automobile est notamment présente dans la ville avec l'usine du japonais Nissan, qui y assemble une voiture conçue ou adaptée pour les marchés émergents, et y produit également des Sandero de son partenaire et actionnaire français Renault[96] ; Ford est également présente, dans le quartier de Silverton, produisant des modèles destinés à l'exportation[97].

Établissements scolaires et universitaires[modifier | modifier le code]

Afrikaanse Hoër Meisieskool (lycée afrikaans pour filles).

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Pretoria abrite de nombreux établissements d'enseignement secondaire.

Universités[modifier | modifier le code]

Pretoria est l'une des principales villes universitaires d'Afrique du Sud et accueille à la fois la plus grande université par correspondance au monde (UNISA), le plus grand campus d'Afrique du Sud et une université de technologie.

L'Université d'Afrique du Sud (communément appelé UNISA) a été fondée en 1873 sous le nom d'« Université du Cap de Bonne-Espérance ». Elle est la plus grande université du continent africain et accueille un tiers des étudiants de l'enseignement supérieur en Afrique du Sud. En 2012, elle comptait 300 000 étudiants de 130 nationalités différentes.

L'Université de Pretoria (communément appelé UP, Tuks ou Tukkies) a été fondée en 1908 sous le nom de « collège universitaire du Transvaal » avant de prendre son nom actuel en 1920. Autrefois université exclusivement de langue afrikaans, elle s'est ouverte depuis 1994 aux autres langues et aux autres races. En 2001, 69 % de ses étudiants étaient blancs mais le pourcentage d'Africains croît chaque année. En 2016, l'université est le théâtre de vives tensions estudiantines opposant les tenants d'un enseignement principalement en afrikaans contre ceux tenant d'un enseignement uniquement en anglais, sur fond d'oppositions communautaires entre étudiants blancs et étudiants noirs.

L'Université de technologie de Tshwane (communément appelé TUT) est un établissement d'enseignement supérieur issu de la fusion de trois anciens établissements de technologie.

Transports[modifier | modifier le code]

Rame du Gautrain.
Le Blue Train.
Le Rovos Rail dans la gare de Capital Park.

Axes routiers[modifier | modifier le code]

Les routes, en provenance du centre-ville, s'étendent vers le sud jusqu'à Germiston et Johannesburg, à l'ouest vers Atteridgeville, au nord-ouest vers Ga-Rankuwa, au nord vers Soshanguve et Mamelodi.

L'axe principal est la route nationale 1 qui entre dans Pretoria par le sud (Ben Schoeman Highway) et continue ensuite vers Polokwane. La R101 est l'ancienne route nationale qui dessert Johannesburg et Pretoria. La route nationale 4 traverse la ville d'est en ouest, sur un axe reliant Maputo-Witbank à Rustenburg-Gaborone.

La R104 est le prolongement de Church Street. Les routes N14 et R21 relient Pretoria à Springbok, Krugersdorp et aux banlieues du Gauteng.

Chemins de fer[modifier | modifier le code]

Le Gautrain, ligne de chemin de fer à grande vitesse, relie Pretoria à Johannesburg et à l'aéroport international. À Pretoria, il dispose de stations d'arrêt à Hatfield et à la gare de Pretoria. La ligne dessert également Centurion, Midrand, Marlboro, Sandton, Rosebank et Parktown.

Le luxueux Blue Train relie Pretoria au Cap via Matjiesfontein et Kimberley.

Tiré par des locomotives à vapeur et composé de wagons-lits Pullman des années 1920 et 1930, le luxueux Rovos Rail (surnommé The Pride of Africa, « La fierté de l'Afrique »), relie depuis 1989 l'ancienne gare coloniale de Pretoria, située dans Capital Park, à la ville du Cap et à Durban mais aussi aux chutes Victoria au Zimbabwe, à Swakopmund en Namibie, à Dar es Salaam en Tanzanie et, exceptionnellement, au Caire en Égypte (en 2008 et 2012)[98].

Aéroports[modifier | modifier le code]

Le principal aéroport national et international desservant Pretoria est l'aéroport international OR Tambo (ex-Aéroport international Jan Smuts) qui dessert également Johannesburg. Il est situé à 45 km au sud de Pretoria.

L'aéroport de Lanseria (35 km au sud-ouest) et l'aéroport de Wonderboom (au nord dans le quartier homonyme) sont des aéroports plus petits pour les jets privés ou les vols commerciaux régionaux.

Deux aérodromes militaires sont situés à Swartkop et Waterkloof.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Carte de Church square à Pretoria
1: Monument à Paul Kruger.
2: Ancien parlement du Transvaal 1888.
3: Théâtre.
4: Banque néerlandaise (1896).
5: Chambre des lois du Transvaal.
6: Café Riche (1905).
7: Palais de justice.
8: Reserve bank (1934) et Old Mutual Building (1929).
9: Ons Eerste Volbank (1934).
10: Ancienne banque nationale (1939).
11: Bâtiments Tudor (1904).
12: Standard Bank (1934).
A: Poste générale (1887).
B: Bâtiment de la monnaie (1890).
C: Banque d'Afrique 1906 devenu le musée de la poste en 1996.
Statue de Paul Kruger par le sculpteur Anton van Wouw et le Raadsaal sur Church Square.
L'ancienne banque néerlandaise (1896) et le Cafe Riche.
Statue de James B. Hertzog devant les Union Buildings.
Hôtel de ville de Pretoria et statue d'Andries Pretorius.
Gare de Pretoria (1910) sur Scheiding Street.
Barton Keep, maison de style victorien (1888).
Les chambres Tudors sur Church Square.
Église réformée de Du Toit Street.
Mémorial du Bois Delville à Pretoria.
L'église réformée (Paul Kruger).
L’hôtel Victoria (1894) à l'angle de Paul Kruger Street et de Scheiding Street.
La Johann Rissik Drive sur les collines au sud-est de Pretoria permet d'obtenir un point de vue unique sur la ville ainsi que de rencontrer la faune sauvage.

Pretoria présente un véritable intérêt touristique ; elle ne souffre pas autant de l'insécurité qui sévit à Johannesburg et peut aussi se visiter en grande partie à pied pour atteindre ses principaux points d'intérêt. C'est pourquoi, souvent, les touristes préfèrent y séjourner avant de se lancer à la découverte des réserves du Transvaal.

La meilleure saison pour la visiter est le printemps austral (octobre-novembre) quand les jacarandas sont en fleurs, donnant une couleur indigo aux rues de la ville.

Monuments, musées et lieux remarquables[modifier | modifier le code]

L'artère principale de Pretoria est Church Street, et le centre de la ville est Church Square.

C'est sur Church Square que fut érigée la première église de Pretoria. La place est entourée de monuments afrikaner typique. On y trouve :

  • la statue de Paul Kruger au centre de la place. Véritable statue symbole de la ville, elle fut réalisée par Anton van Wouw ;
  • le Raadsaal (ancien parlement du Transvaal) datant de 1889 ;
  • l'ancienne banque néerlandaise (1896) ;
  • l'ancienne chambre des lois du Transvaal (1885) ;
  • le palais de Justice (1897-1902) où fut jugé Nelson Mandela en 1963 ;
  • le bâtiment moderne de l’administration provinciale (1963) ;
  • les chambres Tudors (1904) ;
  • la poste principale (1910) ;
  • le Café Riche (1905).

Melrose House sur Jacob Maré St. est actuellement un musée. C'est dans cette maison que fut signé le Traité de Vereeniging consacrant la fin de la Seconde Guerre des Boers et la soumission des deux républiques boers en 1902.

La maison de Paul Kruger, 60 Church Street West, renferme plusieurs objets personnels de l'ancien président du Transvaal, le carrosse présidentiel, la calèche de voyage et le wagon-salon privé. Elle est nscrite au registre des monuments nationaux depuis 1936.

L'église réformée néerlandaise de Church Street West, est également connue sous le nom d'église du Président ou église de Kruger. Construite en 1896-1897, monument natinal depuis 1979, elle est de style renaissance néerlandaise.

Le vieux cimetière est l’endroit où sont enterrées, dans Heroes' Acre, plusieurs personnalités historiques boers ou afrikaners (Andries Pretorius, Paul Kruger, Hendrik Verwoerd et d'autres).

Lilian Ngoyi Square (ancienne Strijdom Square), accueillait autrefois un buste en bronze de J.G. Strijdom qui fut transféré à Nysltroom après l'effondrement de la coupole qui le surplombait, et la sculpture des chevaux galopant de Danie de Jager, transférée depuis 2008 sur le campus de l'université de Pretoria.

Le State Theatre (« théâtre de l’État »), inauguré en 1981, est construit sur l'ancienne place du marché à proximité de Lilian Ngoyi Square.

Le City Hall, l'hôtel de ville de Pretoria, est célèbre pour son carillon et ses trente-deux cloches ; il fut inauguré en 1935. Une statue équestre d'Andries Pretorius et une statue en bronze de son fils Marthinus Wessel Pretorius, fondateurs de la ville, se situent dans le jardin (Pretorius square) qui sépare l'hôtel de ville du Transvaal Museum. En 2006, une statue en bronze de 6 mètres de haut du chef Tshwane a été inauguré juste devant l'entrée de l'hôtel de ville[99].

Le Transvaal Museum, sur Paul Kruger Street, est consacré principalement à la géologie, à l’archéologie et à l’histoire naturelle.

Barton Keep, sur Jacob Mare Street, est une maison de style victorien érigé en 1888 et propriété de Edmund Francis Bourke, maire de Pretoria en 1903. Cette maison est l'un des derniers vestiges des maisons résidentielles de Pretoria, caractéristiques de la fin du xixe siècle. Elle est monument national depuis 1982.

Le château Erasmus ou Die Spookhuis (1903), dans le quartier d'Erasmuskloof, a été construit sur les plans d'un architecte néerlandais. Il est un autre vestige iconique de l'architecture victorienne de Pretoria. Baptisée « Bella Vista » à l'origine, cette demeure de l'est de Pretoria est réputée être une "maison hantée". Délabrée et menacée de démolition à la fin des années 1970, elle est rachetée en 1986 par la société Armscor et est classée au registre des monuments nationaux depuis 1993.

Hamilton Primary School, ancienne Staatsmeisjesskool, 328 Visagie Street, est un monument national depuis 1977.

La ville contient plusieurs jardins publics comme le Burgers Park (1882), le Princes Park, le Springbok Park et les jardins botaniques.

Austin Roberts Bird Sanctuary, dans le quartier de New Muckleneuk est un parc protégé regroupant 170 espèces d'oiseaux ; il ouvre en 1958 et est inscrit au patrimoine national depuis 1980.

Le Pretoria Art Museum (1962-1964) présente une collection d’art sud-africain.

La gare centrale propose une architecture néo-coloniale sur Scheiding Street ; elle est l'œuvre d'Herbert Baker (1908-1910).

La ville abrite un zoo.

Le National Cultural History and Open Air Museum présente une collection d’art rupestre préhistorique et un département consacré aux ethnies et pionniers afrikaners du Transvaal.

Le siège du gouvernement, Union Buildings, a été édifié par l'architecte Herbert Baker en 1910. Il propose un point de vue sur la ville mais est fermé au public. Les jardins en contrebas contiennent une statue équestre célèbre de Louis Botha, ainsi qu'un monument aux morts de la Première Guerre mondiale.

Le Voortrekker Monument, inauguré en 1949, monument le plus visité de la ville, est une sorte de Panthéon de l'histoire afrikaner et se trouve sur une colline qui surplombe Pretoria.

Sur cette colline, on trouve également plusieurs sites commémoratifs tels qu'Erfenissentrum, qui est un musée et un centre d'études dévolu à l'histoire des Afrikaners au xxe siècle, présentant notamment de nombreux bustes (Kruger, Pretorius, F.W. de Klerk, etc.), des peintures et portraits (Charles Swart, Willem Cruywagen).

Fort Schanskop, dans l'enceinte du Voortrekker Monument, est une ancienne base militaire Boer. On y trouve notamment la statue de Danie Theron et celle de Piet Joubert.

Freedom Park, sur la colline de Salvokop, inauguré en 2007, est monument dédié à la mémoire de tous les sud-africains tués dans les guerres et conflits auxquels a participé l'Afrique du Sud, que ce soit dans le cadre de la lutte contre l'apartheid mais aussi dans le cadre des deux guerres des Boers, des deux guerres mondiales et de la guerre de Corée.

Le musée Pierneef, présente une vaste collection du peintre sud-africain Jacobus Hendrik Pierneef.

Il existe aussi un musée de la police sud-africaine.

La maison de Anton van Wouw, première maison de ce sculpteur sud-africain, est devenue un musée.

Fort Klapperkop est ancienne base militaire Boer aujourd'hui musée militaire consacré à la Seconde Guerre mondiale ; il surplombe Pretoria offrant un panorama à 360 degrés sur toute la ville. Il abrite de nombreuses statues et la station hydraulique de la capitale.

Les villas d'Artillery Street, dans le quartier de Salvokop, ont été construites pour les officiers de l'armée du Transvaal.

La Johann Rissik Drive est une route panoramique permettant d'atteindre Fort Klapperkop ; elle offre de nombreux points de vue sur la ville au milieu d'une réserve naturelle.

Menlyn Park est le plus grand centre commercial d'Afrique[réf. nécessaire].

Hartbeespoort Dam, à 40 km à l'ouest de Pretoria, constitue un but d’excursion des amateurs de sports nautiques. Un parc animalier a été aménagé aux abords et à quelques kilomètres de là, un téléphérique emmène les visiteurs au sommet du Magaliesberg.

La mine Cullinan, à 40 km à l’est de Pretoria, est l’endroit où fut découvert en 1905 le plus gros diamant du monde, le « Cullinan » de 3 106 carats dont sont issus neuf gros diamants et 96 pierres, dont certaines ornent les joyaux de la Couronne britannique.

Sports et équipements[modifier | modifier le code]

Le rugby à XV est le sport le plus populaire à Pretoria, en particulier chez les Afrikaners, devant le football et le cricket. Pretoria a notamment accueilli des matchs pour la Coupe du Monde de Rugby de 1995. Elle a accueilli aussi des matchs de la coupe du monde de football de 2010.

Le Loftus Versfeld Stadium est le grand stade sportif de niveau international situé à Pretoria et le stade attitré de l'équipe de Rugby à XV des Blue Bulls qui représentent la ville et sa province dans la Currie Cup. Il est également le stade attitré de l'équipe de rugby à XV des Bulls qui disputent le Super Rugby. Le club amateur de rugby local sont les Pretoria Harlequins où évolua notamment Kitch Christie.

Le Loftus Versfeld est également utilisé par les deux clubs de football du Mamelodi Sundowns et du Supersport United.

Le Tuks Stadium est le stade attitré de l'équipe de football de l'université de Pretoria (University of Pretoria Football Club) qui joue au sein du Championnat d'Afrique du Sud de football.

Le Caledonian Stadium, situé dans Arcadia, est un stade multi-sport et le stade attitré de Arcadia Shepherds F.C., un club de football de seconde division, créé en 1903. Plusieurs autres stades multi-sports, utilisés pour les match de seconde division, sont situés dans les faubourgs de Pretoria comme le Soshanguve Giant Stadium, stade attitré des Soshanguve Sunshine, le Lucas Masterpieces Moripe Stadium à Atteridgeville ou le Pilditch StadiumPretoria West).

Pretoria ne dispose pas de grand stade de niveau international pour la pratique du cricket et la plupart des tournois internationaux majeurs ont lieu au SuperSport Park à Centurion. Situé dans l'enceinte de l'université de Pretoria, le LC de Villiers Oval est un complexe sportif multi-sport d'une capacité de 2 000 places. Il dispose de terrains pour la pratique du cricket mais aussi de terrains pour le football, le rugby, le hockey et l'athlétisme. Il est le seul centre sportif de Pretoria à avoir accueilli quelques tournois mineurs internationaux. Le Sinovich Park dans le quartier de Sinoville a accueilli à trois reprises des match de format One-day International. La ville ne dispose pas d'équipe locale spécifique. L'équipe régionale de cricket est celle des Titans basée à Centurion et à Benoni. Il existe cependant à Pretoria un club de cricket pour aveugles, le Pretoria Transnet Blind Cricket Club, qui est le plus important du pays.

L'équipe de basket-ball de la ville se nomme Pretoria Heat. Plusieurs joueurs de cette équipe tel Neo Mothiba ont été sélectionné pour l'Équipe d'Afrique du Sud de basket-ball.

D'autres compétitions sportives internationales ont parfois lieu à Pretoria. Ainsi, en 1975, Pretoria accueillit la compétition internationale de culturisme professionnel, Mr. Olympia, dont le titre fut remporté par Arnold Schwarzenegger. En 2000, elle accueillit les championnats du monde de duathlon longue distance.

Médias et culture[modifier | modifier le code]

Presse et radio-télédiffusion[modifier | modifier le code]

Hors médias nationaux, les principaux médias locaux situés à Pretoria ou diffusés dans la ville sont notamment :

Musique[modifier | modifier le code]

Films ou séries tournés à Pretoria[modifier | modifier le code]

Religions[modifier | modifier le code]

Pretoria est une ville où domine la religion chrétienne. La ville s'est notamment construite historiquement autour de l'église réformée hollandaise et plus particulièrement autour de l'église réformée du Transvaal (ou Hervormde Kerk), de l'église réformée hollandaise d'Afrique (ou Nederduitsch Hervormde Kerk qui fut l'église d'état de la république sud-africaine du Transvaal) et de l'église réformée d'Afrique du Sud (ou Gereformeerde Kerk van Suid-Afrika). Ces églises calvinistes, qui se réclamaient des concepts religieux d'Abraham Kuyper, ont toutes trois contribué à la montée du nationalisme afrikaner autour des concepts de « peuple élu » et de « mission divine » et sont parvenues à contrer pendant un certain temps l'influence des autres églises chrétiennes catholiques, méthodistes ou évangéliques. En 1992, une aile conservatrice de l'église a fondé l'Afrikaanse Protestante Kerk.

Des membres de la communauté juive ont suivi l'installation des Voortrekkers au Transvaal et ont participé à la fondation de Pretoria en 1855. Le premier juif à occuper une fonction officielle au Transvaal est M. de Vries en 1868 en tant que procureur de l'état et député au Volksraad. La première et grande synagogue de la ville est inaugurée en 1898, sous la présidence de Paul Kruger avec lequel les membres de la communauté juive sont en bons termes. Durant la seconde guerre des Boers, plusieurs d'entre eux participent d'ailleurs aux combats au côté des commandos boers ou alors restent neutres. Globalement, durant le xixe siècle et le xxe siècle, la communauté juive de Pretoria, dont une forte proportion est originaire de Lituanie, prospère dans les secteurs industriels et commerciaux. Elle compte aujourd'hui environ 3 000 personnes[101],[102].

Les premiers musulmans à venir s'installer à Pretoria étaient originaires des Indes britanniques et s'étaient installés au Transvaal à l'occasion de la première annexion du pays par les Britanniques (1877-1881). La première mosquée fut construite à Pretoria sur Queen Street en 1887 et la première congrégation mahométane fondée en 1906[103]. Le temple hindou dédié à Mariamman, dans l'ancien quartier indien de Marabastad, date de 1905 et témoigne aussi de la présence ancienne d'une petite communauté indo-asiatique à Pretoria.

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Pretoria est jumelée avec:

Drapeau de la Palestine Bethléem, Palestine
Drapeau des États-Unis Washington D.C., États-Unis
Drapeau de la République de Chine Taipei, Taïwan
Drapeau de l'Ukraine Kiev, Ukraine[104]
Drapeau de l'Iran Téhéran, Iran
Drapeau de l'Azerbaïdjan Bakou, Azerbaïdjan
Drapeau de la Jordanie Amman, Jordanie
Drapeau des Pays-Bas Delft, Pays-Bas
Drapeau de la Suisse Bâle, Suisse

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « Pretoria », sur census2011.adrianfrith.com.
  2. « Recommandation concernant les noms d'États, d'habitants, de capitales, de sièges diplomatiques ou consulaires (liste établie par le ministère des affaires étrangères et européennes) », JORF n°0223 du 24 septembre 2008 page 14818, texte n° 91, Legifrance
  3. Local History, SAHO
  4. Climat: Pretoria
  5. Pretoria Monthly Climate Average, South Africa
  6. Centre-ville de Pretoria
  7. Recensement Pretoria Industrial 2011
  8. Recensement Pretoria North 2011
  9. Recensement 2011
  10. Recensement 2011 Atteridgeville
  11. Recensement 2011 de Mamelodi
  12. Asiatic Bazaar, Bon Accord AH, Clearwater Flyfishing Estate, Country Lane Estate, Derdepoort AH, Despatch, Eastwood 2, Ekklesia, Erasmus Park, Fundus AH, Groenkloof Pine Plantation, Kirkney, Koedoespoort, Koedoespoort Industrial, Lady Selborne, Leoka Villa AH, Lombardy Estate, Lukasrand, Lydiana, Lynnwood Park, Magaliesmoot AH, Menlyn, Newmark Estate, Partyshoek AH, Persequor, Pretoria Industrial, Queenswood Ext 2, Reitvlei View Country Estates, Rietvalleirand, Samcor Park, Savannah Country Estate, Scientia, Shere SH, Silver Lakes, Silver Stream Estate, Silvertondale Silverton Ext 5, Silverton Ext 7, Six Fountains Residential Estate, Sterrewag Estate, Strubenkop Security Village, Swacina Park AH, Technikon Rant, The Meadows, The Ridge, Tileba, University of South Africa, Voortrekker Monument, Waltloo, Waterkloof Park, Willow Glen AH, Woodlands Lifestyle Estate
  13. a et b A Pretoria, l'Afrique du Sud rêvée de Mandela a encore du chemin, Benoit Hopquin, M le magazine du Monde, 27 décembre 2013
  14. Tshwane it will be – mayor, IOL, 22 novembre 2011
  15. a, b et c Pretoria's name to stay as it is, News24, 23 mars 2012
  16. T.E. Andrews, Ten walking tours through Pretoria's historical past, novembre 1999
  17. Pretoria News du 30 mars 2012
  18. Changement de nom effectué à la fin du XIXe siècle.
  19. Changement de nom effectué en 1938 à l'occasion du centenaire du Grand Trek.
  20. William Booth (1829-1912) est le fondateur de l'armée du salut. Cette rue lui est dédiée depuis 1929 (Tom Andrews, Place and street names of Pretoria, 1999, p. 150)
  21. Petite section maintenue sous ce nom dans le quartier de Salvokop
  22. Hermanus Stephanus Bosman (1848-1933) était un pasteur de l'église réformée hollandaise de la paroisse de Koch street rebaptisée Bosman street en 1942 (Tom Andrews, Place and street names of Pretoria, 1999, p. 151)
  23. Ben Biljoen (1868-1917), commandant qui mit en échec le raid Jameson en 1896 et héros de la bataille de Vaal Krantz en 1900 (Tom Andrews, Place and street names of Pretoria, 1999, p. 138)
  24. a et b Changement de nom effectué en 1995.
  25. St. Andries street est l'une des plus anciennes voies de la ville et figure sur les premières cartes de Pretoria en 1855. Elle a perdu le préfixe St en 1938 quand elle fut officiellement dénommée en l'honneur de Andries Pretorius. À ne pas confondre avec la voie Andries Pretorius Road, ancienne Lytteltown Road, rebaptisée en 1969 ni avec Pretorius Street, baptisée en l'honneur de Andries Pretorius et de son fils Marthinus Wessel Pretorius.
  26. Thabo Sehume, syndicaliste, travailleur social, dirigeant du mouvement de la conscience noire et membre de l'AZAPO.
  27. la rue de l’église fut la première rue de Pretoria. C’est l’axe central de la ville
  28. Johannes Maisha “Stanza” Bopape (1961-1988), responsable de l'ANC à Mamelodi, mort en prison d'une crise cardiaque après avoir été victime de violences physiques commises par les forces de police.
  29. Helen Joseph (1905-1992), militante anti-apartheid d'origine britannique installée en Afrique du Sud dans les années 1930, arrêtée en 1956 pour haute trahison et condamnée au bannissement en 1957.
  30. William Frederick Nkomo (1915-1972), médecin, éducateur à Atteridgeville et Lady Selborne et militant de l'ANC, président de l'institut sud-africain des relations raciales en 1971-1972.
  31. Elias Motsoaledi (1924-1994), militant de l'ANC, syndicaliste, membre de Umkhonto we Sizwe, condamné à la prison à perpétuité lors du procès de Rivonia.
  32. Nom adopté en 1989 pour rendre hommage au premier président d'Afrique du Sud
  33. Ewald Auguste Esselen (1858-1918), juge (1887-1890), député au parlement du Transvaal (1893), attorney general du Transvaal (1894-1985), conseiller juridique du général Piet Joubert durant la seconde guerre des Boers, cofondateur de Het Volk et membre de l'assemblée législative du Transvaal (1907-1910)
  34. Gideon Retief Von Vieligh était un contrôleur général. Une partie de la voie dans le sud de la ville continue de porter son nom.
  35. Une portion de la voie historique garde ce nom dans le quartier de l'Asiatic Bazaar
  36. Daniel François Malan, ancien premier ministre
  37. E'skia Mphahlele (1919-2008), écrivain, artiste et militant.
  38. Depuis 1930, Duncan street faisait référence à Patrick Duncan (1870-1943), le premier gouverneur sud-africain de l'Union sud-africaine
  39. Jan Shoba (mort assassiné en 1992), chef militaire de l'armée populaire de libération de l'Azanie, branche militaire du congrès panafricain.
  40. Louis Botha était un général Boer, premier premier ministre sud-africain. Une ancienne rue Louis Botha porte aujourd'hui le nom de Annie Botha Street du nom de son épouse.
  41. January Masilela (1955-2008), membre de Umkhonto we Sizwe à partir de 1975, secrétaire général adjoint de l'ANC avant de devenir le secrétaire du département de la Défense sud-africaine.
  42. Nom adopté en 1963 pour rendre hommage au grand architecte afrikaner Gérard Moerdijk
  43. JG Strijdom est un ancien premier ministre
  44. Solomon Mahlangu (1956-1979), Militant anti-apartheid de l'ANC, né à Mamelodi participe aux émeutes de Soweto avant de rejoindre Umkhonto we Sizwe. Déclaré responsable de la mort de deux personnes au cours de l'échange de coups de feu avec la police, il est condamné à mort et pendu en 1979.
  45. Market Hall fut inaugurée en 1894 par le président Paul Kruger.
  46. Hendrik Verwoerd Drive a été baptisée en hommage à Hendrik Verwoerd en 1987. Il est considéré comme l’architecte de l’apartheid.
  47. Johan Heyns (1928-1994), théologien afrikaner et modérateur de l'église réformée hollandaise d'opinion progressiste, rejetant la notion d'apartheid comme étant une volonté divine (1982) et assassiné à son domicile en 1994.
  48. Dagsê al die belangstellendes in die geskiedenis van ou Pretoria
  49. Jacob Phillipus Maré (1823-1900), député du Transvaal et père supposé de la véritable Sarie Marais
  50. Jeff Masemola, militant du congrès panafricain, condamné pour atteinte à la sûreté de l'État et emprisonné à Robben Island durant 26 ans, est mort en 1990.
  51. Ancien président du Bophuthatswana et chef du parti chrétien démocrate
  52. Molefe Makinta, membre de l'ANC
  53. Épouse de Lucas Mangope, décédée en 2003
  54. Peter Magano (mort en 2002), militant anti-apartheid, membre de l'ANC et de Umkhonto we Sizwe, emprisonné 17 ans à Robben Island.
  55. James Edward Mears était un homme d'affaires
  56. Beatrix Dorey Van Hees, fille ainée d'Edward Philip Arnold Meintjes et petite-fille de Stephanus Jacobus Meintjes (1819-1887), avocat à la cour suprême et fondateur du quartier d'Arcadia. Il donna son nom à la colline de Meintjes
  57. Johannes Michael van Helsdingen Brink, ancien maire de Innesdal, incorporé dans Pretoria
  58. Nico Smith (1929-2010), Afrikaner, missionnaire au Venda, pasteur de l'église réformée hollandaise et militant anti-apartheid résidant dans sa congrégation de Mamelodi, à partir de 1985, où il essaie de tisser des liens entre les blancs et les noirs vivant dans la zone urbaine de Pretoria.
  59. Rebecca Mitchell dont le mari développa le quartier de Pretoria West
  60. Charlotte Maxeke (1874-1939), militante politique et leader religieux, première femme noire diplômée d'études supérieures en Afrique du Sud. Elle organisa un mouvement contre les pass à Bloemfontein en 1913.
  61. Andries Hendrik Potgieter était un chef Voortrekker
  62. Kgosi Mampuru (mort en 1883), héritier légitime des Marota, un royaume tribal de l'ouest du Transvaal, avait été condamné à mort par la justice du Transvaal et pendu, après avoir été reconnu coupable de l'assassinat de son demi-frère Sekhukhune (qui l'avait déposé de son trône) et pour s'être rebellé, provoquant une guerre entre les Boers et les Ndébélés chez qui il s'était réfugié.
  63. Les familles Prinsloo, Vermeulen et Schoeman sont les premiers voortrekkers résidant de Pretoria. Le voortrekker Joachim Prinsloo sera également législateur du Transvaal
  64. Pour l'ensemble de la famille Sisulu
  65. Bernand Cornelius Ernest Proes (1831-1872), député du Transvaal, attorney et secrétaire du gouvernement de la république sud-africaine
  66. Johannes Slo Ramokhoase, conseiller municipal ANC de Mamelodi, il devient le premier maire noir de Pretoria en 1995 en s'imposant face à Wikus Theron (front de la liberté).
  67. Cette avenue fut rebaptisée en 1947 en l'honneur de la reine Wilhelmine des Pays-Bas qui avait apporté son soutien aux Boers durant la Seconde Guerre des Boers
  68. Florence Barbara Ribeiro (1933-1986), travailleur social à Mamelodi, proche de son beau-frère Robert Sobukwe, était une militante anti-apartheid, assassinée à son domicile avec son mari.
  69. Le général Stephanus Schoeman était un leader voortrekker.
  70. Francis Baard (1901-1997), militante anti-apartheid membre de la ligue des femmes de l'ANC et corédactrice de la charte de la liberté en 1956. Elle est condamnée à 5 ans de prisons en 1964 en vertu du "Suppression of Communism Act".
  71. Anton Frederik Schubart (1830-1898) était le secrétaire d'état de M.W. Pretorius.
  72. Sophia Williams-de Bruyn (née en 1938), militante anti-apartheid de la communauté coloured, et fondatrice des SA congress of Trade Unions.
  73. William Skinner (1828-1885), architecte du premier Raadsaal
  74. Nana Sita (1898-1969), née en Inde et immigrée en Afrique du Sud en 1913, s'est d'abord engagée au congrès indien du Transvaal. Dans les années 1950, elle participa à la campagne de défiance contre les lois de l'apartheid.
  75. Andries Petrus van der Walt (1814-1861), l'un des premiers voortrekker de Pretoria, était un ingénieur qui a construit le premier aqueduc de la ville. Il était le propriétaire de la ferme Elandspoort
  76. Lillian Ngoyi (1911-1980), militante anti-apartheid durant les années 1950 et présidente de la ligue des femmes de l'ANC.
  77. Nommé en faveur des frères Jacobus Gerhardus Vermeulen (1821-1898) et Hendrik Johannes Vermeulen (1819-1895), tous deux voortrekkers qui participèrent à la fondation de Pretoria et à la construction de la première église sur church square
  78. Madiba, surnom désignant Nelson Mandela
  79. D'après Arthur Walker, géomètre du gouvernement du Transvaal
  80. Charles Marais, géomètre du quartier de Brooklyn. Marais street fut aussi baptisé en son honneur.
  81. Ismail Mahomed (1931-2000), né à Pretoria, avocat, juge à la cour d'appel du Swaziland (1979) puis à celle du Lesotho (1982) avant d'être chef de la cour suprême de Namibie et chef de la cour d'appel du Lesotho, est le premier noir à siéger à la cour suprême d'Afrique du Sud en 1991. Nommé à la cour constitutionnelle d'Afrique du Sud en 1995, il est le premier noir nommé chef de la justice sud-africaine en 1998.
  82. Le terme désigne le fleuve Zambèze
  83. Sefako Makgatho (1861-1951), journaliste, enseignant, politicien, président de la SA Native National Congress (1917), future ANC.
  84. Histoire des Ndébéles du Transvaal
  85. a, b et c Préhistoire, SAHO
  86. a, b, c, d et e Historique, SAHO
  87. (en) Andries du Toit was the man who laid out Arcadia
  88. Adriaan van Dis, La Terre promise, Actes Sud, 1993, p 84
  89. Paul Coquerel, L'Afrique du sud des Afrikaners, Tempus, 1992, p 123-124
  90. Pretoria the Segregated city, SAHO
  91. Anna Elizabeth de Jager, Die Volhoubare voorsiening van geselekteerde munisaple dienste in Centurion; n'polities-geografiese ondersoek, Université d'Afrique du Sud, 2001, p. 89-90
  92. Nats lose Pretoria after defections, 18 juillet 1997
  93. UDM-oorlopers kan ANC meerderheid in Pta gee, Beeld, 1er septembre 1999
  94. http://www.lexpress.fr/actualite/indiscret/pretoria-a-failli-changer-de-nom_856566.html
  95. Pretoria name-change halted, Iafrica.com, 6 décembre 2012
  96. « Renault en Afrique du Sud », Renault, (consulté le 27 août 2010)
  97. « Le secteur automobile en Afrique du Sud », South Africa.info, (consulté le 16 février 2010)
  98. De Pretoria au Cap, le Rovos, cinq-étoiles roulant, Le Monde, 25 juillet 2011
  99. Pretoria City Hall
  100. Scènes tournées sur church square devant le palais de justice et scène finale aux Union buildings
  101. La communauté juive en Afrique du Sud
  102. La communauté juive à Pretoria
  103. Histoire de l'islam en Afrique du Sud
  104. « Embassy of Ukraine in the South Africa Republic – Publications », Créé par "Softline" (Ukraine)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Gervais-Lambony, « Pretoria et son aire fonctionnelle » dans L'Afrique du Sud et les États voisins, p. 136-139, Armand Collin, 1997

Liens externes[modifier | modifier le code]

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